Comme par hasard [Pv Twisted Fate]

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Ven 20 Jan - 19:31
Noxus était en tout point un lieu détestable, avec la sympathie des locaux envers les gens de passage dans le coin, la qualité douteuse des tavernes, et les infinis complots et/ou meurtres qui finissaient toujours par on ne savait quel miracle sur ta propre gueule. Vous iriez me dire qu'à Bilgewater, c'était la même chose : ouais, mais au moins là-bas, les tavernes avaient un minimum de qualité. Bon, heureusement pour eux, il y avait bien pire sur Valoran : le vin démacien. Pouah ! c'était tellement fade et sucré ! Il n'y avait que les bigleux pleins d'oseille de cette ville de barges pour boire un truc pareil ! Enfin, mon mépris pour cette arnaque sans nom à part, j'étais venu dans cette ville pour des raisons précises. Disons que les récents événements ne m'avaient pas tant interpellé que ça, mais l'intrigue et la curiosité l'emportaient toujours. Il fallait bien commencer les recherches quelque part, et Noxus m'avait paru être l'endroit idéal pour ça, surtout le fond du fond, là où circulaient librement des ragots en tout genre qui, bien évidemment, n'allaient pas me donner directement des informations aussi crutiales : on ne parlait pas d'une prime, ni d'un simple vol - surtout d'un simple vol. Aller directement à l'institut avait été une option envisageable, mais avec la tension qu'il devait y avoir, ça aurait vraiment été louche que d'un coup, comme ça, je m'y rendisse. J'y ferais cependant peut-être un tour quand j'aurais des infos plus solides.
Cela faisait déjà quelques jours que je fouinais à Noxus, sans grand succès. C'était embêtant : je n'avais aucune idée de par où commencer et je tournais en rond. Il y avait quand même quelques rumeurs dans les bars, toutes plus farfelues les unes que les autres. L’inconvénient évident avec la méthode que j’utilisais pour chercher était que la plupart de ce que j’entendais n’était que supercherie qui jetait des paillettes dans les yeux. Je n'étais pas du genre patient, mais j'aimais assez les difficultés. Pas les casse-têtes interminables, ne confondez pas.

Assis au bar d'un pub et mon verre vide en main, j'avais décidé de jouer à un jeu de cartes avec le barman, qui disait bien tout haut que "personne sur tout Valoran n'avait autant de chance que lui aux cartes." Ce fut en ricanant que je relevai son défi. Je n'étais pas aussi doué qu'un certain guignol à chapeau, mais je savais me débrouiller, et je mourrais d'envie de voir s'il serait toujours aussi chanceux face à la bonne vieille méthode à la sauce "Grande Barbue".
Tandis que les mises montaient sur le comptoir, je pus voir apparaître une lumière dans les yeux du barman : pour me confirmer ce signe traître, je décidai de feindre une défaite imminente.

- Eh merde, murmurai-je.

L'effet escompté apparut : il eut un rictus de triomphe. Pff, quel amateur : il fallait toujours rester de marbre quand on jouait aux cartes. Si même moi je savais ça, je me demandai de plus en plus sur le dos de qui il s'était faite sa réputation, celui-là. Quand il posa sa main sur la table, j'éclatai de rire, suffisamment fortement pour que ma voix bien portante emplisse toute la taverne. Le barman me fixa, ses gros sourcils presque rejoints froncés à l'extrême, tandis que je posai une main plus forte que la sienne. Le barman s'irrita instantanément. Il fallait dire que ça devait quand même être honteux et frustrant de perdre contre un étranger, sans parler qu’il n’avait pas tant l’air de m’apprécier aussitôt que je posai mon pied dans son pub. C’était chose normale, les locaux se méfiaient toujours des étrangers, ici comme partout : si quelques touristes – surtout armés – se baladaient dans les rues de leur ville, tout portait à se demander ce qu’il faisait là, et parfois, les idées allaient loin. Mais parfois, avec suffisamment d’indices et de préjugés, l’on pouvait deviner comment agirait telle ou telle personne : au vu de mon verre de Larme de Kraken, il n’y avait pas besoin d’un exposé pour comprendre de quelle magnifique cité civilisée je venais. Le barman frappa du poing la table et se redressa.

- C'est pas possible, tu as triché !!
- Quoi, c'est moi le tricheur ? Tu crois que j'avais pas vu ton roi de carreau dans la poche de ton tablier ? Me fais pas marcher, et aboule la mise.
- Grr...tu ne paies rien pour attendre.

Sur ces mots forts aimables, il s'éloigna de moi pour atteindre l'autre bout du bar. Ouais, à Bilgewater on avait la réputation d’être des malfrats, des tricheurs, des voleurs, la crème de la crème niveau criminalité, quoi. Pendant que je raflai la mise - il avait beaucoup perdu dans ce duel -, un couteau bien aiguisé se planta dans la poutre derrière moi - j'eus quand même besoin de me pencher en arrière pour l'éviter. Le barman n'avait pas encore eu son compte : le voilà armé d'une hachette et qui vint vers moi. Que disais-je ? Les locaux n’aimaient pas les étrangers, surtout si on était plus fort qu’eux.

- Hahaha, ricana le barman, Je t'avais prévenu que t'allais me le payer cher !!

Mon bijou tenu par une main, je tirai une latte avant de la saisir à deux mains. Là, ce fut à mon tour de rire : il n'y avait plus un bruit dans la taverne, et les yeux du barman ne quittaient pas mon fusil à pompe.

- Désolé, t'allais faire quoi ? J'ai pas bien entendu...

Il resta sans bouger, mais se reprit aussitôt. Le sourire de travers, il s'approcha quand même de moi. D'un côté, ça serait dommage de foutre en l'air une taverne, surtout ici quand tu devais rester discret : je n'avais pas non plus envie d'avoir trop d'ennuis avec les autorités locales.

- M'en fiche, ta tête est mise à prix et c'est mon bâtiment : t'en sortiras pas.
- Oh, on retourne méchamment sa veste comme ça ? lançai-je, feignant l'étonnement - d'ailleurs, cela me fit penser à un certain saligaud en bottes de princesse.

Sans vraiment prêter attention à ce guignol, je me dirigeai vers la porte. Il poussa une bonne gueulée et fonça vers moi. J'ouvris la porte. Je glissai soudain ma main non occupée, qui était encore posée sur la porte, vers le bas : malgré cela, la hachette la toucha, majoritairement plantée dans le bois. Aussitôt, furieux, je hurlai de colère et me tournai vers le barman, l'arme saisie à deux mains, puis tirai tout ce qui y était chargé dans la direction de ce salopard. Il ne fallait pas non plus exagérer !

- Tarnation !! Mais ça va pas, connard sans nom ?!! Sale chien de...

Je vous épargnerais les magnifiques vers du poète que j'étais. Je refermai violemment la porte avec mon pied, puis me relâchai, tins mon fusil à pompe à une main, les canons inclinés vers le bas, et soufflai de la fumée par le nez accompagné d'un grognement colérique. J'avais une sacrée marque qui fendait ma main et qui ne cessait se saigner. Génial, tout ça...

Puis, je sursautai, tandis que j'entendis un ricanement familier, presque silencieux, provocateur, et porté sur un ton calme et posé que je connaissais bien. Je pouvais même visualiser son rictus moqueur qui l'accompagnait partout où il vagabondait. Au début, je me persuadai que je rêvais, jusqu'à ce que je croise son regard aiguisé. Un sourire tordu de surprise se traça alors sur mon visage. Je n'hallucinai pas, il était bel et bien là : Tobias Fox...ah non, attendez. Monsieur avait un pseudonyme maintenant. Décidément, je ne m'y ferais jamais. D'ailleurs, je trouvai son nouveau petit nom toujours aussi ridicule.

- Fais gaffe à ce que tu vas dire, mon tout beau : c'te bête-là fait bien plus mal.
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Dim 22 Jan - 11:02
Noxus me paraissait accueillante ce soir-là, pour les non-habitués cette ville n'était que pure violence ou corruption incontrôlée, mais pour d'autre c'était une mine d'or, plus particulièrement pour les chasseurs de primes. Cependant les rumeurs ne sont pas toujours vraies et certaines peuvent être exagérées, elles sont quasiment toutes exagérées en fait. Viktor m'a donné un délai très long pour un objectif très court, des informations sur l'institut c'est comme s'il en pleuvait tous les jours, sauf qu'il faut savoir discerner le vrai du faux. Avec la bourse qu'il m'a donné je vais pouvoir m'amuser pendant quelques temps sans m'inquiéter d'un soucis d'argent.

Je me suis rendu dans les bas-fonds pour pratiquer mon activité de Gambler en toute "honnêteté" , les bas-fonds sont quelque chose que j'apprécie à Noxus, on peut y trouver de tout si toute fois on est intéressé par l'illégalité, ce que je suis bien évidemment. Mais je connais bien quelqu'un qui pourrait en être un peu dérangé même s'il baigne souvent dans ces eaux-là, un certain chasseur de prime qui lui aussi pense que c'est la ville idéale pour se faire un peu de monnaies clinquantes, mais je crois que clinquante est un adjectif mal choisi pour un travail aussi sale, sonnante et trébuchante pourrait être attribué, quoi que là non plus je ne penses pas que l'argent soit authentique.

Enfin, dirigeons-nous plutôt sur où je suis allé pour parier et jouer un peu, afin de mettre mes talents d'artistes à rude épreuve. Une taverne que j'aimais plutôt bien mais avec un tavernier qui détestait perdre, je déconseille cette taverne à quiconque veut détrôner le tavernier de son auto-proclamation de roi absolu des jeux de cartes. Si une personne arrivait à le détrôner malgré sa triche évidente, il devait se préparer à une mort imminente, s'il est le "roi des jeux de cartes" c'est parce que personne n'est ressorti vivant de sa boucherie. Je n'ai jamais rien tenté contre lui, il n'a aucun défi à m'apporter, ses techniques sont nulles et sa triche est flagrante même aux yeux d'amateurs. Je préférais gambler avec les autres habitués de cette taverne tout en voyant les nouveaux arrivants se faire charcuter par le hachoir symbolique du "roi des jeux de cartes".

Presque "par hasard", je voyais de loin Malcolm entrer dans ladite taverne, sans même m'inquiéter de se qui pourrait arriver, je savais ce qu'il allait faire, comment il allait le faire et ce qui arriverait par la suite. Je n'ai pas pu m'empêcher de rire sur le moment, suscitant l'étonnement dans le visage des passants. Je me positionnais devant le bâtiment, collé au mur et proche de la porte en attendant la sortie du chasseur de prime, attendant le cri du tavernier, le rire de Malcolm et les jurons qui l'accompagneront. Ce qui devait arriver arriva, Graves sorti de la taverne et à l'écoute des jurons je me mis à ricaner, dos contre mur.

Son jouet avait bien changé, quand nous nous sommes quittés à Piltover je pensais qu'il aurait opté pour le même modèle, mais celui-là avait l'air plus dangereux que l'ancien. Mais son utilisateur par contre restait le même, un Malcolm Graves qui fonce tête baissé. Je relevais mon chapeau commençait à parler à mon ancien coéquipier en adoptant un ton amical.

-Toujours à marcher là où il ne faut pas à ce que je vois, quand on est malin on prends des bottes pour ne pas trop se salir, mon cher Malcolm. Ne veux-tu pas que je t'invites à une taverne plus conviviale? Je connais le coin et il te faut un guide pour t'accompagner dans des endroits plus adaptés à ta personne, je ne pu m'empêcher de lâcher un rire amical. C'est décidé, viens avec moi Malcolm, j'ai besoin d'un compagnon de table ce soir, tu me raconteras ce que peux faire ton jouet autour d'un petit verre, plusieurs petits verre et j'ai de quoi payer pour nous deux mon cher Malcolm.

J'avais l'air enjoué, peut-être un peu trop, mais avec Graves je devais renouer des liens, passer un peu de bon temps avec une des rares personnes que j'appréciais plus ou moins. C'est ainsi que je l'accompagnais à la taverne de Bilge Rat a une centaine de pas d'ici.


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Mar 24 Jan - 20:14
Force m’était de constater que Tobias ne changerait jamais : toujours ce ton moqueur dans la voix, toujours ce même regard clair et tranchant. Par ailleurs, il me semblait bien trop de bonne humeur : et ça y est, il allait encore me taquiner avec je ne savais quelle histoire pour me faire perdre mes nerfs, et ainsi rire de moi d'avantage. Il avait cette fâcheuse manie de faire ça tout le temps, que ce fut entre la provocation, me faire tourner en bourrique ou le simple plaisir de me faire passer pour le dernier des incapables, alors que monsieur le gandin arrivait à tout faire. L’envie me prit brusquement de faire du sarcasme : je tirai une latte de mon cigare fraîchement allumé et soufflai la fumée par le nez.

- Dis-moi, débutai-je d’un grave ricanement tandis que nous nous mîmes en route, par "un endroit plus adapté à ma personne", tu parlerais pas de la taule, par hasard ?

Il fallait croire que j'étais aussi de bonne humeur : voir un visage familier dans un endroit pareil me convenait, surtout celle-là parce que je la connaissais bien. Heureusement pour moi, le sarcasme et l'ironie ne dérangeaient pas le coquet à chapeau - il avait l'habitude, à force - : Il me sourit – cela ne m’étonnait pas qu’il ne fasse pas d’avantage, pour une fois. Le sujet restait sensible, pour moi comme pour lui, et ce malgré les nombreuses années qui s’étaient engouffrées entre deux depuis. Ah, la belle époque de notre bande de barges… Je ne regrettais rien de tous ces bons moments passés au fil des routes, tout comme je ne regretterais pas leur fin. C’était mieux ainsi. Perdu dans mes souvenirs, je me raclai lourdement la gorge, puis aspirai à nouveau un peu de fumée. Le cigare en main, je réalisai que cette dernière me faisait toujours un peu mal : en effet, elle saignait encore, même si une bonne partie du sang avait été pompée par le cuir du gant. L’espace d’un instant, j’eus encore quelques flashs d’un passé plus proche et plus sanglant. A côté de ça, ce n’était qu’une méchante éraflure insignifiante. Que disais-je ? Non, encore bien plus médiocre.

Quand je relevai la tête, je constatai avec surprise que le regard inébranlable de dandy tatillon était également posé sur ma main. D’ordinaire, Tobias n’y prêtait pas attention – ce qui était normal : ce genre de choses ne regardaient que moi et je n’avais rien à raconter. Je soupirai tout en recrachant de la fumée, puis planquai ma main sous ma cape, simplement en la laissant le long du corps. J'avouai, cela me surprit : mais bon, si ça se trouvait, il ne faisait que rêvasser sur la Grande Barbue savait quel sujet.

- Bah, les taverniers noxiens aiment bien les étrangers.

Je la prenais à la rigolade, car se montrer agacé, voire énervé, l'incitait bien trop souvent à me casser les pieds au point de me faire péter un plomb. Il fallait dire que ce mirliflor adorait m'énerver pour rien. Qu’il rigolât ou non, je m’en foutais complètement. Tellement prévisible, l’esthète… C'était fou : même après une bonne décennie - si ce n'était plus -, Twist avait toujours la même démarche pleine d'assurance et de prestige, le dos bien droit et le regard vif. A côté, comme à l'époque, j'avais l'air du grognon de service qui traînait les pieds, ce qui effectivement était le cas. J’avais vraiment l’impression d’avoir une bonne poignée d’années en moins. Bon, mes réflexions à part, nous arrivâmes devant une autre taverne, le « Bilge rat ». Finalement, je trouvai un nom à consonance familière. Le coquet à chapeau entra le premier. La taverne était bien animée. La salle, spacieuse, avait le plancher et le plafond en bois sombre, ainsi que les murs en pierre. Quelques lumières étaient parsemées ça et là le long des murs. Le bar était plein, certains jouaient à des jeux d'argent : leurs cris de frustration ou de victoire étaient audibles dans tout le pub. Par chance sans doute au milieu de cette ambiance assez festive, Twist avait déniché des yeux une table libre sur la gauche. Une fois mon fusil adossé contre la paroi, je pris place en face du gambler.

- Toi qui paies une tournée ? Je ris. Eh ben, ça me surprend, je dois dire !

Le poids du corps vers l’arrière, je raclai mon cigare contre le mur sur lequel je m’appuyais afin de l’éteindre, puis je me penchai vers la table et m’y accoudai.

- C'est quand même curieux qu'on arrive à se retrouver au même endroit au même moment. Qu'est-ce qui t'amènes par là ?
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