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Le temps d'une tierce (ft. Zilean)

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Sona Buvelle
Les mots sont des notes de musiques
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Ven 9 Juin 2017 - 1:15
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ft. Zilean

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ft. Sona

「 Le temps d'une tierce 」
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Noir


Deux lumières se pointent alors sur moi et m’aveugle. Petit à petit ma vue s’y habitue, j’entends des paroles et j’ai l’impression qu’elles viennent de si loin alors qu’elles ne sont prononcées que par la personne qui occupe l’avant scène. Sous mes pieds je sens le plancher et je vois devant moi une salle de fête remplie par le public. Je ne saurais vraiment les distinguer, il y a simplement une masse d’auditeur devant moi. Il emplissent cette salle à l’acoustique déjà perturbée. Les murmures s’étouffent, l'annonciateur a rejoint les coulisse et j’avance pour être plus près de ces gens. Mes yeux se ferment naturellement quelques secondes … Atterrir ici et maintenant ... occuper l’espace, respirer avec la musique et la laisser envahir l'entièreté de la salle. Je l’ai déjà fait des dizaines et des dizaines de fois. Mon Etwahl aussi partage cet évènement avec moi et je sens son coffre libéré, prêt à prêter ses cordes au pincement de mes doigts et à soumettre son souffle aux mouvements aériens de la musique.

La première corde vibre alors, c’est la note plus importante, celle qui attire le public, capte son attention et le fait vibrer, celle qui le plaque sur son siège et l’empêche de sortir de cette bulle harmonique qui l’entoure. Et le son s’en va : il quitte la caisse de résonance, saute, se cogne contre les murs et se jettent dans les oreilles de chaque personne présente. Il est vite suivit d’un second, puis encore un autre et tous ensemble résonnent simultanément, la musique prend vie et danse pour eux au même rythme que la valse de mes mains sur mon instrument. Les accords s'enchaînent, tournent et virevoltent, ils sont les partenaires de la mélodie et partagent une danse sensuelle et et gracieuse. Puis, comme le papillon qui voit le nouveau jour arriver, elle se laissa tomber pour sombrer dans la mort. Après avoir montré ses couleurs chatoyantes le petit être volant est tombé, ne laissant plus dans la tête de ceux qui l’ont observé que des souvenirs et des émotions. La musique s’est éteinte et, un silence suivi. J’avais pris l’habitude d’écrire une mesure de silence à la fin de mes partitions puisqu’elle accompagnait toujours la fin de chaque morceau.

La salle était silencieuse … Comme toujours il faut attendre qu’un premier spectateur ose frapper une fois timidement dans les mains pour que le reste de la salle suive le mouvement et ce, de façon très distinguée, sans aucune excentricité superflue. Chacun se contentait de frapper à son rythme un staccato plus ou moins bruyant dans un cacophonie rythmique retenue et, le silence se fit à nouveau pour accueillir un second morceau ; l’ouverture avait été très classique et il était désormais temps de leur montrer pourquoi les concerts de Mademoiselle Buvelle et sa célèbre Etwahl étaient si réputés.

Imaginer la puissance sonore et émotionnelle d’un orchestre symphonique au grand complet et bien plus encore mêlées à la subtilité et la virtuosité d’un soliste de renom et vous obtiendrez un aperçu de notre duo, un instrument riche aux sonorités et variées et une instrumentiste dont l’intuition musical a remplacé la parole ; une symbiose sonore parfaite …

Sonate démaciennes, fantaisies piltoviennes et musique de chambre aux accents ioniens, tous les genres et les styles connus du public furent présent et même quelques-uns encore innommables dans leur originalité. Quelques morceaux folklorique de leur régions aussi bien sûr, plus basiques mais ils les attendaient et étaient fiers de se sentir si patriotique et intelligent en chantonnant à voix basse les quelques passages qu’ils étaient capables de reproduire presque sans faute.

Puis, déjà ou enfin je ne saurais le dire, la dernière note de la dernière mesure du dernier morceaux s’évapora dans son dernier souffle. Le spectacle était fini, le récital clos, le concerto terminé mais les coeurs restaient embaumés. Lestara disait toujours que le silence qui venait après un morceaux appartenait au musicien et, comme toujours je savourais ce moment autant que la première note … Il parait toujours éternel et à la fois trop court. Sont-ces des secondes, des minutes ? Ce sont des temps simplement, des temps relatifs, une croche ou une noir mais sans repère au préalable. Simplement le temps d’un instant, une mesure de silence et de plaisir partagé entre le public, l’Etwahl et moi. Ecouter comme nous pouvons nous taire !

Noir


A nouveau la lumière s’est éteinte, je disparaît à leurs yeux et leurs applaudissements cachent le moindre son que je pourrais encore envoyer. C’est fini ils le savent tout comme moi. Je n’ai plus qu’à retourner en coulisse une fois, attendre un peu que la lumière revienne, saluer et laisser monsieur le Directeur de l’Académie faire son discours en souriant. D’autres applaudissements, des remerciements et peut-être un bouquet de la part de l’Académie. Bouquet qui au passage serait resté à l’hôtel car il ne survivrait pas au voyage du retour. Enfin redescendre dans les coulisses sous la scène, me dépêcher pour revoir Rai et me libérer des discussions si sérieuses que tant de gens veulent tenir en ayant l’air si intelligent ... Je n’aime pas les réceptions qui suivent les performances privées, ce soir au moins j’aurais la satisfaction d’entendre quelqu’un me parler de sa vie, avec franchise et sincérité, de sentir l’air frais du soir pénétrer mes poumons et ressortir réchauffé par la chaleur de mon corps.

Bingo ! Tout juste … Demain matin la rumeur de Sona Buvelle avec un Piltovien parcourra peut-être la ville mais je m’en fiche, je suis contente de l’avoir rencontré et de lui avoir parlé ce soir-là. Je l’ai revu, n’est-ce pas cela qui compte le plus ? En repartant vers mon logement j’étais heureuse, je me rappelais pourquoi je partageais ainsi tant de ma personne à travers la musique : certains l’entendaient.

La chambre qui m’était assignée était agréable, spacieuse, très confortable avec un grand lit. Je pris encore l’air sur le balcon, regardant d’en haut cette ville dont lumières semblaient ne jamais s’éteindre et m’imprégnant de l’ambiance nocturne de la cité. Je repensai à Rai, à l’orphelinat et à Lestara avant de laisser la fatigue me pousser à me coucher.

Le lendemain fut des plus banals, du réveil au coucher ce ne furent que quelques rencontres avec des pseudo-mélomanes ou bien des hommes influents dans la ville ou encore des rédacteurs de potins. J’ai néanmoins eu le temps de profiter de la ville et de ces technologies si impressionnantes. Une ville de culture et de savoir, pleine de surprises en tous genre. En rentrant dans ma chambre le soir on me fit savoir que l’on souhaitait me voir à l’Institut … Rai sûrement, il avait réussi à faire passer un message auprès de ses supérieurs et de mes accompagnateurs. Ravie, je me préparais psychologiquement à me rendre à un rendez-vous et j’étais bien décidée à faire comprendre aux deux messieurs que j’y irais seule.

Debout au lever du soleil j’étais prête à me rendre à l’académie dès son ouverture dans l’espoir d’y croiser l’étudiant et, en arrivant je n’eu pas à me présenter, on me fit de suite patienter en allant chercher la bonne personne à ma place. J’attendais donc dans le secrétariat, un sourire au lèvre, profitant de la boisson chaude qui m’avait été servie pour l’occasion.


Merci Janna:
 


Si nous apprenions d'abord à écouter le silence ?
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Dim 23 Juil 2017 - 16:23
La journée des Inventeurs. Une journée pas comme les autres. Un jour de fête pour beaucoup, la journée la plus importante de leur vie pour certains, une journée épuisante pour tous les autres. Toute la ville s'arrêtait et était emportée dans une intense atmosphère de fête et de frénésie intellectuelle : le futur descendait dans la rue. Toutes les nouveautés scientifiques, techniques, artistique, littéraires de l'année se dévoilaient ce jour-là au grand public. Et comme chaque année, le public venait nombreux.

Pour l'académie des sciences, c'était le jour J. Des centaines d'élèves jouaient leur vie (du moins leur semblaient-ils). Il fallait montrer son savoir-faire, ses compétences, impressionner et éblouir à tout prix son auditoire pour avoir peut-être la chance d'être embauché comme apprentis dans une Grande Maison ou dans une grande manufacture. C'était la concrétisation de plusieurs années d'étude acharnée, tout devait être absolument parfait ! Ainsi, cela faisait une semaine que l'institution vivait dans un état de siège. Les étudiants ne quittaient plus le campus, mangeaient peu, dormaient encore moins (pour ceux qui pouvaient se permettre de dormir). Chaque salle d'étude, chaque couloir, chaque espace vide en général était occupé par des très jeunes futurs scientifiques. La situation était telle que certains professeurs devaient fermer leur local personnel à triple tour, de peur de le voir envahit à leur retour, car une fois le forfait commis, il était trop tard. Aussi sage qu'un professeur pouvait l'être, aucun n'aurait osé affronter de front ces étudiants aux nerf à vif et à la raison affaiblis par plusieurs nuits blanches. Le courage avait ses limites.

Chaque années, c'était la même chose. Le côté répétitif de ce spectacle avait quelque chose de rassurant. Enfin seul dans son bureau, Zilean s'épongea le front. La journée avait été épuisante. Même s'il était affilié au département d'archéologie sous section oriental, soit plus un domaine historique voire littéraire, ses connaissances dans divers domaines scientifique le rendait tout aussi apte à juger des travaux de fin d'étude à composante technique ou scientifique (son moteur temporel pour le dirigeable lors de la Grande Course était exposé dans une section de l'aile mécanique). De fait, même si sa voix n'avait pas autant de poids que celle de ses autres collègues scientifique, ces derniers appréciaient son avis et le laisser prendre part à l'évaluation des projets. Ce qu'il avait fait.

Il avait vu passer au moins une centaine de thèses, de schéma technique, de diagramme, assisté à autant de démonstration plus ou moins réussit. Des centaines d'élèves explosant de joie ou fondant en larme de désespoir à la suite des résultats. Les dernières délibérations pour les travaux les plus problématiques étaient encore en cours (et durerait probablement toute la nuit) mais le magicien n'y assisterait pas. Sa journée avait déjà été bien remplie à son goût. Dans un ultime effort, il rangea les différents papiers qui encombraient son bureau, dépoussiéra une énième fois ses différentes pièces de collection et rangea les autres antiquités à analyser dans un petit coffre avant de rentrer chez lui et de prendre un repos bien mérité.

En passant dans le hall, Zilean s'arrêta, étonné. Une foultitude de serveur s'agitait : on dressait de grande table que l'on chargeait de victuailles, des rangées de verre se remplissaient de spiritueux, on nettoyait de fond en comble pour effacer les traces de l'activité de l'après-midi. Son regard fatigué se posa sur une des affiches accrochée sur les murs et trouva une explication : Sona Buvelle donnait un concert à l'académie, ce qui allait fatalement donner lieu à une réception. Cette information lui avait totalement échappé et cela l'attristait. C'est que Zilean appréciait la musique et avait entendus dire que Sona était une musicienne d'exception qui effectuait rarement de concerts à l'étranger. C'était une occasion rare. Mais peut-être que le concert n'était pas fini et qu'il pourrait entendre au moins un morceau. Longeant les murs pour ne pas déranger la préparation du banquet, il se rapprocha de l'auditorium.

Des applaudissements filtraient à travers la porte. Plus discret qu'une souris, il s'infiltra dans la salle et, sans un bruit, se fondit dans le noir. Son intrusion passa d'autant plus inaperçus que les spectateurs applaudissaient à tout rompre au moment de son arrivée. L'ambiance était étrange : les gens semblaient heureux d'être là, mais avaient l'air d'appréhender la fin du concert comme si la musique leur procurait tellement de bonheur que ne plus en avoir serait dramatique. Cela laissait Zilean dans une grande perplexité. Dans l'obscurité quasi totale, une seule silhouette était enveloppée de lumière. Elle attendait, tout simplement, que le calme revint. Sa main était au-dessus de son instrument, immobile, attendant le moment propice. Avec cette pose elle aurait pu être le modèle d'une de ces statues antiques qui représentait une divinité des arts, pensa fugitivement le barbu.

Mais les statues ne bougeaient pas.
Ses doigts effleurèrent les cordes.

Le son sortit de l'instrument et fila dans les caisses de résonance. Magnifié, amplifié, il balaya la salle comme une immense vague. Les notes, puissantes et pures, percutèrent chaque auditeur, les firent vibrer au plus profond d'eux-même. Un sentiment indescriptible s'empara de toute la salle. Chaque individu semblait lié à son voisin par une sorte de lien intangible. En cet instant la solitude, la tristesse, la peur, toute émotion négative disparurent : ils ne faisaient tous plus qu'un. La communion parfaite. Pour Zilean, le choc était beaucoup plus grand. Non pas qu'il était plus sensible que n'importe qui d'autres dans la salle, cela aurait été présomptueux de sa part, mais il éprouvait un petit quelque chose en plus. La sonorité de l'instrument lui semblait, pour une raison inconnue, familière. C'était rigoureusement impossible, Zilean en était bien conscient, et pourtant... une minuscule parcelle de sa mémoire lui intimait le contraire. Il ne savait plus quand, ni où, mais, et c'était presque une certitude, ce n'était pas la première fois qu'il entendait jouer cet instrument. Cette brusque révélation combiné au chamboulement émotionnel provoqué par la musique le fit quitter la salle avant la fin du morceau. La fatigue l'accabla d'un coup et il se résolut enfin à rentrer chez lui.


***

Une étendue de sable. De l'eau, des figuiers, des palmier. Rue étroite, foule nombreuse. Lumière tamisée, senteur de menthe. Danseuse, coloré, tenant une forme flou en main.


***

Le magicien se réveilla brusquement. Dans un réflexe, sa main attrapa le réveil de la table de chevet. Midi, la lumière filtrait à travers ses volets. En dépit de l'heure plus que tardive, la fatigue le clouait encore au lit. Son sommeil avait été haché, avec à chaque fois la même vision et un réveil en sursaut. Pourquoi cette vision ? Pourquoi cette soudaine obsession pour une réminiscence de souvenir ? Surtout, pourquoi cela lui était revenus lors du concert de Sona ? Son mystérieux instrument était-il en cause ?

Le reste de la journée se déroula au calme dans son appartement, entre les recherches dans sa bibliothèque personnelle sur l'étrange instrument de la musicienne et une longue méditation introspective où il fouillait dans sa mémoire. C'était un des autres problème de l'immortalité : les souvenirs s'entassaient continuellement et un fait précis se retrouvait vite noyé dans plusieurs siècles d'existence. Cela permettait l'acquisition d'un savoir encyclopédique mais le moindre effort de mémoire lui prenait du temps, énormément de temps.

Après quatre heures de recherche, une idée lui vint : pourquoi ne pas interroger la musicienne ? C'était encore elle la mieux informée. Mais était-elle encore en ville ? C'était une célébrité qui devait bouger beaucoup, passant d'un concert à l'autre. D'un autre côté, ça ne coûtait rien d'essayer. Au pire, il perdait une journée. Qu'est-ce qu'une journée devant l'éternité ? Mais dans ce cas, où logeait-elle ? Où envoyait le message ?

Cette avalanche d'interrogation malmena son esprit embrumé par une nuit difficile. Il envoya donc un message à la faculté, qui se chargerait de le transmettre à qui de droit. Un bon plan qui, avec un peu de chance, pourrait marcher...

***

Zilean n'en revenait pas. Non seulement, elle avait reçus son message mais en plus elle était venu ! En un sens, c'était le but de sa missive mais de là à ce qu'elle réponde aussi vite ? Voilà qui était étonnant et plaisant. Il suivait la secrétaire, une chemise remplie de papier sous le bras (ses maigres trouvailles de la veille), son autre main libre caressant son imposante barbe. C'est avec bonne humeur qu'il aborda la musicienne qui l'attendait dans le secrétariat, une boisson chaude à la main.

- Bonjour mademoiselle. C'est un plaisir et un honneur de vous rencontrer. Vous devez entendre ça souvent, mais j'ai beaucoup entendus parler de vous. Je suis ravie que vous ayez accepté mon invitation, en dépit de l'heure matinal et de votre emploi du temps qui, je suppose, doit être chargé. Accepterez-vous de me suivre dans mon bureau afin que nous puisions discuter dans de meilleurs conditions ?


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Sona Buvelle
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Mer 2 Aoû 2017 - 23:05
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Il est vrai que ce genre de formulation ne m’était pas inhabituel s’accompagnait même en général de compliments ou d’épanchement bien trop long sur leur amour pour la musique et l’art que j’exerçais au quotidien. C’était plaisant à entendre mais j’avais souvent l’impression qu’il s’agissait plus d’une formule de politesse que d’autres choses : certes ils étaient impressionnés et touchés de ma performance mais certains exagéraient volontairement le trait. D’autres aussi parlaient pour le simple plaisir de la chose, ou bien haïssaient-ils tant le silence ? Mon interlocuteur en tout cas ne s’était pas attardé plus que nécessaire.

Il était d’ailleurs assez atypique : certes Piltover regorgeait de toutes les excentricités possibles mais lui présentait quelque chose d’encore différent. La secrétaire m’avait expliqué qu’il ne s’agissait de personne de moins respectable que le doyen de l’Académie et qu’il était peut-être le professeur le plus savant de toute la cité mais aussi l’inventeur le plus productif. A la fois champion, enseignant et ingénieur le vieil homme n’avait plus à faire ses preuves et sa réputation le précédait autant que la mienne.  Les brèves descriptions qui m’avaient été données aurait pu durer des heures tant il y avait à dire sur cet homme, ne serait-ce que sur l’impression qu’il faisait au premier regard : il paraissait âgé mais il était impossible de le placer dans une tranche d’âge. Il portait un objet imposant dans le dos que je ne pouvais pas mieux voir pour l’instant.

Tout cela attirait ma curiosité et je lui répondis par un sourire et un hochement de tête avant de me lever prestement en prenant avec moi une sacoche de cuir, mon Etwahl et la boisson brunâtre qui m’avait été servie avant de le rejoindre. Nous traversâmes alors les longs couloirs agités de l’école pour arriver devant son bureau. De l’extérieur la porte ressemblait à n’importe quelle autre du bâtiment mais cependant l’intérieur était plus qu’atypique. Il y avait dans cette pièce des objets si mystérieux que l’ensemble aurait fait pâlir l’entièreté des collectionneurs et des antiquaires de tout Demacia. Tout ici semblait avoir un pied dans le futur et en même temps un autre dans le passé ; les cultures de tout le continents se mêlaient offraient un spectacle mécanique imposant. J’étais fascinées par cette beauté anachronique et je pense que c’est à ce moment que je commençais à comprendre quelque chose d’important : plus qu’un inventeur, le professeur Zilean était aussi un véritable artiste. Et sa plus belle création était l’horloge mécanique massive qu’il portait sur le dos.
Mon envie de comprendre la raison de cet entretien s’attisait de plus en plus alors que mes yeux se posaient partout autour de moi sur les œuvres m’entourant. Etait-ce ce genre de choc que ressentaient mes auditeurs ? Certes une machine ne transmettait pas d’émotions mais le talent et la minutie avec laquelle elle se présentait compensait largement …

Je déposai alors mon instrument à côté d’une table avec sacoche, terminai ma tasse d’un coup et déballai mon matériel  d’écriture : plumes, encrier et quelques pages vierges. C’est à ce moment que je m’aperçus de ma bêtise ; j’avais oublié tous les enseignements de Lestara et m’était montrée impolie envers celui qui me recevait. Je ne lui avais pas fait comprendre que j’étais incapable de lui adresser la parole et qu’il ne s’agissait pas la d’une volonté de ma part de prendre distance. Il devait être dans l’embarras si personne ne l’avais prévenu et ce furent les premiers mots que je calligraphiai. « Bonjour professeur Zilean, je suis honorée d’être ici et de vous rencontrer loin de la League. Je suis aussi honorée de cela que je suis désolée de ne pas pouvoir utiliser la voix pour vous répondre et de devoir me restreindre à l’utilisation de ce système. »

Je lui tendis timidement le papier en espérant qu’il ne soit pas déjà trop tard. Les mœurs piltoviens étaient différentes des démaciennes ou des ioniennes et peut-être passerait-il par-dessus sans faire plus attention que cela à mon manque de prévention. Ou peut-être le savait-il déjà simplement … Je n’osais cependant pas soutenir son regard et attendait sa réponse plutôt que de suite lui demander ce qu’il souhaitait



Merci Janna:
 


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