Enfants des Etoiles (Soraka-Sona)

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Sona Buvelle
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Dim 3 Sep - 1:33

ft. Sona

ft. Soraka

Enfants des Etoiles
Partout autour de moi, le vide … Tout est aussi sombre que la nuit ; rien n’est distinct autour de moi …  je suis seule avec la sensation étrange que mon corps m’a abandonnée. Je ne sens ni mes jambes, ni mes bras ni aucune autre partie de moi. Je me contente de rester immobile, d’être ici et maintenant en observant l’obscurité profonde qui m’enveloppe. Elle est accompagnée du silence le plus harmonieux qu’il m’ait été donné d’entendre ; ce dernier gonfle petit à petit, s’emparant de l’espace vide pour l’emplir de sa présence silencieuse. Cette bulle muette continue de grandir jusqu’à éclater sans un bruit et pourtant, la mystérieuse sensation de sa perfection m’a quittée pour en laisser place à une autre. Au loin une étoile brille faiblement. Elle absorbe la nuit qui se trouve autour d’elle et propage une lumière chaude à travers les ténèbres. L’astre semble aussi perdu que moi dans cette étendue achrome sans horizon. Elle s’approche toujours, si près que je pourrais la toucher, si près que sa lumière pénètre mon corps et m'éblouit. Je baigne à présent dans sa lueur pure qui forme une sphère lumineuse autour de moi. Grâce à son éclat j'aperçois alors subrepticement l’Être au masque doré qui s’était immiscé dans mes rêves à Demacia. Les orbites vides et blancs que laissent deviner son masque me regardent fixement et, aussi vite l’avais-je remarqué qu’il avait déjà disparu, ne laissant dans son sillage que des images floues : l’Oeuf bleu étoilé au décors dorés, mon Etwahl un peu plus loin, l’immense montagne qu’il m’avais montrée, l’île d’Ionia, l’orphelinat de mon enfance, mon reflet vieillissant depuis l’enfance à aujourd’hui, Lestara, Demacia et la League. Les images tourbillonnent autour de moi, elles défilent de plus en plus vite et la lumière qui m’entoure s’intensifie toujours plus. Jusqu’à ce que mes yeux se closent enfin. Je n’entends plus qu’un bourdonnement qui résonne dans ma tête ; un son lointain ; un bruit sourd qui tente de parvenir à moi. Quand je recouvre la vue, le torrent d’images est arrêté et, devant moi, je n’observe plus que l'entremêlement de celles-ci. Le flux de mes souvenirs enfouis et de mes émotions se calme, me laissant alors ouïr distinctement une voix claire et douce, comme tombée du ciel. Sans connaitre le moindre mot de cette langue aux accents lyriques,, je perçois pourtant un message clair : je suis rappelée vers mes origines, et cela commence par un retour à Ionia.




Un rai de lumière illumine mon visage, apparement le soleil est levé. Réveillée par le soleil je peine malgré tout à quitter mon état de somnolence. Mon rêve traine encore devant mes yeux quelques instants et je reste couchée dans mon lit malgré son confort discutable. Impossible cependant de retrouver le calme et la sérénité qui m’habitaient quelques secondes auparavant. Le roulis de la mer me berce toujours et l’odeur saline et iodée ambiante est pour moi le parfum du retour. L’île au Serpents est loin derrière nous désormais …  Lorsque je ferme les yeux la symphonie de Nadak-Aeyaa est encore ancrée dans ma mémoire. L’unique partition est restée dans leur temple et n’en sortira sûrement jamais, l’ode à Nagakabouros vivra éternellement à travers lui et les enfants qui l’avaient entendue seront bientôt les gardiens de ce savoir. L’Etwahl émet un léger son et me sort de mes pensées : elle aussi a été perturbée par les évènements récents. Je passe mes doigts sur les cordes qui laissent résonner un magnifique si bémol majeur avec une septième. Elle a besoin d’être écoutée mais cette fois-ci je ne comprends pas ce qu’elle essaie de me communiquer. Entre moi et mon instrument il y a toujours eu une forme de compréhension mutuelle instinctive ; ni lui ni moi n’avions à parler, les informations et les sentiments passaient entre nous comme si nous n’étions qu’une seule et même entité et pourtant, quelques rares fois l’une ou l’autre prenait le dessus et se détachait de ce lien. Je ne l’avais jamais volontairement fait mais lorsque cette liaison était rompue je me sentais comme privée de l’un de mes sens.Cette fois-ci c’était encore différent : ni l’Etwahl ni moi n’avions rompu quoi que ce soit ; nous étions sur deux longueur d’onde différentes et j’avais beau essayer je ne parvenais pas à percevoir ce qu’il y avait entre nous. Étonnée, je me décidai enfin à me lever, me vêtir d’une tenue correcte et je montai sur le pont, mon compagnon sous le bras. Une étendue d’eau à perte de vue, un ciel bleu azur et un peu d’air frais ne pouvaient certainement pas me faire de mal, après tout la nature a toujours été l’une des plus grandes sources d’inspiration artistique.




Malgré la calme qui régnait, je n’arrivais pas à passer outre mon étranges rêve, il collait à ma peau et ne quittait pas mon esprit et, toute la journée j’errai dans un état brumeux, entre ce monde onirique et la réalité. Plusieurs fois je cru même voir certaines étoiles briller en plein jour mais, après m’être frottée les yeux elles disparaissaient systématiquement. A Démacia on aurait sans doute mis cela sur le compte de ma fatigue mais je ne pouvais m’empêcher d’y voir un signe extérieur : si l’Etwahl et le mystérieux homme au masque essayaient tous les deux de m’avertir de quelque chose, que devais-je faire ? J’aurais apprécié qu’Ahri ou Illaoi soient sur ce bateau pour me donner quelques informations mais ni l’une ni l’autre ne pouvaient m’aider. J’étais seule avec pour compagnie des messages mystiques auxquelles je ne comprenais rien. Je laissais trainer mes yeux dans le vide de longues heures durant. Le bateau tanguait légèrement au  gré des vagues, le vent caressait mes cheveux et le soleil tapait sur ma nuque mais je faisais fi de tout cela. Seul comptait le temps qui s’écoulait et qui me rapprochait de la terre ferme ; plus encore, de mon chez moi.




“Ca va pas fort ma petite dame ?”




Je détournai le regard pour observer mon interlocuteur. Je n’avais pas vu le temps passer et le soleil semblait déjà vouloir se coucher. Un marin était venu me voir, il avait amené une chaise sur le pont et s’était installé du mauvais côté. Il avait aussi pris la peine de tendre vers moi une assiette avec une grosse patate, du poisson seché et salé et quelques algues. Rien de bien appétissant en somme mais en le voyant je me rendis compte que j’avais très faim.




“Vous êtes pas obligée mais vous pouvez v’nir manger avec nous si ça vous fait plaisir. C’est pas bon de rester seule avec ses chagrins, faut vous changer les idées…”




D’abord surprise par la proposition, je souris alors. Le plaisir et le réconfort se trouvait parfois dans des choses simples. J’hochai la tête et me levai pour l’accompagner et manger avec les autres marins. Ils faisaient plus ce voyage pour moi que pour les quelques produits exotiques ramenés de l’île aux serpents. A ce genre table, on mangeait avec plaisir le repas frugal, on chantait et l’on riait à gorge déployée. C’était leur façon de vivre heureux. Un peu gênée je m’assis tout de même à côté d’eau et commençai mon repas. Les manières avaient été laissées de côté apparement mais cela ne m'empêcha pas de me tenir comme une Demacienne devait le faire. Très vite cependant ils m’intégrèrent à la discussion et, par quelques mimiques et de petits gestes je participais. Ca faisait du bien de se retrouver un petit peu, loin de la vie de petite noble ou de championne, loin des salles de concerts ou de la Faille, simplement être moi …




La nuit était agitée : les vagues se faisaient de plus en plus grande, le vent soufflait et il tonnait. Le paysage paradisiaque laissait place à un autre, beaucoup plus chaotique. Ciel noir et mer grise à perte de vue, la seule teinte qui brisait ce tableau n’était que celle des éclair qui déchiraient le ciel. Le bateau pourtant solide était malmené par les vagues et nous étions ballottés dans tous les sens. La pluie trempait les courageux qui tentait de manoeuvrer en vain. Tout était arrivé si vite … On m’obligea à rester enfermée dans la cabine; à l’abri des éventuels accidents cependant je ne m’y sentais pas plus en sécurité. Le battement de la pluie sur les planche et le souffle du vent m’isolaient du reste de monde. Coincée dans cette petite pièce je n’avais aucun pouvoir sur ce qui allait venir. J’étais soumise aux éléments …






CRAC



Le noir total






Je prends une grande goulée d’oxygène, mon coeur bat prestissimo, il fait froid et je panique. Je me débat et, quand j’ouvre enfin les yeux, je m’aperçois que l’étreinte humide et glacée que je percevais n’existait que sous la forme d’un chiffon mouillé posé sur mon front. Encore un rêve ? Il y a une bougie posée à côté du lit qui éclaire la minuscule cabine et le visage de l’homme qui veillait sur moi. 




“Vous allez mieux mademoiselle Buvelle ? Si vous ne pouvez pas me faire signe fermer simplement les yeux pendant cinq secondes.”




Je lui hoche la tête, j’arrive toujours à bouger heureusement… L’homme pose alors une paire de lunette sur son nez et me parle lentement. “Nous allons vous apporter un repas. Quand vous vous sentirez mieux vous pourrez quitter votre chambre… Reposez vous c’est le plus important pour l’instant.”




Pas la peine de me le dire deux fois, je m’étais déjà presque rendormie. A mon second réveil je découvris un bol de soupe froide que je bu à grandes goulées avant de sombrer à nouveau dans un sommeil profond. Celui-ci cependant ne semblait pas décidé à devenir reposant. Il y avait toujours quelque chose, une présence, un appel. Ionia … La montagne, l’orphelinat … Tout recommençait toujours. Une étoile qui brillait puis une autre qui s’était éteinte. Puis écrites en lettres d’or “Rejoins moi”.




A mon troisième réveil j’ai enfin pu me lever. Tout était à l’arrêt … Où était le rêve et où était la réalité … Tout s’entremêlait depuis ma rencontre avec l'Être masqué … Et plus encore depuis la Vérité… “Nous avons mis cap sur Ionia comme demandé mademoiselle Buvelle, nous devrions arriver d’ici deux journées si tout se passe bien.”




Apparement j’avais du me réveiller plus que trois fois … ou peut-être qu’une renarde se baladait encore ici … Quoi qu’il en soit, hasard ou non dans deux jours j’aurais ma réponse. Mon Etwahl semblait elle aussi satisfaite d’en finir, elle subissait certainement autant que moi ces perturbations.




En effet, au petit matin du surlendemain nous débarquions sur les côtes ionienne. L’île de mon enfance. L’équipage refusa de me laisser partir seule les premiers jours, sur la terre ferme ma santé se portait déjà mieux : j’avais toujours l’esprit embrumé mais le médecin de bord plaçait ces contrariétés sur le compte d’une lourde fatigue, d’une trop grande nervosité et de la mer. Cela m’avait laissé le temps de traîner un peu les oreilles et de tenter de récupérer de cet éreintant voyage. Je me sentais déjà plus à l’aise désormais, mais comment trouver ce mystérieux messager mystique ?




Merci à ma Soso d'amour

Merci Janna:
 


Merci Ahri/la patronne

Si nous apprenions d'abord à écouter le silence ?
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Dim 19 Nov - 23:38
I'm remember...
La monotonie de ses jours funestes, la douleur d’un être perdu, elle ,e savait pas ce que cela faisait, mais ce qu’elle ressentait certainement était celui d’avoir perdu sa place dans son monde étoilé. Quand elle regardait les étoiles, c’était le cœur lourd de douleur et de tristesse, elle c’était promis de ne pas être touchée par tout cela, mais le fait d’avoir abandonnée ainsi valait toutes les pertes du monde. Elle se rappelait sa naissance, car chaque étoile née dans les constellations et se laisse entouré par les douces lueurs des poussières d’étoiles qui les voient grandir et voir ce qu’ils deviennent une fois grand. Toutes les nuits, son regard se perdait dans cette immensité, elle avait perdu son corps céleste et sa famille, cependant elle sentait toujours un regard veiller sur elle à travers toute ses inconnues. Elles ne les entendaient plus lui parler et sa vie était devenu silencieuse, elle n’entendait que le malheur des autres, leurs tristesses, leurs désarrois, rien de bien joyeux en somme et cela la rendait vide, son existence était-elle qu’un mensonge ? Devait-elle continuait à vivre dans un univers qui ne la désirait sans doute pas ? Depuis quelques temps, c’est-à-dire le rendez-vous avec Karma, la demoiselle faisait le même cauchemar…Elle se retrouvait dans une forêt obscure, sa vision était troublée par la peur et sa respiration ne cessait que de s’accélérer, elle était effrayée et cherchée où allait, personne n’était là, personne ne l’entendait crier, ses sabots abimés par tant de course commençaient à lui faire mal tandis que ses yeux devenaient humides. Elle était traquée dans une immensité qu’elle ne connaissait nullement et tout en tournant sur elle-même, des yeux rouges apparaissaient derrière elle, sanglant et sans pitié tandis qu’un grondement rauque venait se répercuter entre les arbres et parvenant à elle. Les poils de ses bras se hérissèrent tandis que son visage prit une couleur plus pâle que d’ordinaire. Reculant, elle retient un cri avant de se retourner et se remet à courir sans se retourner, criant à l’aide, demandant à ses ancêtres de l’aider mais aucune réponse, la solitude et l’abandon faisait torturer son cœur qui ne demandait qu’à retourner auprès des siens.  Alors elle courait, encore, jusqu’à en perdre son souffle, regardant de temps en temps derrière elle avant de se faire sauter dessus et une gueule béante ouverte au-dessus de son visage, une griffe sur sa gorge et un sourire sadique la fixant, t-elle un morceau de viande. Son regard tomba alors sur le coté, les larmes coulant le long de ses joues et surpris une chevelure bleutée voleter au loin, une mélodie s’en dégageant et avant même qu’elle ne réagissent, plus rien, le néant à part le bruit de chair qu’on déchire…

Se réveillant en sursaut, la jeune femme s’essuyait le front en mettant sa tête dans ses petites mains tremblantes, cela faisait maintenant plusieurs nuits que se rêve la hanter de plus en plus. Elle ressentait la peur et le désarroi mais souvent à son réveil, son cœur lui faisait atrocement mal. Reprenant son souffle en perdant son regard dans le vide, elle se remémora un certain passage de sa vie passée. Quand une étoile fait un tel rêve plusieurs fois, cela veut dire que c’est un avertissement sur ce qui se produira prochainement, mais qui était dont se visage qui apparaissant dans ses songes ? Tout était encore flou pour elle, elle se mit une petite gifle et se redressa doucement pour s’essuyer le visage et mettre les sabots au sol pour finir par se lever, le visage encore endolori par les larmes et la peur. Le soleil venait de se lever sur son petit bosquet, les petits rayons matinaux traversants les feuillages en offrant une lumière douce et tamisée. Depuis sa transformation en humaine, elle passait ses journées à soigner et à se balader dans les forêts et autres paysages pour en apprendre encore plus sur ce monde. Elle avait décidé de rester loin de tout cela, mais de voir comment l’humain évoluait, grandissait et continuait de se battre, la demoiselle ne pouvait pas laisser sa rancœur envers elle-même l’empêcher de réaliser son plus grand rêve, à n’importe quel prix. Ce fut grâce à sa meilleure amie Karma qu’elle pût voir le monde sous un tout nouveau regard, elle ne l’avait nullement jugé pour sa faute, avait chercher à la comprendre et à l’aider, elle l’adorait comme une sœur. Elle avait ensuite rencontré Grudyr qui l’avait écoutée et lui avait promis de la protéger de ce monstre qui la pourchassait, cependant au fond d’elle, Soraka savait pertinemment que personne ne pourrait l’aider, elle était prise au piège dans un jeu du chat et de la souris en grandeur nature. C’est pour cela qu’elle passait ses journées à vivre chaque seconde, chaque minute de sa vie, voir les autres heureux la rendait légèrement heureuse, mais sans pour autant réussir à oublier son passé. Elle finit alors par manger quelques produits de la nature avant de prendre son sceptre, son sac qu’elle accrocha autour de sa taille et enfin s’attacha les cheveux en queue de cheval pour pouvoir sortir chercher des fleurs de l’aube pendant que le soleil n’était pas très haut dans le ciel. Marmonnant une musique qu’elle entendait souvent dans ses rêves avant qu’ils soient remplacés par la poursuite, la demoiselle cherchait avec intérêt la fameuse plante. Elle profiter de ce moment de douceur et de bien être pour regarder autour d’elle et se dire que la vie méritait d’être vécue encore et toujours.

Perdue dans ses pensées et dans cette mélodie dont elle ne connaissait la provenance, la jeune lichèvre se rendit compte qu’elle n’était plus du tout dans la forêt, mais dans un lien qu’elle aurait préférée ne jamais mettre les pieds, aimant la discrétion à la vision de tous.  Tremblante un peu, elle prit une grande inspiration et se mit en marche en mettant sa capuche au préalable, heureusement qu’elle ne sort jamais sans ! Il y avait un bateau au loin et des gens devant, intriguée, la belle s’était avancée dans le but d’y voir de plus prêt mais fut soudainement acculée par une énorme vague de personne qui marchait dans tous les sens. Se balançant de ci de là elle finit par s’en sortir indemne et posa son sceptre sur pied avant de mettre sa main devant ses yeux. Y avait définitivement beaucoup trop de soleil ici, cela lui manquait la forêt. Serrant sa sacoche, elle se remit en route pensivement lorsque soudain, la jeune femme se fit légèrement poussé par un ionien et trébucha à cause de ses sabots, percutant quelqu’un au passage qui tomba avec elle. Se redressant alors, elle se frotta l’arrière de la tête et lorsqu’elle rouvrit les yeux, tombé nez à nez avec une demoiselle aux cheveux bleutés et a la poitrine aussi généreuse que la sienne. Se redressant, elle se releva et tandis sa main à l’inconnue, regardant ailleurs légérement gênée.

-Excusez-moi mademoiselle, j’ai été poussée maladroitement. Vous n’avez rien de casser ?

Elle remarqua alors une légére blessure à la cheville et sans attendre, elle s’accroupit pour venir sortir de son sac quelques pommades qu’elle appliqua dessus et entoura d’un bandage avant de sourire légérement sans grande conviction. Elle l’aida alors à se relever et eut un instant de silence lorsqu’elle crut reconnaitre la chevelure bleutée de ses rêves qui accompagnait la mélodie. Secouant la tête, la belle remit la moumoute de son pied en place et se redresse ldoucement avant de regardait l’océan.

-Vous venez de l’autre coté ? J’espère que votre séjour se passera sans encombre mademoiselle.

Une aura de douceur et de brillance tournée autour de Soraka à cause de la lumière solaire qui l’éblouissait. Elle remit alors sa capuche pour cacher sa corne et se remit alors en route après l’avoir saluée comme il se doit. Cette jeune femme lui disait quelques choses, mais impossible de savoir quoi.




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Sona Buvelle
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Dim 26 Nov - 15:55

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Enfants des Etoiles
Nous avions fait escale au plus vite, dans un petit port de pêche plus que de commerce ou de voyage. Le service hôtelier laissait cruellement à désirer, autant utilisé par les marins saouls et leur concubine d’un soir que par les insectes. L’équipage avait quand même trouvé un établissement mieux entretenu pour ma personne : la chambre de l’auberge où nous campions était à peine meilleure que la cabine du voyage : un lit étroit et dur comme une pierre avec un miroir fissuré en guise de décoration unique sur la seule armoire de la pièce. Nous avions fait escale le plus vite possible et ne nous étions pas approché d’un endroit plus hospitalier. Les murs étaient vétustes, le sol poussiéreux et fenêtres sales. Et pourtant, je ne pouvais m’empêcher de voir cela avec mes yeux d’enfants, à l’époque cela était mon quotidien … Si ce n’est qu’en plus, il m’était demandé de supporter sans cesse les quolibets des autres enfants, de nettoyer le linge pour alléger la charge des gouvernantes et de subir leur colères aussi soudaines que violentes envers moi. Alors quand je m’étais couchée la première nuit sur ce lit, loin de mon confort superflu, je décidai d’en profiter comme si j’étais dans la chambre dont j’avais toujours rêvée … Seule, avec un lit et sans pleurer … Rien de plus...



Même si la fièvre était tombée et que je récupérais des forces, une gêne persistait dans ma tête, comme un bourdon grave et ininterrompu. Par moment un douleur lancinante se faisait ressentir : elle partait des tempes et ma lançait jusqu’au bas du front. Selon l’équipage, c’était bien plus que le mal de mer. Dans le port où nous séjournions on m’avait nourrie avec des fruits et des légumes frais en craignant le scorbut mais c’était encore différent. Même les pouvoirs cachés de l’Etwahl ne me soulageait pas, adoucissant pour un moment éphémère les symptômes que je ressentais. Heureusement, je ne devais pas garder le lit et j’arrivais à me nourrir seule mais, plus que la douleur en elle même, c’était le mental qui commençait à prendre un coup. J’avais besoin d’air et de me changer les idées. La permission de m’éloigner seule quelques temps me fut accordée tant que je revenais avant le coucher du soleil, si tel n’était pas le cas, je serais consignée par le médecin dans une chambre fermée à double-tour le temps de guérir et de trouver la source de ce mal…

Je sorti alors hors de la bourgade pour aller vers la mer. Les maisons de charmes étaient posées ça et là, en hauteur pour éviter les inondations à marée haute mais assez proches que pour voir la mer s’étendre au loin. Je m’en approchais et pris la matinée à marcher au bord de l’eau, humant l’air iodé de la plage et me laissant enivrer par l’odeur saline qui s’y était incrustée. Quelques voiliers passaient sur le roulis régulier des vagues et les pêcheurs attendaient patiemment l’arrivée des poissons dans leurs filets. L’heure tournait, toujours aussi régulière et quand le soleil atteint son zénith, il faisait un peu trop chaud pour rester en plein soleil. Je n’allais pas risquer l’insolation en plus du reste … Je remontai au village et passai devant le marché. On y vendait non seulement les prises fraîchement vidées mais aussi des épices, de l’huile et des fruits. En plus de la nourriture on pouvait trouver des objets manufacturés et quelques matières premières, tout le nécessaire au développement d’un patelin modeste en somme. Je me laissais guider entre les étals jusqu'à tomber sur celui d’une dame de bonne corpulence. Elle faisait griller du poisson et le farcissait d’algues, certainement le plat ionien qui me manquait le plus. Je lui pointai la marchandise du doigt et la payait plus que ce qu’elle en demandait. Cela revenait toujours moins cher que la gastronomie démacienne …

Il me restait encore quelques longues heures devant moi pour profiter de ma liberté mais le village ne présentait pas tant de choses bien intéressantes en dehors de la vie portuaire et avec la chaleur, l’odeur du poisson frais empestait dans les rues du marché. Je ne fréquentais pas non plus les tavernes, encore moins seule et encore moins les maisons de joie. Je préférai m’éloigner des maisons quelques instants pour retrouver la sérénité d’autant que mes maux de tête s’étaient insidieusement fait une place au cours de la journée. En direction de l’est il y avait une forêt à l’intérieur de laquelle je trouverais la fraîcheur et le calme dont j’avais besoin. Je traversais donc les diverses rues pour sortir du bourg mais, à la croisée d’un chemin je me fis renverser par une personne encapuchonnée. Celle-ci m’était tombée dessus, apparemment poussée par un troisième individu. Ce dernier était parti sans un mot ni un geste pour nous aider à nous relever. La chute n’avait pas été douloureuse en elle même mais un objet dur avait percuté mon pied qui s’était alors tordue tandis que le reste de mon corps tombait lourdement. Mais sans s’être cassée ma cheville restait douloureuse, il s'agissait sûrement d’une entorse. Rien de dramatique mais cela n’arrangeait rien à ma situation déjà désagréable.

“-Excusez-moi mademoiselle, j’ai été poussée maladroitement. Vous n’avez rien de cassé ?”


La voix me parut familière … Impossible de savoir où j’avais entendu cette prosodie ni ce timbre mais je l’avais déjà entendu c’était certain. Je regardais la demoiselle qui avait parlé ; était-ce la fièvre qui me donnait l’impression que ses jambes couvertes d’une fourrure blanche se finissaient par des sabots et qu’elle avait une corne sur le front ? Peut-être une tribu de vastayas ... Toujours est-il que si j’avais pu lui répondre je lui aurait parlé de ma cheville mais là, je ne pu que poser ma main dessus pour voir si elle avait gonflé ou non. Elle l’avait remarqué et sorti de son sac quelques onguents à appliquer sur la blessure ainsi qu’un bandage. Voilà qui était généreux de sa part … Les pommades étaient froides et très vite, la sensation brûlante à cet endroit disparut. L’étrange silhouette m’aida ensuite à me relever et me fixa subrepticement, mes cheveux semblaient la perturber. De mon côté c’était la corne au milieu du front qui me choquait le plus. On aurait dit l’un de ses animaux de légendes auxquels on prêtait des vertus de guérison magique surprenante… Surtout après avoir vu les soins qu’elles m’avait procuré, n’y avait-il pas un certain mysticisme là-dedans ?

“-Vous venez de l’autre côté ? J’espère que votre séjour se passera sans encombre mademoiselle. “

Toujours ce timbre si particulier … La voix était légèrement rauque, avec beaucoup de souffle et posée. Emplie d’une chaleur mais il y avait autre chose qui lui était inqualifiable … Un détail qui la rendait particulière, inimitable, belle et harmonieuse Mais il m’était impossible de me souvenir à quoi je l’avais associé auparavant. Peut-être la League …
Sa question me faisait sourire, je venais en effet de la mer mais c’était pour moi un retour et non une découverte. J’étais sur mon île présumée natale, à tout le moins celle où j’avais vécu les premiers souvenirs dont je pouvais me rappeler.

Alors qu’elle regardait la mer, le regard perdu vers l’horizon, je vis apparaître autour d’elle une lumière nouvelle, qui l’auréolait. Elle dégageait une chaleur à la fois rassurante et familière. Je plissai les yeux, comme si je pouvais percevoir quelque chose de particulier. Si c’était un signe ? Et si cette personne devait me mener vers ce que m'indiquaient mes rêves … A bien y réfléchir d’ailleurs, cette voix onirique était peut-être la sienne. Mais ne m’aurait-elle pas reconnue et abordée autrement si tel était le cas ?

Elle avait remis son capuchon et s’en allait … Je jetai un dernier coup d’oeil vers la mer puis vers la forêt. Devais-je repartir et faire comme si de rien était sans un remerciement pour ma cheville. J’étais malheureusement incapable de lui dire merci simplement mais un petit geste me paraissait le minimum. Je me pressais sur le petit sentier et lui pris le poignet sans forcer pour lui adresser un sourire et un hochement de tête en remerciement. Je lui fis un signe de la main et lui montrai mon nom, écrit sur un papier et décidai marcher à ses côtés, peut-être que de passer un peu de temps avec elle m'apporterait des réponses. Si je sentais que je la dérangeais alors je m’en séparerais mais pour l’instant, sa compagnie m’intriguait, d’autant que par delà la forêt s’élevait un pic rocheux ...



Merci à ma Soso d'amour

Merci Janna:
 


Merci Ahri/la patronne

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