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A quelques mètres de fond... [PV Rat Rocket]

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Lun 24 Aoû - 2:28
Qu'est-ce qui avait bien pu m'amener là, déjà ? Oh, une folie de ma part, comme d'habitude. Les tunnels sous Piltover, aucun soucis, je commençais à les connaître, à force de m'y promener. C'était le fait de les cartographier, quelques années plus tôt, qui m'avait rendu si célèbre dans cette Cité du Progrès. J'étais la seule personne à avoir réussi cela. Depuis, j'avais obtenu de nombreux financements pour m'adonner à mes activités préférées. L'archéologie et l'exploration. Rien ne pouvait me rendre plus heureux qu'une bonne découverte. Et je venais parfois ici me ressourcer. Drôle d'endroit pour ça, me diriez vous, mais c'était presque devenu une seconde maison pour moi. ici, je me sentais presque comme le maître des lieux, le seigneur du monde sous la surface. Ecouter le bruit de l'eau qui ruisselait, des gouttelettes d'eau s'écraser sur le sol, je prenais peu à peu conscience de ce qui se présentait devant moi.

Une grande salle, du moins, une grande cavité,résultante d'un petit éboulis survenu peu après les travaux de rénovation d'une partie proche des égouts. On aurait pu s'en faire un coin tranquille, de cette cavité. Mais hélas, l'endroit était trop sombre et nauséabond pour que j'y reste plus d'une demi-heure. Mais là, il me semblait, en tendant l'oreille... Oui, je n'étais pas fou, il y avait bel et bien quelqu'un qui faisait du bruit là-dedans... Étrange, je n'avais qu'en de rares occasions croisé quelqu'un dans les souterrains. Cela méritait une petite investigation de ma part ! Peut-être un homme du Gouvernement en train de préparer un projet secret à l'abri des regards ? Hm, dans ce cas, je serais bien emmerdé.

Je m'avançais prudemment, passant la tête dans la vaste ouverture qui servait de continuité au couloir. En effet, dans un coin, que je ne voyais que vaguement à cause de la faible luminosité, je crus bien discerner une forme humanoïde, un peu petite pour un humain et pourtant un peu grande pour un Yordle. Mais qu'est-ce que ça pouvait bien être que ça ?

Restant discret, je me demandais, en plus de la nature de la personne ici présente, ce que je devais faire. Il pouvait y avoir un danger pour moi, là. Très vite, la pierre de mon gantelet se mit à briller, les fragments métalliques se séparant pour me faire un bouclier blanc, légèrement transparent. Je m'avançais dans la pièce, une petite lumière émanant du gantelet, cependant pas assez puissante pour me permettre de discerner la personne qui était dans la même pièce que moi. Je gardais le gantelet devant moi, prêt à parer un coup.

"Hey, vous, là. Qui êtes-vous, et que faites-vous là ? Je ne suis pas votre ennemi, mais déclinez votre identité et nous pourrons ensuite... Parlementer. Je ne suis pas de la police, si cela peut vous rassurer..."

Bon, là, c'était au petit bonheur la chance, mais déjà, je voulais voir son visage. Je ne savais guère pourquoi, mais j'avais la nette impression que j'allais être surpris.
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Sam 29 Aoû - 18:02
Des rumeurs persistent sur le compte des Invocateurs et sur le Haut Conseil. Elles se propagent très vite dans toutes les contrés. Des sujets comme « La Ligue nous ment », « les hauts dirigeants nous cachent des choses ! », et autres choses dans ce goût là traversent les journaux, et sont même des accroches des crieurs publiques. La populace demande des explications, voulant savoir pourquoi des Champions refusent de se battre sur la Faille. Cette histoire a débuté depuis quelques temps déjà, je dois avouer n’y avoir jamais prêté attention… Jusqu’à ce que les Invocateurs viennent dans mon laboratoire, dans le but de tout détruire. « Vous ne pouvez plus exercer ici »… Apparemment, mes expériences les gêner. Pourtant, ils n’ont jamais posé problème, auparavant. Dans ce cas, je vais devoir m’éloigner de la Ligue, de ces gens, et de toutes ces intrigues… Ce n’est pas si simple. Ils ont cherché à m’arrêter. Ma folie a fini par prendre le dessus et l’altercation fut violente… Je me souviens encore du sortilège de l’un d’autre eux avant que je le mette à terre. J’ai réussi à m’enfuir en sauvant quelques notes de mes précieuses recherches. Ignorant la douleur du sortilège, qui me brûle le bras, je m’échappe, souhaitant me retrouver loin d’ici. Aussi vite que possible.

En quelques heures, je suis loin de l’Institut, et je ne m’arrête pas en si bon chemin. J’ai l’intention de quitter cette région avant qu’ils n’entament leurs recherches, car retrouver un rat géant dans le coin ne risque pas d’être difficile. Il faut que je retourne à Zaun, là où je peux me cacher facilement…
Je stoppe ma course au milieu de la route, reprenant mon souffle. Attends, attends… Je ne peux pas aller à Zaun tout de suite. C’est risqué. Mais alors où vais-je aller ?... Je jette un coup d’œil sur mon épaule. Plus aucune trace des poils, seule une légère plaie à vif est présente. Saleté de magicien…
Du bruit ! Je me cache dans, ce qui semble être, des buissons, sur le côté du chemin. Je ne vois pas du tout ce qui se rapproche, mais j’entends distinctement quelque chose qui ressemble à des sabots, en rythme. Des chevaux ? Derrière eux, un bruit de roue écrase la terre du chemin. Je hume l’air pour essayer de reconnaître des odeurs. Une carriole se rapproche, et je peux grâce à mes lunettes, mieux distinguer les traits d’un homme éclairé sous une lanterne accrochée, se balançant de droite à gauche, créant des ombres plutôt effrayantes. Je n’ai pas l’impression qu’il soit accompagné… J’attends qu’il passe pour sauter dans la carriole.

Oh. Merveilleux ! Impossible de me tromper, je suis bien au milieu de tonneaux remplis d’une boisson dont le nom m’échappe mais l’odeur ne m’est pas inconnue. Elle est de la région. Peut-être que l’humain l’a transporte dans une autre ville… C’est ma chance de m’échapper en toute tranquillité. Je serpente sans faire de bruits entre les tonneaux pour me caler au fond. Je vais rester là, attendre, me reposer le plus possible. Je ne sais pas si cette sécurité durera… Au moins aussi longtemps que les odeurs passent au dessus de la mienne. Allez, je me laisse trois jours de paix avant que l’humain ne me repère à son flaire. Cinq s’il n’est pas attentif aux mouches… Peut-être plus longtemps s’il est vraiment bouché du pif… Mais en attendant, je ne dois pas dormir. Juste un peu ? D'accord mais pas longtemps…


*


Un long bâillement me sort de ma torpeur, tandis que la carriole semble ralentir le rythme. Un peu nerveux, je me rends compte du bruit qui s’intensifie. L’extérieur a changé,  comme si nous étions arrivés dans un endroit peuplé. Mais où ? Je ne reconnais aucune odeur. Inquiet, j’ose sortir le bout de mon nez sur une ouverture. Nom d’un… !!! Une ville, très grande, et habitée par une centaine de personnes, d’après un seul petit coup d’œil. Je me planque, à l’instant où des enfants passent près de la carriole. Merde. Je suis bloqué ici… J’ai dormi trop longtemps.
J’entends l’humain donner des ordres à ses bêtes et au bout de quelques minutes, tout se stabilise, la carriole est à l’arrêt. Elle n’ira pas plus loin, c’est le moment de bouger et tout de suite ! Mais comment je fais ? Je glisse vers l’entrée de l’engin, et je me fige immédiatement en entendant des bruits de pas. Oh… Ils arrivent. Je crois que la discrétion ne sera pas à l’ordre du jour pour le rat géant. Je vais faire mon entrée dans cette ville de manière remarquable, mais je dois faire ça vite. Vite fait bien fait.
L’ouverture s’ouvre, et un humain a à peine le temps de me voir et d’ouvrir la bouche de stupeur que je me mets déjà à détaler, sautant sur lui. Il tombe à la renverse, ses compagnons crient de surprise. Je ne leur laisse pas le temps de comprendre que je décampe, prenant une direction au hasard. Je passe proche de plusieurs passants, esquivant chaque obstacle, puis j’arrive dans une petite ruelle. Je saisis une fiole à ma ceinture, buvant la moitié de son contenue. L’effet ne tarde pas, et je réussis à me camoufler dans l’environnement. Mince, pourquoi ais-je mal ? … Une douleur vive au ventre m’étourdis, m’obligeant à m’asseoir. En général, suite à l’ingestion de ce produit, je ne subis pas grand-chose. C’est… bizarre… Je dois être fatigué…
Je ne fais plus aucun bruit lorsque des humains s’approchent. C’est là que je fais attention à certains détails, notamment leurs vêtements, leurs armes, et l’endroit autour de nous… Je ne connais pas du tout cette ville, mais elle n’a rien à voir avec tout ce que j’ai déjà pu connaître.
- Bon sang, mais c’était quoi cette chose ?!
- J’en sais rien. Mais elle n’est pas ici…
- Pourtant, d’après la piste, et à l’odeur, il est passé par là.
- Cherchons plus loin.

… … Ils s’en vont… Je souffle un coup. Finalement, mon odeur ne m’a pas trahi cette fois-ci. Je vais pouvoir réapparaître en toute sécurité et relâcher tous mes muscles. Ouf… Je serais bien resté plus longtemps sur place pour me reposer mais ils risquent de repasser par ici. Je ne vais pas m’attirer plus d’ennuis… Dans une ville que je ne connais pas, je vais avoir dû mal pour me cacher… Pssst, et cette foutue blessure. J’ai serré un tissu dessus pendant le voyage, mais elle recommence à me lancer…
Bon, il faut que je trouve un endroit où je peux rester sans me faire chasser. Par ici, peu de personne passe, je vais voir si je ne trouve pas une ouverture. Oh ? Mais, est-ce que ce ne serait pas une bouche d’égout que je vois là-bas ? Quelle chance ! Je vais attendre d’être seul pour y entrer. Des gens peuvent me voir et appeler de l’aide. Pourquoi faire, vous me dites ? Je ne suis pas sûr qu’ils voient souvent des monstres comme moi, ici… Épargnons un vent de panique.
Hmm ? Une ouverture. C’est partie ! Passant en dessous d’un engin, qui m’intrigue beaucoup, tellement que je me serais bien arrêté pour le regarder plus attentivement, je m’engouffre dans la bouche d’égout. Hop, et… Aïe ! Mince… Ce sont des égouts ? Où est passé l’eau qui aurait dû amortir ma chute ?! Ah… Je l’entends qui s’écoule plus loin… Je renifle pendant plusieurs secondes pour constater la propreté étonnante de cet endroit. Elle n’a, bien évidemment, pas un aspect plaisant, mais c’est beaucoup moins pollué qu’à Zaun. Remarque, ce n’est pas difficile de faire moins pire que chez moi. Que voulez-vous, mon pays me manque.
Chassant mon air mélancolique avec une grimace digne d’un rat boiteux, je me redresse pour marcher sur les deux pattes arrière, subissant moins la douleur. Je marche le long de ces tunnels, essayant de me repérer ce que je devine comme étant un sacré labyrinthe. Je n’ai pas fini d’en baver, semble t-il…

Et en effet, je passe des heures dans mon repérage de ces lieux. J’ai pu trouver une cavité, assez spacieuse pour y créer un chez moi temporaire. Je commence à écarter quelques roches d’éboulement pour me faire un peu plus de place. Si je m’étais attendu à ce qu’une personne me retrouve, je vous garantis que j’aurais pris le temps de piéger l’entrée…

Mais bon sang, mon petit cœur a raté un battement et j’ai fait un bond grand comme ça. J’eus le réflexe de me cacher derrière la roche, mon arbalète en main. C’est la lumière qui m’a effrayé, moi qui est habitué à rester dans la pénombre qu’offre la plupart de ces endroits tel que celui-ci. J’ai dû mal à tenir mon arme, la douleur me lançant toujours. Et de plus en plus, au passage… Mais je n’y fais pas attention. La nature de cette lumière est plus urgente à élucider. Je refais un bond lorsque j’entends une voix s’élever. J’écoute les mots qui me parviennent… Je dois avouer qu’avec l’écho ambiant, ma nervosité et ma fatigue, j’ai dû mal à faire une analyse concrète sur qui peut bien être cette personne. Est-ce qu’elle est petite, ou au contraire grande, est-ce que c’est un humain, un homme ou une femme… Il faut que je puisse la voir pour savoir toutes ces choses. D'après ce qu’il me dit, je n’ai rien à craindre de lui, car il n’est pas "mon ennemi"… Qu’est-ce qu’il en sait ? Je suis troublé par cette information. C’est quoi une police ? Je crois que c’est la même chose que la milice de Zaun. Qu’est-ce qui me dit qu’il ne me ment pas ? Après tout, il se peut que les voyageurs qui m’ont cherché plus tôt dans la journée ont fait appelle aux autorités de leur ville pour me retrouver.
Que dois-je faire ?

Dans un premier temps, je porte mon arme d’une seule main, assez péniblement, pour soulager mon bras. Je risque présenter le bout de mon nez pour regarder qui m’adresse de l’attention, au beau milieu des égouts. Saleté de lumière… Je crache un coup, frustré.
Je finis par me redresser, créant une ombre très grande derrière moi, dû à la seule lumière produit par le nouveau venu. Mais il peut mieux deviner ma vraie forme alors que je me rapproche tout doucement de lui. D'ici, je peux enfin voir les siens : un homme, de taille moyenne, portant un gant bizarre, la source de la lumière… enfin je crois. Mon arbalète se lève dans sa direction. Il a dit qu’il n’est pas mon ennemi, mais … Dois-je le croire… Le truc avec les humains, c’est que j’ai appris à ne jamais leur faire confiance. Mais si je tire, je ne pourrais jamais savoir ce qu’il est venu faire ici. Paradoxe. Pssst… C’est agaçant.
« Qui je suis ? Twitch »

J’ai répondu de manière assez tendu. Je m’étonne, parfois, de savoir me contrôler. Mais à force de côtoyer des personnes à l’Institut de guerre, j’ai appris beaucoup de chose en observant les différents comportements qu’ils peuvent avoir. C’est en prenant connaissance de chaque chose que j’ai pu évoluer dans un environnement bien différent de celui des égouts de Zaun, sauvage, sans pitié, silencieux aussi. Hormis mes congénères qui couinent encore avec moi, on ne peut pas dire que j’ai l’occasion de parler avec quelqu’un très souvent. Je le regarde fixement encore quelques secondes. C’est le temps dont j’ai besoin pour retrouver un peu de calme avant de lui répondre.
« Je me cache »

Je hume l’air, comme si je cherche à savoir quelque chose. Je vérifie juste qu’il est bien venu seul jusqu’ici. Mon arme se baisse un peu, alors que j’écoute tous les sons, que j’analyse ce qui est à porté de mes yeux. Il est, effectivement, seul, avec moi. Ces égouts sont bien vides… A part quelques espèces qui traînent dans le coin, rien ne grouille. A peine la crasse que les habitants jettent, et encore c’est à se demander s’ils en font ou s’ils ne viennent pas la nettoyer, même ici… C’est triste, si peu de déchets. Je relève l’arbalète vers l’étranger, gardant une bonne distance de sécurité. Mais je ne peux pas m’empêcher d’être un peu curieux à son égard, car il a dit que l’on peut parlementer… Descend-il souvent dans les égouts pour discuter avec des créatures ? Si c’est le cas, je suis bien intéressé de les rencontrer, ceux là aussi. Mais avant…
« Éteins la lumière, et on parlera… »

Je continue à l’observer, guettant chaque changement de comportement de sa part.



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Lun 31 Aoû - 20:23
Je vis la forme face à moi déguerpir, montrant à la fois l'inattendu de ma visite, et à la fois l'état de tension dans laquelle elle devait se trouver. Cachée derrière une grosse pierre, je n'avais toujours pas une vision nette de qui se trouvait face à moi. Gardant mon bouclier arcanique devant moi par sécurité, je dus attendre quelques secondes avant de voir enfin réellement qui était en train de squatter les égoûts de ma belle cité de Piltover. Et quelle surprise, là alors ! Un museau qui me ferait bien penser à celui d'un rat, mais... Sur un corps bipède, poilu, et habillé avec... Des vêtements que je jugerais tout droit sorti d'une décharge. Mes yeux convergèrent vers ce qu'il portait, une arbalète comme je n'en aais jamais vue, avec deux barres obliques. Je ne savais pas pourquoi, ni comment cette créature mi-rat mi... Mi-je-ne-sais-quoi avait fait pour se procurer un tel jouet mais j'étais bien content d'avoir mon bouclier de mon côté. Encore que s'il me visait les jambes, je n'aurais pas vraiment de protection. Mais pour le moment, l'arme était pointée vers mon torse. vraiment encourageant pour discuter, hein, aucun problème.

Puis j'entendis sa voix. Enfin, une voix qui laisse présager une grande préoccupation de son côté. Twitch, donc. Un nom sympa pour un rat... A considérer que s'en soit vraiment un. Puis, avec son silence, s'installa un petit blanc de quelques secondes, moment gênant ou il me fixe, et où je le fixe en retour. Conversation intéressante, vraiment. Il est en train de se demander si j'suis comestible ou quoi ? Puis, à nouveau, trois mots, concis. Il se cache. De toute manière, en pleine ville, il se ferait bien remarquer, donc oui, les égouts étaient bien le meilleur endroit s'il souhaitait se planquer, là, aucun doute. Quoiqu'il y ait parfois du passage, mine de rien. Enfin bref, pas très causant, ce truc.

Je l'aperçus baisser un peu son arbalète, me laissant une fraction de seconde penser qu'on allait pouvoir parler, avant qu'il ne se mette à renifler, ou plutôt à humer l'air ambiant. Étonné, je regardais autour de moi, mais non, nous étions bien seuls. L'odeur ? Non, je sentais toujours aussi bon, pas de problème avec ça. par contre... Bwah, par contre, son odeur à lui, j'espérais ne jamais la retrouver sous forme de flacons chez mon vendeur de parfums ! Après, il avait bien de la chance qu'on dise qu'on ne sentait pas sa propre odeur, parce qu'honnêtement, je me serais fait un bain à l'eau de Javel depuis un moment, si j'étais lui. S'il squattait souvent des égouts, en plus de ça, tout concordait. Ben oui, pas besoin d'être une voyante pour deviner ça.
Oh, l'arbalète pointe de nouveau vers moi. Je demande la compétence 'Conventions sociales' de Twitch ! Ah, 0,2%, ceci explique cela. C'est on ne peut plus normal, donc.
la troisième phrase de sa part suivit de près, alors qu'il me demandait d'éteindre la lumière qui était émise par mon gantelet. Oh, ça le gênait ? Si c'était sa seule demande avant qu'on ne se mette à parler...
Je fis diminuer l'afflux d'énergie arcanique, et la gemme sur le dos de ma main diminua l'intensité de sa lumière, l'amenant à une petite lueur tamisée qui me permettait seulement de garder un vision correcte.

"Tu m'excuseras, mais je ne peux pas aller plus bas que ça, sinon je ne verrais plus rien. Tu as sans doute la capacité de voir dans le noir, vu que tu semble être... Un rat... ouais, un gros rat, sans vouloir te faire quelconque offense, mais moi, ce n'est pas mon cas. Bon, sinon, dis-moi, tu nous fais quoi de beau, là ? Tu te caches de quoi ? Des forces de police ? Disons que ça je peux le comprendre..."

Je me souvenais bien de tout ceux qui avaient pu faire face à notre duo infernal, Vi et Caitlyn, et très peu s'en étaient sortis avec une tête intacte. Ah, oui, quand ces deux-là étaient de sorties, on avait peu de chances de s'en tirer en tant que criminel. C'était assez peu étonnant, d'ailleurs. Vu les perspicacité et la lucidité de Caitlyn, ainsi que toute la subtilité de Vi, soit on lisait dans votre jeu, soit on ne vous laissait pas le temps de le mettre en place. Voir les deux. Et encore que, contre Vi, il fallait être lourdement armé pour la dissuader de venir vous chercher.
Cherchant une pierre non loin pour me servir de chaise de fortune, je fis quelques pas, doucement, sans risquer de menacer Twitch, lâchant même un "Tu permets que je m'assoie ?" avant d'effectivement m'asseoir dessus, ma question n'attendant pas de réponse. Soutenant mon menton avec la paume de ma main, mon coude sur l'un de mes genoux, je me remis à le fixer alors que lui aussi semblait m'éplucher du regard comme une vulgaire pomme de terre.

"D'ailleurs, je suis Ezreal, un habitant de Piltover, et j'ai cartographié les égouts et les souterrains de cette ville il y a quelques années. Sinon je ne crois pas être très intéressant comme sujet de discussion. Donc, revenons-en à nos moutons. Twitch. Je me demande d'où tu viens même si je commence à en avoir une vague idée."

Je ne pouvais penser qu'à la ville qui faisait face à Piltover dans la baie, la ville même qui en un sens poussait la Cité du Progrès vers l'avant, Zaun. La ville de toutes les expériences, la ville de tous les dangers. Là-dessus, elle ressemblait pas mal à Noxus, leurs alliés politiques. Mais ce que j'aimais le moins chez eux, c'était leur côté totalement libre. De nombreuses horreurs étaient nées à Zaun.
Prenant une profonde inspiration, je me redressais, croisant les bras.

"Tu viens de Zaun, pas vrai ? Toi qui semble avoir été mélangé avec un rat... Ou alors sans doute que tu étais déjà un rat que des expériences t'ont fait acquérir un esprit proche de l'esprit humain ? Après tout, ils ont bien donné vie à des machines. Je me trompe ?"

Je n'avais pas pris énormément de risques, à vrai dire, mais j'avais toujours des chances de me tromper. j'avais toujours pensé que l'on trouverait aussi des scientifiques peu scrupuleux à l'égard des lois et de l'éthique à Piltover, un jour, cachant leurs travaux peu avouables. Mais ça, ce n'était que mon humble avis et si possible j'aurais bien voulu ne pas le voir devenir réalité de si tôt.
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Mar 1 Sep - 16:28
J'ai pourtant déjà côtoyer des humains... Et pourtant, je me comporte comme un animal blessé en cage face à cet homme. D'accord, je suis un animal, légèrement blessé, chassé et pour le moment coincé entre le mur et lui, devant moi, dont je ne sais pas ses réelles intentions. Juste parler. Pourquoi ça me parait bizarre... Les humains ont souvent une idée derrière leurs faits et gestes. C'est ce que j'ai pu observer, mais je dois avouer que je ne les comprends pas toujours. Ils sont d'un complexe.
L'homme a gardé le silence devant mes réponses brèves et ma prudence transcendante. Il semble attendre un échange beaucoup plus poussé de ma part, mais je n'ai pas su lui dire autre chose que de baisser cette étrange lumière, qu'il semble réussir à produire avec ce gant. Elle me tue la rétine. Non pas que je me sente à l'aise dans le noir complet, mais la pénombre des égouts suffit largement pour que je puisse voir correctement. Remarque, mes lunettes règles les soucis de visions et j'appréhende mieux les profondeurs. C'est grâce à ces loupes que j'ai pu observer distinctement le visage du garçon... Il passe par diverses expressions que je reconnais sans mal. Sauf à un moment où il plisse du nez. Hm ? Ce comportement éveille en moi un instinct primaire, où je me sers mes avantages olfactif pour prévoir le danger autour de nous. Je ne sens rien de particulier, qu'y a t-il de si ... ? ... Ah, non, je sais. C'est moi. Ce n'est aucunement de ma faute si les égouts de cette ville sont si propres... On ne peut pas sentir mon odeur à Zaun.

Soudain, la lumière diminue, laissant une petite présence tout proche du garçon. Elle se situe toujours sur le gant... Il peut régler la luminosité de ce truc ? Pas mal du tout. Oui, là c'est bien, je peux mieux le percevoir d'ici. Il parle à nouveau en me présentant des excuses. Je secoue un peu la tête pour lui signifier qu'il n'y a nulle offense. Surtout pas devant une si bonne observation, car oui je suis un très gros rat. Je dépasse largement la moyenne, inutile de le préciser. Ah, l'œil de l'Homme ne voit pas dans le noir, mais il est pourtant très fascinant de ce que j'ai pu en apprendre. Les couleurs, la bonne vision de l'espace, et un œil qui perçoit les formes au loin. Mais ce n'est pas exactement vrai, concernant la vision de mon espèce. Nous voyons dans la pénombre et nous sommes sensibles aux ultraviolets et aux verts. D'ailleurs, j'ai cru voir du vert sur lui, ou c'est moi ? Je dresse une oreille pour l'écouter, attentif. Police. C'est un terme récurrent... Cette ville doit être particulièrement bien ordonné. Est-ce que cela signifie que j'aurais peu de liberté de mouvement, même de nuit, dans cette cité ? Ce sera pénible.

Je me redresse sur toute ma hauteur, humant une dernière fois les alentours, avant de poser l'arbalète sur le côté, à portée de patte. Je me refais plus petit, capable comme mes congénères de garder les pattes arrières pliées. Je le regarde, laissant à nouveau un blanc entre nous. Je sais dire plus de deux mots dans une phrase, j'en suis capable... C'est juste une petite perte d'habitude. Je n'ai pas discutailler avec autrui depuis quelques temps, et dans ce cas là je reprends très vite le penchant du mutisme. Propre à n'importe quelle espèce animal... Je racle ma gorge et je secoue de nouveau la tête.
« Je viens d'arriver en ville. » Lui répondis-je d'une voix encore un peu rauque. « J'étais chassé, mais pas par la "police". Des gens qui conduisaient la carriole. »

Je m'arrête, empreint au doute. Je viens clairement de lui dire que je viens d'ailleurs, et que je suis caché par des personnes locales. Peut-être n'est-il pas judicieux de dire à un parfait inconnu que je suis un criminel de fortune. Surtout si ce dit inconnu semble connaître la milice du coin. Je n'ai rien fait de mal, à part dans mon passé où j'ai pu tuer quelques personnes. Mais les Invocateurs sont sans doute à ma recherche pour me ramener à l'Institut. Si je veux garder ma liberté, je dois faire profil bas. Pour le moment, ce garçon n'en saura pas plus sur les raisons de ma présence ici... Peut-être plus tard.

Je me remis à stresser, sentant le martellement de mon petit cœur contre mon torse alors que je me redresse à nouveau sur mes deux pattes. Mais cette fois-ci, c'est juste pour bien le voir marcher dans l'espace qui s'étend autour de nous deux. Il veut s'asseoir ? Oh. Très bien... Je "rassoie" à mon tour, continuant à le fixer de mes petits yeux ronds. Il dit être Ezreal. Ce sera dur à prononcer au début. Un habitant de Piltover ? Ce nom me dit quelque chose... Oh ! Si, en effet, c'est la cité la plus proche de Zaun. J'en ai longuement entendu parler via les bouches d'aérations des secteurs où travaillent les scientifiques. Ils en parlent comme une cité rivale, qui prône le Progrès dans les règles fondamentales. Le dernier point est un peu flou pour moi, d'ailleurs. J'ai cru comprendre qu'à Piltover, les créatures étranges n'existent pas. Peut-être qu'il peut m'expliquer plus en détail la pensée locale.
Le garçon me regarde à nouveau, pensant savoir d'où je viens. Bizarrement, ce n'est pas bien difficile. Cet homme pose beaucoup de questions... Il semble réellement s'intéresser à moi. Ce qui me fait revenir à ma propre question : Veut-il juste parlementer et rien de plus ? C'est bien la dernière chose que j'imaginais qui puisse arriver dans ces égouts, mais ce ne sera pas désagréable à faire.

Je fais un léger rire, ou ce qui peut s'en rapprocher, tout en acquiesçant : « Zaun. Tout à fait. Je suis né là-bas en étant un rat. Et je le suis toujours. » C'est important de le préciser... Pour moi en tout cas. Je n'ai d'humain, ni de près ni de loin, malgré mes acquisitions phénoménales durant ma vie. L'évolution. C'est un terme que j'emploie souvent pour ne pas dire que je suis tout simplement un monstre. Mais, ce n'est peut-être pas très clair pour mon interlocuteur.
« J'ai ingéré un produit vert, toxique, qui s'écoulait dans les égouts de Zaun. Il m'a changé physiquement, au début, puis j'ai connu une évolution mentale. J'ai commencé à apprendre des choses comme l'observation, la compréhension. J'appris très vite à marcher, à écouter, à interpréter, et plus tard à lire et même à parler... »

Je fais une pause, jetant un regard sur l'arbalète.
« Et je me suis mis à fabriquer, à concevoir. J'ai longtemps pillé des ordures pour ça. Avant de m'intéresser aux laboratoires... »

S'il vient de Piltover, alors il comprend ces choses là. Les scientifiques de Piltover ont peut-être des règles à respecter, et ce n'est absolument pas le cas à Zaun. Il semble le savoir, car il cite un point concernant les expériences zaunites.
« Des machines ? Peut-être. Je connais les laboratoires proches des égouts. Des endroits qui ont créé le produit qui m'a changé... Je cherche à en savoir plus, alors j'ai visité et pillé. Pour le moment, j'ai réussi à faire... » Je lui montre une fiole attachée sur la sangle de mon dos. « ça »

Le liquide à l'intérieur est verdoyant, peu ragoutant. Je ne lui précise pas que c'est du poison, c'est inutile... A la vue d'un tel produit, on ne s'imagine pas le déguster comme à un breuvage du soir. Sauf si vous voulez un nectar pour signer votre arrêt de mort, là, je peux vous aider.
Eh bien, finalement, il semblerait que je sache toujours parler. Je dois avouer être un peu rassuré. C'aurait été difficile de parlementer en ayant perdu le don de la parole. Me sentant subitement un peu fatigué, je recule vers une autre pierre, me couchant à plat ventre dessus, mes pattes soutenant mon long museau. Mon arbalète n'est pas posée bien loin, mais elle est la cadette de mes préoccupations du moment. Faisant un petit bruit ressemblant à « Pfffsss » de contrariété, je me crispe un peu, fermant les yeux quelques secondes. J'ai cru que ma blessure me laisserait quelques moments de répit avant de revenir avec une vive douleur, qui me transperce l'épaule. J'ouvre les yeux, fixant inlassablement le garçon qui est descendu jusqu'ici par soif de curiosité. « Esss... Ezreal... » Nom d'une ratte, j'ai réussi ! « ... Que cherchais-tu, en venant ici ? »

S'il me répond qu'il cherche des rats géants dans les égouts de Piltover, je lui fais goûter la concoction spéciale Twitch.



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Jeu 3 Sep - 22:57
Se reposant un peu plus sur ses pattes arrières, le potentiel rongeur toussa afin de s'éclaircir la gorge. Un comportement qui ressemblait bien à celui d'un humain, là encore. Quelle créature intrigante, décidément. Alors, d'après les dires de ce cher Twitch, malgré son arrivée récente, il était chassé par un conducteur de carriole. Un marchant, donc ? Il se serait hissé à bord afin de faire le voyage plus rapidement ? Encore que, il n'avait pas encore parlé de Piltover en elle-même. Donc peut-être même qu'il était arrivé ici par pur hasard. Mais son arrêt presque net me faisait sentir quelque chose. De la méfiance, oui, pas mal de méfiance, je le voyais à son regard fixé sur moi, comme en attente d'une réaction. Oh, il pouvait bien faire ce qu'il voulait à Zaun, et j'étais bien mal placé pour lui faire la morale sur ce genre de détails. mais j'avais hâte qu'il continue. Je voulais en savoir plus. Il était intéressant. Je ne m'étais jamais penché sur la science comme accélérateur de conscience, mais c'était à priori ce que j'avais devant moi. Trop miraculeux pour être arrivé naturellement. Même si malgré ses airs de gros rats il devait être dangereux... Néanmoins, avoir déposé son arbalète me mettait un peu moins sur les nerfs. Il devait lui aussi se sentir en confiance, de toute évidence. Ce n'était pas plus mal.

Se relevant légèrement, il continua à me parle, me confirmant bel et bien qu'il était capable de former des phrases plus complexes que seulement trois mots. Et il était donc bien un rat, pur et simple. Soit, le rat le plus intelligent me faisait la discute, que d'histoire à raconter aux enfants de l'hôpital, ma foi ! Continuant sur sa lancée, la piplette qu'il était devenu me décrivit rapidement les phases de son évolution. C'était fascinant. Je restais là, pendu aux lèvres de ce personnage peu ordinaire, racontant pour moi ce que j'aurais associé à... Un dévéloppement humain. Un pur développement humain, mais oui, un enfant vous dirait sans doute la même chose ! l'apprentissage progressif était tout ce que l'homme possédait à se jour, et lui avait reproduit se processus, mais un peu plus rapidement. Comme cela avait-il pu être possible ?! Ce fameux produit n'aurait jamais dû se trouver là, s'il avaait un tel effet ! Mais...
Alors qu'il n'avait pas encore terminé, je baissais les yeux, écoutant distraitement le reste de son discours. Jeter un tel produit ne pouvait pas avoir été fait à l'aveuglette. Donc, je voyais trois solutions. Premièrement, le produit ne semblait pas utilisable et ne marchait en réalité que sur les rats. Deuxièmement, Twitch avait quelque chose en lui qui a réagit avec le produit, je ne sais pas, quelque chose dans son cerveau qui s'était activé au moment où il avait ingurgité ce truc... Et enfin, l'idée qui me faisait le plus froid dans le dos, c'est qu'il ait été déposé intentionnellement. Pour voir où cela pouvait mener. Une expérience qui n'entraînerait pas de conséquences pour son auteur, puisque l'on devait ignorer son identité. Et ce bon Twitch, se pourrait-il qu'il soit un pion, un simple sujet d'expérience malgré lui, épié par un quelque moyen que ce soit ? Je ne savais qu'en penser. En tout cas, j'avais bien assez de matière à réfléchir, grâce à lui.
De son côté, il avait fini par deux termes intéressants. Fabriquer et concevoir. Les deux possibilités propres aux esprits 'éveillés'. La preuve d'une compréhension de son environnement et de ses possibilités. Et son intérêt pour les laboratoires... Voulait-il retrouver le fabricant ? Et pour quoi faire ? Etait-il intéressé par la formule ? Pouvait-il encore... Evoluer ? La question avait déjà effleuré son esprit, je le savais, du moins je m'en doutais. Si elle m'était venu, alors à lui aussi. Je ne risquait pas de le prendre pour un crétin ou un attardé, et ça, il venait de m'en donner les raisons. Et il semblait garder cette fameuse fiole précieusement sur lui. Au vu de la couleur, le produit qu'elle contenait était dangereux. Nulle envie de tâter le liquide. Mais il avait donc pillé pour en arriver là. Bien, un personnage qui pourrait m'intéresser. Les trésors archéologiques, malheureusement, ne se choppent pas tous dans des vieux temples.

Puis il se dirigea, d'un pas lent, vers une pierre non loin de lui afin de s'affaler dessus. Eh beh, sacré fatigue qui le prenait tout d'un coup ! Une espèce de grimace apparut soudainement sur son visage, disparaissant presque aussi soudainement. Douleur ? Il pouvait être blessé, oui. Mais, me fixant de nouveau, je fis sortir cette préoccupation de mes priorités. Oh, et il venait aussi de prononcer mon prénom ! Un exploit, j'avais envie de dire, au vu de sa tête au moment de le prononcer ! Il se demandait ce que je venais faire dans les égouts. Certes.

Je dus me retenir de rire, pensant déjà à une réponse tout aussi inattendue que son exitence.

"Je suis venu ici pour voir s'il n'y avait pas des rats géants qui seraient partants pour une petite conversation..."

Mon sourire trahissait totalement mon manque de sérieux, mais je me reprenais rapidement, afin de ne pas risquer de le vexer.

"Oh, ces souterrains, pas seulement les égouts, je les connais bien, et je viens de temps à autre pour me ressourcer un peu, retrouver ce qui a fait de moi ce que je suis, mes premières curiosités, si tu vois ce dont je veux parler. Rien d'exceptionnel, d'autant plus que peu de personnes comprennent ce besoin d'aventure qui est en moi, ce besoin de m'évader, d'explorer, de découvrir, d'apprendre... Mais pas dans des livres, pas d'un professeur, je veux avancer par moi-même, et... Même si c'est un peu prétentieux, mais mon personnage public l'est, prétentieux, donc je veux... Bâtir ma légende par moi-même, en quelque sorte. Histoire de montrer à plus d'un qu'en réalité, le succès ne vient pas qu'à ceux capables de rester le cul assis sur une chaise à lire un bouquin. C'est quelque chose que l'on m'a proposé il y a bien longtemps. Maitriser mes pouvoirs arcaniques ou alors faire ce que j'aimais, abandonnant tout espoir de les maitriser. Et puis j'ai trouvé ça. Mon gantelet. Avec ça, je peux moduler mes pouvoirs sans aucun effort, pas même besoin d'entraînement. Comme quoi, l'avenir appartient à ceux qui se donnent la peine de venir le cueillir."

Je faisais une pause, sentant ma gorge un peu sèche. Je patientais quelques secondes, avanlant ma salive afin de faire disparaître cette déagréable sensation.

"Mais si je commence à bien te cerner, tu me reprendras si je me trompe, je retiendrais cela. Twitch, un rat élevé à la conscience humaine par un produit laissé dans les égouts à Zaun. Tu as un sens de l'éthique discutable. Arrivé ici en catastrophe, à mon avis. Une fuite réelle ? Qu'est-ce qui pourrait te faire peur ? Être chassé par ceux qui t'ont créé ? Mais dans ce cas tu les auraient identifiés. Non, autre chose. Tu dis avoir pillé. Donc du vol. Peut-être même des morts, qui sait."

Je n'espérais pas qu'il soit allé jusque là, mais je ne pouvais m'empêcher d'être admiratif devant ce miracle naturel, certes provoqué, qui se tenait face à moi.

"Je ne sais pas ce que tu cherche, ni quelles sont tes motivations profondes, tes rêves les plus fous, non, ça j'en sais rien. Je sais juste que tu semble avoir ce qu'il faut pour faire des choses comme j'en fais. J'vais te l'avouer, j'suis pas un ange non plus. Je ne tue pas, mais j'ai pas mal dérobé et menti. Des objets importants pour mes recherches sont parfois dans des endroits interdits aux visiteurs. C'est de mon devoir de les étudier avant de les rendre... Non, là, on doit pouvoir s'entendre. Tant que tu ne menace pas la ville ni ne l'enquiquine, ce sera un plaisir de discuter avec toi, Twitch."

Je tentais de sourire, non, je faisais même un beau petit sourire à mon interlocuteur le rongeur. Après tout, s'il était sympa et aussi intelligent que je l'imaginais, il pourrais sans doute...

"... M'accompagner ?! Diantre, j'ose déjà songer à ça, moi..."

Je venais de parler tout haut sans même m'en rendre compte. Oups. Quel étourdi j'pouvais bien faire parfois, moi ! Au pire, cela ne pouvait pas me ralentir... Mais j'hésitais à le laisser là.

"Twitch, ne reste pas dans les égouts. Quelques fois, des personnes passent par ici, et pourraient mal percevoir ta présence ici-bas. Les règles sont strictes concernant les... Expériences, dont tu fais parti. Les règles sont strictes ici et tu pourrais finir en étude à l'Académie... Ce que je ne te souhaite pas. Mais en tous cas, rester ici c'est dangereux..."

Restant assis, je le fixais, attentif à ses réactions. Peur, Agressivité, Indifférence ? Qu'est-ce que je pouvais encore déceler en lui ? Allez, un peu de tête brûlée, ce serait tip top !
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Sam 5 Sep - 16:50
Le jeune homme me regarde, m'écoutant avec une grande attention. C'est appréciable une personne qui vous écoute avec autant d'envie. Avoir la connaissance, le savoir, c'est une quête que tous les humains possèdent. Un peu comme un virus qui se transmet entre chaque individu, et qui a fini par me toucher aussi. Ceci dit, ce n'est pas une maladie désagréable, elle pousse juste à des aventures parfois dangereuses. Plus je l'observe dans son comportement, plus il me fait penser à ces aventuriers, en quête de la connaissance, affrontant les dangers lorsqu'ils viennent faire face. Son voyage l'a amené devant moi... Suis-je un potentiel danger pour sa personne ? Ou suis-je une curiosité où il va tenter de percer tous ses secrets ?
Je m'interroge sur les événements à venir. Je lui ai dit d'où je viens, qu'est-ce que je suis et je sais qui il est. Ezreal. Que faisons-nous maintenant ? Tu m'as posé tes questions, je t'ai répondu, et je t'ai reposé une question en retour. La réponse qui me donnera peut me confirmer s'il est bien un de ces aventuriers qui a croisé purement au hasard un rat géant dans ces égouts qu'il a cartographié, ou s'il est de ceux qui savent depuis le début que je suis ici... Dans le second cas, je lui laisserais pas le temps de s'enfuir. Après tout, comme je le disais, je suis un criminel. Et je m'en porte plutôt bien pour le moment. Je préfère, donc, que cela continue ainsi.

Après une longue réflexion silencieuse de sa part, le garçon relève la tête, un petit mouvement levant un coin de ses lèvres. Je le regarde, curieux. Je m'attends au meilleur comme au pire dans sa réponse. Alors je me redresse un peu sur mes pattes, avec une appréhension dans mon esprit. Ignorant les picotements de mon épaule, je reste statique alors que sa réponse tarde beaucoup trop à venir. Au moment où il prononce enfin sa pique, je me suis senti tendu, nerveux et j'ai cru pendant un moment que j'allais commettre l'irréparable. Sauter sur lui, et l'étrangler, et ensuite le... Gnneuh...
Ne te fâches pas Twitch... Il blague. On le voit à son sourire. Oui, les humains adorent faire des piques. Je ne sais pas si c'est une recherche du danger ou une satisfaction personnelle, mais ils ont besoin d'être peu sérieux dans certaines situations qui pourtant l'exigent. Au début, je n'ai pas compris l'art pour communiquer de cette manière, pensant toujours que l'on se moque de moi... Et du coup, lorsque j'essaye de faire pareille ... « Tous les fous rêvent de parler avec des rats géants, c'est certain... » La phrase devient un sarcasme, comme maintenant. Un léger bruit de gorge de ma part, faisant penser à un rire, suit ma phrase que je n'ai pas hésité à rétorquer sur un ton un tantinet moqueur.
Je repose mon corps sur la pierre, essayant de regagner mon calme. Le martellement de mon cœur nerveux menace toujours le garçon, car c'est souvent dans un moment pareille qu'il m'arrive de... de devenir autre chose. Je n'explique pas encore tous les comportements de l'humain, et je découvre petit à petit des sentiments nouveaux. Et parmi eux, il s'en trouve un que je n'arrive pas à comprendre entièrement... Je crois qu'ils appellent ça la colère. Ce bouleversement d'émotions produit en moi une réaction qui devient systématiquement dangereuse, et me fait perdre la tête. Je ressens à la fois cette colère et un plaisir immense à tirer sur tout ce qui bouge et à voir mes cibles s'effondrer ... Un folie furieuse où je perds toutes notions d'amis et d'ennemis.

Mais heureusement pour Ezreal, ses jours peuvent continuer tranquillement car le gros rat de Zaun que je suis est réellement fatigué. Je ne m'inquiète pas plus en avant car le jeune homme enchaîne sur les raisons de sa présence dans ces égouts. Oh ! J'ai eu raison, semble t-il ? Ce cher piltovien est donc, comme je le pensais, un aventurier. Non seulement à proprement parlé, puisqu'il semble faire des allées et venus où il en a envie, mais aussi dans l'âme. S'évader, explorer, découvrir, apprendre. « Par soi-même... » Oui, je comprends tout ça. Je connais très bien ces envies. Elles ont tendance à vous emporter, à devenir une part entière de votre existence. Parfois, elles vous font faire des choses discutables, certes, mais l'essentiel est de parvenir à toucher au but. Bâtir sa légende ? C'est la même chose que les avis de recherche ? Dans les deux cas, les populations parlent de vous. Intéressant comme terme. Il me parle un peu plus sur son passé, en me précisant un point qui me fait pencher la tête sur le côté. Maitriser des pouvoirs arcaniques ? Mais qu'est-ce que c'est ? Lorsqu'il mentionne le gantelet, je renifle pour déceler les odeurs, fixant cette chose qui fait mal aux yeux. Je ne comprends pas très bien, et je ne suis pas sûr qu'il me laisse m'approcher de près pour toucher le gant... Donc, il peut maitriser certains pouvoirs. Comme les mages, mais en différent. C'est la première fois que je fois une lumière comme celle qu'il produit avec son gant.
Mon envie d'en savoir plus est légèrement mise de côté lorsqu'il prononce une phrase qui me fait rire. « La plupart des choses précieuses sont sous le nez de chacun. Il suffit de tendre la main pour le prendre. » Viens-je de lui dire sans retenu que j'aime à ce point voler ? Oh mais, vous avez, parfois les poubelles des uns font les trésors des autres. Il m'arrive de reprendre des anciennes possessions jetées. Ce n'est pas du vole, mais du recyclage.

Le garçon s'est arrêté de parler et je me redresse à nouveau, attendant qu'il continue. Ah, ah-ah, l'éthique. Bizarrement, c'est un sujet qui revient très souvent. Il est vrai que lorsqu'on me regarde, j'incarne une espèce de blasphème. Mon existence est passé du simple rat à quelque chose de plus intelligent, au même niveau que celui des humains. C'est fabuleux et immoral aussi. Enfin, c'est seulement immoral pour certaines personnes, pas toute... Ce monde est merveilleux car l'éthique est différente partout où vous pouvez aller. Elle passe du tout au tout de Piltover à Zaun. Je n'aurais jamais connu cette évolution à Piltover, d'ailleurs je serais peut-être décédé s'ils m'avaient trouvé au moment où je mutais.
J'acquiesce lorsqu'il mentionne dans son résumé personnel que je suis arrivé ici en catastrophe. C'est peu de le dire. La suite de sa réflexion, par contre m'inquiète. Il commence à poser des questions... délicates. Il se peut que je ne puisse pas garder secret très longtemps ce que je fais, mes intentions et mes pratiques. Et s'il réagit mal à mes réponses ? Non, je n'ai pas peur. Je n'ai pas encore connu ce sentiment, enfin pas sous cette forme là. J'ai déjà craint des choses, mais je sais me défendre contre à peu près tout. Si j'ai pris la fuite, c'est pour protéger mes biens les plus précieux. Mes recherches, les seules choses qui me font avancer. Tout compte fait, ais-je peur de quelque chose de précis ? Oui, qu'on me reprenne tout mon travail. Je peux faire n'importe quoi pour protéger ça.

Je finis par me redresser complètement, descendant de la pierre. Je me rapproche de lui, laissant une petite distance entre nous avant de me redresser sur les deux pattes arrières.
« Peur ? Oui et non. Pas par ceux qui m'ont créé. Ceux là peuvent être n'importe qui, puisqu'à Zaun, tout le monde peut faire ses propres expériences, pour la plupart non légales ici. Je vole dans les laboratoires qui auraient pu créer ce produit. Ils savent qui je suis, Zaun aussi me connait bien. Ils jettent leurs ordures chez moi, et lorsqu'elles sont trop loin des égouts, je vais les chercher pour me les approprier. C'est comme ça que je peux fabriquer, créer... Si je dois tuer, c'est... » Je penche un instant la tête sur le côté, fixant le gantelet d'Ezreal. « Pour me défendre, dans la rue ou près des égouts. La mort à Zaun est coutumière, il faut faire attention. Je peux me défendre, je n'ai donc pas peur. Je fuis pour protéger ce que j'ai. Mes recherches... » Je le regarde à nouveau. Il sait ce dont je parle en pratique, car il a dit lui-même dérober pour ses recherches, pour pouvoir avancer. La seule différence entre lui et moi, c'est que moi je ne rends jamais ce que je prends. Ce qui est aux autres est à moi... C'est surtout que les déchets ne servent plus à personne, généralement.

Je garde le silence, restant muet sur la nature de ces dits recherches que je fais. Non, je ne peux pas lui en parler. De plus, je me trouve dans une ville qui ne m'acceptera jamais, et donc je vais devoir penser à fuir ailleurs. Le garçon prononce quelque chose qui semble sortir de ses pensées. Il regagne à nouveau mon attention, alors que je m'intéresse énormément à son gant. Mais il ôte tous les doutes lorsqu'il me conseille de ne pas rester dans les égouts de Piltover, que c'est trop dangereux. Il parle d'Académie, où sont ces règles strictes sur les expériences et qui peut me débusquer pour me garder. Le fait qu'il précise qu'ils peuvent m'étudier là-bas ne me fait même pas réagir. En faite, les sentiments qui me saisit à l'annonce qu'un tel endroit existe c'est de la surprise, de la satisfaction et de l'intéressement. « L'Académie ? »
Il n'a même pas besoin de m'en dire plus. Il a cité cet endroit qui, pour moi, possède la même image que les laboratoires de Zaun, en plus dangereux pour un rat géant. Mais me faufiler dans des endroits interdits ne me posent aucun souci, en général. Une sorte de sourire se dessine furtivement sur mes lèvres avant que je me remette à humer en direction du gant. Et oui, je n'ai pas oublié que cet objet m'intéresse fortement. « Les mages ne me trouveront pas à l'Académie... » Dis-je distraitement, alors que toute mon attention est reporter vers ce bras. J'étire mon cou pour rapprocher un museau qui essaye de déceler les odeurs et voir de plus près le gantelet qui produit toujours une faible lueur. J'ai déjà vue des choses que je ne peux pas expliquer vraiment. Mais ce genre d'objet est tout nouveau. Je me recule, craignant un peu ce qu'il peut faire avec pareille capacités.
« Tu dis que l'on fait des expériences, dans cette Académie... Je suis intéressé. Si les égouts sont dangereuses ici, je ne vais pas pouvoir continuer ce que je fais... et je ne pourrais plus me cacher »

Une idée me vient à l'esprit. Je ne sais pas si c'est ma profonde curiosité, le fait de lui avoir parler, ou l'idée de trouver des choses intéressantes à acquérir dans cet endroit, qui me pousse à accepter doucement que l'idée peut être bonne.
« On y va ? »

En fin de compte, même si elle n'est pas bonne, je suis certain de ne pas craindre cette ville. Elle présente autant de menaces que Zaun. Sur mes mots, je marche vers mon arbalète pour la ramasser et la sangler dans mon dos. Je me demande bien comment cet aventurier va réagir à ma demande. Même s'il refuse, je ne change pas mes plans de fuite. Il faut que je quitte chaque endroit où je décide de rester, tous les jours, au cas où la milice du coin commence à me chercher. Et si jamais les Invocateurs finissent par être mis au courant de ma présence à Piltover, je ne me donne pas beaucoup de temps avant qu'ils me retrouvent. Eux aussi ont des pouvoirs. Et ils font très mal...



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Mar 8 Sep - 22:43
Bon, ma petite pique s'était plutôt bien passée. Du, elle, elle était bien passée. J'étais toujours entier, donc il comprenait l'humour. Un autre point à lui ajouter. Ou alors était-ce mon sourire incachable qui lui avait mis la puce à l'oreille ? Oh, peu importe, il savait reconnaître ce genre de blagues, c'était l'essentiel. Je savais donc que je pouvais me permettre de recommencer, et qui sait, peut-être même les lui faire apprécier. Car sur le coup, il était resté plutôt froid. C'était presque décevant. Par contre, les paroles suivantes sont matière à réflexion. Et pas qu'un peu. J'avais donc en face de moi quelqu'un de très débrouillard, capable de fabriquer avec tout et n'importe quoi. Encore un talent rare et ma foi, fort utile. Dans de nombreuses situations difficiles, ce genre de capacité pouvait être salvatrice. Mais en plus de ça, il ne devait pas avoir véritablement d'argent, en espèces sonnantes et trébuchantes, pour se permettre d'acheter des matériaux. Le seul risue, c'était ce qui concernait la fragilité, car il était assez difficile de prévoir la durée de vie d'un matériaux récupéré de cette manière, sur du long terme. Pour son arbalète par exemple, il serait en effet malaisé qu'un jour, alors qu'il en a besoin, elle lui pète entre les mains. Mais bon, je faisais pas mal d'extrapolation, peut-être que ça n'arriverait jamais. Mais plus inquiétant. Comme une certaine banalisation de la mort. Bon, certes, Zaun n'était pas une ville où il faisait bon vivre, la qualité de vie n'était pas l'attrait principal de la Cité, mais de là à considérer la mort comme quelque chose de normal...
Je retournais le sujet, me mettant à sa place. Il devait bien survivre, et à mon avis tout le monde n'était pas non plus bien intentionné. Surtout dans ces laboratoires. Et il avait précisé qu'il ne tuait que pour survivre, donc, uniquement en cas de besoin. Avec ma pensée venue d'une ville aussi calme et prospère que Piltover, certes, cela pouvait sembler aberrant, mais en réalité, en pensant comme ça, je comparais simplement deux situations incomparables. Mes quelques visites à Zaun me suffisaient pour me le prouver.

Chose intrigante, enfin, intrigante, sans doute, mais ce cher Twitch semblait souvent fixer mon gantelet... C'était dingue ça, il était comme les chats, attiré par la petite lumière, ou quoi ?! Non, mais il venait quand même de parler de voler des trucs, de tuer des gens... Enfin, rien qui n'allait en me rassurant... J'espérais juste me tromper... Et puis en plus, il venait de dire qu'il craignait la lumière, donc ce devait juste être un intérêt scientifique... Ou au moins de la pure curiosité !

Quoique. J'aurais dû me taire en voulant faire connaissance avec une personne tête brûlée. Parce que là, clairement, soit il n'avait pas saisi ce que je venais de dire, soit il était complètement barré... OKAY, seconde option, d'emblée ! Mais bordel, sans déconner, qu'est-ce qui lui passait par la tête ?! S'y cacher ? Euh, vraiment, il ne connaissait pas cette ville. A l'exception peut-être du Commissariat, ce devait être l'endroit le plus dangereux de la ville. Entre les tourelles automatiques, les bombes, les robots de sécurité... Non, pas assez de problèmes, c'était certaiiiin !

Je reprenais vite la parole, alors que Twitch venait successivement de venir renifler mon gantelet, avant de reculer précipitamment et de me proposer de partir d'ici.

"Heu, attends, je pense que tu n'as pas saisi, en fait. L'Académie, c'est pas comme à Zaun, les laboratoires et tout le toutim. Ici, c'est plus de la technologie qui est mise au point, pas des expériences biologiques. Et, si, comme tu le dis, en effet, peu de chances qu'une visite des mages dont tu parles se produise, tu ne pourras pas t'y taper l'incruste comme si de rien n'était. Même moi, je ne peux pas entrer partout, et pourtant j'ai un poste officiel dans cette ville. Non, l'Académie est gérée par les Yordles, et disons qu'ils savent te dissuader d'entrer... Tu vois un pistolet ? Tu le rend plus gros, tirant plus de balles, plus vite, et ce tirant automatiquement sur les intrus. Tu obtiens des intrus troués comme du gruyère. Et les protocoles de sécurité sont sans pitié, dans le coin. Et je passe bien sûr le fait que l'on trouve ici des robots faisant office de policiers, qui à mon avis t'arrêteraient sans se poser de questions..."

Me levant, mais regardant l'autre direction que celle qu'il voulait emprunter, je faisais un signe de tête.

"Non, impossible que tu y ailles. Cependant je peux te proposer un truc..."

Je devais bien y réfléchir. Je voulais le faire, ou pas ? Oh, merde, autant tenter.

"Bon, si tu voulais juste savoir où rester... Et qui soit assez sûr pour toi dans le même temps... Eh bien, je peux t'installer un lit chez moi. Un lit de camp, je dois en avoir un dans le grenier. Mais... Car il y a un mais. Je ne vais pas t'emmener et te laisser faire n'importe quoi. Car oui, sans doute que tu vas pouvoir trouver des trucs intéressants à l'Académie. Je te vois venir d'ici. Mais hors de question que tu y ailles. Si tu veux rester caché, n'y vas pas. S'ils te choppent, la League en aura sans doute vent et je ne sais absolument pas ce qui pourrait ensuite t'arriver."

Je commençais donc à énumérer, tout en m'appuyant sur les doigts de ma main pour faire le compte des points à retenir, prenant une voix bien plus sérieuse.

"Donc, tu ne sors pas sans ma permission. Au besoin tu peux me demander des trucs, je pourrais essayer de te les amener, mais je doute que tu connaisse la ville. Donc en attendant quelques temps, tu ne te fais pas remarquer. Tu respecte ma baraque, enfin, celle de mon oncle, mais il n'est pas là donc c'est la mienne. Tu en fais rien péter dedans. Tu ne me vole rien, car j'te sens légèrement kleptomane, donc je préfère le préciser. Pas mal de trucs peuvent paraître importants, eh bien ils le sont, mais pas pour les mêmes raisons. La plupart des choses chez moi sont des trésors archéologiques, ramenés ou par mon oncle, ou par moi."

Oui, c'était de lui que je tenais cette passion, visiblement. Un homme qui ne s'arrêtait jamais d'avancer. Je voulais, au fond de moi, marcher dans ses pas... Et faire mieux. De son vivant, le dépasser, le lui montrer, et faire en sorte qu'il soit fier de moi, de ce que j'ai accompli. Ouais, ce serait un beau cadeau, ça... Pour l'instant sur un site de fouilles à Freljord, il était malheureusement bien isolé. J'espérais que tout allait bien pour lui...

Je devais me reprendre, oh, on ne causait pas de ça ! Avant de partir, je fis une dernière remarque.

"Oh, et aussi, par pitié, Twitch, en arrivant, tu vas me prendre une douche ! Illico ! Et je vais laver tes affaires, elles en ont besoin..."

Partant donc de l'autre côté, j'ouvrais la marche.

"Viens, il y a un passage de ma maison à ces souterrains... On va remonter par là."

Une belle caillasse cachant un petit tunnel amenant sur une trappe, elle-même amenant à la cave... Mon oncle n'avait pas été faignant ni bête le jour où il avait acheté cette maison... Bien mieux placée que la deumeure familiale, pour sûr ! Une fois arrivé, je n'aurais plus qu'à déverrouiller la trappe, et nous y serions. Allez, que la fête commence !
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Ven 11 Sep - 15:31
Que je n'ai pas saisi ? Ces mots m'arrête net alors que je me suis avancé dans le longs couloir. Je me retourne vers le garçon qui commence à m'expliquer ce qu'est l'Académie plus en détail. Il est certain qu'il n'existe pas deux endroits comme Zaun, ça se saurait... Ce qu'il me dit m'intrigue beaucoup et me donne encore plus envie d'y aller jeter un coup d'œil. Je sais peu de chose sur la "technologie", mais de ce que j'ai déjà pu voir dans mes escapades, il me tarde d'en découvrir tout son sens. Cette Académie a l'air vraiment dangereuse, comme il l'a présente... Mais le danger, je connais bien. Je sais me faufiler sans faire de bruit, me cacher suffisamment longtemps pour connaître le quotidien des gens et je peux visiter un lieu en un rien de temps.
Qu'est-ce qu'il... vient de dire ? Des Yordles avec des pistolets ? Qui font des trous comme du gruyère... Mais ce qu'il dit n'a aucun sens. J'ai déjà vue un yordle... Ces créatures m'arrivent à la taille, et même quand je marche à quatre pattes, je suis bien plus imposant. Leurs machineries sont très impressionnantes, et j'ai beaucoup de respect pour ces petits qui savent manier les vis et les clous pour créer des choses formidables. Mais de là à pouvoir faire des trous aussi rapidement sur les gens ? Oh, remarque, Ezreal n'a jamais vue mon arbalète en action... Je n'ai jamais vue un yordle faire ce qu'il dit, dans tous les cas...

Hm. Très bien, le reste de ses mises en garde a finit par me convaincre de rester à côté de lui, sans bouger. Il est vrai que je ne connais pas encore Piltover. Et si je m'aventure dans des endroits trop sécurisés, je risque d'y laisser ma peau... Mais si je ne peux pas sortir des égouts pour me cacher ni à l'Académie, ni dans les ruelles de la ville, que vais-je devenir ? La réponse ne tarde pas à venir, car le garçon se lève, regardant une direction, puis se tourne vers moi. Il semble hésiter au début, puis il se lance et me propose de le suivre. Il m'assure vraiment pouvoir me cacher dans un endroit sûr ? Vue comme il a l'air d'insister sur l'insécurité probable des lieux comme cette Académie, son chez lui doit être beaucoup plus intéressant pour s'y cacher... Oh, je ne peux même pas aller voir ? Même pas un tout petit peu ? Un allée et venu furtif comme je sais si bien le faire. Le regard du garçon insistant sur ce point, j'acquiesce finalement. D'accord, pas d'expéditions à l'Académie. Dommage.

Ezreal me fixe avec un air beaucoup plus sérieux, tous sourire complètement disparu. J'écoute ses conditions que je trouve très contraignante... Ne pas sortir, ne rien toucher dans sa maison. En sommes, je ne dois pas bouger sans qu'il soit au courant de mes faits et gestes et si un objet manque à l'appel, ce sera directement de ma faute. Pour sûr, il a raison de se méfier, je ne me ferais pas confiance à un autre rat sur ce point là... Notre espère a des tendance un peu pilleuse. Des trésors... Des trésors archéologiques, des objets importants. Pourquoi est-ce qu'il donne autant de précision ? Je n'ai qu'une seule envie, c'est de pouvoir les regarder et les toucher. Je vais devoir m'initier à la patience et la sagesse, pour une fois. Il n'est jamais tard pour apprendre. Sinon je sens que son gant fera bien plus que de la lumière sur ma personne...

Je le suis dans le couloir souterrain qui, d'après lui, mener directement à sa maison. Au départ, j'ai cru qu'il nous a amené à un cul-de-sac, mais le jeune homme le contourne et me montre un passage menant à un long tunnel. Je continue de fermer la marche, quoi que avec plus de prudence. C'est un instinct, une façon d'être que je possède depuis très longtemps... Il faut toujours rester sur ses gardes. Même si le garçon semble honnête dans ses propos, faits et gestes, on est jamais assez prudent.

Mais, j'y repense. Ce qu'il m'a dit vient seulement de me revenir à l'esprit... Pourquoi m'a t-il parlé de douche ?


Suite : Une demeure d'archéologue



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