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Rencontre entre les esprits et les étoiles

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Ven 17 Mar 2017 - 15:39
Comment j'ai fait pour en arriver là ? Les esprits m'auraient-ils tendu un piège ? Ou simplement eux-même ne se doutaient pas de ce qui m'attendait …

Me voilà adossé à ce bois humide, bercer par l'houlement des vagues me donnant légèrement le tournis. Je n'ai pas l'habitude d'être sur la mer, je me sens beaucoup mieux pied-à-terre malheureusement je n'ai pas vraiment le choix. Et ce drap me gène, je l'ai mis pour recouvrir mon buste, mais je n'ai qu'une hâte, c'est m'en débarrasser. Je le soulève doucement pour voir la cause de sa présence, une vilaine blessure, et elle commence déjà à bien s'infecter, si je m'en occupe pas vite, je risque d'y laisser des plumes. Je ris doucement, pensant au phénix qui devait m'en vouloir de faire ce genre de référence dans une telle situations. Les esprits sont agités, ils s'inquiètent pour moi mais j'ai beau leur dire que je suis de bonne constitution, ils n'arrivent pas à se calmer pas tant que je n'aurais pas vu celle vers qui ils m'emmènent. Encore un mauvais coup … La perte d'énergie, la fatigue, cette blessure, c'est que ça commence à pomper, je me ferais bien un … petit … somme.




Les terres glacés de Freljord, il se passait quelque chose d'inhabituel. Les esprits s'agitaient, mais pas à cause de la sorcière, voilà un moment qu'elle n'a pas fait parler d'elle celle là. Non, non, c'est comme lorsque j'étais à Ionia et que Freljord m'appelait au secours, c'est pareil mais ailleurs. Dans une grotte à l'abri de toute présence humaine, je commençais à méditer pour trouver la source de ce trouble. Petit à petit, les esprits me murmuraient le chemin … L'équilibre de la nature était gravement en péril, je sentais une agitation peu commune venant d'eux, une crainte, j'étais leur dernier espoir … Ni une, ni deux, je me dirigeai vers la source du problème, Freljord n'avait pas besoin de moi en ce moment, j'avais fait du bon travail, mon rôle m'appelait plus loin.

Après des jours, des semaines de marches, je me rapprochais de mon but. Mais des sueurs froides me parcoururent quand je compris ou cela me menait. Zaun. Cité-état que j'aurais tout fait pour éviter, mais il semblerait qu'une fois de plus, ils tourmentaient les esprits et manquaient de respect à la nature. Cette fois je leur donnerai une bonne leçon. En fait ce n'était pas dans la ville même mais à quelques kilomètres, là où il restait un tant soit peu de nature et très vite je compris pourquoi les esprits m'avaient sollicité. Ces dégénérés faisaient tranquillement des expériences sur la faune et la flore environnante, bien sûr, les scientifiques étaient protégés par … des mercenaires je suppose.

Je devais intervenir, maintenant, et de toute façon je n'eu pas vraiment l'occasion d'y réfléchir, mes esprits primitifs bouillonnaient en moi, notre rage montait petit à petit devant ce spectacle. On devait être reconnaissant envers la nature, elle qui nous offre tout, mais eux la détruisent sans état d'âme, et je suis là pour punir ce genre d'individu.

Après quelque minutes, la panique s'installa, ils n'étaient pas prêts à voir un homme déchaîné détruire tout sur son passage, et surtout eux. Je devais m'en prendre en premier aux scientifiques, avant qu'ils ne s'échappent, facile, trop facile. Le tigre me donnant la vitesse nécessaire pour les atteindre rapidement. Ils tombaient un par un alors que les guerriers mettaient du temps à réagir. Pitoyables humains. J'arrivai devant le dernier homme en blouse, mes yeux remplis de haine et de rage, les siens remplis de terreur.

« Laissez-moi en vie, je vous rendrai encore plus fort. »

Sa voix était tremblante, suppliante, ce genre de type ne méritait aucun supplices.

« Seul les esprits le peuvent. »

Sans lui laisser le temps de réagir, mes griffes rencontraient sa chair encore chaude et s'enfonçait à travers sa peau, lui laissant six méchantes marques sur le torse. Mais ce n'était pas finis, en me retournant, tous les mercenaires avaient eu le temps de se mettre derrière moi pour me bloquer la route. De toute façon je les aurais tous tués, même s'ils y s'étaient enfuis.
Un malheureux chargea sur moi, mais en toute sérénité je fis appelle à l'ours et donna un coup qui l'envoya valser quelques mètres plus loin. Puis je fonçait sur ces compagnons qui, soit par courage, soit pas désespoir, firent de même vers moi. J'alternais entre mes postures, prenant le phénix pour les disperser, puis la tortue pour me protéger de leurs coups. C'était presque trop facile. Presque. J'ai un point faible, lorsque je change de posture, je dois attendre quelques secondes avant d'en utiliser une autre. Et par pur hasard, un des hommes me frappa au torse alors que je ne pouvais employer la tortue. Mais rien de bien méchant, ce n'est pas la première ni la dernière fois que je prends des coups, j'en ai l'habitude. J'avais omis le fait qu'on était à Zaun, et que son arme devait être infecté de toutes sortes de microbes ou maladies dans le genre. Et ce n'est qu'après les avoir tous saigné que je m'en suis rendu compte, une vive douleur me pris au torse et me força à mettre genoux à terre.

Je me disais que ce n'était rien de grave, mais les esprits, beaucoup plus sage que moi savaient que c'était faux. Au moins j'avais libéré ceux qui étaient tourmentés, j'avais accompli ma mission. J'étais prêt à repartir à Freljord pour me reposer et me remettre de mes blessures mais mes compagnons n'étaient pas de cet avis, ils me murmuraient d'aller voir une femme qui pourrait guérir cette infection, que si je ne faisais rien cela allait empirer. Ce n'est pas la première fois qu'il me parle d'elle, elle est en lien avec des esprits, ou quelque chose dans le genre, je n'ai pas bien compris. Mais elle a été déchue, elle ne doit pas valoir mieux que les humains. Mais je devais admettre que je ne pourrais pas me rétablir seul. J'allais devoir y aller.





Je me réveillai en sueur, haletant, toujours dans ce maudit bateau. Je retirai le drap pour constater que l'entaille ne faisait qu'empirer. Avec beaucoup de mal, je me relevais, quelle humiliation, cet homme si faible m'ayant réduit à cet état juste parce que l'endroit d'où il vient est pourrie jusqu'à la vie même. Je remontais doucement jusqu'à arriver au pond, une fois en haut je me mis à l'avant de l'embarcation, enfin Ionia … Rien que le nom de cette terre le soulagea, voilà un moment que je n'étais pas venu. Mais j'aurais voulu revenir dans de meilleures conditions …

Après avoir débarqué, je laissais les esprits me guider, de toute façon trop épuisé pour se soucier de où il va, j'avais confiance en la nature, elle avait fait de moi son gardien, elle ferait tout pour me préserver. Dans une démarche lente et difficile, je plongeai dans une forêt, que c'était bon d'être de retour à Ionia, bien qu'en mauvais état, les esprits ici sont harmonieux, si seulement tout Runeterra était ainsi … Perdu dans mes pensées, je n'ai pas vu le temps passé, et me voilà maintenant dans un bosquet. Mais personne … Je commençai à perdre mon souffle, mon corps s'effondra par terre, finir ainsi à cause d'un misérable insecte et sa lame infecté de toutes les maladies du monde, heureusement que je suis robuste sinon je serais mort une semaine plutôt, mais cela n'a servi à rien finalement. Petit à petit, je sens mes yeux se clore, mais je ne peux pas mourir … Qui protégerai la nature … Finalement, je sentis mes muscles se relâcher, c'est donc ainsi …
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Sam 18 Mar 2017 - 18:35
Les étoiles resplendissaient de diverse lueur dans le ciel maintenant nocturne. Tandis que la lune commençait progressivement à retrouver son arc de fin de nuit, la jeune femme se trouvait assise sur une branche d’arbre, à quelques mètres du sol et laissait sa longue natte voleter dans le vent pendant que les feuillages continuaient leurs mouvements au gré du vent, cherchant à se détacher parfois pour suivre leurs propres voix. Tels un petit papillon, Soraka représentait la douceur et la fragilité de cet insecte aux milles couleurs, mais surtout craintive comme un cheval dérivant dans un nouveau monde et à la recherche de sa propre identité. La tristesse se lisait dans le regard de la jeune lichèvre, une tristesse aussi intense qu’instable. Elle savait que l’humanité ne regorgeait de personne tout aussi différente que semblable, mais les mauvais souvenirs forge l’expérience et cette même réaction finit par faire découvrir de nouveau sentiment tel que la colère, la haine et la tristesse.

Le jour allait pas tarder à pointé le bout de son nez, la lune disparaissant derrière les arbres à la végétation verdoyante. Les étoiles commençaient à se voiler dans les premiers rayons du soleil, le ciel revêtant une robe orangé et rose, tandis que les premiers oiseaux de ce monde s’éveillaient au rythme de la mélodie que produisait la nature environnante, une mélodie des plus somptueuse à l’ouïe. Cela faisait maintenant deux jours que la jeune femme était revenu sur Ionia après une expédition sur une ile non loin de son habitat, elle avait découvert de nombreux vestige, mais aucune nouvelle espèce de plante ou de quoi que ce soit pour faire un quelconque remède. C’est pour cela que Soraka était revenu aussi rapidement, pour ne pas supporter d’avantage la distance avec son petit bosquet. Malgré c’est quelques expéditions à travers les océans, la jeune lichèvre n’était jamais resté aussi loin de son temple à elle, son antre de solitude et de réflexion ainsi que son petit laboratoire de médecine / guérisseuse. Descendant alors de l’arbre après avoir admirer un sublime champ d’oiseau qui venait annoncé que cette journée serait des plus magnifique, Soraka se remit alors en route vers son bosquet en ramassant sa sacoche bien avant son départ.

Le soleil venait maintenant de prendre la place de sa sœur dans le ciel devenu maintenant bleu. Les oiseaux, maintenant réveillés, commencèrent à reprendre leurs petites vies tranquilles après une longue nuit de sommeil. Sourire aux lèvres, la jeune femme avait dans sa sacoche quelques remèdes en cas de besoin, si jamais elle rencontrait une personne dans le besoin où même pour elle-même. Depuis la promesse de Warwick de la retrouver et de la tuer pour devenir immortel, la jeune femme avait fait en sorte de prendre avec elle des tas de disposition pour éviter une fin atroce. Elle avait longtemps eu peur de sortir et de voir ce qui l’entourait, mais après sa rencontre avec Karma, sa vie avait changée, devenu bien plus sure d’elle et de se sentir protégée et aimée, Soraka avait fait la promesse de vivre sa vie comme elle l’entendait et ne jamais refusé l’aide de son entourage. La peur était sa plus grande ennemie, la tristesse sa plus grande faille et la gentillesse sa plus grande perte. Trainassant dans les bois en chantonnant une petite chanson provenant de Ionia, Soraka fût soudainement interpellé par une petite fille qui demandait de l’aide dans une petite chaumière non loin de là. Acceptant alors la demande d’aide sans contrepartie, la belle violette arriva alors à domicile et s’accroupit devant le blessé, regardant l’état de sa jambe et sorti de sa sacoche tout le nécessaire pour le soigner. Il c’était coupé avec une hache et avait perdu énormément de sang, mais heureusement cela n’était pas aussi grave qu’elle ne l’aurais pensée et après avoir appliqué sa paumade ainsi qu’un bandage, elle lui administra alors un traitement. En voyant le sourire de la petite fille, Soraka se rappelait alors pourquoi elle était restée dans ce monde, pour aider son prochain et prendre soin de la nature qui l’entoure en n’utilisant que ceux qu’elle avait besoin et sans jamais pollué les alentours, tel était son choix.

Acceptant alors le calin soudain de la petite fille, Soraka salua avec lenteur la petite famille et sans accepté leurs remerciements en liquide et nourriture, la jeune lichèvre rentra alors dans son petit coin de paradis pour s’y reposer et trouver la paix qu’elle avait besoin en ce moment même. Le coté obscure de son cœur commençait à prendre la place de son côté doux, elle devait rapidement rentrée avant que sa dernière partie d’elle s’envole.  Se précipitant entre les arbres d’un pas rapide, Soraka finit par entrevoir au loin son bosquet mais aussi une silhouette inconsciente au sol. S’arrêtant alors derrière un arbre, la jeune femme regarda attentivement la silhouette et voyant qu’elle ne bougea pas, elle réfléchissait à comment réagir. Pendant sa réflexion, une sensation chaude et étrange l’envahi, comme si cette émotion voulait que la jeune femme se rapproche en se hâtant. Suivant la voix qui guidait ses pas, Soraka s’avança alors à pas rapide et s’accroupit alors devant le blesser, laissant tomber son sceptre au sol pour venir voir si il y avait encore de la vie en lui. Sentant son pou très faible, la jeune lichèvre prit son courage a deux mains et l’installa avec difficulté dans son dos, tenant ses mains pour ne pas qu’il tombe et le traina comme elle pouvait dans sa demeure. Le déposant alors sur le canapé, la jeune femme regarda alors la blessure sur son torse et ouvrit de grand yeux en reconnaissant les infections et autres de Zaun. Paniquant alors, Soraka devait faire vite, très vite, si elle ne se dépêchait pas, elle allait louper la chance de le sauver.

Allant dans son atelier personnel, elle commença à sortir beaucoup de remède, de désinfectant et d’antidouleur. Les mains tremblantes, la jeune femme sentit son esprit s’embrouiller complétement, que devait-elle faire ? Sentant une peur horrible s’installer dans son cœur, Soraka sentit soudainement une douce odeur de rose et de bleuet. Tournant la tête, elle vit le magnifique bouquet que lui avait offert Karma et prenant une grande inspiration, prit tout ce dont elle avait besoin pour aller au chevet de l’homme. Se mettant a genoux sur le sol, elle commença alors à désinfecter la plaie pour éviter toute amplification et aussi pour purifier le lieu de l’opération. Prenant une grande inspiration, Soraka commença alors l’examen en se focalisant sur la survie du patient.

Après toute une après-midi de soin et de traitement à la vue de son état, Soraka reposa alors ses outils à coté d’elle et enleva son petit masque avant de voir le résultat de ses heures de travail. Maintenant recousu comme il se doit, Soraka souria alors fièrement avant de déposer un verre d’eau sur la petite table de chevet et recouvrir le blessé pour éviter qu’il attrape froid. Contrôlant sa fièvre, Soraka souri lorsqu’elle sentit qu’elle avait baissée et sans même s’en rendre compte, elle finit par s’endormir, la tête sur le rebord du canapé ou se trouvait actuellement l’homme.




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Sam 18 Mar 2017 - 20:40
Je marche. Je marche depuis un long moment. Je ne sais pas vraiment où je suis … Est-ce le monde des esprits ? Celui que j'ai toujours voulu visiter, celui que je considère réellement comme mon monde, dans lequel j'aurais voulu naître … C'est un endroit nuancé de blanc, et j'ai beau avancé rien ne change, pourtant je me sens bien ici, comme dans les bras chaleureux d'une mère. Plus le temps passe, plus je perçois des … Choses. Certains ressemblent à des animaux, d'autres des plantes, mais tout est toujours flou. C'est intriguant, j'ai la même sensation que lorsque je méditais à Ionia et que les esprits venaient m'apporter leurs sagesses, je suis relaxé. Petit à petit je distingue mieux ce qui m'entoure, je m'assois et me laisse tomber en arrière, quelque chose de gros et poilu me retiens, c'est confortable. Puis je sens quelque chose me mordiller la main, vu ces crocs, il aurait pu me déchiqueter la main s'il voulait, mais il se contenta de mordre doucement. Mes souvenirs sont flou, je ne me souviens pas de grand chose, mais je ne veux pas quitter cet endroit.

Mais il en faut peu pour bousculer ce petit monde, d'un coup, je me sens tomber en arrière, dégringolant sans rien à quoi m'accrocher, pourtant j'essaye, mais en vain. C'est comme si quelque chose ou quelqu'un soulevait ce monde, et à mon grand désarroi, à force de chuter, je finis par tomber dans un endroit froid, austère, et une tout autre sensation m'atteint, je la connais aussi c'est la même que … Que ce jour là. Celui où j'ai perdu une bonne partie de ma vie. Quand la seule famille que j'avais et qui me comprenait a disparu. Ici il n'y a rien, sauf des formes piquantes, j'ai l'impression que si je les touche je me couperai. Mais je n'ai pas le temps d'en observer plus que je suis contraint de mettre genoux à terre, une douleur vive à mon torse me prenait, puis une bribe de souvenir, une blessure … 


Cette douleur insupportable ne s'arrêtait pas, comme si quelqu'un la stimulée exprès. Un frisson me parcouru, j'avalai doucement ma salive et levai la tête. Sa forme était vague, mais je la reconnaissais, celle que je chassais depuis des années, celle qu'il s'était juré de tuer. Lissandra. Se tenant devant moi, les mains croisées, elle semblait me scrutait, puis elle ouvrit les lèvres et une voix sourde, changeante se fit entendre.

« Et tu comptes me vaincre ? »

Mes dents se serrèrent, j'aurais voulu me jeter sur elle mais à peine bouger que cette douleur me maintenait au sol. Elle était là, devant moi, j'avais seulement à tendre la main et mettre fin à un nombre incroyable de problème. Mais c'était impossible, j'enrageai.

« Je te vaincrais, même au péril de ma vie. »

Elle rit et s'approcha de moi, elle ne marchait pas, elle flottait. Sa main glaciale se posa sur ma joue, gelant littéralement celle-ci.

« Pour ça, il faudrait que tu sois en vie gardien. »

Puis elle disparut. Plus rien, plus de sensation. Quelqu'un d'autre était dans le coin, mon instinct me le dit, j'en suis convaincu. La blessure, elle, me faisait de moins en moins mal, sans que je comprenne pourquoi. Puis des bruits de pas derrière moi, je me retourne et ne voit qu'une silhouette. Mais ce n'est pas ça qui m'étonna le plus, ce sont plutôt les quatre animaux qui l'entourait, mes esprits primitifs. Qu'est-ce que ça veut dire ? Normalement je suis leur unique réceptacle, pourquoi sont-ils au côté de cette … Personne ? En parlant d'elle, elle s'approcha, laissant dans la traîné de ses pas de la verdure, les premières couleurs que je vois depuis que je suis ici. Je commence alors à distinguer de légères lèvres, et un sourire.


Elle ne me disait absolument rien, pourtant j'avais l'impression de la connaître intimement, comme si elle avait toujours été à mes côtés. A son tour, elle posa sa main sur ma joue, la dégivrant, je ressentais une profonde tristesse.

« J'ai encore besoin de ta rage Udyr, ta rage de vivre et de me faire vivre. »

Je ne comprenais pas, qui était-elle enfin ? Puis mes souvenirs revinrent, Freljord, Zaun, les houlements du bateau, et ce petit bosquet à Ionia. J'étais vraiment mort, ça c'était donc fini ainsi, quelle fin misérable pour celui qui se disait être le protecteur de l'équilibre de la nature. Je n'ai finalement pas accomplie grand chose. Je regarde de nouveau la forme humanoïde devant moi qui sourit. Et je remarque, que je n'ai plus mal, la douleur à ma poitrine c'est arrêté.

« Tu ne me rejoins pas encore, en revanche je te donne un conseil, tes ancêtres n'ont jamais été seul, je sais que la perte des tiens est difficile, mais pour continuer il faut que tu fasses comme les anciens, trouve toi ta propre tribu. Comme ce moine. »


Puis elle s'éloigna, j'avais tant de questions à poser, alors que je commençai enfin à comprendre qui elle était. Elle s'éloignait sans que je puisse bouger. En revanche, un par un, mes compagnons revinrent à mes côtés. D'abord le tigre, venant se mettre à ma droite, la tortue se plaça sur mon épaule gauche, l'ours me surplomba dans le dos. J'ai alors décidé d'arrêter de rejoindre cette personne, il n'était pas encore temps. Je tendis mon bras et le phénix vint se poser dessus, je sentais de nouveau leurs forces.

« Dans ce monde, seul les plus forts survivent, si je dois tout faire seul, je le ferais, ma rage de vaincre sera suffisante. De toute façon je ne serais jamais seul, ces quatre-là m'accompagneront toujours. »

Un soupire se fit entendre, ce n'était sans doute pas la réponse qu'elle attendait, mais c'est ce que je pensais, c'est ainsi que j'ai été forgé, peut importe les obstacles, je ferais tout pour les gravir. Des événements comme ce qui est arrivé à Zaun ne se reproduiront plus. De toute façon, je n'ai jamais trouvé personne à qui faire confiance en ce bas monde, les humains sont tous misérables, sauf quelques exceptions. Je suis Udyr, gardien des esprits, et tant que je serais en vie, j'éliminerai ce qui nuit à mes mondes. 


Puis d'un coup je me réveille dans un sursaut, ce n'est donc pas encore mon heure … Je me redresse en grimaçant légèrement, posant ma main sur ma blessure, puis la regardant avec effarement, elle était guérie et recousu. Puis j'entendis un léger bruit, une … femme ? Elle n'était pas humaine ça c'était une chose sûre. Elle dormait à côté de moi, elle avait l'air épuisé, c'est sans doute elle que les esprits m'avaient demandé de voir. J'ai bien fait de les écouter. Je jette un rapide coup d'œil par la fenêtre, il fait nuit, cela fait donc plusieurs heures que je suis là. Elle a fait du bon travail, je n'ai plus du tout mal et l'infection semble ne pas s'être répandu, je pense que je ne suis pas passé loin du point de non retour.

Je me retourne alors vers elle intrigué, elle a une corne sur le front, en me penchant légèrement, je vois des pattes de biches. Mais qui est-elle donc ? En l'observant je me posais de plus en plus des questions, elle n'était pas normale, elle avait peut-être elle aussi un lien avec le monde des esprits. Je caresse alors doucement sa chevelure grise, soyeuse. Avec un peu de mal je me redresse et met la couette sur elle, comment a-t-elle put s'endormir dans cette position … Je prends le verre à côté et le boit d'une traite, repensant à tout ce que j'avais vu pendant mon sommeille. C'est la première fois que les esprits me passaient un message aussi clair et pourtant tellement … Incompréhensible.


Je pense que mon agitation était un peu trop bruyante car la femme se réveilla, d'abord un peu à l'ouest, puis quand elle s'aperçut que j'étais éveillé, me lança un flot de question sur mon état, sur comment j'étais arrivé ici, comment j'avais eu cette blessure. Je lui fis un léger signe de la main pour qu'elle arrête ses questions et soupira.

« Commençons pas le début, je suis Udyr, gardien des esprits, protecteur de la nature. D'abord je tiens à te remercier, tu as fait un remarquable travail, ça n'a pas dû être facile, et je t'en suis réellement reconnaissant. »

Elle ne disait rien, attendant sans doute que je continus, j'avais du mal à imaginer ce qu'elle pensait, peut être me craignait-elle, ou était-elle intrigué. 


« Suite à cette blessure, infligé par un mercenaire zauniens alors que je m'occupais de scientifiques qui faisaient du mal à la nature. Les esprits m'ont guidé à toi, m'assurant que tu pourrais m'aider, en fait ce n'est pas la première fois qu'ils me disent de venir te voir, ça fait maintenant un moment qu'ils m'incitent à venir à ta rencontre, mais j'ai toujours refusé. Mais aujourd'hui je suis heureux de les avoir écouté sinon je ne serais plus là. Et toi qui es-tu ? »

Une question me titillait, la raison pour laquelle je n'étais jamais venu la voir, celle qui me trottait depuis l'instant où je lui ai adressé la parole. Je devais connaître la réponse, pour savoir à quel genre de personne j'avais à faire, car même si j'étais reconnaissant, être amical était une autre chose.

« Pourquoi as-tu été déchu par tes esprits … Ou quelque chose dans le même genre ? »
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Dim 19 Mar 2017 - 13:31
Les étoiles recouvrent tout les soirs le ciel nocturne, aidant les voyageur à se retrouver ou même à offrir à quelques spectateur un univers rempli de rêve et d’espoir. Ionia était connu pour être l’île ou ce genre de panorama était le plus visible. Descend de ce royaume perdu dans l’espace, Soraka avait fait honneur à sa descendance et à sa famille en continuant sur Terre le fardeau de guérisseuse et de seule femme médeci.  Prenant alors la grande habitude de s’occuper de ceux qui en avait le plus besoin, des personnes qui méritaient d’être soignée ou non. Son vœu avait été de protéger les gens de cette Terre, mais au fond d’elle, Soraka ne voulait qu’une chose, retourner chez elle et vivre de nouveau avec les siens. La solitude avait été sa punition, l’abandon son fardeau et la protection son nouvel objectif. Malgré la peur qui envahissait chaque parcelle de son corps, Soraka trouvait que son but était noble et pur, comme son ancienne vie, la jeune lichèvre ne voulait pas changer ce qu’elle était, au contraire ; elle voulait rester la même, une jeune femme avec une corne, capable de soigner et de sauver des vies. Tous les soirs, Soraka priait pour qu’elle retrouve ce qu’elle avait perdu, qu’elle puisse revivre parmi les siens et qu’elle puisse retrouver sa véritable identité.

Assise sur le sol de sa petite maisonnette, Soraka se reposait après sa longue intervention qui lui avait pris toute l’après-midi. Pendant son opération, la jeune femme se demandait ce qui avait pu lui arriver, pourquoi était-il venu d’aussi loin pour se faire guérir chez elle. Comment savait-elle qu’il venait de loin ? Tout d’abord a cause de la blessure qui ne pouvait provenir que de Zaun, mais aussi sa corpulence à résister au froid, il devait probablement venir de Fredjord. Mais le moment n’était pas aux questions et après un doute énorme et une peur de laisser s’échapper la vie de quelqu’un, Soraka finit par le sauver et soigner sa blessure. Heureuse, celle-ci laissa la fatigue l’envahir après avoir été sure qu’il ne risquait rien. A peine eut -elle fermait les yeux que des images du passé se bousculèrent dans sa tête, le visage de Warwick, la bagarre, la lumière qui était apparu et ensuite plus rien, des cris et des larmes, des blessures qui jamais ne se refermeront, des marques de sa trahison. Tant de douleur qui rappelèrent a la demoiselle son incapacité à faire les bons choix et à laisser sa naïveté guider ses pas, si elle n’avait pas aider le jeune homme à l’épique, rien de tout cela ne se serait passé et elle aurait encore la protection de ses ascendant.

Des cauchemars toujours aussi atroces, il ne voulait pas la lâcher, il ne voulait que lui rappelait jour après jour son destin, ses erreurs et ses motivations passé. Elle était devenue violente pour protéger une personne qu’elle considérer comme un ami et le résultat fût à la hauteur de sa trahison, elle ne faisait que regretter ce jour fatidique, elle n’arrivait plus à se regarder longtemps dans la glace, même croiser quelques fois des personnes de son univers la rendait indigne d’appartenir à ce monde lointain. Elle ne savait plus qui elle était, une humaine ? Un déchet ? Une descendante des étoiles ? Elle-même se poser la question à chaque fois que son reflet apparaissait devant le miroir.  Son cauchemar devenait de plus en plus atroce, les larmes commencèrent à s’accumuler au niveau de ses paupière, elle sentait qu’elle allait lâcher toute sa culpabilité si cela continuait, mais le contact d’une main sur sa chevelure l’apaisa doucement et soudainement, le cauchemar disparaissant dans un brouillard blanc, son réveil n’allait pas tarder.  Redressant alors la tête lentement en essuyant du revers de sa main les larmes qui commençaient à acculer sur ses joues, Soraka leva alors les yeux vers la silhouette en face d’elle et eut un moment de silence avant de sourire et de voir l’état où il était. Il allait bien, elle lui avait sauver la vie, elle n’était pas inutile, elle avait réussi à sauver la vie d’une personne dans le besoin, ce simple constat envahi le cœur de la lichèvre d’une vague de chaleur et de bien-être. Posant alors moult questions sur le pourquoi du comment, elle se fit soudainement mettre au silence d’un geste de la main et s’asseyant alors sur le sol, elle écouta ses dires sans rien dire pour le moment.  
En écoutant son histoire, Soraka eut alors les réponses à ses questions et se doutes, elle avait eut raisons sur la blessure et d’où elle provenait. Même si elle n’attendait aucune explication sur le comment celle-ci était arrivé, elle ne put que comprendre la cause de tout ceci. Il s’appelait donc Udyr, c’était un nom très original, ce qui fit sourire la jeune femme et se raclant un peu la gorge pour faire disparaitre cette impression de gorge nouée, elle pris une inspiration et se présenta à son tour.

- Je me nomme Soraka, je suis une enfant des étoiles. Je suis médecin et guérisseuse, ma mission et de soigner et aider mon prochain comme je le peux.

Faisant alors un salut digne du rang de l’homme en face d’elle, Soraka redressa alors la tête et sentit son cœur se serrer en entendant la suite des paroles du moine. Elle se recula un peu de l’homme et se leva doucement pour aller vers la fenêtre et posa sa main sur la surface froide, comme pour lui donner le courage de raconter un peu de son passé, rien qu’un peu.

- J’ai été déchu car j’ai cru en la bonté humaine…Y a de cela quelques temps, un homme et venu me voir avec une femme dans les bras, elle était mourante. Malgré mon intervention, elle décéda de ses blessures. Après avoir donner mes condoléances, je lui proposa mon aide pour mener l’enquête sur ce qui était arrivait…Je le croyait mon ami…Mais…

Sa voix se noua alors tandis que des larmes luttaient pour sortir et tomber sur son visage mauve. Serrant le poings, elle trouva le courage de continuer son histoire tandis que quelques larmes se mirent à couler.

- J’ai utilisé mes pouvoirs pour le protéger…Pour attaquer des humains…Je le croyait en danger mais tout ceci n’était qu’un plan pour voler mon cœur. Enfant des étoiles, mon cœur à la possibilité de donner l’immortalité si elle est utilisée comme il le faut. Devant ma faiblesse et ma naïveté, je fus blessé et pour le punir, je lui lança une malédiction qui le transforma en loup.

Baisse la tête honteuse et montre doucement la blessure se trouvant sur le côté droit de son ventre, une blessure de couteau ayant laissé une cicatrice atroce.

- Je ne demande pas le pardon de ceux qui m’entoure, je n’ai plus la protection des étoiles, des esprits de nos ancêtres, je suis seule dans ce monde, poursuivit par mon passé et la mort au trousse. J’ai perdu mon corps céleste et je suis piégée sur cette Terre…Sans doute pour toujours.

Levant alors son regard vers l’homme, elle s’attendait à être méprisé et détester, sa gentillesse l’avait guider dans ce nouveau monde qui est le sien maintenant, sans aide ni protection




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Dim 19 Mar 2017 - 16:44
Elle semblait un peu stressé, bien que souriante, je ne la connaissais pas, mais sa présence est … Apaisante, on sent qu'elle n'est pas mauvaise. Les esprits sont d'accord avec moi, ils sont tranquilles en sa présence, peu de personnes peuvent s'en vanter. Elle se racla la gorge et je penche ma tête sur le côté, elle n'avait pas de raison d'être anxieuse, peut être que je suis intimidant ? C'est possible mais je ne m'en rends pas compte, mon visage n'étant pas forcément le plus amical, je souris très peu ce qui ne m'aide pas non plus à vrai dire. Même sans être hostile, on peut avoir l'impression que je le suis.

Je m'intriguais, elle me salua comme si j'étais quelqu'un d'important, certes je suis le gardien des esprits, mais jamais je n'ai reçu d'honneur pour cela. Peut être pour elle cela signifiait réellement quelque chose, ça serait sans doute bien la première fois que cela lui arrive, d'habitude peu de monde prête attention à son titre, ne voyant en lui qu'un sauvage qui détruit et écrase ce qui ternit la nature. Elle était intrigante … Déjà rien que physiquement, elle n'était pas humaine, c'était chose certaine, pourtant elle n'avait rien à envier à ces êtres. En plus les esprits me dirigeaient vers elle depuis un bon moment, c'est qu'elle était quelqu'un de spécial par rapport aux autres.


Cependant elle commença à se présenter à son tour, elle est une … Fille des étoiles ? Elle aussi est donc naît d'un autre monde, elle n'est pas d'ici. Je dirais même qu'elle est plus proche de son monde que moi de celui des esprits, car malgré tout c'est dans le monde humain que je suis né. Si je suis le bras armé de la nature, alors elle est celle qui prend soin de ce monde. Nos missions sont différentes, et pourtant elle se rapproche l'une de l'autre, chacun de nous œuvrons pour le bien de ce monde, à notre manière.

Avant de répondre à ma question, je sentais déjà que c'était un point sensible, son visage perdant un peu de son éclat, reculant même, s'éloignant de moi. Un silence s'installa pendant quelques secondes, durant lequel elle s'approcha de la fenêtre, elle me tourna légèrement le dos comme pour s'aider à me raconter son erreur, enfin si s'en ai une. En tout cas, avant même qu'elle commence l'histoire une chose était sûre, elle affichait un profond regret et une grande tristesse, j'étais sensible à ces choses là, dans le sens où communiquer avec les esprits demande justement cette sensibilité. Mais je ne dis rien, et ne bougea pas pour lui laisser le temps de s'exprimer. 


C'est alors qu'elle commença, rien que les premiers mots réveillèrent en moi la rage que je n'avais pas eue depuis que j'étais en train ici. Encore la faute de ces hommes, ils ne sont pas bons, ils ne cherchent que le pouvoir pour gouverner tout le monde, toujours à la recherche de ce qu'ils n'ont pas. Une personne céleste comme elle devait avoir des propriété étonnante. Mais il écouta attentivement l'histoire de la lichèvre, suspendu à chacun de ces mots. Alors qu'elle racontait son histoire, des larmes commençaient à couler, un frisson me parcouru, elle était une personne importante, envoyé par la nature pour répandre le bien, et ces maudits humains arrivent encore à  demander toujours plus …

Elle finit alors son récit, je ne savais quoi pensée. Elle avait cru en la bontée humaine, ce n'est pas de sa faute, un homme l'avait trompé, c'était sa nature mais … En fait je me mettais à sa place si un jour je devais perdre mon lien avec le monde des esprits … Je ne sais pas si je m'en remettrais, cela devait être d'une douleur insupportable, vouloir donner du bien dans ce monde et récolter les fruits de la bêtise humaine. Certes elle était déchue, mais maintenant que je sais pourquoi, je ne peux pas dire qu'elle l'ait choisie. 


J'enrageai déjà contre cet homme qui avait abusé d'elle, et mes esprits étaient dans un état pire que le mien, ils ont sans doute un lien plus étroit avec elle que moi. Mes mains vinrent se joindre, tournant les pouces alors que j'étais perdu dans mes pensées, les humains ne s'en prennent pas simplement à l'équilibre de la nature, mais aussi celui céleste. Qui sait jusqu'où ils iront, si je n'en connaissais pas quelques-uns de confiance, je dirais qu'ils sont tous pourris. Il était normal qu'elle soit déchue, n'ayant pas respecté ses droits, pourtant … Les faibles périssent, et les forts survivent. C'est ainsi, c'est la loi de la nature, je devrais me dire qu'elle mérite mais …

Je relevais la tête vers elle, voyant d'abord sa cicatrice, puis remontant vers ses yeux humides, elle attendait sans doute une réaction de ma part. Je me lève et avance d'un pas tranquille vers elle, une fois à son niveau, je cache la blessure à son ventre et pose une main sur son épaule, la regardant dans les yeux sans me défiler.


« Ainsi est faite la vie, les forts mangent les faibles, si tu montres que tu l'es alors, beaucoup s'empresseront de te foncer dessus. »

Sa mine s'attrista, sans aucun doutes ces paroles lui faisaient mal, mais c'est un mal nécessaire, le monde des humains est loin d'être tendre, si elle montre un signe de faiblesse, elle coule.

« Mais tu es faible parce que la nature l'a voulu ainsi, elle a voulu que tu apportes du réconfort à ceux qui le méritent en ce bas monde. Moi mon rôle est de punir ceux qui perturbent l'équilibre, et tu es un poids important pour cet équilibre. Je comprends mieux pourquoi les esprits me demandaient de te rejoindre depuis un moment, sans doute depuis ta déchéance. Ils avaient senti que tu as perdu ton pouvoir céleste. »


Je pris un morceau de tissu sur un meuble et lui essuya le visage, toujours l'air sérieux, je n'arrivais pas à avoir l'air compatissant, c'était quelque chose que j'avais perdu quand les miens avaient disparu, mais je n'étais pas sans cœur non plus.

« Je te protégerai. »

J'attendis quelques secondes, reposant le morceau de tissu et se tournant vers la fenêtre et regardant le ciel, elle venait de là-haut … C'était vertigineux, j'aurais aimé naître dans un monde autre que celui-ci aussi, mais si moi j'étais né ici c'était pour une bonne raison, protéger l'équilibre, et ceux qui sont comme moi.

« Tu n'as plus à t'inquiéter d'être faible ou non, dans la nature, certains faibles sont derrière les forts, et ils ont raison. Tu ne mérites pas d'être blessé, je serais ton gardien. Personne ne pourra plus te faire de mal sans que ma colère ne s'abatte sur eux. »


Je me remis face à elle, et mit ma main là où elle avait sa cicatrice, la regardant avec insistance, prenant un ton qui ne lui laissait pas le choix, c'était une décision que j'ai prise, c'est mon rôle, les esprits le veulent … Et moi aussi.

« Maintenant c'est moi qui porterais ce genre de cicatrice, car je peux le supporter, et tu me soigneras, ça sera notre contrat. Je te protégerai et tu me guériras, je ne laisserai pas les humains te faire du mal à nouveau. »
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Jeu 6 Avr 2017 - 18:06
Qui aurait cru que la vie pouvait réserver tant de surprise ? Elle avait perdue goût à la vie, l’envie de vivre parmi ceux qu’elle considérait comme menteurs, la rendait faible et vulnérable…Alors pourquoi continuait-elle d’aider ces gens qui avaient besoin de ses dons de guérisseuse ? Pour elle tous les humains étaient comme Warwick, des gens qui ne cherchent que le pouvoir et l’immortalité, alors pourquoi ne pouvait-elle pas abandonner ses humains à leurs tristes sorts et vivre sa vie de douleur et de honte ? Soraka se poser la question énormément de fois dans la journée, si elle arrêtait d’être ce qu’elle était, arriverait-elle enfin à vivre une vie de recueillement ? Elle avait longtemps douté d’elle-même, douter de son rôle dans ce monde, mais une voix aussi sage que ses ancêtres lui avaient fait comprendre que le pardon ne se gagne pas instinctivement, il faut du temps, de l’apprentissage et du cœur. Le pardon ne se mérite pas, ils se gagnent avec nos actions de tous les jours, des actions qui nous rendent plus fort et montre que malgré les difficultés de la vie, on peut continuer à se donner à fond pour ce que l’on croit. C’est grâce à cette personne des plus sage que Soraka avait repris son rôle de guérisseuse après un long moment d’absence. Elle savait pertinemment que dans ce monde, y à des personnes qui sont plus aptes qu’elles à sauver les gens, mais le font-ils par amour de son prochain ? Elle ne le savait pas, mais au fond d’elle, Soraka sentait que son pardon ne se réglerait pas aussi facilement et que pour patienter jusqu’au jugement de ses ancêtres, elle devrait sauver et guérir le plus de personne, non pas par besoin de se racheter, mais par gentillesse et amour.

Lorsqu’elle avait trouvé cet homme à moitié mort devant sa maison, Soraka ne voulait pas l’aider, mais une force qu’elle avait l’impression de connaitre la guida vers lui et le voyant si mal au point, avait pris la décision de le soigner. Une guérisseuse ne jugeait pas les gens sur le passé, elle devait accomplir sa mission comme une vrai guerrière des guérisons. Heureusement qu’elle était intervenue, sinon il n’aurait sans doute pas survécu à de tel poison et maladie. Soraka ne savait pas pourquoi elle voulait l’aider, mais elle sentait comme des présences autour de lui qui le protégeait et l’avait sans doute guidé vers elle, dans quel but ? Pourquoi elle ? Soraka ne le savait pas, mais elle avait l’impression que cet homme était important pour ce monde. Lorsqu’il se réveilla enfin, un soulagement inattendu envahi la jeune lichèvre qui eut un sourire de satisfaction apparaitre sur ses lèvres. Elle avait accompli le plus périlleux des combats et elle avait gagnée avec de l’acharnement et la combattivité qui lui était propre. Cependant, comme elle le pensait, il allait lui demander qui elle était.

Ce fut le moment le plus dur de sa vie, racontée son erreur, sa faiblesse face à la détresse humaine. Elle voulait croire en cet homme, il avait besoin d’elle après tout, alors comment cela avait-il put arriver ? Soraka ne pouvait se pardonner d’avoir été aussi faible, elle savait pertinemment qu’elle ne faisait pas parti de la race des forts, mais elle se protéger grâce à ses rares amis, ceux qui avaient réussi à lui prouver qu’ils étaient différents et qui l’accepter tel qu’elle était, une jeune femme perdue dans un monde qui n’était pas le sien. Le passé est douloureux, il laisse de lourde cicatrice sur le corps et dans l’âme, tous les jours, elle voyait la cicatrice sur son ventre comme une malédiction, un trophée vivant de cet homme monstre. La fenêtre était froide, l’ambiance de la pièce était devenue tout aussi sombre et obscure, pourquoi tout cela ? Elle avait besoin de raconter son histoire et pourquoi elle n’était plus des cieux, il allait sans doute ne pas comprendre et la prendre pour une idiote et il aurait raison, mais si il fallait qu’il la juge, autant le faire en sachant ce qui lui était arrivée. L’erreur n’est pas souvent pardonnable, elle-même ne se le pardonnait pas, mais elle croyait encore et espérait que tout s’arrange, que son rôle continue sur cette Terre et pouvoir montrer son pardon aux ancêtres.

Elle venait enfin de finir son récit, qu’allait-il dire ? Elle plongeait son regard humide dans le sien en lui montrant son plus grand fardeau qu’elle ne pourrait jamais faire disparaitre. Soraka n’attenait rien de sa part, peut-être un peu de compassion…Mais elle ne s’attendait pas à le voir se lever vers elle et cacher sa cicatrice comme s’il en avait assez vu. Regardant sa main sur la cicatrice qu’il venait de caché, elle redressa sa tête pour plonger son regard ambre dans celui du gardien Elle écoutait attentivement ses paroles, elles étaient dures et poignantes, se gravant doucement sur son âme pour lui rappeler qu’elle faisait partie des faibles. Elle le savait depuis longtemps, mais l’entendre de la bouche de quelqu’un d’autre était vraiment difficile à supporter. Sa mine s’assombrit doucement, quittant le regard du gardien pour fixer soudainement le sol qu’elle trouvait sublime.

-Je sais pertinemment que je fais partie des faibles de ce monde, que les plus fort s’empresseront pour me faire couler. Cependant je ne me laisse pas faire, je me bats pour ce que je crois et je continuerais de me battre pour suivre ma voix, celle d’une grande guérisseuse. Je remercie tes esprits de t’avoir mené à moi, je ne sais pas encore le pourquoi ils ont fait ça, mais je vous remercie….

Soraka redressait alors la tête à la suite de sa tirade, elle devait arrêter de fuir, arrêter de se cacher derrière une façade qui ne lui ressemblait pas, elle devait montrer sa détermination et sa force. Elle avait peur, c’était certain, mais elle ne devait pas laisser cette même peur l’empêcher de vivre ses choix. Elle sentait les larmes coulaient le long de ses joues, elle ne savait plus depuis combien de temps ses yeux pleuraient, mais cela lui faisait un bien fou de soulager son cœur. Elle n’avait pas honte de pleurer devant un inconnu, la seule honte qu’elle ressentait en ce moment précis était sa faiblesse. Fermant alors un œil quand Udyr vint essuyer l’humidité sur ses joues, elle resta soudainement scotchée à sa phrase…Il la protégerait ? Mais pourquoi ? Il ne lui devait rien, elle avait juste fait son rôle de guérisseuse, alors pourquoi si soudainement vouloir la protéger ? Le voyant alors se retourner pour regarder vers le ciel, Soraka sentit un poids énorme s’envoler de son cœur, comme si un fardeau immense venait de la quitter. Elle regarda aussi le ciel, sa maison, il était immense et brillant, elle venait d’un monde tellement beau et lumineux…Des étoiles, voilà où elle aurait dû être, avec les siens. Posant sa main sur la vitre envahie d’une soudaine nostalgie, un petit soupir s’échappait d’entre ses lèvres à moitié ouverte. Se laissant subjuguer par les images de son monde, elle sentit une présence la regardé et tournant la tête, vit Udyr devant elle, le regard sérieux et indéchiffrable.

Sentant la main de l’homme se poser sur sa cicatrice, Soraka ne put s’empêcher de fixer cette main, une main chaude et douce. Il ne lui voulait pas de mal, elle ne ressentait, sa présence l’apaiser et lui donner une impression de protection, un peu comme un père avec sa fille. Elle n’avait jamais vraiment eut de famille, donc elle ne savait pas ce que cela pouvait faire d’avoir un père et une mère, mais en ce moment précis, la réaction de ce gardien lui faisait pensé à cela, un père. Les larmes se remirent à se battre contre ses paupières, redressant le visage pour regarder l’homme Soraka sentit ses jambes la lâcher sous toutes cette tension évacuée et mit ses mains entre ses mains. Agissait-elle trop violemment ? C’était certains, mais personne ne pourra comprendre ce que cela fait de se sentir libérer. Laissant les larmes couler à leurs guises, Soraka lâchait sa frustration, sa colère, sa haine, sa honte et la joie dans des gouttes d’eau salé et amer.

-Je…Je ferais de mon mieux…Je guérirais toutes les blessures que le temps te fera, qu’elle soit impossible à guérir ou non…Je…Je ne pourrais jamais autant te remercier…Je…Je n’ai jamais eût la chance d’avoir une famille ou un gardien, je ne sais pas la différence mais…Je me rendrais utile…Je suis maladroite et idiote parfois…Mais je ne te décevrais pas…Merci…Je peux être faible comme…Maintenant mais je te prouverais que tu n’as pas eu tort de…de me protéger…

Elle enleva ses mains de sur son visage et lui offrit un sublime sourire à travers des cascades de larmes. Elle était heureuse, heureuse d’avoir un protecteur et un « père ». Elle ne devait pas faillir à son nouveau rôle, elle devait l’aider, le protéger à sa manière en l’empêchant de mourir de blessure ou poison. Son chemin avait pris une nouvelle direction, elle n’allait pas le laisser s’envoler ainsi.




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