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Méfait Nocturne - PV Katarina

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Lun 9 Jan - 17:25
La nuit était tombée sur l’institut depuis plusieurs heures déjà. A cette heure avancée, la somnolence l’emportait et tout semblait calme. Pourtant dans une des pièces de l’imposante bâtisse, l’activité ne diminuait pas et on était bien loin du sommeil.

LeBlanc, affrétée comme à son habitude, se défendait contre les accusations des invocateurs depuis bien trop longtemps à son goût. La conversation était à peine polie. Il faut dire que les évènements liés à Syndra avaient plutôt bien tournés pour elle, même si ce n’était pas le franc succès qu’elle avait espéré. Cela signifiait que cela était donc un échec cuisant pour l’institut et ses invocateurs. Un nouvel échec si on voulait être précis. Un des invocateurs avait même perdu la vie dans l’entreprise, merci Luxanna Crownguard !

LeBlanc prétendait, avec une mauvaise foi évidente pour tous, qu’elle avait simplement voulu retrouver Syndra elle-même et était tombée par hasard sur les champions invoqués. Evidemment cela ne trompait personne, mais ils pouvaient bien lui reprocher ce qu’ils voulaient, officiellement LeBlanc ne faisait plus partie de l’institut et n’avait pas de comptes à leur rendre. Bien sûr ça c’était la théorie. En réalité cela la plaçait ouvertement contre l’institut ce qui n’était pas nécessairement un choix judicieux. Mais laisser l’organisation reprendre le contrôle de Syndra et du Nexus n’était pas une option envisageable pour la Rose Noire et pour Noxus.

Ils se doutaient qu’elle n’était pas innocente dans le suicide de Varesh et que c’est elle qui était en possession des dossiers qui manquaient dans son bureau, ce qui expliquait sa présence lors des évènements et le fait qu’elle soit bien trop au courant des actions des invocateurs. Malheureusement pour eux ils ne pouvaient rien prouver. Jusqu’à preuve du contraire LeBlanc avait simplement tenté d’atteindre Syndra au même moment que l’Institut. Elle n’avait même pas tué d’invocateur, elle demeurait donc intouchable... pour le moment.

« Mes projets ne vous regardent pas, et Syndra n’est pas votre propriété, je suis donc en droit de vouloir la rencontrer quand bon me semble, vous n’avez rien à redire. L’échec de votre pathétique mission n’est due qu’à votre épouvantable maladresse».

« Nous ne te laisseront pas nuire à l’institut de la sorte LeBlanc, tes actions ne resteront pas impunies et… »

La magicienne n’attendit pas la fin de la phrase de l’invocateur courroucé pour déclarer toujours très calmement :

« Au risque de paraitre redondante je ne réponds qu’à Noxus désormais invocateurs. Vous n’avez pas autorité pour juger mes actes et encore moins pour les punir ! »

L’indignation du groupe d’invocateurs qui l’avaient convoquée, invitée selon les termes de la présidente de la rose noire, monta encore d’un cran.

C’est dans une ambiance tendue que LeBlanc quitta le bureau, sans qu’aucun des camps n’ait pu prendre l’avantage sur l’autre. Cependant elle savait que cela ne durait pas et que l’institut ne tarderait pas à prendre des mesures plus drastiques. C’est lorsqu’il est acculé qu’un animal se défend avec le plus d’ardeur. Et la situation de l’institut n’allait pas en s’améliorant. C’est pourquoi la LeBlanc qui quitta l’institut disparut dès qu’elle fut hors de vue.

La vraie LeBlanc elle, était toujours dans l’institut. Au lieu de prendre le chemin de la sortie elle s’était enfoncée dans l’institut prenant garde à n’être vue de personne et à éviter de croiser qui que ce soit. Elle ne pouvait pas partir sans ce qu’elle était venue chercher. Les invocateurs étaient bien sots de penser qu’elle était venue ici bien sagement pour répondre à leur « convocation ».

Mais pour ce qu’elle souhaitait faire, il allait lui falloir de l’aide. Aide qu’elle trouverait derrière la porte devant laquelle elle se tenait, si elle ne se trompait pas. Or elle se trompait rarement. La présidente frappa trois coups secs espérant que la personne qui lui ouvrirait serait bien celle qu’elle attendait.


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Katarina Du Couteau
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Lun 9 Jan - 19:05
La petite escapade de Katarina dans le quartier Demacien de l’Institut avait eu beau être accompagnée de toutes les précautions possibles de sa part en guise de discrétion, il lui semblait que les mesures de sécurité autour de sa personne avaient été quelque peu renforcées depuis. A moins qu’il ne s’agisse d’une punition pour les derniers commentaires, acerbes et aussi tranchants que les armes dont elle avait été privée, qu’elle avait pu leur lancer. Difficile à dire.  Elle n’essayait en rien de masquer ce qu’elle pensait de l’Institut et de leurs méthodes, et s’afficher aussi clairement en ennemie ne lui apportait évidemment pas le meilleur de la liberté de mouvement, mais sans qu’elle puisse dire que cela lui était égal, elle était prête à l’endurer. Hors de question de se prostituer en adoptant un comportement faussé ou empli de miel envers ceux qui la gardaient captive pour un peu de confort. Question d’honneur. Elle n’était pas ici pour attraper des mouches.

Résultat, au fil des jours passés là-dedans, ses quartiers « libres » dans les parties communes, bibliothèque ou salle d’entrainement, se faisaient de plus en plus rares, pour ne pas dire anecdotiques. Ses précieuses armes étaient gardées bien à l’abri, loin d’accès, et si au début, sa porte restait la plupart du temps ouverte, elle était désormais bien souvent fermée à clef, ce qui avait le don de tricoter chacun de ses nerfs comme s’ils n’étaient qu’une pelote. Mis à part tourner en rond, lire les quelques livres qu’elle parvenait à « emprunter » durant les rares moments où on la laissait sortir, et imaginer mille façon de torturer et exécuter chacun des invocateurs qu’elle avait pu apercevoir, elle n’avait pas grand-chose à faire dans cette cage qu’ils n’avaient même pas pris la peine de rendre dorée. Les deux Démaciens étaient repartis vers leur sainte contrée de lumière, et elle ne pouvait pas espérer grand-chose de ce côté-là. De toute façon, elle ne comptait pas accepter l’aide d’un quelconque toutou malodorant, fut-ce le prince avec qui elle était plus ou moins tombée d’accord pour se communiquer des informations concernant la vérité. Tu parles. Elle avait surtout hâte de pouvoir surveiller tous ses évènements depuis le point de vue de ce qui aurait dû être une tierce personne ayant accès à bien plus d’informations choses qu’elle… Si elle n’avait pas pris son identité. Cette pensée la fit frémir légèrement, moitié adrénaline, moitié stress. Elle jouait un jeu dangereux, dansant sur un fil de rasoir, et adorait ça autant qu’elle craignait les conséquences si elle se faisait prendre.

C’est au moment où elle frissonnait délicieusement en les imaginant, telle une adolescente se projetant dans une histoire d’horreur, que trois coups secs résonnèrent à la porte, la faisant sursauter bien plus que de raison. L’espace d’un quart de seconde, elle craint que ce soit bien la personne qu’elle redoutait, qui soit venue lui demander des comptes, avant de se raisonner et sortir du fil de ses pensées, projection mentales encore capables de l’occuper dans son ennui quotidien. Etre ainsi interrompue, sans doute par un de ces empaffés d’invocateur venus la déranger pour elle ne savait quelle raison, alors qu’elle avait réussi à entrer en rêve éveillé pour se passer le temps, l’irritait au plus haut point. Au moins avaient-ils la décence de frapper avant d’entrer, depuis qu’elle en avait quasiment éborgné un à avec un cintre alors qu’il avait pénétré sans prévenir au moment où elle se changeait –moment depuis lequel ils frappaient à la porte, et qu’elle avait été privée de cintres ou de tout autre objet métallique-. Elle poussa un grognement sourd, bruit plus ou moins habituel pour signifier à celui qui se tenait derrière la porte qu’elle avait compris sa présence et ne s’offusquerait pas plus qu’à son habitude s’il entrait. Evidemment, fallait-il que la personne en question possède les clefs.


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Mar 17 Jan - 17:56
C’est par un grognement peu engageant qu’on lui répondit. Ca n’était pas bon signe quant à l’humeur de Ducouteau junior mais tant pis.

LeBlanc actionna la poignée de sa main manucurée mais celle-ci refusa de s’ouvrir. Là, elle n’était pas étonnée. Katarina était présente lors des événements avec Syndra et l’Institut ne devait pas être très content d’elle non plus. Non, ce qui était plus surprenant c’était que l’assassin d’élite accepte de rester emprisonnée. Une femme de son talent aurait du pouvoir s’échapper sans mal. Et il n’était guère dans ses habitudes de rester sagement là où on lui disait de rester. De nombreuses personnes haut-placée de Noxus l’avaient découvert à leurs dépens.

Soit l’Institut avait encore inventé un prétexte surréaliste pour justifier son emprisonnement, soit elle attendait quelque chose… Dans tous les cas, LeBlanc allait bientôt le savoir. Elle vérifia une dernière fois que personne ne l’épiait puis prévint :

« Eloignez-vous de la porte ! »

Bon, a priori Katarina n’avait rien à faire derrière la porte mais on ne savait jamais avec elle. La magicienne se concentra et la seconde suivante elle traversait la porte en utilisant sa faculté de distorsion. Le sort fonctionna. Enfin un bon signe. Les invocateurs n’avaient pas pris la peine de dresser des barrières magiques. Katarina n’était pas encore complètement condamnée à l’enferfement.

Elle observa la pièce un instant puis avisa la fille Ducouteau. Celle-ci semblait avoir connu des jours meilleurs. Elle semblait être de très mauvaise humeur. Pas qu’elle déjà eut l’air particulièrement joyeuse aux yeux de LeBlanc. Mais elle n’était pas là en tant que thérapeute.

-Bonsoir Katarina, salua simplement la magicienne son masque impassible bien en place sur son beau visage. Je constate que vous êtes enfermée, et au vu de l’état… déplorable de cette pièce, je dirais que l’Institut ne s’est pas embarrassé de beaucoup de « formes » pour justifier cet enfermement.

Les invocateurs s’étaient toujours montrés précautionneux auparavant. Ils vous invitaient, vous demandait de rester pour votre « sécurité »… Ce temps était bel et bien révolu et ils semblaient montrer leur vrai visage. Tout comme ils avaient choisis de convoquer LeBlanc, terme avec lequel elle était loin d’être d’accord ; Katarina était bel et bien enfermée ici.

-Ce qui m’étonne c’est que je vous ai toujours cru capable de vous échapper de n’importe quelle cellule. Vous aurais-je surestimée ou avez-vous des raisons de rester dans cette… dans cet endroit ?


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Katarina Du Couteau
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Dim 22 Jan - 0:31
Une tentative sur la poignée. Vaine. La voix qui suivit, son côté suave et enjôleur, avait quelque chose de… Presque familier aux oreilles de Katarina. Elle n’aurait sans doute pas été immédiatement capable de remettre le doigt sur son origine, si elle n’avait pas justement été en train de penser précisément à cette personne à l’instant précédent.

Un moment de flottement la parcouru, alors qu’elle assistait à l’étrange spectacle d’une LeBlanc se matérialisant dans l’entrée de sa chambre. L’hésitation entre se pincer pour se réveiller, ou aller acheter une boule de cristal et changer de métier, la garda un instant perplexe face à cette soudaine apparition, avant que la méfiance ne la ramène sur terre et ne lui fasse reprendre sa moue fermée. Pourtant, elle n’était peut-être pas si mécontente de la voir ici. Tout dépendrait de la raison de sa venue. A espérer que la loi disant que, si les Noxiens étaient souvent en conflits entre eux, ils étaient tous ensemble contre les étrangers, s’appliquerait, mais qui pouvait savoir, face à la matrone de l’organisation la plus dangereuse de Noxus ? Sans compter les petites et subtiles informations que cette dernière serait sans doute très intéressée d’apprendre à son sujet. Mais Katarina se doutait qu’elle ne viendrait probablement pas ouvertement lui chercher des noises, de façon frontale, si tel était le cas. Au contact physique, peu avaient leurs chances une fois dans la même pièce fermée que l’assassin qu’elle était.

« Bonsoir, Emilia » lui répondit-elle d’un ton neutre, toujours allongée, comme si sa visite était tout ce qu’il pouvait s’imaginer de plus naturel et prévisible.

Etat déplorable ? Les yeux de Katarina parcoururent un bref instant la pièce, à la désignation de LeBlanc. Bon, certes, quelques vêtements trainaient, quelques livres étaient empilés et son bureau… Elle s’était peut-être un peu laissé aller dans son ennui. Choisissant de supputer que LeBlanc parlait de l’état du bâtiment et du manque de confort général, histoire d’éviter de s’énerver plus que raison, elle se redressa en position assise et croisa les bras.

« J’ai peur qu’ils ne m’apprécient guère. » répondit-elle simplement.

Ses yeux, déjà en amande, se plissèrent en une expression mauvaise lorsque son « invitée » lui demanda gentiment pourquoi elle n’était pas tout simplement partie. Elle cherchait visiblement à titiller son égo pour la pousser dans ses retranchements, et Katarina n’était pas prête à rentrer dans ce genre de jeu.

Mais allait-elle jouer franc-jeu pour autant ? Si LeBlanc venait ici, c’est qu’elle avait forcément des intérêts particuliers. Peut-être iraient-ils dans son sens, ou peut-être l’utiliserait-elle simplement en la laissant dans une situation catastrophique si elle n’y prêtait pas gare. Elle l’aurait bien laissé la sous-estimer, mais aussi réfléchie soit-elle, elle avait une réputation à tenir… Et une fierté. Bien entachée par la situation et par son séjour ici, d’ailleurs. Emilia était en position de force et devait bien le sentir, ce qui faisait grincer encore un peu plus les dents de la rouquine.

Après tout, elle n’avait aucun intérêt à lui cacher la situation. De toute façon, elle n’aurait pas vraiment de mal à l’apprendre – même aucun, connaissant la personne –. Pour la suite, elle aviserait en temps voulu… Mais si elle pouvait sortir de ce trou à rats, quitte à se mettre en danger par les petits jeux de la manipulatrice, elle devait tenter sa chance.

« Sortir du lieu n’est pas le problème, Emilia » reprit-elle d’une voix plus douce, lui désignant d’un signe de tête la chaise de son bureau si elle voulait lui faire face.

« Si ce n’est que ça, je serai dehors en moins d’une heure. Mais les invocateurs ont démontré qu’ils pouvaient invoquer de force à peu près n’importe qui, ce qui a été le cas pour moi. A quoi bon perdre du temps à sortir d’ici, si c’est pour qu’ils m’y rappellent ? »

Cette situation l’irritait au moins haut point. Sa liberté de toujours essayer, était ce qu’elle chérissait le plus au monde, et se retrouver impuissante, enchainée par l’idée que ces stupides mages pouvaient la contrôler comme un pantin, rongeait ses nerfs peu à peu.

« Alors en attendant d’avoir une solution pour échapper à leur emprise, je profite de la vue de l’intérieur. J’ai appris des choses. Peut-être qu’elles serviront. Ou peut-être que j’aurais une occasion de les tuer jusqu’au dernier. » ajouta-t-elle, sans contrôler le début de sourire mauvais qui pointait sur ses lèvres.

Elle se moquait bien de savoir si les invocateurs espionnaient leur conversation en cet instant. Ils en étaient sûrement capables, mais elle ne se cachait pas auprès d’eux de ses intentions. Si elle en avait l’occasion, chacun endurerait mille maux avant de rejoindre le néant entre ses mains.


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Mar 7 Fév - 19:42
C’est bien ce qu’elle pensait, Katarina était confinée ainsi parce qu’elle se laissait faire. Elle était même tout à fait consciente du problème lié aux pouvoirs d’invocation des invocateurs. Ce qui ironiquement était plutôt une bonne chose.
Même si elles n’avaient pas les mêmes raisons elles étaient toutes les deux farouchement opposées à ce genre de méthode. La différence principale étant que si elle l’avait pu, LeBlanc aurait elle aussi invoqué des champions pour les forcer à exécuter ses moindre commandements. Mais le secret des invocations était bien gardé. Et de toute façon, le système était loin d’être optimal, la preuve en était de sa présence ici ce soir. Et puis la présidente de la Rose Noire, avait d’autres méthodes bien plus efficaces pour s’assurer le soutien de certains champions. La manipulation.

Et il fallait bien dire qu’en ce moment, l’Institut l’aidait bien. Il lui suffisait de démontrer les intentions purement égoïstes et néfastes de l’établissement en difficulté, ce qui n’était pas très dur depuis les récents développements, puis d’expliquer qu’elle était la meilleure pour nuire aux invocateurs, ce qui n’était finalement que la stricte vérité. Oui l’Institut l’aidait bien, malgré lui.

Mais là, elle était face à Katarina. Ce n’est pas en étant confiante que l’on survit à Noxus et qu’on devient un assassin renommé. Elle risquait d’être plus dure à convaincre. Sauf qu’en l’occurrence elle n’était pas nécessairement en situation de force. De plus, elle semblait bien d’humeur mettre les bâtons dans les roues des invocateurs. Si LeBlanc avait pu douter de son opinion sur l’Institut auparavant, les récents évènements semblaient avoir définitivement retourné l’assassin noxienne contre les invocateurs.

Commençant à faire les cent pas, elle s’adressa à Katarina, d’une voix assurée

« Votre projet de meurtre de masse est en effet très alléchant, mais il ne parait pas très à propos pour le moment. En revanche je peux vous proposer d’aller chercher des réponses.

En effet j’aurais besoin de votre aide pour récupérer un objet. Malheureusement, les invocateurs n’ont pas prévus de me faciliter la tâche, qu’en dites-vous, puis-je compter sur vous
?».


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Katarina Du Couteau
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Jeu 16 Mar - 10:44
On arrivait finalement au coeur du problème, et de la raison de la présence de la matrone en ces lieux. Evidemment, elle n'était pas venue lui tenir compagnie par bonté d'âme, ni même l'aider par soutien patriotique. Encore que tant mieux, car l'assassin dont la fierté était aussi aiguisée que ses armes aurait réagi violemment à toute tentative condescendante ou mettant en doute ses capacités à s'en tirer seule. Peut-être était-ce calculé de la part de de LeBlanc, qui cherchait à la sortir pour d'autres intérêts la concernant tout en flattant son égo. Sans doute lui voulait-elle bien autre chose que ce qu'elle dévoilait là si facilement, de ce qu'elle en savait, elle ne lui aurait sans doute pas tout déballé de but en blanc. Sans compter que simplement récupérer un objet, elle aurait pu le faire seule.
Katarina plissa des yeux méfiants en la regardant. Lorsqu'on jouait avec le diable en personne, on pouvait avoir tout à y gagner, ou tout à y perdre si chaque pas de danse dans et contre son jeu n'était pas exécuté avec une précision aussi fine et complexe que réciter tout le Morellonomicon sans faute ou hésitation sur la moindre syllabe.

"Commencez par me dire votre but, Emilia. Je ne suis pas d'humeur à servir de pantin. Et il est hors de question que je me retrouve dans la fosse aux lions dès que vous aurez obtenu ce que vous voulez"

Mais ce genre de défi était bien plus alléchant que la perspective de rester coincée entre quatre murs. Et elle avait plus d'atout dans sa manche pour jouer les petites parties de LeBlanc en tirant son épingle du jeu, que son adversaire ne devait penser. Plus qu'avec quiconque, si elle voulait tirer intérêt et parti de petits arrangements et de services mutuels avec l'énigmatique mage, il lui faudrait à la fois se rendre utile, mais aussi indispensable. Elle grinça un peu des dents. Depuis que LeBlanc avait pénétré en ces murs, elle menait la danse aussi naturellement qu'elle-même s'était mise en position défensive. Et difficile de reprendre le contrôle des évênements tant qu'elle était ainsi en position de faiblesse. Elle allait devoir faire avec. C'était bien parce qu'elle avait un ennemi commun... Encore si tant est que les invocateurs soient réellement les ennemis de LeBlanc, ou du moins, qu'ils aient cessé de lui être utile.

" Et surtout, ce que j'ai à y gagner. Je parle en terme immédiat. La destruction à venir de l'Institut est une chose, la situation à plus court terme une autre "


Bien sûr, elle avait de toute façon déjà prévu d'aller fureter et fouiner, depuis cette conversation qu'elle avait eu avec les deux Démaciens dans la chambre princière. Nul doute que cet objet, si l'excuse était réelle, que cherchait cette délicieuse amie, n'était pas sans lien avec ce qu'il se tramait actuellement et pourrait lui apporter quelques réponses. Mais est ce que LeBlanc était déjà au courant de sa petite coopération avec le prince Démacien ? Elle pouvait sans doute le deviner sans trop de mal, puisque ce qu'elle avait déjà eu l'occasion de guider leurs pas à sa manière la dernière fois... Mais il était à supposer qu'elle ne pouvait rien avoir de plus que des présomptions. A moins que Luxanna et Jarvan n'en aient parlé en public, rien n'était supposé être sorti de ces murs. Il n'empêche que Katarina avait hâte de retrouver l'accès à ces petites correspondances, pour en savoir plus sur ce qu'il se tramait, et surtout, avant que la matrone ne réalise que les dates d'absence de réponse coïncidaient étrangement avec celles de l'enfermement de Katarina à l'Institut...


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