Devenir mère seule

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Rai
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Date de naissance : 18/10/1997
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Mer 11 Jan - 22:51
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Personnages utilisés : Amétys la mère de Rai
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Trame principale résumé : Cela va rétracer les évènements entre la rencontre du père de Rai jusqu'au moment où Rai va être déposé à l'orphelinat.

Avis du staff : Fonce Raichou!
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Rai
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Lun 20 Mar - 10:19
Zaun ville malfamé de tous les dangers. C'est dans cette ville que je suis née. Alors que je n'étais encore qu'une gamine ma mère ma vendu a un homme pour se payer sa dose quotidien. Une vraie salope. Elle me nourrissait quand elle y pensait et été la moitié du temps la tête dans les nuages à cause de son injection refusant de vivre dans la réalité. L'autre moitié c'était pour me frapper et me battre jusqu'a sang. J'en garde encore des marques aujourd'hui. Quand je fus dans ma future pièce de vie qui était aussi grande qu'un placard je me mis à terre le regard vide. J'avais même plus la force de pleurer. J'étais seule dans cette pièce noire avec un drap pour dormir et mes souvenirs d'une enfance brisé.

Mes bras pendaient alors que mon regard fixait le mur en face. Je cherchais à comprendre pourquoi cela arrivait à moi. Qu'est que j'avais pu faire à la vie pour que je sois là maintenant. Comme si ma vie ne m'avait pas suffisamment été détruite comme cela. Je restai là sans trop savoir quoi faire. On finit par m'appeler pour que je commence mon service. Je ressemblais à un zombie. La bouche légèrement ouverte, le regard sans âme qui regardait la pièce cherchant où aller. Le gérant me tira par les cheveux pour me donner des verres en m'indiquant les clients à servir. Je m'avançai vers eux reprenant légèrement conscience de ce qui m'arrivait. Ils prirent les choppes sans même me remercier me donnant juste une claque sur mon postérieur me redressant. Ma main voulut partir sur son visage mais je savais que si je faisais ça j'allais me faire tuer.

J'endurais cela tout le reste de la journée, les remarques, les regards, les toucher. Un client un moment  donna des pièces au gérant qui me fit signe de venir. Je le sentais mal. Mes tripes me brulaient et mon cœur battait si force dans ma poitrine. "Viens avec moi." Le ton de l'homme j'allais le connaitre. Un homme qui désire ton corps. Il m'emmena dans la ruelle juste à côté de la taverne s'enfonça suffisamment pour être cacher des regards. "Qu'est qu'on fait là?" idiote comme j'étais je refusais de voir la vérité en face. L'homme s'avança vers moi alors que je reculais. "Qu'est que vous me voulez? NON" Il me saisit au bras ricanant de me voir apeurer. Il me plaqua sur le sol m'écartant les jambes. Je me débâtais comme je pouvais. Il finit par sortir une lame avec la quelle il me menaça. "Si tu bouges encore je te tue." J'étais terrorisé, mon corps tremblant par la peur. Je me fis même dessus pleurant incapable de me défendre.

Il souleva ma robe, je pouvais sentir ses lèvres sur ma peau avec la sensation que mon corps se salissait. Se fut une douleur aiguë qui me fit me lever. La douleur était juste insoutenable. C'était comme si du verre piler me raclait l'intérieur. "S'il vous plait arrêter." Je n'eu que des rires sadique comme réponse. J'avais l'impression que ça avait durée des heures. J'étais allongé sur le côté pleurant alors qu'il remettait son pantalon. Ce fut le gérant qui finit par me venir chercher pour que continuer mon travailler. Je me rendis dans l'arrière boutique ou je me lavai. Je n'arrêtais pas de repasser au niveau de mon entre jambe gardant cette sensation d'avoir été souillé. Je repris mes esprits pour me remettre à travailler restant terrifier toute la journée qu'un homme se dirige vers le bar pour que cela recommence.

Durant la nuit je me réveillais en sursaut au moindre bruit, la peur au ventre. Le gérant au petit matin me fit me lever. J'enchainais les jours avec la sensation d'être dans une prison de la quelle je pourrais jamais m'échapper. J'appris sur le tas des trucs pour arrondir mes fins de journée. Je m'étais aussi fait une amie. Je l'avais rencontré alors que j'allais chercher des réserves pour le magasin. Elle m'aidait à tenir le coup sans vraiment le savoir. Le simple fait de lui parler me faisait du bien. Mon patron n'était pas très causant.

C'était difficile à supporter ça tout les jours. J'ai essayé plus d'une fois de mettre fin à mes jours mais sans y parvenir comme si une force me sauvait à chaque fois. Malgré tout le temps rendit les choses plus vivables. Les claques sur le postérieur, les mains mal placer et autre commençait à me laisser marbre. Je n'étais qu'un objet à nue dans ma tête qui dansait pour plaire à son maitre. C'était ça mon ressentit.

Un jour comme un autre je trainai un peu plus au marché pour discuter avec cette fille que j'aimais passer du temps. Malaysia. Elle avait le teint  pale et les cheveux teints en violet.  Elle avait le ton ferme mais la délicatesse d'une brise légère. Elle était assez paradoxale en elle même. Je pris mes affaires et m'arrêta devant une vitrine. Il y avait une veste superbe qui était exposé. Le prix me fit vite redescendre sur terre.  Malaysia revenu en courant vers moi avec une paire de lunette. Elle les posa sur ma tête et me sourit. Elle m'expliqua que c'était un cadeau ce qui me mit mal à l'aise. Elle ajouta que comme cela je serais unique. Son sourire me remonta le moral. Elle avait le dont de me rendre heureuse et le lendemain mes économies partirent dans un pendentif pour elle. Le pendentif représentait un oiseau qui sortait d'une cage. Elle m'enlaça pour me remercier ce qui me fit du bien.

Quand je revenu au bar le gérant m'attrapa les cheveux pour me trainer jusqu'au bar où il plaqua ma tête dessus commençant à me hurler dessus, me disant que j'étais une moins que rien qui ne savait pas rentrer à l'heure. J'avais du trop trainé sur le chemin. Il me leva du comptoir toujours mes cheveux en main. Il trébucha sur une latte du planché qui était légèrement sur élever. Je chutai avec lui donnant un coup de pied pour me défaire de son emprise. Je courus jusque chez Malaysia. Je tambourinai la porte et m'effondra en sanglot dans ses bras. J'étais à bout ne pouvant supporter cette violence et  cette haine un jour de plus. Elle me mit dans une chaise et un thé dans les mains me réconfortant me disant que je pouvais rester ici.

Le gérant du bar me chercha pendant plusieurs semaines sans y parvenir. Je vins porter mon aide à Malaysia pour son orphelinat quand elle devait partir travailler j'étais la pour surveiller les enfants qui dans un premier temps me donnais du fils à retordre mais avec le temps et de la confiance ils finirent par être plus calme quand j'étais seul avec eux. M'occuper d'eux m'amusais et me faisait passer le temps. Les plus grands m'aidaient pour s'occuper des plus jeunes et pour la première fois j'avais l'impression d'avoir une famille. Je n'étais pas une mère pour eux non c'était Malaysia qui était la mère, j'étais plus une grande sœur pour eux. Les mois passent et je finis par trouver un travaille ce qui permettait  à Malaysia de plus s'occuper des enfants. Je travaillais dans une auberge pas loin de l'orphelinat et c'est là que ma vie allait prendre un tournant.

Mon nouveau patron était mon tyrannique que l'ancien et je mis rapidement les point sur les i. Hors de question de revivre ce que j'avais vécu. Il me mit rapidement alaise montrant de la bonne foi quand le travaille était fait. Une année passa sans que rien ne se passe, c'était un client comme les autres. Un voyageur mais c'est beaux yeux bleu et vert qui attrapèrent mon cœur. Quand il s'approcha je ne pus que baguier à sa demande d'une chambre. "Heu pardon. Oui c'est pour une nuit?" "Non je vais rester deux trois jours." "Très bien." Il paya et je le conduit jusqu'à sa chambre la tête baisser n'osant croiser son regard. "Voila. Si vous avez besoin de quoi que ce soit n'hésité pas je suis en bas." Il entra sans dire un mot et je soupirai de soulagement. Mon cœur battait encore la chamade dans ma poitrine et j'avais le rouge aux joues. Le patron ria de me voir dans cette état.

Je passa ma journée à servir les clients le sourire aux lèvres. J'étais aux anges. Le lendemain c'est le cœur léger que je me redis au travaille avec une seule idée en tête le revoir. Quand il fut devant je me remis à rougir. Le patron en avait visiblement parlé puisqu'il me rassura me disant qu'il me trouvait sympa. Ouais je n'étais pas son genre quoi, enfin je dois avouer que je fais assez masculin avec mes cheveux court et mon air dure. En plus mes vêtements de mec n'aidait pas. Je le remercia et tout en faisant mon service nous fîmes la conversation. Il me raconta qu'il venait de Piltover sans vraiment le crier sur les toits mais je n'en avais rien à faire. Il me raconta aussi les exploits qu'il avait faits. Il était explorateur et il avait comme objectif de faire la carte la plus précise de Runeterra. C'était louable.

Je lui racontai de mon côté mes milles et un malheur, je n'avais pas grand chose d'autre dans le panier alors bon. Il semblait touché par mon histoire mais je lui ais vite dit que j'avais en horreur la pitié. Il soupira et sans même m'en rendre compte c'était déjà la fin de la journée. Il me salua avant de monter et je finis ma journée avant de renter. Sur le chemin deux hommes me sourirent de manière malsaine ce qui me mit mal alaise. Je me dépêchai de rentrer pour être en sécurité.

Le lendemain je parlai de ma rencontre à Malaysia. Je n'avais pas eu le courage de lui dire avant. Elle me dit de courir le retrouver heureuse de savoir que j'ais trouvé l'amour. Je courus à mon travaille pour le retrouver prévenant avant Malaysia que je n'allais pas renter ce soir. Je rentrai dans l'accueille avec un grand sourire. Il était près du comptoir et m'attendait. J'étais plus franche avec lui osant le taquiner et même un peu le chauffer. On riait et on s'amusait. Il a même en fin de journée prit la peine de m'aider. Je voulus prendre un chiffon qui était sur une table que nos mains se sont touchées. Je dégluti ne parvenant pas à bouger. "Cela te dirait de passer la nuit ici?" "Ouais pourquoi pas." Je n'oublierais jamais la sensation de ses lèvres sur les miennes. Il me porta jusqu'à sa chambre me posant sur le lit. Je n'étais pas alaise mais il me rassura restant doux et tendre. C'était... magique. J'avais l'impression qu'il n'y avait que lui comme si tout avait disparu. C'était si agréable. J'avais comme une chaleur en moi.

Le matin le rêve devint un cauchemar et la réalité me rattrapa très vite. Je me réveillai seule et il était déjà parti sans un mot. Surement pour ne  pas devoir me regarder pleurer. "Je voulais te prévenir mais tu avais l'air si heureuse que je..." je lui fis signe d'arrêter et partir pleurant dans les bras de Malaysia. Pourquoi je n'avais pas le droit d'être heureuse? Je broyai du noir pendant plusieurs jours avant de me remettre au travaille. C'était dur parce que je le revoyais sur le comptoir. J'étais une belle idiote de croire en l'amoure moi. Ce qui me fit prendre un vent de panique et le manque de règle après un bon moment. Malaysia me regarda devant l'absence de signe elle me prit les mains. "Je pense que tu es enceinte ma chérie. Mais ne panique pas je serais la pour toi. Si tu veux t'en débarrasser je peux" "Je veux le garder." "Comme tu veux."

Je travaillai autant que je le pouvais aidant Malaysia. Je me sentais de mieux en mieux le bébé n'étant pas pour rien. Les orphelins étaient contents de voir mon ventre prendre du volume aux fils des mois. Quand mon corps ne me le permit plus j'arrêtai le travaille pour me reposer. Plus j'approchais plus du neuvième mois plus j'angoissais. J'avais peur d'être une mauvaise mère et de ne pas pouvoir donner l'amour d'on il aura besoin. C'est non sans mal qu'après neuf mois je mis au monde mon petit garçon. Je le nomma comme mon père Raimond. C'est comme cela que ma mère l'appelait. C'était la seule personne avec qui j'avais de bon souvenir. Il était si petit et si fragile. J'étais heureuse, les cinq premières heures. Après c'était pleure, changer le bébé et lui donner le sein. Mais j'étais malgré tout contente.

Je n'osais pas laisser Raimond à l'orphelinat alors je le prenais avec moi quand Malaysia n'était là. C'est en allant faire des courses que ma vie bascula une dernière fois. Le gérant du bar où je travaillais était juste devant moi. "Alors on est devenue mère à ce que je vois. Je vais pas te rater petite peste." J'évitai de justesse son couteau mais le deuxième coup se planta dans mon ventre. Pris de panique je forçai pour sortir la lame et la retourna contre lui. Je couru jusque l'orphelinat Raimond en main. Je sentais de plus en plus le froid de la mort. Je perdais beaucoup de sang. C'est avec mes dernières forces que j'arrivai à l'orphelinat. Je tombai me retournant sur le dos pour ne pas écraser Raimond. Pitié un dernier effort. Il dormait à point fermer malgré tout et je n'avais pas la force de frapper à la porte. J'allais mourir et mon enfant avec.

Soudains la douleur disparu. J'étais debout devant mon corps inerte. C'est alors que je vis une créature blanche avec un loup fantomatique autour de la créature. "Non.  Je dois le sauver pitié." Je tomba en sanglot pensant que mon seul bonheur allait mourir.
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