Cadence martiale, ou comment voler jusqu'aux titres des RPs aux demaciens [Pv. Darius]

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Dim 23 Juil 2017 - 15:34
Les appartements du Grand Général abritaient bien des choses anciennes et secrètes. Les doigts fins de leur résident parcouraient actuellement la reliure d’un grimoire qu’il venait de dénicher, caché sous un monceau de parchemins, derrière une étagère amovible. L’ancien locataire ne lui avait en rien facilité la tâche. Il se méfiait de tout et de tous, et chaque bibelot, chaque livre, chaque coffret avait été dissimulé avec le plus grand soin. Puis protégé par des enchantements. Enchantements qui avaient à leur tour hérité de protections. Il lui faudrait encore bien longtemps avant de pouvoir s’approprier tous les trésors de ce lieu. Mais en attendant, il avait trouvé de quoi s’occuper, et il se plongea dans une lecture silencieuse et méthodique de «Ot Mortim vuencit».

Une heure s’écoula dans le plus grand calme. Tandis que Swain méditait sur un passage particulièrement ardu, un battement d’aile le rappela à ses devoirs. Il referma délicatement le lourd volume avant de le glisser dans l’un des immenses tiroirs de son bureau d’ébène. Sitôt la place libre, Béatrice atterrit avec grâce sur cette piste improvisée. Ses yeux rouges fixaient son maître sans ciller. Swain lui rendit son regard et ils restèrent là une poignée de secondes, sans bouger.

"Bien, si c’est effectivement le cas, nous pouvons intervenir directement."


L’oiselle émit un claquement de bec approbateur, avant de bondir agilement pour se lover sur l’épaule de Jericho. Ce dernier se leva tout en jetant un œil à la pile de rapports qu’il avait épluché ce matin. Avec celui de Béatrice, il ne lui en manquait plus qu’un pour être parfaitement au courant de la situation. Dans moins d’une minute, celui qu’il avait convoqué passerait la porte de son bureau. Dans moins d’une minute, il serait l’homme le mieux informé de tout Noxus, devançant d’une courte tête les espions qui surveillaient les lieux. Cette perspective l’emplit d’un sentiment indéfinissable. Comme si son corps souhaitait exprimer de la satisfaction. Il réprima tout en bloc, avant que cet ersatz de joie ait eu le temps de faire frémir ses lèvres. Pas même l’ombre d’un sourire. Il lui fallait à présent se préparer pour l’arrivée de son invité.

Il fit le tour du bureau, sa canne à la main. Une pointe saillait à l’extrémité de celle-ci, qu’il enfonça dans un orifice camouflé sur l’un des pieds gravés du meuble. Un quart de tour à gauche, et un déclic se fit entendre. Le mécanisme ainsi activé fit pivoter les lourdes étagères derrière lui. Flacons, amulettes et grimoires laissèrent la place à des gravures de batailles, quelques livres assommants sur l’art de la Guerre et deux lames entrecroisées. La canne revint se poser sur le sol, dans un cliquetis froid d’acier rencontrant la pierre. Il avait mis de longs mois à trouver celle-ci, mais il était plutôt fier de la manière dont il l’avait adapté à ses besoins. D’un pas mesuré, le Grand Général s’avança ensuite vers une petite écritoire qui croulait sous les bouteilles de cristal.

Il aurait été malpoli d’accueillir son subordonné sans lui offrir à boire. Il savait déjà que ce dernier refuserait, mais cela ne le dispensait pas d’observer l’étiquette en de pareilles occasions. Surtout que lui-même avait besoin d’un remontant. Il tira deux verres du meuble, et ajouta dans l’un quelques gouttes d’un liquide rouge sang. Il y mêla deux doigts d’un liquide épais et sirupeux, avant de mélanger le tout à l’aide d’une baguette en verre. Le résultat ressemblait à quelque liqueur d’un fruit exotique. Il versa encore dans la préparation quelques gouttes d’alcool pur, afin de tromper le nez de son visiteur s’il venait à trop s’approcher du verre. Il limita cependant l’apport, car l’ivresse du pouvoir était la seule dont il avait besoin. Il rangea soigneusement les drogues et les potions dans le compartiment prévu à cet effet, ne laissant accessibles que les vins et les spiritueux.

Béatrice croassa, ses ailes s’agitant nerveusement. Elle alla se percher sur une poutre, là-haut, dans la pénombre. Il semblait bien que ce cher général soit déjà là. Ponctuel, comme à son habitude. Swain tira un fauteuil vers lui, et le raclement des pieds sur les dalles de pierre se répercuta dans toute la pièce. Il s’assit lentement, ajustant sa position et l’étoffe qui lui cachait le bas du visage. Tout était prêt.

"Entrez."
Fit-il, alors même qu’aucun coup n’avait été frappé.
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Mer 2 Aoû 2017 - 17:03
Les récents événements occupaient l'esprit du général qui regardait sans vraiment prêter attention aux hommes qui patrouillait dans le coin. La ligue semblait bien bouger et cela ne lui plaisait guère. Elle semblait avoir une idée en tête mais le général avait trop peu d'information pour comprendre quoi. Cela avait le don de lui déplaire que la situation le dépasse surtout quand ce qui le dépasse peut menacer Noxus.

Une personne frappa à la porte tirant le général de ses pensées. Tout en tournant de manière molasse la tête il invita la personne à entrer. Il s'agissait d'un soldat qui salua le général. "Je viens vous informer que le grand général Swain vous demandez dans ses quartiers dans les plus bref délais." Darius leva un sourcille se disant que Swain voulait surement avoir l'avis de Darius ou lui donner un ordre de mission. Dans tous les cas le général n'était pas contre. Tournez en rond n'étant vraiment pas une activité qu'il aimait pratiquer. Il jeta le reste de son verre au feu et le posa sur le rebord qui trônait au-dessus de ce dernier. "Bien. Inutile de l'informer que je me rends sur-le-champ. à l'heure qu'il est, le général doit déjà être au courant." "Bien mon général." Darius passa à côté du soldat lui posant la main sur l'épaule pour lui dire qu'il pouvait quitter les lieux, ce qu'il fit immédiatement.

Une fois préparer le général regarda sa hache et toucha à deux doigts le manche de son arme s'imaginant déjà sur les champs de bataille à combattre. Darius eut une brève pensée pour son frère se demandant ce qu'il pouvait bien faire sur le moment.

Une fois le trajet fait Darius regarda la porte et avança sa main vers le bois de la porte avant d'être stopper par la voix du général qui l'invita à entrer. Darius entrant le visage neutre regardant Swain qui avait tout méticuleusement mit en place. Sa pose, la place des objets, la lumière, tous étaient faits pour donner une ambiance à la pièce que le grand général avait du bien préparer. En soit rien qui ne surprenne Darius qui c'était habitué à ce genre de préparation de la part de son supérieur.

"Grand général." Darius le salua comme il se devait gardant son visage neutre et inexpressive tout en gardant une distance avec Swain attendant qu'il l'invite à se rapprocher.
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Jeu 3 Aoû 2017 - 19:32
L’imposante carrure du général se découpait dans l’embrasure de la porte. La mâchoire carrée, le regard droit. Un exemple de fierté noxienne, véritable parangon humain de force et de discipline. Il salua comme il était d’usage de le faire. Conserva une distance respectueuse avec son interlocuteur comme un subordonné se devait de le faire. Usage, devoir, respect des règles. Son attitude de parfait petit soldat parvenait presque à amuser Swain. Presque. Ce dernier se contenta d’hocher la tête, signifiant d’un geste de la main que Darius pouvait s’approcher.

"Général."


La main osseuse de Swain se tendit vers l’écritoire, à sa droite.

"Il y a là de quoi vous désaltérer. Je crois néanmoins savoir que ce ne sera pas nécessaire. Je vous proposerais bien de vous asseoir, mais vous préférez rester debout."

Le ton était aussi neutre que l’expression qu’arborait le colosse. Swain avait un don très poussé pour dépouiller sa voix de toute trace d’émotion. Une machine zaunienne aurait su se montrer plus chaleureuse. Ces salutations ne servaient en réalité qu’à amener le véritable sujet de conversation.

"Je vous convoque aujourd’hui pour deux raisons. Notre immobilisme feint arrive à son terme, nous avons toutes les cartes en mains. J’ai simplement besoin d’un éclairage plus poussé sur les derniers évènements qui agitent cet institut qui entend nous gouverner."


Béatrice voleta d’une poutre à l’autre, dans un bruissement de plumes à peine audible.

"Un éclairage que je vous crois apte à me fournir général. Vous êtes le champion noxien qui a été le plus fréquemment invoqué dernièrement."

Le regard de Swain se fit scrutateur. La main qui tenait le verre se porta à hauteur de son visage, avant de disparaitre sous l’étoffe qui le masquait partiellement. Il prit une gorgée précautionneuse, laissant le liquide épais déployer toutes les notes de son goût exécrable. La mixture mettrait quelques minutes à agir. Ces drogues lui permettraient de tenir encore quelques jours sans dormir et sans se sustenter. Chaque seconde dédiée au repos était un terrible gâchis, et il n’avait pas encore l’expérience de Darkwill dans l’art délicat de voler du temps aux autres. Qui aurait cru que de tels rituels pouvaient laisser un homme aussi exsangue ? Dans la charpente, Béatrice continuait à s’agiter, descendant d’un niveau pour s’agripper au support de la poutre. Un corbeau sur un corbeau.

"Une fois votre rapport fait, nous déterminerons ensemble la teneur de votre prochaine mission. Ce sera notre premier point. Le second est un peu plus personnel."

Le dirigeant noxien bascula légèrement la tête et porta deux doigts à sa tempe, dans une position d’écoute. Ce que Darius choisirait de porter à son attention allait définir ce qu’il ferait dans les prochains mois. Il était toujours bon d’utiliser les périodes où les pions n’étaient pas nécessaires pour entretenir l’illusion d’un libre arbitre. En définitive, il n’avait besoin que de l’image du général à la hache. Son charisme et ce qu’il représentait. Sa force et ses rêves de gloire nationale, il pouvait bien en faire ce qu’il voulait. Jusqu’à ce que Jericho trouve une nouvelle utilité à cet outil pour le moins… affûté.
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Sam 9 Sep 2017 - 16:17
Comme prévus l’accueil était bien préparer et les habitudes du général bien connut par son supérieur. Quand aux raison elles étaient simple et claire et tout aussi logique que tout ce qui arrivent avec un ton froid et méthodique dans le choix des mots pour ne pas laisser de doute. Mais le plissement des yeux du général montra sa perplexité devant la demande du tacticien.

"Je pense que je peux vous trouvez ces informations bien que des informateurs auraient pu trouver cela. Je mis mettrais sur le champ. Vous avez besoin d'autre chose?"

Le général ne s'attendait pas à avoir une réponse et fut bien surpris de voir son supérieur hiérarchique lui répondre sur le même ton comme si ça question était déjà attendu.

"Il vous serait possible de prendre contact avec votre frère. Ses talents nous seraient des plus utiles. Je pense qu'il serait plus facile pour vous de le convaincre de nous aider."

"Bien je verrais en sorte qu'il vienne dans les plus bref délais. Autre chose?"

"Non. Vous pouvez prendre congé. Si je trouve une autre requête je ferais appel à vous."

Darius parti comme il était venu dans un calme et en bonne et due forme. Plusieurs jours passait avant que Darius revint avec des documents en main. Draven le suivant derrière.

"Voici ce que vous m'avez demander. Il semblerait que la ligue est invoquer des champions pour stopper Syndra. Des informateurs la relies au vole du nexus. Si vous me le permettez je vais vous laisser. J'ai à faire."


Darius se retira laissant Draven seul avec Swain. Darius avait au préalable informer Draven que le général Swain souhaitait le voir. Darius se demandait tout de même ce que pouvait vouloir Swain à Draven.
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Dim 10 Sep 2017 - 15:41
La hache me revient avec grâce. La lame entaché de sang se reclapant sur l’autre, je la passe dans le morceau de cuir qui tient sa sœur, avec facilité. Et hop, une autre exécution digne de Draaaven. Au menu pour les spectateurs aujourd’hui, toujours plus de Moi, un mort de plus à ma liste, plus de sang, et toujours plus de Draven. Aujourd’hui encore, le prisonnier ne put fuir ma splendide hache. Aujourd’hui encore je brille de mille feux. Aujourd’hui encore, le nom de Draven parcourt telle une fanfare l’arène, mon arène. Le public en demande plus, je les comprends tellement. Mais ils devront attendre la semaine prochaine.
« Cher public ! C’est fini pour aujourd’hui ! Mais Draven reviens avec plus de Draaaaaaaaaaven ! »

Et le public m’acclame encore plus. C’est incroyable qu’avec un seul battement, le public s’embrase. J’adore vraiment. Je suis trop génial, ça causera ma perte uh uh… Les bras en l’air, claquant des mains, je me dirige vers ma loge sous les pulsions de l’arène. Le soleil se couchant, l’astre indique la sortie du Grand Exécuteur que je suis, comme pour essayer de m’illuminer le plus longtemps possible. Même lui me sert. Ouais je sais, je suis Draven, c’est pour ça. Entrant dans le sombre couloir, mes yeux doivent s’adapter à la différence de luminosité. C’est de courte de durée, et au bout de 5 secondes, ma vision pure entrevoit la silhouette d’un homme plus grands que moi, habillé d’une solide armure qui indique l’identité de ce fan. Me rapprochant un peu, son visage carré est fixé sur mon divin visage. Un autre ne pourrait pas être près de la porte de ma loge, mais il a toute même le privilège d’être mon frère. D’un salut militaire –pour le taquiner- je le salut dignement.
« Yo frangin ! Tu veux un autographe ? » Lui dis-je, bien que le connaissant, il ignorera ma question.
« Ça fait un bail, Draven. » répondit-il, d’une voix grave et charismatique (pour ses soldats).
C’est vrai que ça fait un bail. Depuis la disparition du Nexus je crois. Il était trop occupé à répondre comme un toutou au Grand Général. Posé sur ma porte, il a dû m’attendre. Combien de temps ? Je ne sais pas. Mais je pense savoir pourquoi il prend la peine de voir son petit frère. Sans un mot, il se pousse un peu et me laisse ouvrir la porte en vieux bois. Elle donne lieu à une petite salle sombre, décorée d’une table ronde cirée où sont posés des ustensiles pour nettoyer mes haches, un mannequin moustachu pour poser mon attirail. Sur un mur, une ouverture permettant d’aérer et éclairer cette salle étroite et parfois étouffante les jours d’été. Sur les trois autres murs, on peut voir des flambeaux que j’allume à l’aide d’un briquet et d’un outil en métal ? Par contact et frottement, des étincelles apparaissent et embrasent la torche préalablement huilé. Après ça, je me dirige vers le petit placard, qui regorge de liqueur d’alcool de qualité. L’alcool détruit le corps parait-il, mais le mien est majestueusement solide. Alors je peux me permettre d’en boire. Aussi muette qu’une carpe, Darius est resté au centre de la pièce, attendant que je finisse mon petit rituel « d’après éloge ». J’aurai bien proposé de boire un verre, mais je sais qu’il dirait non : « Je suis en service… blalabla », pas fun qu’il est. Après avoir bu le verre à moitié remplie, je me nettoie la bouche avec mon bras droit. « Plutôt bon comme boisson » dis-je à voix haute, afin attiser l’envie de mon bro posté toujours en face de moi.
« Bon, que veux-tu au grand Draven, frangin ? Toi qui es siiii occupé. » Sortait-je avec une pincée de sarcasme.

Après un soupir, il reprit :
« Le Grand Général veut s’entretenir avec toi, Draven. »

J’ai envie de rire, tellement que c’est tragique. La personne que mon bro suit de près veut me voir, moi. C’est de sa faute si on n’est plus ensemble comme avant Darius et moi. Par respect, je retiens mon rire, mais un sourire se forme sur mon visage.
« Et que me veut ce Graaaaaand Chef ? » demandais-je ironiquement

Darius ne semblait pas être touché par mes propos, mais sa voix étant un peu plus lourde, je me doute bien qu’il a envie de m’en foutre une.
« Il veut que tu sois une force pour Noxus. »

Là, je ne peux m’empêcher de m’esclaffer. Frappant sur la table proche de moi, mes rires aussi caractéristique de mon être résonne dans un écho dans l’ensemble de la pièce. Après Darius qui me suppliait presque de retourner dans l’armée, voilà que les Hauts Dignitaires s’y mettent aussi. Ils comprennent seulement maintenant mes talents, c’est pathétique que leurs cerveaux ne s’en aperçoivent que maintenant. Darius ne réagissant pas, je m’arrête en nettoyant une larme de rire.
« Tu sais très bien ma réponse. »

« Je m’en doute, mais va au moins le rencontrer. Cela ne peut n’être que bénéfique, au moins »

« Pourquoi faire ? C’est un mec ennuyeux qui se drogue pour rester éveillé. » Dis-je en essayant de l’imiter « Bonjour je suis Swain et je dirige Noxus en buvant des potions »

Je remarque que Darius crispe ses mains, de colère car je manque de respect à son chef. Je m’en moque en réalité, mais une droite de Darius marquera mon doux visage. Et si j’allais le voir ? Ça ne me coute rien et je n’ai rien à faire avant la semaine prochaine. Mais cet être est trop sombre pour quelqu’un de si lumineux que moi. Et s’il savait que j’étais pour la League Of Draven ? Je serais l’exécuteur exécuté et ça, ce ne sera pas vraiment cool pour mon image. Pas une mort digne de moi. Mais il n’y a aucun moyen qui le sache. Donc je ne crains rien. Je ne crains personne de toute façon, je suis noxien. Je fonce dans le tas, avec classe, si l’ennemi se présente. Et là, mon ennemi est Swain. Je me dirige vers ma glace, où d’un coup de peigne, ma coiffure resplendit de plus belle, et je me retourne vers Darius.
« OK Bro, je marche. Emmène-moi donc à ton chef. »



Ah la, cela fait un moment que je ne suis pas retourné dans ce vieux palais poussiéreux. C’est sombre, mais cela correspond bien au locataire de ses lieux de toute manière. Après avoir monté plusieurs escaliers de pierre, nous nous retrouvons devant une porte, plus grande que les autres et décorée d’ornements du style noxien, où on pouvait sentir de dehors l’oppressante et grotesque aura du Grand Général, rien comparé à moi bien sûr. Darius ouvre la porte d’une poigne de fer, donnant place à une salle horriblement décorée. Des grimoires et de potions trainent un peu partout, mais mon œil expert me dit que c’est pour une bonne raison qu’elles sont triés ainsi. Il y a au centre de la pièce un vieux bureau, où trône un corbeau humain devant un tas de papier immenses. Sa face ne laisse aucun doute, c’est bien Swain. Mon frère pose sur son bureau des papiers puis prit la parole après avoir salué militairement Swain :
« Voici ce que vous m'avez demandé. Il semblerait que la ligue est invoquée des champions pour stopper Syndra. Des informateurs la relient au vol du nexus. Si vous me le permettez je vais vous laisser. J'ai à faire. »

Il a l’air bien pressé celui-là. A peine arrivé qu’il repart déjà, me laissant seul devant l’individu placé devant moi. D’un regard sombre, il me fixe étrangement, comme s’il veut scruter mon esprit. Il ne peut rien faire, je suis trop supérieur à lui. Voyant une chaise devant ce qu’il lui sert de bureau, je m’installe en me mettant à l’aise dessus, attendant ce qu’il veut me dire :
« Alors alors, que me veux-tu, Grand Général ? »
appuis-je, en m’efforçant sur le Grand, sarcastiquement bien sûr.
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Ven 15 Sep 2017 - 1:07
La seconde entrevue avec son général s’avéra être des plus brèves. Salutations, remise des rapports, explications sommaires, prise de congé. Darius était assurément une pièce prévisible. Inflexible, entièrement définissable, chaque action jusqu’aux plus basiques dictée par son code de conduite. Une fois ses valeurs connues, prédire le comportement de la Main de Noxus ne requérait que de la logique pure. Ce dont Swain n’était pas exactement dépourvu. Les dernières nouvelles étaient bonnes. Tout le monde courait après ce bout de cristal. Le tout puissant Institut, incapable d’enrayer les rumeurs avait vu les murmures enfler et se répandre, comme une traînée de poudre. Oh, ils finiraient par retrouver le nexus, il n’en doutait pas. Mais le mal était déjà fait, et le lustre de cette organisation encore intouchable il y a quelques temps s’amenuisait un peu plus.

Le regard du maître tacticien quitta les rapports pour se porter sur son second invité. Draven. Des parents assurément très originaux, capable de comprendre l’importance des noms. Un conquérant et un chasseur. Liés par et dans le sang. Une bien belle histoire, qui n’intéressait guère le Grand Général. Il regarda l’homme à l’impeccable moustache s’asseoir avec une décontraction feinte. Tout dans sa posture trahissait une assurance démesurée, alors pourquoi feinte ? Parce que chaque geste était calculé, comme pour une représentation. Jéricho savait reconnaitre ceux qui dédiaient leur vie au mensonge. Les comédiens comme les politiciens. Cet homme-là faisait semblant, non pas pour tromper, mais pour séduire, pour fasciner. Il fallait lui reconnaitre une certaine prestance.

"Alors alors, que me veux-tu, Grand Général ?"


La question avait le mérite d’être claire. Comme son frère, Draven ne semblait s’épanouir que dans une seule activité et il était apparent que chaque minute passée loin de son public était du temps perdu. C’était donc lui-même, Swain, qui faisait perdre du temps à l’illustre Draven. Une lueur passa dans le regard rougeoyant du dirigeant, amusée, mais fugace. Le pommeau de sa cane vint tinter sur le bord du bureau, tandis qu’il s’en défaisait pour s’asseoir à son tour. De longs doigts griffus vinrent se croiser sous son menton, tandis que quelque part dans les combles, un piaillement retentissait.

"Draven."
Il avait insisté légèrement sur le "a", juste assez pour que cela se remarque, juste assez peu pour que cela puisse être considéré comme vexant.
"Je n’emploierai pas votre rang, il me semble avoir compris que vous conceviez assez peu de respect pour ce genre de flagorneries militaires."

Comment diable deux frères pouvaient-ils se révéler aussi différents ? Si Darius était prévisible, l’exécuteur prouvait être tout l’inverse. Du moins en apparence. Sous le faste et l’orgueil résidaient sûrement des motivations faciles à comprendre. Ne restait qu’à faire une offre adaptée à ce genre de profil.

"Que penser de vous, Draven ? Vous êtes quelqu’un d’unique, dans une nation où de trop nombreuses personnes se contentent d’être ce qu’on attend d’elles. J’aime à penser que diriger un empire s’apparente un peu à votre activité principale. Comme vous, je dois satisfaire un public. L’opinion publique, en fait. Comme vous, des gens comptent sur moi pour faire ce qui est bon pour eux."


Béatrice descendit en tournoyant d’une poutre, avant de brusquement piquer vers le bureau. Ses ailes s’ouvrirent in extremis, et elle se posa délicatement, puis en quelques bonds agiles, elle rejoignit le fauteuil pour se placer sur l’accoudoir. Quatre paires d’yeux fixaient maintenant Draven.

"Mais là où vous ne décevez jamais vos admirateurs, là où vous êtes capable par votre simple présence de donner au peuple ce qu’il attend, moi je suis contraint comme tout dirigeant de faire des sacrifices. Et c’est ce genre d’attitude qui pousse notre glorieuse nation sur le chemin de la ruine."


La voix du général était moins posée, il s’enflammait presque. Comédiens et politiciens.

"Ce que j’attends de vous, Draven, c’est de rester tel que vous êtes. Un exemple que les noxiens, aujourd’hui, ne célèbrent pas encore comme il se devrait. Je veux vous donner plus de liberté, plus d’occasion de briller et de montrer au monde qu’un homme peut bâtir sa légende seul."


Le ton était franc, le regard un peu moins, mais la monologue se poursuivait encore, toujours plus élogieux et enthousiaste. Du moins, aussi enthousiaste que pouvait l’être quelqu’un comme Swain.

"Que diriez-vous de lancer un nouveau type de jeu ? Les exécutions sont certes divertissantes, mais les prisonniers restent désarmés. Je vous parle là d’un renouveau dans l’arène, avec enfin de vrais combats, qui sauront ravir les yeux de nos concitoyens. Draven, un combattant aussi talentueux que vous ne saurait se satisfaire d’abattre toujours ses adversaires dans le dos, si ? N’êtes-vous pas assez bon pour affronter de véritables challengers, venus se mesurer à vous, dans un combat équilibré ? Nous discuterons des détails et de vos propres revendications en temps utiles. Tout ce que je demande, en échange de l’organisation de cette Ligue de Draven, c’est une apparition à mes côtés lors du défilé militaire qui aura bientôt lieu."

Une fois de plus, ce que Swain proposait s’avérait doublement avantageux pour lui-même. Il se doutait bien que ce genre d’histrion refuserait de parader pour son compte, afin de gagner l’approbation populaire. Mais s’il lui faisait miroiter plus de gloire et de défis, il pourrait obtenir son accord et lui vendre cette histoire de League of Draven. Et peut-être même le pousser à croire que c’était sa propre idée depuis le début. En réalité, ce changement radical et ce retour aux sources des jeux de l’arène ne pouvait se faire sans passer par l’actuel "maitre" des lieux, et le corbeau le savait pertinemment.
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