Une histoire de goût [PV Luxanna Grownguard]

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Fiora Laurent
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Localisation : Demacia, sur les terres Laurent.
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Lun 12 Déc - 15:12
Fiora se réveilla  doucement, la lumière du jour naissant pénétra la chambre de la duelliste.
Doucement, elle s’étira avant de se redresser.
Le bruit d’une main cognant la porte se fit entendre, Fiora quitta son lit pour récupérer un grand peignoir en satin. Sans même porter attention à qui pouvait bien être derrière la porte, elle prit une voix neutre.

" Oui ?

La voix d’une jeune femme lui répondit au travers du bois massif.

-Pardonnez mon intrusion, mais votre frère, Reyhn, souhaiterait s’entretenir avec vous.

Fiora fronça les sourcils.
Reyhn était bien l’un de ses frères qui ne demandait point à la voir, non pas par dégoût ou dédain de cette dernière mais bien parce qu’il ne se reposait jamais sur la notoriété de son nom.
Quelles qu’en fut la ou les raisons de sa venue, elles devaient être importantes.

-Dite à mon frère que je le recevrai dans moins d’une heure, sauf si cela est urgent ?

La voix hésita instant avant de se faire entendre une nouvelle fois.

-Non Mademoiselle Laurent, je lui transmettrai le message, mais sachez, que votre frère est déjà présent dans le salon, impatient.

La duelliste soupira doucement de façon à ce que la servante postée derrière sa porte de chambre ne puisse pas l’entendre. Toute en se préparant, Fiora répondait à la demoiselle.

-Très bien, dans ce cas, je serai prête d’ici une vingtaine de minutes, faite le patienter comme il se doit.

-Très bien Mademoiselle Laurent. "

Les pas de la jeune servante se firent plus éloignés.
La duelliste observa sa tenue posé sur un mannequin d’exposition en se frottant le visage pour éliminer les restes de fatigue.
Elle ôta le peignoir en satin ainsi que le reste de ses vêtements de nuit afin de laver son corps avant de revêtir sa tenue conventionnelle. Elle ouvrit la porte de sa chambre, le bruit d’une certaine agitation la gagna.
Durant sa descente vers le salon, Fiora remarqua l’attitude de ses serviteurs.
Malgré le grand respect qu’ils marquèrent à la maîtresse de la Maison Laurent, tous semblèrent impatients et agités à divers degrés. Pour certains, les plus jeunes servants ou leurs enfants montrèrent typiquement le signe d’une fête en approche, l’air trépignant, se chamaillant et pour les plus sages d’entre eux, un simple air vagabond traversait leurs regards.
La duelliste ne montra aucun signe particulier d’irritation ou même de curiosité, elle atteignit calmement le salon.
Un homme d’une plus grande stature que Fiora tenait une tasse à thé fumante dans une main, regardant au travers d’une fenêtre.
Une rapière pendouillait à sa ceinture et ses vêtements le distinguaient clairement comme appartenant aux membres de la famille Laurent. Un tissu blanc enrobait un objet long et grand qui avait été déposé contre le mur. La duelliste éclairci sa voix pour attirer l’attention de cet homme. Ce dernier se retourna en arborant un large sourire. La maîtresse de maison déposa une main sur ses hanches.

"Alors ? Que me vaut cette visite, cher frère ?

-Allons Fiora ! Ne sois pas aussi formelle envers moi, je ne suis point présent pour une affaire quelconque, mais pour te proposer de te détendre un peu…

La concernée haussa un sourcil.

-Tu fais précipiter ma levée juste pour de... l’amusement ? Reyhn, crois-tu vraiment que j’ai simplement cela à faire de ma journée ?

Son frère garda son large sourire avant de finir de boire le liquide contenu dans la tasse.

-Excellent thé ! Non, tu es souvent très occupée, voir même un peu trop à mon goût. Tu ne te reposes donc jamais ? Et puis personne ne te vois jamais t’amuser, au moins une fois, même pas les membres de ta propres famille…

Fiora lança un regard hautain à son frère.

-Une chef de maison ne peut se permettre de perdre son temps dans de telles futilités.

Reyhn gardait toujours son sourire. Il attrapa l’objet et le lança à sa sœur.

-Regarde cet objet avant de te braquer de la sorte. Fiora retira délicatement le tissu blanc, découvrant une fine lame aux courbures exotiques. Un léger sourire s’invita sur ses lèvres. Sais-tu qu’il y a actuellement le festival de « La Fête Des Artisans » ? La duelliste prit la lame par le pommeau afin d’effectuer quelques coups dans le vide. Sur nos terres. Elle pointa la pointe de la fine lame vers le visage de son frère.

-Vraiment ? Et ces « artisans » vendent-ils aussi d’autres choses, tel des fruits ou autres produits qui ne viennent pas de nos terres, ni de Demacia ?

Restant impassible devant l’action de sa petite sœur, il continua la discussion.

-En effet. Alors, toujours aussi peu encline à se divertir hors des murs ternes de la demeure familiale ?

Fiora abaissa la lame.

-Montre-moi le chemin. "

Reyhn se mit à rire avant de frapper deux fois dans ses mains. Des servants vinrent à sa rencontre pour s’enquérir de ses demandes. Il ordonna la préparation d’un petit convoi en direction de la zone du festival. Fiora resta impassible tout le long du trajet, au contraire de son frère qui ne cessait de s’exclamer et de se montrer bien plus démonstratif qu’il devrait l’être.

Une fois arrivés sur le lieux du festival, Reyhn ordonna à ses servants de lui chercher diverses commandes, avant que lui-même ne s’éclipse dans la foule. La duelliste n’avait aucun mal à se déplacer en observant les différentes étals, échoppes provisoires et même scènes montées pour quelques spectacles, les personnes présentes même nombreuses ne pouvaient point reconnaître la Maîtresse des terres Laurent.
Il y avait de tout, épices, viandes, produits tirés de fruits et légumes exotiques, livres plus ou moins anciens, vêtements, jouets ou instruments de musique plus ou moins élaborés et évidement des vendeurs d’armes et même de pièces d’armures aux formes et couleurs différentes de son pays.
Fiora traita directement avec eux, se servant de ses suivants comme de mules. Plus la Duelliste passait de temps dans le festival, plus elle se laissa tenter par quelques courses qui sortaient du cadre des besoins. Elle s’arrêta près d’un stand de livre ancien, curieuse de connaître le contenu de ces derniers.
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Ven 23 Déc - 15:46
"Savez-vous qu’aujourd’hui s’ouvre le festival de ’La Fête Des Artisans’ ? "

Concentrée sur mon dessin, le bout de ma langue pointant légèrement de mes lèvres, en train d’essayer de rendre l’expression rêveuse de mon modèle, ce qui n’est pas évident de mémoire, il me faut un bon moment avant que l’information entendue ne prenne une quelconque signification. Je relève la tête vivement, et cligne des yeux plusieurs fois sous le soleil matinal.

"Pardonnez-moi ? Vous avez bien dit ‘la fête des artisans‘ ?"

Henri me regarde avec un petit air légèrement outré comme s’il s’attendait à ce que je boive ses paroles plutôt que de me concentrer sur mon activité… évidement le jeune homme est un peu fat, un défaut assez répandu dans la noblesse démacienne. Fort heureusement pour lui malgré son inénarrable superficialité et son manque de pragmatisme défiant les lois primaires de la sauvegarde de l’espèce, Henri est quelqu’un de profondément gentil quoique terriblement maladroit, raisons pour lesquelles je supporte sa présence de bonne grâce… Il m’amuse assez.

"Effectivement, je suis étonné que vous ne soyez pas déjà à cheval en train de filer vers le lieu des festivités sans même prendre le temps de mettre un chapeau ou de demander une escorte."

Je souris à ce paon qui se donne des airs de faucon et rit doucement tout en refermant le carnet de croquis sur lequel je m’échinais depuis tout à l’heure… le portrait de mon blond préféré devra attendre, de même que les dessins de sa mystérieuse sphère Shurimienne. Un peu de rose de monte aux joues rien qu’en songeant à Ezreal et Henri se rengorge prenant visiblement ça pour sa petite personne et son nouveau pourpoint.

"J’ai eu beaucoup d’occupations ces derniers temps, au point d’oublier de guetter cet évènement, merci de me l’avoir remémoré, je vais de ce pas chevaucher comme une sauvage sans chapeau."

Mon ami lève les yeux au ciel dans une grimace d’agacement digne du meilleur mime puis un sourire malicieux s’étire sur son visage alors qu’il avale une gorgé de thé. "Je pensais que vous l’évitiez à cause de sa localisation cette année…"Une nouvelle gorgée vient ponctuer sa phrase. "La famille Laurent à l’honneur de l’accueillir sur ses terres, j’ai cru comprendre un changement de dernière minute à cause du décès de l’arrière grand tante maternelle de lady Netllerock qui était aussi la cousine issue de germain au second degré de sir Netllerock à moins que ce ne soit la grand-mère paternelle par alliance de sa sœur…"

Je laisse Henri se répandre en conjectures sur l’arbre généalogique de la famille, une chose pour laquelle il a plus de talent et de mémoire que dans la plupart des autres sujets, et soupire en m’accordant moi aussi une gorgée de thé, les yeux dans le vague alternant entre les lèvres de mon interlocuteur perdu au milieu des branches de la noblesse et son tableau non terminé mais déjà affreux qui le représente caressant un furet avec un sourire idiot.

*Aller sur les terres Laurent… mauvaise idée Luxanna, très mauvaise idée même si tu vendrais ton frère pour pouvoir passer juste quelques instants à ce festival… Ho allé ! Si j’y vais discrètement quel mal y a-t-il à ça ? Les Crownguard ne sont pas interdits formellement de circuler sur les terres Laurent, simplement pas vraiment les bienvenus, mais personne ne le saura non ? Non ? SI je suis toute petite, toute discrète, personne ne fera attention à moi… et puis je ne ferai pas de vagues, rien pour contrarier les Laurent… *

"...en plus il semblerait que votre vendeur favori de littérature fantasque soit une fois de plus présent, sincèrement Luxanna parfois je me demande ce que vous trouvez à ces récits de légendes barbares ou mythes de contrées éloignées, nous avons de si belles choses ici, les sonnets de la justice de…"

"Nous en avons déjà discuté Henri, je lis d’avantage que vous et quoique ces sonnets soit un classique dont je ne me lasse pas, mon esprit a besoin de nouvelles nourritures, tout comme vous ne nouveaux vêtements ! Je vous laisse, merci pour cette invitation, c’était un plaisir comme toujours, j’espère que votre sœur ne sera pas trop ankylosée lorsqu’elle se réveillera, vous lui transmettrez mes amitiés !"

Je plante là le jeune homme et ladite sœur qui ronfle doucement dans un fauteuil à nos côtés. Comme à chaque fois que je viens, elle prétend aimer ma compagnie mais est surtout avide de moments tranquilles ou s’adonner à ses activités favorites… manger et dormir, tout en nous servant de chaperon… comme s’il y avait le moindre risque !

Le temps de rentrer chez moi avec mon matériel de dessin, de passer une tenue plus discrète et plus pratique pour me promener dans une foire, et me voici aux écuries pour monter ma haquenée déjà fringante à l’idée de se dégourdir les pattes. L’avantage d’avoir des parents ayant une posture élevée dans la hiérarchie et la noblesse est que bien qu’ils surveillent mes faits et gestes de loin notamment par le biais de nos serviteurs, ils sont également rarement là pour m’empêcher de prendre des libertés à l’occasion. Sans compter que lesdits serviteurs me vouent généralement suffisamment d’affection pour faire mine de n’avoir rien vu rien entendu. Assurée sur ma couverture jusqu’à la fin de la journée je pars en trombe le sourire aux lèvres, la bourse remplie, la besace et les fontes vides, impatiente de les remplir de tout ce que je pourrai dénicher comme livres et curiosités diverses.
Midi est déjà dépassé lorsque j’arrive enfin et dépose mon destrier dans une auberge, payant la somme exorbitante au tenancier qui visiblement profite éhontément de la fête pour augmenter ses tarifs. Ma mauvaise humeur disparait plus vite que neige au soleil lorsque j’arrive prêt des stands de nourriture et m’offre plusieurs galettes sucrées au miel et délicieusement épicée de ces saveurs shurimienne chez un marchand visiblement originaire des contrés chaudes. Mon estomac rassasié, je suis en train de sucer un candy à l’anis pris à un autre éventaire après avoir dévalisée le stand de cidre chaud lorsque l’objet de toutes mes convoitises se profile devant moi.
Aussi guillerette qu’un enfant au matin des flocons je m’approche du stand et commence fiévreusement à parcourir des yeux les titres des ouvrages proposés, la sucette au coin des lèvres, un léger sourire pétillant éclairant mon visage.
Un peu perdue dans une monographie sur les mythes shurimien, et plusieurs carnets de voyages inédit sur la même région, je me fais heurter par une personne qui crie au voleur et sème la pagaille dans la foule. Perdant à moitié l’équilibre, c’est mon tour de bousculer une personne derrière moi. Je me retourne rose de confusion et balbutie des excuses immédiates.

"Je suis vraiment navrée, j’espère ne pas vous avoir fait mal, j’ai été prise au dé… dépour…vue."

La raison de mon bafouillage final n’est pas due à la sucette que j’ôte de la bouche plus rapidement que l’éclair mais bien au visage de mon interlocutrice, difficilement méconnaissable bien que j’aurai pensé que la probabilité de la rencontrer ici était presque nulle… Fiora Laurent en personne.

*Par la justice, pitié, ne me reconnais pas !*
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Fiora Laurent
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Dim 25 Déc - 0:23
Le marchand de livre allait et venait d’un client potentiel à un autre, surveillant discrètement les moindres gestes suspects de quelconques chapardeurs.

Mademoiselle Laurent observa tout l’étalage de livre.
Les plus anciens  intriguaient fortement Fiora. Les couvertures ouvragées des livres étrangers captivèrent son attention.
Certains ouvrages avaient des odeurs bien particulières, allant du cuir aux vieux papiers, jusqu’à une senteur inconnue de l’odorat de la Duelliste. Elle feuilleta quelque livres, dont le contenue de certain parlait d’ancienne légende, d’autres de contes aussi divers que variés, ou encore des romans aux codes diffèrents des livres qu’elle avait pu lire auparavant. Pour une fois Fiora laissa un air vague marquer son visage, montrant un grand intérêt pour le contenu de l’étal du marchant. La Duelliste finit par jeter son dévolu sur trois ouvrages : une encyclopédie, un recueil de poésie et un livre décrivant des styles de combat à l’épée, ou tout autre longues armes blanches qui ne lui était pas familieres.
La chef de Maison, appela le vendeur en lui montrant les trois livres, ce dernier laissa quelques clients faire leurs choix afin de rejoindre Fiora.
Cette dernière paya les sommes avant qu’une de ses suivantes ne prit les ouvrages pour les ranger dans un sac.
La duelliste regarda une dernière fois les livres, sans montrer une certaine tristesse de devoir quitter cette étal.

Elle remercia le marchand avant de se retourner pour continuer sa visite du festival, lorsque des cris de contrariété se firent entendre suivit d’une grande bousculade. La duelliste ne fut point épargnée d’un contact physique aussi subit qu’involontaire, la force d’impact fut légère, mais suffisamment forte pour un petit déséquilibre vers l’avant. La Duelliste fit rapidement un jeu de jambe afin de retrouver l’équilibre et de se retourner, la main droite sur le pommeau de sa rapière et la main gauche sur une hanche son regard se dirigea en direction de la malheureuse personne qui l’avait bousculée, avec un air marqué par la contrariété. La foule qui avait observé l’inconnue percuter mademoiselle Laurent, s’écarta rapidement, formant un petit cercle vide entre les étals. Les marchants s’empressèrent d’attirer la foule vers eux afin de minimiser l’impact de l’incident. Pendant ce bref instant, les suivants qui avaient la garde des biens de Fiora, s’empressèrent de surveiller la bonne présence de tous les achats de la Duelliste. Fiora prit la parole dans un ton neutre et détaché.

"Et bien, en voilà des manières ? "

Fiora faisait face à une jeune inconnue vêtu étrangement.
De prime abord l’étrangère n’avait pas l’aire menaçante et cherchait à fuir son regard, ce qui fit attirer la curiosité de mademoiselle Laurent.
Elle pouvait être une complice du voleur.
Cette pratique était assez rependue, tandis que l’un attire l’attention, une autre subtilisait les biens des victimes élues. Mais ses vêtements étaient assez passe partout, typiquement ceux d’une simple voyageuse malgré la présence d’une capuche.
Mais la chevelure blonde et soigné qui en ressortait chassa rapidement l’idée qu’il s’agissait de la complice du voleur. Les yeux incertains d’un bleu clair de l’inconnue croisèrent ceux de la Duelliste.
Fiora fronça les sourcils. Cette chevelure blonde et soigné, ce regard aussi clair malgré une nervosité qu’elle devait tenter de cacher. Elle reconnue Luxanna.
Sur le coup de la surprise, mademoiselle Laurent laissa son corps parler à sa place. Une hanche légèrement surélevée par rapport à l’autre, la main droite qui avait serré le pommeau de la rapière. La tête légèrement incliné sur le côté, Fiora laissant le temps de répondre à cette jeune femme plus si étrangère que cela.
La duelliste réfléchissait à la présence d’une Crownguard sur ses terres.
Que pouvait bien faire Luxanna ici ? La surveiller discrètement ? Non ça ne tenait pas debout.
Pourquoi envoyer cette petite gamine qui avait bien plus de chance de se faire repérer plutôt qu’une simple étrangère ?
Fiora pesta intérieurement contre son frère Reyhn. Le festival, bien sûr. Mais cela ne répondait pas à la question d’un tel déguisement ? Les membres de la Maison Crownguard ne sont point exclus des terres de la Duelliste.
Une peur d’être vue appréciant un festival sur les terres d’une maison rivale ? L’angoisse de se retrouver face à face avec la chef de la Maison Laurent ? Ou avait-elle désobéit à un ordre de sa très chère famille ?

La suite des évènements aurait pu être simple et s’arrêter aux excuses de la malheureuse maladroite, mais son comportement intriguait fortement Fiora. La duelliste ne quittait plus Luxanna des yeux. Fiora masqua un sourire, une drôle d’idée lui vint en tête : profiter de la situation pour ridiculiser un peu cette petite gamine.
Elle décida de réagir comme si elle avait des doutes sur « l’innocence » de la dame de lumière, car d’ordinaire, les habitants de ses terres se confondaient en excuses de peur d’avoir froissé la Duelliste et ainsi de ne pas provoquer un malheureux incident sur leurs personnes.
Mais ici, la fausse étrangère avait eu un léger changement de comportement, aussi subtil qu’il put être, ce léger virement dans l’agissement de la pseudo inconnue n’était pas passé inaperçu pour un œil aussi expérimenté que celui de Fiora.
Elle profita que la foule commençait lentement à déformer le cercle qui avait été fait autour d’elles, afin de forcer un échange direct qui ne plaira surement pas à cette pauvre jeune femme. Fiora continua dans sa lancé en gardant un ton neutre afin de ne pas effrayer Luxanna.

" Hum, j’espère que vous n’êtes pas venue me percuter pour me dérober quelques pièces mademoiselle. Et à en juger par votre regard, si vous n’êtes qu’une innocente victime de cette grande bousculade, vous ne voyez pas d’inconvénient à ce que l’on vous fouille, n’est-ce-pas ?"

La Duelliste avait insisté sur les deux derniers mots, comme pour marquer l’obligation de cette fouille corporelle. Fiora se tourna vers deux suivants et sur un ton sec, elle leurs demanda de fouiller « l’inconnue » afin de vérifier qu’elle n’avait rien subtilisé. Évidemment, la fouille fut infructueuse, Luxanna n’était point une voleuse mais cela amusait fortement la maîtresse de Maison. Fiora garda son ton neutre, mais son attitude marquait un certain détachement. Elle avait retiré sa main du pommeau de sa rapière en laissant son bras droit pendre le long de son corps, la main gauche toujours appuyée sur sa hanche.

"Bien. Faites-donc un plus attention la prochaine fois. Fiora décida de poursuivre la discussion un peu plus. Vous êtes venue ici pour vous amuser ou vous cherchiez quelque chose en particulier…mademoiselle ?"

Le duelliste observa la pauvre jeune femme, en espérant que cette dernière inventerait un faux nom afin de pouvoir continuer son petit manège.
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Lun 26 Déc - 12:05
J’en suis  toujours à prier la justice lorsque je constate avec une certaine amertume l’attitude martiale de la dueliste, la main sur sa rapière, hérissée comme si je venais de piétiner son nom de famille dans la boue au lieu de l’avoir percuté par mégarde et à cause d’un autre, non sans m’être excusée immédiatement. Comme si les choses n’étaient pas déjà assez embarrassantes, les badauds s’étaient écartés pour laisser de l’espace à notre ‘confrontation’. Je me retiens de soupirer alors que je me prends une réflexion injustifiée, mon éducation a toujours été exemplaire… Cette femme à décidément une bien trop haute idée d’elle-même doublée d’aucune commisération, et répond d’une voix douce.

"Je crains que mes manières n’aient également été heurté par la personne qui courait, milles excuses, vraiment."

Espérant que  les choses s’arrêteront là, je ne vais pas non plus me mettre à plat ventre, je me prépare à prendre la poudre d’escampette le plus rapidement possible, la mort dans l’âme de ne pas avoir pu profiter plus. Il semblerait que la Laurent ne m’ait pas encore reconnue, ce qui m’arrange mais ne risque pas de durer éternellement si je reste plantée devant elle à la regarder dans les yeux, ce qui, je l’espère, ne sera pas pris comme un défi. L’idée d’un affrontement pour une cause aussi ridicule entre nos deux familles me hérisse déjà le poil, à moins que ce ne soit la présence de Fiora...

*De toute manière un seul mouvement de rapière et c’est sur un bouclier arcanique que la lame ira courir…*

Mes plans de bataille, parfaitement ridicules de toute manière, tombent plus brusquement à l’eau qu’un Malphite qui apprendrait à nager, et au passage je tombe des nues lorsque la maitresse des lames sous-entend que je pourrai être une voleuse ! La stupeur me fait écarquiller les yeux et doit me donner un air complètement abasourdit, je suis presque sonnée par un tel outrage et ne prend même pas le temps de rougir.

"Pardon ? Mais ! Par la justice je ne ferai jamais une telle chose !"

La colère monte comme une marrée bouillonnante le long de ma gorge et je me force à déglutir, à peine apaisée par la douce sensation du gout anisé encore dans ma bouche, je fronce les sourcils, soupire légèrement et relève le menton en écartant les bras, et en ouvrant les fermetures de ma besace, donnant ainsi mon assentiment pour laisser les petits toutous de la chienne dominante faire leur travail, bien décidée à rester digne dans cette histoire ubuesque.

*Qu’elle aille se faire pendre, me traiter de voleuse, celle-là c’est la meilleure…*

Évidement ils ne trouvent rien sur moi qui ne m’appartienne pas, et ma propre bourse est très visiblement bien assez remplie pour que tous puissent constater que je n’ai pas besoin de m’abaisser à chaparder d’autres nobles, fussent-ils d’agaçants Laurent.
Une fois l’épreuve des palpations déplaisantes passée je remets en place mon paquetage en me disant que ça y est, j’ai payé mon écot pour m’être autorisée le petit plaisir d’aller à une foire. Je ne prends même pas la peine de répondre à sa recommandation idiote, comme si j’adorais percuter les inconnus pour le simple plaisir de subir une fouille humiliante en public ! Encore que ma dernière percussion m’avait apporté une surprise bien plus sympathique en la personne d’un jeune homme blond fascinant et…

*Ho, elle vient de me poser une autre question je crois là ? Mince c’était quoi déjà ? Pourquoi est-ce que penser à Ezreal me fait perdre le fil de mes pensées, c’est agaçant ! Et pourquoi je pense tout le temps à lui d'ailleurs ? Ce n’est pas la première fois que je rencontre un garçon intéressant… Bon d’accord, peut-être pas si exotique, mais quand même, et puis… LUX ! On t’a posé une question sangbleu !*

Fort heureusement un esprit rompu aux danses de salon, bals et autre mondanités depuis l’enfance est capable de traiter une conversation parfaitement ennuyante et une foule de pensées personnelles dans le même temps. Je cligne des yeux et m’empêche de hausser un sourcil circonspect… Elle ne m’a toujours pas reconnue ? J’ai du mal à croire ce que j’entends et hésite quant à la marche à suivre, si je tais mon identité je serai tranquille, d’un autre côté si je mens et qu’elle sait parfaitement qui je suis, ce qui est nettement probable, Fiora étant sans doute la démacienne la plus désagréable du royaume mais pas la plus idiote ni la moins physionomiste, je risque de frôler voir de déclencher un incident diplomatique dont elle est si friande et pour une fois assez justifié, mentir ou dissimuler mon identité ici sur ses terres serait réellement une insulte. A moins bien sûr que son mépris pour moi n’aille jusqu’à ne pas me reconnaitre en dehors d’une situation où je suis clairement représenté comme une Crownguard… Le choix reste cornélien, mais je finis par me décider et bien que mes réflexions se passent à toute vitesse je réponds un peu tardivement en poussant le plus long soupir intérieur de ma vie.

*Ce n’est pas comme si je faisais quelque chose de mal ou de déshonorant de toute manière…* "Je suis venue pour profiter de l’un des plus beaux festivals annuel de Démacia, mais surtout pour m’approvisionner en livres à ce stand précis que je visite avec plaisir chaque année lorsque j’en aie le temps." Parler de livres et du festival ont ceci de formidable que mon sourire réapparait tandis que mon esprit se détend un peu. "Avec votre permission je vais d’ailleurs payer mes achats."

Je tends ma sacoche et une petite dizaine de pièces d’argent au marchand, une vrai petite fortune, contre une dizaine de tout aussi précieux volumes, dont une encyclopédie de bonne taille. Afin de ne pas froisser cette chère duelliste je m’abstiens de quitter son regard des yeux, comme si je jaugeais un fauve à l’affut, puis profite d’avoir les mains libres pendant que l’on emballe mes achats pour faire une petite révérence en guise de salut.

"Demoiselle Luxanna Crownguard, Demoiselle Laurent, c’est un honneur de vous voir bien que je dois le reconnaitre notre rencontre n’ait guère démarrée sous de plaisants auspices." *Bon, au pire j’aurai au moins acheté mes livres, et ma sucette… mince je l’ai toujours dans la main celle-là !*
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Fiora Laurent
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Mer 28 Déc - 2:35
Fiora soupira intérieurement contre Luxanna qui venait de gâcher ce petit jeu fort intéressant. Elle réprima un soupire avant de se tourner vers La demoiselle de Lumière, avec sur le visage une fausse expression désolée.

"Oh…Mademoiselle Crownguard ! Veuillez pardonner mes actions légèrement brusques. Vêtue de la sorte je vous avais prise pour une simple voleu…voyageuse."

La Duelliste avait le plus grand mal à ne point éclater de rire devant Luxanna, néanmoins, un petit sourire en coin s’esquissa sur ses lèvres. Elle remercia le marchand avant de poursuivre la discussion.

"Bien, vous êtes donc venues sur mes terres pour profiter du festival. N’ayez point crainte. Je ne vais pas vous faire une scène, même les enfants peuvent profiter de ces beaux jours."

Fiora avait légèrement appuyée sur le mot enfant, observant simplement les réactions de la petite Crownguard.

"J’espère que vous vous amusez bien, Mademoiselle Crownguard…"

Fiora regarda autour d’elle avant de hausser un sourcil.

"Vos parents savent que vous êtes ici ?"

Toujours aussi curieuse et devant l’attitude de Luxanna, Fiora avait fini par se persuader que la petite demoiselle était venue sur ses terres sans l’accord de ses très chères parents. Elle laissa un soupir s’échapper de ses fines lèvres avant de poursuivre.

"Savez-vous les risques que peuvent déclencher un tel comportement ? Imaginez donc ne serait-ce qu’un instant que quelque chose ait pu vous arriver, qu’aurai-je pu dire à vos parents ? Je ne tiens pas à être tenue pour responsable d’un quelconque incident sur votre personne."

Le ton sec et froid de Fiora allait de pair avec son regard hautin.

"Voulez-vous donc déclencher un autre conflit entre nos deux Maisons respectives mademoiselle Crownguard ?"

Malgré le ton moralisateur et dure de la Duelliste, Fiora resta amusé de la situation. Voir une Crownguard désobéissante était quelque chose d’intrigant et de nostalgique.

Soudainement, des images du passé vinrent traverser l’esprit de Fiora. Les scènes qui se déroulèrent devant ses yeux s’enchainèrent rapidement, mais n’étaient point dénuées en émotions.

Elle revit la petite fille curieuse et espiègle qu’elle était. Ses petits tours que l’unique fillette Laurent faisait subir à sa mère, son père, ses frères et parfois même aux serviteurs de sa propre Maison. La petite duelliste en devenir admirait son père et ses frères, elle se voyait elle aussi, amure et rapière en main, parcourant ses terres à dos de chevaux blancs, distribuant la bonne parole demacienne et traitant avec les autres nobles. Mais bien vite son idéalisme heurta la réalité de sa condition de noble : La petite Laurent était la seule fille de sa maison et sa famille s’efforçait de lui inculquer les bonnes voies pour faire d’elle une parfaite épouse demacienne. Mais cela était sans compter sur sa forte détermination à passer outre ces chaînes en or que lui avait imposé cette société si désuète à son goût. Fiora observa dans la brume de ses souvenirs, le nombre de fois où elle aussi elle avait quitté l’enceinte de sa demeure afin de visiter des lieux intrigants ou des fêtes qu’elle ne voulait point rater. L’ivresse de la nostalgie l’emmena à ce souvenir du visage dure de sa mère lui faisant la morale et de celui de son père, son léger sourire en coin, marquant indéniablement la semi fierté qu’il éprouvait pour les actions répréhensibles de sa seule fille. Ce dernier avait très vite remarqué le petit manège de sa petite Fiora et fut admiratif devant une enfant, même s’il s’agissait d’une fille, aussi déterminé et prête à désobéir pour progresser dans des maitrises réservés aux hommes en utilisant les des domaines pourtant bien réservé aux femmes.

L’image de son défunt père fit basculer le court d’un instant les traits du visage de Fiora du regard hautain et moralisateur à une posture bien plus ancrée dans la mélancolie. La duelliste avait beau se persuader que la mort de son père était un noble sacrifice face à la bêtise humaine. Elle ne pouvait s’empêcher de ressentir cette culpabilité d’avoir les mains salies de son sang. L’honneur avait toujours cet arrière-goût amer et ferreux. Fiora retint des larmes pressées de s’échapper pour savourer l’air libre et le contact doux de sa joue.
Elle ne pouvait point se permettre de montrer plus d’émotion que nécessaire devant toute cette assemblée de curieux et la Crownguard. Le court laps de temps avait permis à la demoiselle de lumière de répondre. La duelliste soupira légèrement avant de reprendre la parole, sur un ton bien plus franc et distant.

"Bien, dans ce cas, laissez-moi être votre escorte. Ainsi, je garantirai votre protection jusqu’aux frontières de mes terres. Quoique vous puissiez répondre, il en va de mon honneur de devenir votre hôte."

Fiora effectua une salutation demacienne, avant d’attendre la suite des évènements. Ses pensées restèrent encore une fraction de secondes suspendus devant le souvenir de son père. Cette petite lui rappelait fortement la duelliste en herbe qu’elle était auparavant et une certaine curiosité démangeait l’esprit de Fiora. Allait-elle rester ainsi ou succomberait-elle à la pression de ces lourdes chaînes dorées ? Observer le comportement de Luxanna pouvait déjà répondre à une partie de cette question. Mais l'idée de servir de garde du corps à une Crownguard ne lui plaisait point, même si les conventions de bienséance et sa propre curiosité la contraignaient à le faire.
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*Lux*
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Mar 31 Jan - 16:29
Je continue de passer de l’étonnement à l’étonnement encore plus grand au gré des remarques de Fiora. Sa manière de me poser des questions façon arme hextech automatique sans me laisser le temps d’en placer une ne me permet même pas de m’offusquer de ses remarques insultantes. Du reste même si elle m’énerve au plus haut point avec cet air hautain de qui se croit meilleure que la terre entière, je ne lui ferai certainement pas le plaisir de lui laisser voir à quel point je suis outrée par son attitude.

*Encore que… suis-je outrée ou dégouté de voir la manière puérile dont ce comporte cette femme ? A part mon appartenance à la famille Crownguard qu’a-t-elle réellement à me reprocher ? Et même si nous partons dans ce sens, qu’a-t-elle réellement  à reprocher aux Crownguard ? C’est elle et son père qui se sont mis dans la situation dramatique qui l’a conduite à devoir défendre son honneur comme un coq sans jabot auprès de toutes les fines lames démaciennes.*

Finalement je suis tellement habituée à être sous-estimée et prise pour une enfant que ce genre de réflexions ne me touche plus vraiment, qu’elle me pense faible si ça peut lui faire plaisir, je n’ai certainement pas besoin ni envie de faire mes preuves auprès d’une femme qui envoi des vents si au-dessus de son postérieur qu’ils atteignent la stratosphère.

*Et dire que je trouvais pourtant courageux de sa part sa façon de s’être élevée contre les obligations et des lois de Démacia… finalement il ne s’agissait que de fierté mal placée… C’est décevant.*

A toutes ses fausses mimiques je me contente donc de garder un visage lisse puis sourit doucement à la fin de sa dernière question de l’un de ces sourires de façade que j’adresse en tout temps dans les cérémonies officielles, véritable masque de mes pensées véritables. Cela dit pour une fois mon expression n’est pas loin de mes pensées tant je suis amusée parcequ’elle vient de dire ! Par la justice si cette femme avait la moindre idée des endroits où j’ai pu me promener, elle ne me ferait pas une crise pour une simple escapade dans un marché en terres démaciennes. Je transforme mon sourire en petite moue d’excuse amusée et finis par lui répondre calmement, lorsqu’elle termine enfin ses tirades, comme on parlerait à un enfant capricieux armé d’un pistolet.

"Je vous remercie de votre sollicitude Dame Laurent, j’ai fort heureusement passée l’âge de devoir dire à mes parents ma localisation constante, et nul doute que sur des terres aussi pacifiées que les vôtres en plein milieu du royaume, je ne risque guère de me faire malmener. Sans compter la possibilité de me défendre par moi-même si par malchance une telle chose devait avoir lieu."

D’un geste lent je signale à la maitresse de ces terres la présence de mon sceptre qui dépasse légèrement dans mon dos, si elle-même est toujours accompagnée de l’un de ces instruments tranchants comme ses sarcasmes, moi je ne me déplace jamais sans le délicat bourdonnement arcanique de la pierre ornant mon bâton de magicienne. En tant que championne et même membre du conseil, elle sait fatalement que je ne suis largement pas sans défenses.

"Je reconnais cependant qu’un accident peut arriver mais je pense que ma famille aurait suffisamment de raison et bon sens pour ne pas accuser à tort la vôtre d’en être responsable, je ne crois pas que les tensions entre Laurent et Crownguard puissent atteindre de tels sommets, après tout nous travaillons tous dans la même direction pour le bien de Démacia."

*Et toc, prend toi ça dans les dents avec tes insinuations de serpent sinueux et perfide. Ma famille au moins est capable de faire la part des choses contrairement à toi qui feule dès qu’une personne ose te dire que tu as une mèche de travers.*


Bon peut-être ai-je été plus vexée que je ne me l’avouais par ses paroles, mais franchement, s’en prendre à moi comme ça gratuitement, tout ça parcequ’elle avait l’occasion de profiter un peu d’une situation de force… cela dit elle semble déjà presque se désintéresser de moi à présent, peut-être s’attendait-elle à me voir bredouiller et nager dans ma gêne ? Ce serait mal connaitre mon caractère, je suis incapable de regarder en face sans rougir une personne qui me dit que je suis charmante mais face à l’adversité le bon vieux masque réconfortant de l’éducation vient automatiquement à mon secours pour faire de moi une parfaite petite coquille de porcelaine souriante et polie. Une des expressions de Maximilien de reviens en tête à ce moment et me redonne d'ailleurs le sourire "fillette, quand on voit qu'on est les pieds dans la merde, autant se boucher le nez et faire le nécessaire pour en sortir la tête haute." Soit, c'est bien ce que j'allais faire, je me ferai peut être légèrement remonté les bretelles pour m'être baladée ici, mais d'un autre côté je ne fais strictement rien de mal.

"C’est un honneur que d’être ainsi accompagnée, mais dans ce cas je crains que de devoir me passer du divertissement de la pièce de théâtre ionienne, je ne voudrai pas être un fardeau pour votre emploi du temps trop longtemps."

*Pourquoi j’ai mentionné la pièce moi ? Il est temps de filer avant qu’elle ne prenne un mot de travers et déclare un nouveau duel…*


Tandis que je me morigène pour avoir encore trop parlée, machinalement je réponds à son salut par un salut militaire, l’habitude ancrée dans mes muscles plus surement que si l’on avait gravé les instructions au burin dans mes os.
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