Course contre le temps. [PV RAI/FALUN]

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Ven 24 Mar - 22:37
Une tasse d'un bon thé, aucune Dérive depuis deux mois et une nouvelle caisse d'antiquité venant de Shurima (soit disant, d'après le vendeur) arrivé directement du port à trier et identifier. Trois bonnes raisons pour qualifier cette journée de très bonne.

Sa tasse de thé, il la savourait. Ces feuilles étaient aussi rares que de la corne de licorne, car provenant d'une toute petite plantation du fin fond de Shurima, et coûtait horriblement cher. Plus de six mois d'attentes pour son paquet, mais ça en valait la peine. La simple odeur de sa boisson lui disait que oui.

L'absence de Dérive était plus énigmatique. Il semblait n'avoir aucune logique dans le déclenchement des crises qui semblaient s'espaçait dans le temps de manière purement aléatoire. Il convenait donc d'en profiter.

Enfin cette caisse d'antiquité, achetée la veille à un marchand Shurimien. L'acheteur, pressentant la bonne affaire, avait demandé une expertise des artefacts par l'Université. Ezreal n'étant pas présent en ville (comme souvent...), le doyen lui avait confié cette tâche en tant que deuxième plus grand connaisseur du domaine. Il était la proie de sentiment contradictoire : il avait la possibilité d'étudier des vestiges très anciens, possiblement en bon état, qui pourrait lui permettre d'en apprendre plus sur une période de l'histoire encore assez obscure, néanmoins ces mêmes vestiges avaient peut être étaient pillés sans vraiment de considération pour les sites archéologiques. Sans parler du fait que ces pièces n'appartenaient pas à l'université et finiraient donc probablement dans un cabinet de curiosité d'une grande famille. Cela allait à l'encontre de sa vision des choses sur la diffusion du savoir. Pour calmer ce début de problème de conscience, Zilean but une gorgée de son merveilleux thé. Ses angoisses s'envolèrent.

La vue de ce professeur arpentant lentement les couloirs de la faculté une tasse à la main n'intrigua que très peu les élèves. Le « barbu » comme il se faisait appeler affectueusement traînait déjà une certaine réputation dans le milieu estudiantin : c'était une personne un peu étrange qui n'assurait pas la moitié de ses cours mais qui demeurait « invirable » car il possédait des appuis « hauts placés », il avait des « absences » qui pouvait durer des semaines, il était aussi vieux que la faculté elle même et en connaissait tous les secrets ce qui lui permettait de se déplacer d'une salle de cours à une autre en un clin d'œil et beaucoup d'autres bruits de couloir plus ou moins fantaisiste. Les étudiants avaient l'imagination fertile, mais lui reconnaissaient une qualité très rare : celle d'avoir l'impression de pouvoir apprendre n'importe quoi sans effort en un temps record avec lui. Donc on passait outre ses bizarreries.
Il entra dans le bâtiment d'Ingénierie Mécanique et Technologique. Les fours qui chauffaient en permanence rendait l'atmosphère lourde et faisait luire de transpiration le front des élèves qui s'activaient sans relâche. La raison était simple : plus des trois quart inscrits dans cette filière espérait encore intégrer un Atelier d'une grande famille à la prochaine Fête du Progrès. Ils devaient donc cumuler les cours universitaires en plus de leur projet personnel. Ils avaient bien quelques avantages par rapport à leur collègues qui étaient en dehors de l'enseignement supérieur (une aide financière légèrement plus élevé, les conseils techniques inestimables de leurs professeurs, une formation scientifique sérieuse, du matériel de pas trop mauvaise qualité) mais rien n'était pas gagné pour autant. En résumé, toute cette jeunesse dormait peu, mais visait la lune.

La section d'étude archéologique, sous-section oriental, se trouvait au sous-sol du même bâtiment, l'air chaud et sec des fours contribuait à la bonne conservation des artefacts. En dehors des bureaux des chercheurs se trouvait quelques salles de travail souvent vides, les étudiants de l'étage supérieur préférant continuer de travailler dans leur internat. Pour celui qui n'était dérangé ni par le bruit occasionnel des explosions ni par la chaleur presque étouffante, c'était un lieu acceptable pour étudier.
La main sur la poignée, il s'apprêtait à entrer dans son royaume quand il entendit un son. Un son qui, dans ce lieu, n'augurait rien de bon.

CRAAC !

Le vieil homme ouvrit la porte lentement. Avec un certain synchronisme, deux étudiants se retournèrent et lancèrent un regard neutre au barbu, ce genre de regard qui présageait des complications à venir. La scène était simple à comprendre : une caisse en bois était en plein milieu du couloir, à même le sol. Et le contact avec ce dernier avait dû être rude. Zilean soupira.


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Rai
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Ven 31 Mar - 20:36
Je me souviendrais de cette réunion avec le conseil de discipline de l'université qui me jugeait incapable de suivre convenablement les cours et avaient annoncé qu'ils allaient regarder s'ils me gardaient dans l'académie ou non. Je ne me faisais pas de surprise sur leur réponse ni sur la réaction de Garladif quand il apprendra la nouvelle. Je soupirais caisse en main me dirigeant vers l'aile de l'étude archéologique. J'étais en rage intérieurement me sentant trahi par la ville que j'idéalisais peut-être au fond. C'était un mélange de sentiments et de réalité qui explosait au visage comme si la vraie Piltover se montrait enfin après autant de temps passer chez elle.

Je remarquais les rires des gens dans mon dos, les remarques que j'ignorais jusque là, les regards de honte de m'avoir dans l'académie. Même les quelques personnes avec qui j'avais des relations amicales me semblait étranger et distant. Je pris aussi conscience que j'étais plus un employer qu'un élève même pas payer. Pour tout les services rendus ça les auraient pas fauché. Pour ne pas aider mon corps commençait a me faire des caprices. Mes jambes en particulier, je sentais des douleurs qui me lançaient sans raison ce qui était assez pénible surtout en pleine livraison. Je dus justement m'arrêter une fois les marches descendu car mes jambes décidèrent de me faire mal.

J'envisageais de plus en plus d'aller à Zaun pour retrouver Klaus et je trouvais de moins en moins de chose qui me retenait de le faire. J'ouvris la porte et m'engouffra dans le couloir. Je leva les yeux de ma caisse qui contenait des pièces d'un site de fouille. Je remarqua que l'horloge sur le mur était cassé. Elle s'était arrêté durant le matin. Je sentais quelque chose m'arrêter dans ma marche et me fit glisser la boite des mains.

CRAAC !

Je regarda l'académicien fautif de ce qui venait de se passer dans les yeux la colère comme seul émotion visible sur mon visage. C'est le bruit de la porte qui me stoppa dans mon élan. Un homme âgée et barbu sorti de derrière la porte ne laissant le couloir silencieux briser par le tic tac de l'horloge du couloir.
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Mar 4 Avr - 12:48
Quelle perte de temps... Falun venait tout juste de reprendre les cours, après de nouvelles absences répétées, qu'il commençait à avoir du mal à justifier. Seul son esprit brillant justifiait sa réadmission systématique. Il s'arrangeait, aussi, pour ne jamais prendre de retard. C'était plus difficile, maintenant, sans Rosalie pour prendre ses notes... Demander ce service à quelqu'un d'autre était possible, mais ces crises étaient imprévisibles. En théorie il aurait dû retrouver un rythme normal après sa convalescence, mais c'était loin d'être le cas. Depuis l'attaque de la clinique, il n'était vraiment pas bien. Pâle et sans appétit, alors qu'il pensait avoir fait son deuil. Ce qui lui arrivait était pire que tout.
Agacé, l'étudiant repoussa ses livres. Il n'arrivait pas à se concentrer, pourtant ces révisions auraient dû être sa priorité absolue. Il saisit son crayon et tapota le graphite contre ses lèvres. Il avait une saveur métallique. A moins que cette odeur ne provienne de l'étage, où les hauts fourneaux fonctionnaient sans relâche. Il fit glisser prestement un parchemin sous ses doigts. Attrapa un livre pour l'ouvrir à une page précise, et retroussa complètement ses deux manches. S'il n'arrivait pas à travailler pour l'Académie, il était toutefois inspiré par autre chose, et ne laisserait pas passer l'occasion.

Peu de temps auparavant, un enfant accompagné d'une dame en mauve était arrivé à la clinique. Aymeric n'était pas connu pour faire la charité, mais Falun avait insisté pour qu'il examine le garçon. Il ne connaissait pas son accompagnatrice, mais ne se sentait pas le cœur de refuser ce service. Il paierait l'intégralité des frais, même s'il devait se contenter d'une demi-solde des mois durant.
Maria, telle était le nom de la demoiselle, portait l'uniforme de la Maison où il avait été élevé. Couleur lavande, elle travaillait donc dans l'aile médicale. Le jeune Pierrot souffrait d'un mal qu'elle n'arrivait pas à identifier. Essoufflé au bout de quelques pas, il se plaignait récemment d'une douleur persistante à la poitrine. Il désignait très nettement une zone proche du cœur, l'infirmière n'avait donc pas hésité longtemps avant d'envisager d'aller consulter un ancien pensionnaire.
Le jeune ingénieur n'oubliait pas que la Maison rose lui avait sauvé la vie plus d'une fois. Cette initiative ne le laissait pas indifférent, cet orphelin était de la même trempe que lui. C'est ce qui finit de convaincre également Aymeric, qui derrière son air renfrogné se souvenait du rouquin aux os brisés qu'il avait raccommodé.

Ce n'était pas une simple insuffisance cardiaque. Le médecin avait désengorgé l'anévrisme, mais ce répit ne serait que temporaire. Qu'une telle pathologie se déclare chez un enfant aussi jeune était inquiétant, et sans intervention extérieure, se révélerait bien vite létale. C'est à ce stade que ses propres compétences se révélaient utiles. Il avait parlé longtemps avec le gamin, sans lui cacher les risques, de sa malformation comme de l'intervention qu'il lui proposait. Et Pierrot préférait tenter le tout pour le tout. La détermination farouche qu'il avait lue dans les yeux du petit brun l'avait fait rire. On aurait cru lui au même âge. Et Pierrot connaissait son histoire par cœur. Visiblement son exemple faisait des émules.

Deux clapets... qui s'ouvriraient selon la pression sanguine et éviteraient le reflux. La morphologie infantile était particulière et nécessiterait un suivi dans le temps. Qu'importe. Si ce modèle durait déjà une dizaine d'années, il aurait le temps de concevoir le suivant. Sous sa main, plusieurs feuilles étaient déjà empilées, noircies de graphite. S'y succédaient schémas du cœur, des valves et de l'aorte, ainsi que d'échelles et d'annotations. Un plan éclaté de pièces mécaniques difficiles à appréhender sans les connaissances nécessaires. Sans oublier d'innombrables ratures.

Sa main droite se crispa, manquant déchirer le parchemin sur lequel il écrivait. La lancée subite dans le muscle radial lui fit lâcher prise. Il fusilla son bras du regard. Comme si c'était le moment de l'interrompre ! Mais la vue du sang le calma aussitôt. De la main gauche, il mit ses feuilles en sécurité, avant d'examiner sa blessure.
Concentré dans son étude, il ne s'était pas rendu compte de la pression qu'il avait fait subir à son avant-bras. Il avait depuis quelque temps abandonné son gantelet au profit de bandages. La suture était presque refermée, mais à l'origine l'estafilade courait le long du premier radial, assez profonde pour toucher son os. Le manque de sensibilité à cet endroit était sans doute la raison de ces mutilations répétées... Son inquiétude en fut ravivée. Du sang avait traversé le tissu. Son inattention avait laissé son bras se contracter et en partie rouvrir la coupure. Il fallait vraiment qu'il fasse quelque chose pour ces nerfs.

Lui qui voulait enchaîner à la forge, devrait y renoncer et se faire soigner... une nouvelle fois. Mais hors de question de manquer encore une heure de cours. Dans quelques heures, aurait lieu un enseignement magistral sur l'histoire de Shurima. S'il se montrait en général peu attentif pour les matières sans rapport avec la médecine ou la mécanique, le sujet pour une fois, l'intéressait. D'autant qu'on lui avait vanté les mérites du professeur, un intervenant qui ma foi, semblait fort rare. Raison de plus pour ne pas le manquer.
Dépité de n'avoir pu terminer mais un coup de fouet dans le sang, Falun emballa ses livres et attrapa ses feuilles. Comparé à la chaleur accumulée dans la salle d'étude, passer la porte créa un courant d'air frais. Son sac sur l'épaule, il marchait d'un pas pressé. Monter les escaliers, sortir... L'infirmerie était dans un bâtiment proche. Même sans écharpe, il s'efforça de maintenir son bras plié contre son torse. Il n'avait pas touché au bandage de crainte d'empirer la blessure. Il allait vite devoir arr...


CRAAC

Le choc fut brutal, et les feuilles volèrent dans le couloir. Une caisse venait de tomber, sous les yeux ébahis du rouquin. Trop absorbé par ses pensées et l'examen de son bras blessé, il n'avait pas intégré ce que son œil avait pourtant perçu, à savoir la présence d'une autre personne sur son chemin.
L'académicien victime de sa maladresse lui adressa un regard furibond, prêt, semblait-il, à lui sauter à la gorge. Mais Falun n'eut même pas le temps de s'excuser ou de réparer son erreur, car la porte derrière le livreur s'ouvrit à nouveau, laissant passer le visage d'un vieillard à l'allure originale.

La douleur empêcha l'étudiant de regarder bien longtemps cet arrivant inopportun, qui dût malgré tout comprendre à son air coupable le responsable de cette catastrophe. La rencontre avec le bois avait complètement engourdi son bras droit, et il fit mine de s'intéresser à l'état de la caisse, tout en courant dans le couloir ramasser ses schémas éparpillés, comme si le reste importait peu.
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Ven 7 Avr - 14:41
Zilean resta immobile, la main sur la poignée de la porte, le temps d'analyser la situation.

La caisse en bois, renfermant les précieux artefact, était au sol. Par chance, elle ne s'était pas ouverte sous le choc. C'était toujours ça : si les morceaux d'artefacts s'étaient éparpillés dans tout le couloir, il aurait été quasiment impossible de restaurer les pièces. Recevoir des objets antiques en kit arrivaient malheureusement assez fréquemment, car les transporteurs privilégiaient la vitesse de livraison à l'état final du colis. Les boîtes pouvaient ainsi traverser tout Valoran en un temps record mais arrivaient dans un état de délabrement tout aussi impressionnant.
A force (combien de poterie, pour certaine datant de plusieurs centaines d'année, étaient arrivées dans son bureau sous forme de puzzle ?), le vieux magicien avait acquis une solide expérience. Avec un peu de patience et de calme, en vidant la boîte entièrement avec précaution, il arriverait à réparer les dégâts. Dans le pire des cas un petit retour temporel sur l'objet lui rendrait sa première jeunesse. Cela allait lui coûtait une grande quantité de mana et le laisserait fatigué pour le reste de la journée, mais c'était en fin de compte bien peu de choses. De toute façon les convocations à la Ligue se faisaient de plus en plus rare ces derniers temps : il n'avait plus vu Cantabella, son invocatrice, depuis plusieurs mois, alors à qui cette énergie allait-elle manquer ? Tant qu'à faire de se démener, autant que ce soit pour autre chose que de se battre ! Cette noble cause, dans le cas présent, était d'éviter des ennuis aussi haut qu'une montagne et arrivant avec la vitesse d'une avalanche à deux étudiants. La faculté accueillait plusieurs centaines d'étudiants d'une vingtaine de cursus différents, mais le nom de ces deux-là ne lui était pas inconnu.

Ramassant ses feuilles éparpillées partout sur le sol, Falun essayait tant bien que mal de remettre de l'ordre dans ses notes. Un cas bien particulier, cet élève : entré à l'âge de douze ans seulement dans l'Académie, un record, il réussit haut la main les examens d'admission avant de trouver presque dans la foulée un Atelier, là encore un exploit vu son âge. Atteint par une maladie incurable, une sorte de dégénération osseuse lui semblait-il, il avait conçut les plans d'une sorte d'exosquelette qu'une équipe médicale lui greffa sur tout le corps à l'occasion de la Fête du Progrès, se présentant comme étant lui même son projet. Impressionné par la présentation, Zilean s'était procuré à l'époque un exemplaire du dossier technique de l'invention. Il en avait saisi les grandes lignes mais ça s'arrêtait là : c'était d'une complexité confinant presque à l'abstrait et il lui manquait des bases dans au moins une bonne demi-douzaine de domaines scientifiques pour pouvoir saisir toutes les subtilités de cette merveille. Une véritable révolution médicale avait hurlé certains docteurs pendant les délibérations (le vieil homme en avait développé un mal de tête aigu et était parti avant la fin). Un vrai petit génie. Malheureusement, son nom était aussi prononcé lors des fréquentes réunions entre professeurs qui se plaignaient de ses absences répétées et, selon eux, injustifié. Génie, soit, mais il devait quand même assister aux cours ! C'est vrai quoi, il n'avait plus l'excuse de la maladie ! Mais à le voir, avec son teint crayeux et ses yeux fatigués, il ne semblait pas au mieux de sa forme.

Tout le contraire de son voisin, prêt à bondir sur lui, qui le dardait d'un regard particulièrement mauvais. Il s'appelait Rai. Toujours tiré à quatre épingles, le barbus ne se souvenait pas de l'avoir vu porter autre chose que son classique, mais très chic, costume trois pièces. Comme beaucoup d'étudiants de son âge, le jeune homme cumulait en plus des cours un petit boulot de livreur, opérant pour le compte de l'université (l'institution amenant à elle une quantité hallucinante d'objets en tout genre) ainsi que dans le reste de la ville. D'après les échos de professeurs qui avait fait appel à lui, c'était quelqu'un de très compétent, sûrement le meilleur livreur de la ville.  C'était toujours impressionnant de le voir courir à toute vitesse dans les ruelles étroites, les bras chargés de paquets, à éviter passant et obstacle, de le voir bondir sur les toits ou carrément de grimper presque à la verticale des murs (Zilean l'avait vu une fois effectuer pareille acrobatie mais personne ne voulait le croire).

A coup sûr, il devait être la personne la plus rapide de la ville. A vrai dire, une personne devait l'égaler : le sous directeur Calahân. Il semblait avoir une sorte de sixième sens pour détecter les infractions au règlement commise par n'importe qui dans l'enceinte de la faculté et était capable de s'y rendre en un clin d'œil. Pour une raison qui échappait au magicien, le sous directeur ne pouvait pas supporter Rai. Que lui avait-il fait, c'était une bonne question. Une chose était sûre : à chaque fois que Zilean lui parlait, au moins une fois le nom de Rai apparaissait dans la conversation et ce n'était jamais en terme élogieux.

La suite était simple à comprendre : deux étudiants (dont l'un avait le pouvoir d'attirer comme un aimant un sous directeur des plus hargneux) moyennement apprécié par la direction de l'établissement dans un couloir avec un chargement précieux potentiellement brisé en mille morceaux. Il convenait d'agir vite.

Sans trop réfléchir, le professeur attrapa la caisse, la mit dans les mains de Rai et poussa les deux étudiants dans son bureau. C'était une manière de faire un peu cavalière mais avec un peu de chance...

Hélas, à peine la porte de son bureau fut-elle fermée que celle du couloir s'ouvrit avec fracas, couvrant le temps d'un instant le bruit d'une petite explosion à l'étage. Prenant la pose inquisitrice d'un avocat dans une cour de justice, le sous directeur pointait d'un doigt vengeur... le sol. Immobile, les deux hommes se regardèrent, sans mot dire, pendant plusieurs minutes. Puis, peut être pour échapper au ridicule, le pseudo-procureur retrouva sa contenance habituelle et alla questionner le vieux professeur. Est-ce que tout allait bien ? Avait-il croisé des élèves ayant un comportement suspect ? Est-ce que la caisse d'antiquités était bien arrivé à son bureau ? Sur ce dernier point, Zilean le rassura : elle était bien arrivée, les analyses étaient en cours mais il lui faudrait un peu de temps pour dater tous les objets avec précision. Satisfait mais en même temps un peu déçu (il le cachait très bien mais Zilean l'aurait parié), il s'apprêtait à repartir effectuer sa ronde habituelle quand il vit les feuilles éparpillées au sol. Falun n'avait pas eu le temps de tous les ramasser. Immédiatement, le professeur inventa quelque chose : c'était des schémas techniques pour un futur projet, schémas qui lui avaient échappés des mains quand il avait fait irruption dans le couloir. Sceptique et à moitié convaincus, le sous directeur tourna définitivement les talons et sortit enfin de son champ de vision. Un long soupir s'échappa de la poitrine du mage. Ce n'était vraiment pas passé loin...

******


- Zilean... Zilean !
- Pardon ? Excusez-moi ?
- Je disais, est-ce que vous avez reçu le colis !? Dit-il d'un ton agacé. Sinon, j'en connais un qui va m'entendre !
Zilean le fixa, sans comprendre. Ils avaient déjà eu cette conversation.
- Oui, je l'ai eu, dit-il d'un ton hésitant. Ne vous l'ai-je pas déjà dit...
- Impossible le coupa net le sous directeur. C'est la première fois que je vous vois de la journée.

Désorienté, le vieil homme répondit machinalement aux autres questions. C'était très bizarre. En baissant les yeux, il vit les notes de Fallun, toujours éparpillé sur le sol. Pourtant, il aurait juré les avoir ramassées...
Mettant son apparente confusion sur le compte de la vieillesse et de ses « absences », le sous directeur préféra abréger l'interrogatoire et le laissa seul. Comme précédemment, du moins lui sembla-il, Zilean ramassa les feuilles et, doucement, ouvrit la porte de son bureau. Rien d'étrange ne se passa. Les deux étudiants, son matériel d'analyse, ses bouquins, quelques objets anciens : tout semblaient à sa place. Pourtant, un horrible doute subsistait. Finalement, comme pour confirmer ou infirmer ses dires, il préféra demander :

- Excusez-moi pour cette entrée un peu brusque. Je sais que c'est un peu faible comme justification mais disons que je vous ai évité quelques ennuis. Néanmoins, j'aurai une question à vous poser : est-ce que...(le ton était devenu franchement hésitant) vous vous sentez bien ?


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Rai
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Sam 22 Avr - 17:31
Quelque chose c'était produit long du groupe. Un petit événement allait rendre une journée banale en un enfer temporelle. Ziléan avait bien raison de se sentir bizarre car seul lui put remarquer ce qui c'était produit.

Le vieux m'avait sauvé d'un tas de problèmes en nous aidant et la voix du sous-directeur me donnait des frisions. J'avais peur qu'il ne rentre et ne me regarde droit dans les yeux. Cet homme avait le don de lire en moi comme dans un livre ouvert et cela insupportait. La discutions semblait laisser le vieux hésitant sur ses réponses ce qui ne m'aidait pas à me décrocher de la porte. Ce fut ses pas vers la porte qui me fit reculer. Je ne regardais pas vraiment à l'étudiant qui était avec moi l'ignorant complètement. J'étais bien plus préoccuper par ce qui se passait de l'autre côté de la porte.

La question de l'ancêtre me fit lever le sourcil. C'était assez étrange comme question sur le moment. "Bien est vous? Merci en tout cas pour le coup de main je vous dois une fière chandelle."

Le temps refit un mouvement en arrière et une fois encore seul zilean pouvait le remarquer.

"Bien est vous? Merci en tout cas pour le coup de main je vous dois une fière chandelle." Je m'écouta parler avec une étrange mais lointaine sensation de déjà vécu mais ni prêta pas attention. Je remarqua par contre ma main qui tremblait sans raison et que je cacha vite avec mon autre main. C'est en regardant mieux son vissage que je me parvins à me souvenir de qui il s'agissait. Un professeur certes très absent mais cela peut s'expliquer avec son âge. Il était malgré tout un très bon professeur je n'avais jamais eu un seul mauvais retour de sa part. Son action me fait comprendre pourquoi. S'il était aussi sympa avec les étudiants je comprenais pourquoi tout le monde l'aimait bien. Je me demandais quand même bien ce qu'il pouvait le motiver à ce point dans l'enseigner pour continuer malgré son âge.
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Ven 9 Juin - 10:40
A ce stade, ce n'était plus un vent, mais une rafale. Irait-il penser jusqu'à la tempête ? Voilà qui était fait. Falun ramena sa main vers lui, tournant légèrement les yeux. Il venait de se faire royalement ignorer. Aussi simplement que ça. Et il devait bien avouer ne pas trop apprécier. Il fallait aussi préciser qu'il n'était guère habitué. Entre son tempérament de feu et son esprit inventif, il était du genre à se faire facilement remarquer, et son nom revenait facilement sur les lèvres. Contrairement à une époque, ses cheveux roux étaient devenus quantité négligeable dans ce domaine. Il avait simplement passé l'âge.
Le jeune homme décida que lui aussi, avait mieux à faire que de se soucier d'un étudiant - pourtant son égal - qui ne daignait lui adresser ni un regard ni la parole. D'un geste expert, forgé par une longue pratique et l'habitude, il réajusta le bandage sur son bras. Saisissant le nœud entre ses dents, il se fit la réflexion farfelue que les taches qui ornaient ce dernier pouvaient rivaliser avec la couleur de sa tignasse. Encore ça ? Combien de fois allait-il répéter cette pensée ? Il savait avoir endigué le risque d'hémorragie. Pourtant, il fronça les sourcils. Il fixa ses doigts dont le métal clair était terni de rouge. Combien de fois avait-il réellement répété ce geste ? Secouant la tête, il chercha de quoi s'essuyer les mains. Il espérait que le professeur ne lui reprocherait pas d'avoir souillé un de ses mouchoirs de la sorte...

Les yeux de l'ingénieur s'arrêtèrent sur ses notes incomplètes, posées sur le bureau qui siégeait au milieu de la pièce. L'intervention du vieillard l'avait pris de cours, et il n'avait pas eu le temps de toutes les ramasser, pas plus que de protester. Quand il avait été poussé dans la pièce, il avait été évité de justesse une confrontation brutale pour son bras blessé. Un très juste pressentiment. Le professeur n'avait vraisemblablement pas remarqué ce "détail". Pour une personne de son âge, il débordait en tout cas d'une énergie étonnante.
Imaginer ses précieux documents éparpillés dans le couloir ne le rassurait pas. Un pressentiment encore ? Un frisson lui parcourut l'échine. Il n'avait jamais pensé qu'on puisse lui voler son travail. Pourtant, la seule chose qui lui revenait à l'esprit en pensant à cette scène était son bras tendu, impuissant, alors qu'on l'éloignait du fruit de son labeur. Une vraie pièce de théâtre. Pour un peu il entendrait le cri déchirant qui accompagnait cette terrible fatalité. Il haussa les épaules, avec un petit sourire en coin, se moquant de son sens du drame, dans cette situation tout à fait exagéré. Les papiers qui l'inquiétaient tant étaient juste de l'autre côté de la porte.

Sur cette pensée le jeune inventeur tourna la tête, son attention captée par un nouveau mouvement. La porte s'était ouverte sur le vieillard débonnaire, dont il connaissait vaguement le visage. L'avait-il déjà croisé dans les couloirs ? Probable, mais il s'en serait souvenu. Il avait pourtant l'impression de lui avoir déjà parlé... Il avait un visage peu commun, où aurait-il pu le rencontrer ? Dans la main, il tenait une petite liasse de feuilles, dont la vue le soulagea grandement. Malgré lui, Falun poussa un léger soupir. Le professeur les lui tendit machinalement, et il s'empressa de s'en saisir, pour restaurer l'intégrité de son travail.
Restait encore à élucider le mystère qui avait poussé le vieux à un accueil aussi peu... conventionnel. Le jeune homme avait entendu des voix dans le couloir, qui n'étaient pas tout à fait prononcées sur le ton de la conversation. Il en avait déduit que le professeur ne manquait pas d'humour, mais au-delà de ça n'avait pas été très attentif. Il semblait les défendre, lui et son compagnon d'infortune. Une sorte d'urgence ? Falun savait parfaitement ne rien craindre du conseil de discipline, alors c'était certainement pour l'étudiant qui l'accompagnait. Le vieux avait l'air de vouloir répondre à leurs questions. Inutile de se triturer les méninges.


~

"Je suis Falun, enchanté."

Belle entrée en matière, vraiment. Et voilà le retour de la bourrasque. Quoi, le retour ? Les yeux un instant levés au ciel, il s'efforça de soigner son bandage. Il aurait préféré le changer, mais cet incident retardait sa visite à l'infirmerie. Alors, il devait faire avec ce qu'il avait sous la main. Autant ne pas inonder la pièce de son sang, n'est-ce pas ?  Son visage s'éclaira à une association d'idée étrange, mais il se renfrogna presque aussitôt. Ca ne lui ressemblait pas de recycler ses propres plaisanteries...

"... avez-vous... le colis ?"

Son œil rougeoyant se posa sur le bureau. Il se rappelait pourtant avoir triées ses notes, les rassemblées en une pile propre qu'il avait glissée dans son sac pour éviter un autre accident. Mais non, une partie était sur le bureau, l'autre encore perdue dans le couloir.

"C'est la première fois que je vous vois de la journée."

L'oreille du jeune médecin capta cette phrase par delà le bois juste avant que la porte ne s'ouvre. Il y avait quelque chose de familier. Il reconnaissait sans peine la voix caractéristique de Calahân, mais ce n'était pas tant le ton employé que la sonorité de ses paroles, comme une chanson que l'on a entendue plusieurs fois. Falun réalisa que c'était la mélodie entière de la conversation qui lui donnait cette impression, pour un peu il aurait été capable d'en répéter les mots alors qu'il n'y avait prêté garde.
L'apparence excentrique du professeur détourna son esprit trop incisif. Il attrapa les documents gentiment ramassés par le vieillard, murmurant un remerciement avant de remettre de l'ordre et les ranger soigneusement. Tiens...


"Excusez-moi pour cette entrée un peu brusque. Je sais que c'est un peu faible comme justification mais disons que je vous ai évité quelques ennuis. Néanmoins, j'aurai une question à vous poser : est-ce que... vous vous sentez bien ?"

Quand il parla, l'étudiant tiqua. Il avait nettement la sensation qu'il allait dire autre chose. Qu'il était sensé entendre autre chose. Que les mots réellement sortis de la bouche du professeur ne collaient pas. C'était une sensation étrange, et dérangeante. Désagréable.

"Bien est vous? Merci en tout cas pour le coup de main je vous dois une fière chandelle."

La voix de son semblable résonna comme un écho. Sa théorie s'avérait juste. Mais qu'avait-il donc fait qui puisse attirer l'ire du sous-directeur ? Falun s'en amusa. Il ne fallait pas se fier aux apparences, et s'il en jugeait par ce qu'il savait actuellement, ce jeune homme était son exact contraire. Aussi bien vêtu qu'il était négligé, mais aussi dispersé qu'il était sérieux. Il se garda bien toutefois de pousser son appréciation plus loin, il était bien placé pour savoir que l'histoire de chacun peut expliquer bien des comportements, et que rien n'arrive sans raison. L'autre n'avait sans doute pas cherché à s'attirer le moindre ennui. Par ailleurs cette bousculade était à l'origine du fait de sa propre distraction.

"Je vais aussi bien que possible."

Faiblement illuminé par la lumière artificielle, son seul œil visible, plus rouge que doré, ne pouvait cacher sa bonne humeur retrouvée. Il pétillait du sourire qu'il se gardait de faire apparaître sur ses lèvres, par peur que le professeur se méprenne et pense qu'il se moquait de lui. Il ne tenait pas à mettre l'accent sur sa blessure. Si son interlocuteur ne l'avait pas encore remarquée, il ne tarderait plus. Il trouvait cette situation presque comique. Malgré son inquiétude latente, elle offrait à cette journée un petit surplus de piment, et Falun n'était pas du genre à s'en plaindre.
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Dim 6 Aoû - 11:00
Là, il y avait un problème.

Le vieux magicien ne se considérait pas comme quelqu'un de particulièrement stressé. Avec calme, méthode et réflexion, on pouvait venir à bout de n'importe quel problème, tel était sa philosophie. Avec cet état d'esprit, il ne lui arrivait que très rarement d'avoir peur. La peur, c'est l'inconnu, ne pas savoir quoi faire face à une situation donnée. Étant conscient de ses propres capacités et armé par sa longue (trop longue?) expérience procurée par la vie, il demeurait un îlot de stabilité quoiqu'il se passe.

Pourtant, cet îlot commençait à sombrer. Si les élèves en face de lui étaient un peu observateurs, et Zilean craignait qu'ils le soient, ils verraient que leur professeur commençait à prendre peur. Cette frayeur, ils auraient dû la ressentir tout autant que lui mais ils en étaient physiquement incapables.

Après tout, cela faisait cinq fois qu'ils se rencontraient pour la première fois.

La scène était exactement la même : l'arrivée inopiné du sous-directeur, les élevés cachés précipitamment dans le bureau, la discussion avec le sous-directeur, les présentations d'usage, et tout recommençait. La scène remontait plus ou moins loin mais c'était Comme dans une répétition d'une pièce de théâtre, tout se répétait à l'identique. Pire que tout, aucun des acteurs forcés de cette pièce ne se souvenait de quoique ce soit. La normalité semblait suivre son cours, au détail près que les mêmes événements se répétaient encore et encore. Cela ne signifiait qu'une chose : le problème ne venait pas d'eux, ils revivaient réellement tous la même scène.

Conséquence : le temps formait une boucle

Son corps fut parcouru d'un frémissement. Une de ses seules hantises devenait réalité. Marchant les cent pas dans son bureau, il s'efforçait d'une part de retrouver un semblant de calme et de l'autre de trouver une solution. Pour s'être détaché du flot du temps, Zilean savait que toute interférence dans le continuum espace temps pouvait avoir des conséquences dramatiques. Aucune possibilité n'était trop absurde : rajeunissement ou vieillissement instantanée de toutes les personnes prise au piège, saut temporelle dans le futur, brèche spatio-temporelle, apparition de paradoxe, chrono-dysplasie, destruction totale de l'univers ! La panique l'envahissait, réduisant peu à peu sa capacité de réflexion.

***

Sa main se posa sur la poignée de porte. Mais, pris dans l'élan de sa précédente boucle, son corps continua d'avancer, ayant pour effet de percuter la porte. Cette charge d'épaule involontaire fit ouvrir le battant avec fracas et le magicien tomba au sol comme une pierre. Le parquet, en bois plein, constituait une surface dure et assez douloureuse pour son vieux front. Mais maintenant il avait les idées claires.

La boucle temporelle devait être arrêté, à n'importe quel prix.

Premièrement, d'où venait le problème ? Instinctivement, il se désigna comme suspect. Après tout, il était la seule personne au monde (à sa connaissance) à manipuler le temps. Peut être que ses pouvoirs ont été amplifiés par quelque chose ? Ou qu'une Dérive s'est mise à déformer l'espace temps du monde réel ? Ce serait bien la première fois en plusieurs siècles mais ce n'était pas à exclure non plus.

Il se rendit compte qu'il était toujours allongé sur le sol, probablement fixé par deux paires d'yeux intrigués. Un silence gêné régnait. Comme il connaissait la suite des événements et le temps perdu en palabre inutile qui s'en suivait, il convenait de ne pas perdre une seconde. Se relevant dans un concert de craquement d'articulation, il attrapa dans un même mouvement la caisse d'antiquité, les papiers éparpillés au sol, poussa les élèves dans son bureau et referma derrière lui à clef. Au même moment, la porte du couloir s'ouvrit par le sous directeur. Jolie coup qui lui ferait gagner quelques minutes. Ce n'était pas très courtois pour les élèves qui avaient juste le malheur d'être au mauvais endroit au mauvais moment, mais les explications viendrait. De toute façon, quelque chose lui disait qu'il n'arriverait pas à résoudre ce problème tout seul . Ils pourraient se rendre utile dans cette affaire.

Maudissant intérieurement ses douleurs articulaires et laissant les étudiants à leur interrogations respectives, Zilean vérifia une de ses hypothèses. Il attrapa un crayon sur son bureau, le lâcha et fit tout de suite un geste compliqué de la main. Ce geste consistait en un sort de ralentissement du temps, sort très pratique pour rattraper des choses en chutes libre ou une personne courant un peu vite. Ainsi, le crayon aurait dû chuter à une vitesse très lente, donnant un petit effet esthétique sympathique. C'était encore plus impressionnant avec un élément liquide mais il fallait faire avec les moyens du bord.

Malheureusement contrairement à ce qui été attendus, la chute de l'objet ne fut nullement ralenti et se déroula de manière tout à fait banal. Le sort n'avait pas fonctionné donc sa magie ne fonctionnait pas. Conclusion : il n'était pas responsable de la boucle.

C'était un début encourageant. Maintenant, il convenait de savoir jusqu'où s'étendait la boucle, quel en était sa portée. Englobait-elle le bâtiment, la ville ou plus loin encore ?

Deuxième question à régler : si ce n'était pas lui, qui est-ce qui pouvait bien produire la boucle ? Un des artefacts peut être ? Cela n'a commencé que lors de l'arrivé de ces mystérieuses antiquités. Peut être y avait-il un lien ? Il pouvait toujours faire un examen historique des pièces mais pour en étudier leur éventuel caractère magique, un matériel spécialisé était requis, matériel qui se trouvait chez lui, dans son atelier.
Sinon il y avait bien ce moteur temporel de dirigeable... Le vieux barbu l'avait fabriqué pour une course de dirigeable entre Zaun et Pitlover. Naturellement, sa machine l'avait remporté et depuis le moteur trônait fièrement dans la section Aéronautique de l'Académie. Une de ses plus belles réalisations. Mais comment diable ce serait-elle mis en fonctionnement tout seul (ou alors qui aurait été assez idiot pour remettre tout seul en marche une machine dépassant de loin ses compétences ?). Quelqu'un devra aller vérifier. Le risque de créer un paradoxe temporel était bien réel (avec toute les conséquences qui allait avec) mais quel autre alternative y avait-il ?

La marche à suivre était défini. Trois tâches à faire, trois personnes. Ne restait plus qu'à convaincre Rai et Falun d'un danger dont ils n'avaient pas conscience. Il croisa les doigts et se tourna vers eux.

- Vous devez vous poser beaucoup de questions en ce moment commença Zilean. Je peux le comprendre. Néanmoins, je n'ai pas le temps de vous les donner maintenant, vous les aurez, mais plus tard. Nous sommes tous en grand danger et il n'y a que nous trois qui pouvons éviter une catastrophe de grandes ampleurs. En ce moment nous, et par là même j'inclus un nombre indéterminé de personne, sommes piégé dans une boucle temporelle. Nous revivons en boucle les mêmes événements encore et encore. Personne d'autre à part moi ne s'en est rendus compte. Je ne sais pas encore pourquoi mais c'est un fait. J'ai besoin de votre concours pour arrêter ça.

Il prit une grande inspiration.

- Vous êtes venus avec des artefacts. Je vais les analyser dans mon bureau pour voir si ce n'est pas eux la conséquence de tout cela. J'aurais deux tâches à vous confier :

Une personne devra aller jeter un coup d'oeil dans l'aile Aéronautique de ce bâtiment. Dans le hall se trouve un moteur temporel de ma conception. Il s'agira de vérifier si la machine est toujours éteinte. Si vous voyez autre chose qu'un assemblage métallique inerte, partez immédiatement et revenez me voir. J'insiste bien sûr ce fait, ne restez pas dans la pièce. Les effluves temporelles peuvent être très dangereuses.

Au cas où ce ne serait pas le moteur de dirigeable l'origine de la boucle, il me faudrait analyser les artefacts plus en détails. Une personne devra aller chez moi récupérer certains objets dont j'aurais besoin. Dans le même temps, il faudra que cette personne essaie de voir jusqu'où la boucle peut s'étendre. Il devrait y avoir une césure brusque dès que vous sortez de la limite d'effet de la boucle : si vous voyez une horloge qui affiche une heure différente d'une autre que vous avez vu dernièrement ou de votre propre montre, si le soleil change brusquement de position dans le ciel, c'est que vous en êtes sortis. Dans la mesure du possible, interdisez aux gens d'entrer dans la zone d'effet de la boucle. Il ne sert à rien de piéger d'avantage de personne ici. Une fois que tout ce que je vous ai dit a été fait, revenez me voir.



Zilean les regarda droit dans les yeux.

- Je n'ai rien pour prouver mes dire, seulement ma parole, ma sincérité et ma bonne foi. Si nous ne faisons rien, Pitlover voire Runneterra tout entier sera condamné à revivre éternellement la même journée. Acceptez-vous de m'aider ?

Les pas rapides du sous-directeurs filtraient à travers la porte. Zilean espérait de tout son cœur les avoir convaincus.


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Rai
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Dim 13 Aoû - 20:24
La situation était plus étrange que jamais. Entre les sensations de déjà vu et les actions du vieux j'avais l'impression d'être dans un rêve éveiller. Un autre élèves celui que j'avais percuter avait le bras blesser. Le bureau avait l'air familier mais impossible de dire pourquoi. le coup du corps du prof contre la porte me sorti de ma réflexion le regardant avec étonnement les yeux grand ouvert. Je regarda l'élève comme pour dire "il sait vraiment manger la porter?" Mon regard balaya le professeur qui se dirigea vers le bureau. De plus en plus étrange. Je lui devais un fière chandelle mais tout de même.

Loin dans le complexe aéronautique le moteur quantique n'allait pas mieux. Il commençait même a déformer l'espace de la pièce tandis que la zone de la boucle reculait doucement mais gagnait en vitesse. Les effets arrivait presque au limite de l'académie.

Il fit tombé un crayon comme pour vérifier quelque chose. Le bruit de l'horloge se fit entendre dans se silence depuis le couloir. Je pouvais jurer que le bruit n'était pas régulier comme si l’horloge était casser ou plus tôt dérégler. Pourquoi je ne le remarque que maintenant?

Vous devez vous poser beaucoup de questions en ce moment commença Zilean. Je peux le comprendre. Néanmoins, je n'ai pas le temps de vous les donner maintenant, vous les aurez, mais plus tard. Nous sommes tous en grand danger et il n'y a que nous trois qui pouvons éviter une catastrophe de grandes ampleurs. En ce moment nous, et par là même j'inclus un nombre indéterminé de personne, sommes piégé dans une boucle temporelle. Nous revivons en boucle les mêmes événements encore et encore. Personne d'autre à part moi ne s'en est rendus compte. Je ne sais pas encore pourquoi mais c'est un fait. J'ai besoin de votre concours pour arrêter ça.

Vous êtes venus avec des artefacts. Je vais les analyser dans mon bureau pour voir si ce n'est pas eux la conséquence de tout cela. J'aurais deux tâches à vous confier :

Une personne devra aller jeter un coup d'oeil dans l'aile Aéronautique de ce bâtiment. Dans le hall se trouve un moteur temporel de ma conception. Il s'agira de vérifier si la machine est toujours éteinte. Si vous voyez autre chose qu'un assemblage métallique inerte, partez immédiatement et revenez me voir. J'insiste bien sûr ce fait, ne restez pas dans la pièce. Les effluves temporelles peuvent être très dangereuses.

Au cas où ce ne serait pas le moteur de dirigeable l'origine de la boucle, il me faudrait analyser les artefacts plus en détails. Une personne devra aller chez moi récupérer certains objets dont j'aurais besoin. Dans le même temps, il faudra que cette personne essaie de voir jusqu'où la boucle peut s'étendre. Il devrait y avoir une césure brusque dès que vous sortez de la limite d'effet de la boucle : si vous voyez une horloge qui affiche une heure différente d'une autre que vous avez vu dernièrement ou de votre propre montre, si le soleil change brusquement de position dans le ciel, c'est que vous en êtes sortis. Dans la mesure du possible, interdisez aux gens d'entrer dans la zone d'effet de la boucle. Il ne sert à rien de piéger d'avantage de personne ici. Une fois que tout ce que je vous ai dit a été fait, revenez me voir.


Je n'ai rien pour prouver mes dire, seulement ma parole, ma sincérité et ma bonne foi. Si nous ne faisons rien, Pitlover voire Runneterra tout entier sera condamné à revivre éternellement la même journée. Acceptez-vous de m'aider ?

Mon regard marqua ma stupeur devant les paroles du professeurs bien qu'elles expliquent mes sensations étranges depuis le début que je suis ici. Je me tourna un instant vers L'élève à la vue de son bras il devrait rester dans l'académie pour voir pour son bras.

Je devrais aller voir dans votre demeure. Pendant ce temps tu devrais allez à infirmerie en passant voir le moteur. J'aurais besoin de savoir ce que vous avez besoin. Une description des objets me serra nécessaire. Je vous dois bien cela.

Je sentis mes jambes me faire mal mais je resta de marbre. Mon corps était figé un moment ne me répondant pas. Je réajusta mes lunettes. Mon doigt passa sur le A cousu sur la lanière en cuir de mes lunettes. Un sourire se fit sur mon visage soupirant de bien être.
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