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Institut nocturne - PV Jarvan et Lux

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Katarina Du Couteau
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Dim 16 Oct - 22:31


Deux… un…. Mon décompte silencieux de quelques secondes terminé, je me remis en route à pas de loup. Ce bruit de bottes dans le couloir m’avait volé un battement de cœur, et l’adrénaline qui s’écoulait dans mes veines donnait à cette scène, dans les couloirs de marbre de l’Institut, à peine éclairés un air surréaliste.  Le plus difficile était de gérer mon ombre, qui s’allongeait sur toute la largeur du couloir, comme si les lieux avaient été pensés pour rendre une progression discrète plus complexe.
Je ne savais pas exactement ce que je risquais au juste. Après tout, j’étais déjà devenue un problème suffisamment important à leurs yeux pour ne plus avoir rien à perdre à tenter. J’aurais pu essayer la fuite en avant, le retour discret à Noxus, ni vu ni connu mais…

Mais à quoi bon ? Ils m’avaient prouvés qu’ils étaient encore capables de m’invoquer par la force, et il n’y avait pas d’endroit où je pouvais fuir. Et j’avais trop besoin de réponses. Il y avait des années maintenant que je m’étais promis de ne jamais rester sans réponses, et que j’avais pris les dispositions nécessaires pour ça. Mais cette fois, de nouveau, il allait falloir chercher. Explorer. Comprendre.
Le problème de mon visage fiché restait entier. Ils savaient tout le bien que je pensais d’eux, et fouiner allait être difficile, du moins dans les endroits où les gens passaient. Pour ceux purement et simplement interdits d’accès, j’étais mieux placée que beaucoup pour m’y introduire discrètement, mais je pouvais être certaine de voir plusieurs paires d’yeux me fixer dans tous les lieux publics.

L’Institut… Les derniers évènements avaient prouvés qu’ils préparaient quelque chose. Ils avaient mentis, trompé, forcé trop de monde. Ils n’avaient pas la moindre raison de m’invoquer de force là-dedans, moi qui, ils le savaient très bien, ne lèverai pas le petit doigt pour les aider. La raison était forcément autre, et une bribe de conversation entendue au détour d’un couloir me l’avait confirmé, sans que je puisse en savoir plus.

Nouveau bruit de pas. Je me calai derrière un pilier, retenant ma respiration. Un homme passa devant moi, le nez plongé dans des manuscrits, sans me remarquer, manifestement. De nouveau, je comptai cinq secondes après avoir cessé d’entendre ses pas, avant d’avancer.
Il y avait une autre personne ici, qui s’était jadis intéressée à la vérité concernant l’Institut. Une personne avec qui j’avais effectué des recherches… Tel qu’on l’attendait de moi. Ca, c’était encore autre chose. Mais j’avais joué le jeu de la petite manipulée en quête de vérité, et m’étais temporairement alliée à lui pour ça. J’espérai qu’il ne me tirerait pas dans les pattes cette fois, parce que sinon, ma petite escapade de ce soir ne ferait qu’aggraver ma situation, et m’enlèverait toute chance de fuite, quand ils comprendraient que j’étais capable de contourner leur stupide petit système de sécurité, avec lequel ils pensaient parvenir à m’enfermer.

Et cet Institut qui était un vrai labyrinthe…

Les quartiers Demaciens… Enfin. Tss. Bien sûr, j’y étais déjà passée. Discrètement. Mais ainsi, en pleine nuit, dans la pénombre, c’était autre chose, et des instincts prédateurs s’éveillaient doucement, à la pensée de tous ces idiots qui avaient pu loger là paisiblement. Evidemment en ce moment, vu l’état de l’Institut et de leur arène, les chambres étaient vides pour la plupart, mais je savais que le prince était toujours là, sans doute à cause de ses tergiversions lors de la dernière action de l’Institut. J’avais pris plaisir à assassiner sa petite invocation d’ailleurs… Il allait sûrement l’avoir gardé en travers de la gorge, si j’osais dire. J’espérai quand même qu’il serait assez mature pour faire la part des choses entre ces querelles sous invocation, et une affaire nous ramenant cinq ans dans le passé, à chercher à ce que la vérité triomphe, sans soucis de nations.

Je grattai doucement à la porte, espérant une réponse discrète. Sans succès… Sans doute dormait-il et les portes étaient épaisses. La poignée fermée. Je soupirai. Je n’avais pas fait tout ce chemin pour me faire prendre maintenant à cause d’une porte fermée.

Tant pis. Je devais prendre le risque. A l’aide de divers outils, pressant à travers la serrure, je fis lentement pivoter la clef directement dans celle-ci. C’était plus délicat que de crocheter le tout, mais plus rapide et plus silencieux. Il me fallut quelques minutes néanmoins, pour que la porte ne s’entrouvre, et que je me glisse silencieusement à l’intérieur de la chambre princière, refermant précautionneusement derrière moi.

Seul un mince rayon de lune éclairait la pièce. Prudemment, me glissant jusqu’à son lit en prenant garde à ne pas trébucher dans un quelconque meuble, je vins me rapprocher jusqu’au niveau de son visage. M’arrangeant pour être éclairée par le petit rayon lumineux, afin qu’il puisse distinguer la scène, et reconnaître mes yeux verts visibles dans la pénombre tels ceux d'un chat, je plaquai fermement ma main sur sa bouche, pour étouffer le cri qu’il allait probablement pousser en se réveillant – l’idée n’était pas d’alerter tout l’Institut… -, et attendit qu’il ouvre les yeux pour poser un doigt sur mes lèvres, en signe universel de silence, avant de chuchoter

« On ne s’excite pas, je ne viens pas vous tuer »


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Lun 17 Oct - 0:55
Dans un grand geste de colère, j'abats ma lance faite d'acier Demacien le plus pur dans le cœur inexistant d'un des patins en bois de la salle d'entraînement Demacienne de l'institut, qui fait partie d'un des rares endroits qui m'est encore accessible après le fiasco de cette mission commandée par les invocateurs. Fiasco est le mot qui représente le mieux ce que j'ai pu vivre, d'une part la pseudo-alliance Noxienne n'a évidemment pas fonctionné, qu'elle bande de.... Crétins. D'autre part, la majeure partie des défenseurs de la ligue se sont effectivement révélés ne pas l'être même Luxanna Crownguard qui devait être une de mes plus proches alliés s'est mis à défendre cette Syndra. Je retire d'un coup sec ma lance, cette dernière est passée au travers de cette pauvre cible d'entraînement qui est maintenant complètement fendue en deux, j'y suis peut-être allé un peu fort, enfin.

Au final, aucun des deux objectifs n'ont été remplis, et pourtant, il aurait pu être très facilement accompli, si l'unité choisie pour cette opération n'avait pas était un melting pot de champions de tous horizons, avec le recul, l'unité Lightshield aurait parfaitement fait l'affaire tant cette Syndra semblait faible sans la magie autour d'elle. Ces pensées à propos de cette mission échouée ne font que se mélanger et stagner dans ma tête, je sais d'expérience que j'ai tendance à ressasser lorsque je subit un échec et jusque là quelques passes d'arme suffisent pour me faire oublier tout ça mais cette fois-ci c'est différent, quelque chose semble me tracasser, peut-être le jugement de l'institut ou peut-être l'image encore plus négative que portera mon père sur moi, je ne saurai dire.

La nuit approche à grand pas, après un bon bain décontractant, j'avoue encore être surpris qu'il m'aient accordé cela, j'occupe ma soirée à terminer un livre traitant des stratégies militaires au temps de l'empire de Shurima, enfin si on peut appeler cela stratégie comme nous l'entendons aujourd'hui, en effet, j'ai pu lire au début que cet ouvrage était une réécriture d'un bouquin datant de plusieurs milliers d'années, il est donc normal que d'une part certains passages aient pu disparaître mais aussi compte tenu du moment où il a été écrit, il y ait quelques divergences au niveau de la définition de stratégie. En effet, ce bouquin traite principalement de la composition de l'armée Shurimienne ainsi que son agencement afin de permettre une attaque très rapide ainsi qu'une défense de fer. La fatigue me guette rapidement au fond de mon vieux fauteuil, je ferme le livre une fois terminé puis le pose sur un petit guéridon posté juste à côté de moi, je me lève et m'étire un grand coup avant de retirer ma chemise et de filer rapidement sous les multiples couvertures.

Je mets quelques longues minutes à m'endormir gardant quelques restes de mauvaises pensées à propos de la mission, malheureusement cette nuit est vite écourtée lorsqu'une main vient se plaquer sur ma bouche ce qui premièrement, me réveille en sursaut, mais qui ensuite me plonge dans une colère noire lorsque je reconnais la jeune femme qui se penche au-dessus de moi, m'offrant tout de même une vue plutôt agréable. Je donne une petite impulsion sur le côté avec ma tête afin de faire enlever la main de Katarina du Couteau, un long soupir s'échappe alors que je me lève à contre cœur. Je pose un regard dur sur l'assassin Noxienne alors que j'attrape ma chemise qui se retrouve très vite boutonnée sur mon torse.

"Vous avez un culot monstre de venir dans mes appartements visiblement pour discuter après ce que vous avez fait."

Je souffle du nez alors que j'invite la jeune femme à s'installer dans un fauteuil avant de m'installer moi-même.

"Je ne sais pas encore pourquoi je n'ai pas empoigné ma lance afin de la planter dans votre petit cœur. Enfin, en quoi puis-je vous être utile ? J'imagine que vous venez me parler de l'institut, c'est le sujet à la mode en ce moment."


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Katarina Du Couteau
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Lun 17 Oct - 11:34


moins, ce grand dadais de prince Demacien eut la bonne idée de ne pas se mettre à crier ou trop s'agiter, même s'il se mit à parler à voix haute, à m'en hérisser le poil après tous les efforts que j'avais déployé pour être parfaitement silencieuse. Mais la bêtise mise à part, il ne semblait pas trop braqué à l'idée de parler, ce qui était déjà un bon point. Je le dévisageai en train de se lever, satisfaite d'avoir des yeux particulièrement entraînés à la vision nocturne, sans quoi je me serai privée d'un certain... spectacle, pas des plus déplaisants.

"Vos appartements, ou votre cellule dorée, mon cher Jarvan ?" demandai-je en déployant un sourire ironique sur mes lèvres, sans me priver de regarder son torse dénudé. Je devais l'avouer, il était mieux taillé que je ne l'aurais cru, sous son armure. Je notai même une cicatrice, qui n'était pas pour me déplaire. Un peu moins musclé que... Enfin peu importait. Je me laissai tomber dans le fauteuil qu'il m'indiquait, posant mon dos contre un accoudoir, les genoux sur l'autre, dans un flagrant manque d'étiquette provocateur volontaire, sourire aux lèvres. C'est vrai qu'il y avait certain points chez moi qui n'avaient pas changé depuis l'adolescence.

"Ne me dites pas que vous m'en voulez pour les petits jeux sous invocation, Jarvan ?"
demandai-je d'un ton malicieux en penchant la tête en arrière depuis l'accoudoir ou j'étais adossée, jusqu'à le regarder la tête en bas. "Après tout ce n'est pas comme si c'était la première fois qu'on s'entretue pendant une invocation. Cependant..."

Je me redressai sur le fauteuil, reprenant une posture et un ton plus sérieux et concerné pour la suite. Fini le petit jeu de chien et chat entre le prince et l'assassin. Ce problème nous concernait autant l'un que l'autre, et la recherche de la vérité était plus importante que nos querelles. J'espérai simplement qu'il saurait de nouveau les mettre de côté.

"J'espère que vous saurez différencier les règles de jeu que les invocateurs nous imposent, de ce qu'il se passe dans leur dos. Je suis effectivement là pour parler de l'Institut, comme vous vous en doutez. J'ai le sentiment que les choses recommencent comme il y a cinq ans, peut-être même pire. Est ce que j'ai frappé à la bonne porte ?"

Et puis j'avais vraiment frappé en plus, avant de rentrer. Pas de ma faute s'il ne s'était pas réveillé. Mais si mon entrée en matière avait été aussi joueuse que le chat venant taquiner la queue du chien, comme à mon habitude, le sérieux avait repris le dessus rapidement. A vrai dire, j'étais réellement inquiète de ce que j'avais pu voir, entendre, et comprendre jusque là, et de la suite des évênements. J'avais ce sentiment que nous n'en avions pas terminé avec les invocateurs.


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Lun 17 Oct - 23:51
"Vos appartements, ou votre cellule dorée, mon cher Jarvan ?"

Un très léger rire étouffé s'échappe lorsque ces mots parviennent à mes oreilles, effectivement Katarina est tout près de la vérité, sous les apparats luxueux qui s'échappent de cette chambre, elle reste avant tout un moyen de détention, cependant, elle possède un côté plus politiquement correct comparé à sa sœur la cellule au beau milieu des geôles. Dans la pénombre de la pièce, j'aperçois la position assez peu conventionnelle de cette chère Katarina, ce qui je l'avoue ne m'étonne que très peu, le peu de temps que j'ai pu passer à ses côtés il y a de ça cinq ans a bien ancré en moi son côté enfantin et peste, probablement dû à une éducation misérable. Je me lève rapidement et mets la main sur une lampe à huile que j'allume instantanément avant de la poser sur le petit guéridon. Je soupire très longuement suite aux propos de l'assassin, il est clair que son comportement est détestable ce qui m'incite encore plus à tenter de l'empaler vivante bien que ce procédé ne fasse pas spécialement partie des pratiques Demaciennes qui auraient privilégié un bourreau et une mort au nom de la justice.

"Certes, ce n'est pas la première fois. Mais il est toujours très difficile d'accepter sa mort, définitive ou non."

Pendant ces quelques paroles, je remarque que mademoiselle Du Couteau semble prendre un air plus sérieux à en juger sa posture plus conventionnelle et son visage moins taquin.

"...les choses recommencent comme il y a cinq ans..."

Ces mots résonnent dans ma tête, comme si le fait d'avoir suggéré ces évènements avait soudainement fait émerger le moindre souvenir que j'avais d'eux. Il y a cinq, peut-être six, ans de cela, j'ai effectivement pris part à une sorte d'enquête avec cette même personne qui se tient en face de moi, nous avons tous les deux révélés aux yeux de tous les affaires les plus secrètes de l'institut. Le monde a-t-il de nouveau besoin de nous ? À vrai dire, je le crois bien, bien que l'institut soit vital pour garder ce monde en paix et surtout éviter une possible hégémonie Noxienne, enfin, autre part que sur le territoire Demacien bien entendu. J'ai l'impression qu'ils ont de nouveau de sombres desseins pour Runeterra, ces derniers nous ont montrés qu'ils pouvaient déclencher des guerres afin d'obtenir ce qu'ils souhaitent, si l'on y réfléchit bien, on peut se poser cette question cruciale, à quel prix protègent-ils la paix ?

"En effet, je suis plutôt du même avis, ces évènements ressemblent très fortement à ceux d'il y a cinq ans. Manipulation puis création d'un conflit afin d'obtenir ce qu'ils veulent, sommes nous en route vers un nouveau conflit entre Demacia et Noxus ? Ou pire encore ?"

Tant de questions et d'informations se bousculent dans ma tête, si nous prenons les faits précédents comme modèle, à quelle phase sommes-nous ? Le conflit est-il déjà terminé ou s'apprête-t-il à surgir ? Cette Syndra faisait-elle partie du plan des invocateurs ? J'aurais tendance à dire non, mais peut-être que tout était prévu finalement, un faux dérapage des invocateurs orchestré. Je me frotte les yeux, il n'est pas facile d'avoir une réflexion si profonde après s'être fait réveiller en sursaut par un assassin de la faction ennemie, je dois l'avouer.

"Je crois que nous savons ce que nous avons à faire, nous l'avons fait une fois alors pourquoi pas une seconde après tout, cependant, je tiens à rajouter un élément qui pourrait être parfait pour nous aider dans ces recherches... "

Une idée me traverse soudainement l'esprit.

"Ne pensez pas que j'accepte que retravailler avec vous sans y réfléchir, et que par dessus-tout une fois le travail achevé, il ne me restera pas de rancœur envers-vous." Je pose une regard noir sur celui de la jeune femme avant de reprendre." Luxanna Crownguard est aussi détenue avant jugement ici, je sais qu'elle possède des informations sur cette Syndra qui selon moi est la première pièce du puzzle, à moins que vous n'ayez une autre idée très chère ?"


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Luxanna Crownguard
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Mar 18 Oct - 15:01
du coup je me tape un peu l'incrust' dans la discussion.:
 

Echec, fiasco, déshonneur, catastrophe, traitresse, meurtrière… meurtrière ! Tueuse… mauvaise. Une larme brûlante dégouline le long de ma joue et laisse un sillon de feu sur la peau blanche de mon visage, recroquevillée en position fœtale dans un bain chaud qui achève de détendre mes muscles endoloris par plusieurs journées de voyages, le séjour chez Syndra et les derniers Évènements, je pleure, toutes les larmes de mon corps, comme si je tentais de me dessécher par les yeux. Je n’avais plus alimenté une telle rivière de larmes depuis des années… et voilà que je me retrouvais de nouveau à pleurer sur mon sort comme la gamine qui ne voulait pas aller à l’académie, sauf que cette fois, c’était bien plus grave qu’un drame éducatif.

*Qu’est-ce que tu as fait Luxanna Crownguard… non, pas Crownguard, en ce moment tu ne mérites plus de porter ce nom.*

Les choses s’étaient déroulées tellement vites, je n’arrivais pas encore à y réfléchir sereinement, à prendre le recul nécessaire pour analyser mes actions, pour savoir si… profondément j’avais bien agis. J’avais beau essayer de me trouver des excuses, essayer de me rasséréner quand la justesse de mes choix, quelques heures plus tard, sans les blessures qu’un mage de la ligue m’avait soigné sans un mot, ni toute la pression d’être entourée de noxiens et d’assassins ou de voleurs et de criminels de toute sorte, la fatuité de mes caprices me revenait en pleine figure comme autant de claques d’un moulin à vent en pleine tempête.

*Tu as laissé ton instinct et tes sentiments te guider, mais qu’est-ce que tu as fait réellement Lux ? Pourquoi prendre la défense d’une femme qui n’a presque eut de cesse de te martyriser pendant deux jours au détriment de tout ce en quoi tu crois ? La ligue n’est pas parfaite, elle ne l’a jamais été, mais ton propre roi crois en son maintien, et toi tu ne veux pas la guerre, jamais, pour un parangon de la cité de la justice du fais honte à ta famille et à ta patrie.*

La honte, cette vieille compagne, et les remords qui l’accompagnent… tout ce que je voulais actuellement c’était me rouler en boule dans un coin ou dans les bras de Garen ou de Maximilien, et les entendre me dire que ce n’était pas grave… Ce que je pouvais être naïve, c’était bien la dernière chose qu’ils me diraient…. J’en étais au point où je soupirais même après un simple sourire de Jarvan… mais lui non plus n’avait pas l’intention de m’accorder ce plaisir et je ne pouvais certainement pas l’en blâmer, il s’était bien plus comporté comme l’ami d’enfance que comme le prince jusqu’ici et ce au prix de sa propre crédibilité. Tout ce que j’avais pu lui promettre c’était de ne pas fuir mes responsabilités, et cette promesse là je la tiendrais coute que coute, mon prince n’avait pas à payer pour ce que j’estimais être mes erreurs, il m’avait fait confiance, hors de question que cette confiance soit mal placée, j’étais résolue à endosser l’entière responsabilité des mauvais comportements des démaciens vis-à-vis de la ligue, y compris ce qu’on pourrait reprocher à la pauvre Sona Buvelle qui avait dû se sentir prise entre 10 000 feux.

*Évidement ça tu ne l’as pas dit à Jarvan… il ne te laisserait pas faire, mais soyons réaliste, le prince héritier ne peut pas être officiellement trop mis en cause, s’il faut un épouvantail, he bien, c’est à toi de garder la couronne sur cette tête Lux, si possible en ne faisait pas perdre la face à ta propre famille de surcroit… bonne chance.*

En sortant du bain et en m’essuyant avec des gestes mécaniques bien qu’épuisée je me sentais néanmoins suffisamment mieux pour affronter un peu plus mes démons, enfin ce n’était pas l’image que me renvoyais mon visage dans la glace, pour changer j’avais l’air aussi déterminée qu’une peluche. Malgré mon âge je n’avais jamais perdue cette air de petite poupée de porcelaine, un cadeau qui me servait sans aucun doute quant il s’agissait de faire l’innocente mais qui conduisait aussi mes interlocuteurs à m’accorder naturellement autant de crédit qu’à une enfant.

*Qui sait pour une fois ça te servira peut être qu’on croit que tu es naïve.*

L’étais-je ? La question se posait réellement, j’avais souvent l’impression que non, mais mon empathie naturelle et ma spontanéité m’avaient jouées plus d’une fois des tours, et cette fois plus encore qu’avant j’en craignais les répercutions. J’avais tué un homme, un invocateur, par la justice ce n’est pas ce que j’avais voulue, vraiment pas, tout ce que j’avais fait était de tenter de les déconcentrer suffisamment pour que leur emprise sur Syndra s’estompe et qu’elle puisse se libérer, enfin c’était ce que j’avais voulue. L’homme m’avait attaqué, ça ils ne pourraient le nier, sauf que j’avais envoyé une réponse létale à une immobilisation.

*Promis, je ne le visais pas vraiment, mais juste à côté pour qu’il soit déconcentré, et puis je pensais qu’il n’était pas vraiment là non plus que c’était une sorte d’invocation d’invocateurs…*

Mais quelle idiote, qu’avais-je dans le crâne à cet instant ? Et pourtant c’était vrai, j’avais pensé tout ça, sauf qu’à bien y réfléchir à présent je me rendais compte de l’insondable crétinerie débile qui avait traversé mon cerveau de blonde… et une personne en avait payé le prix de sa vie… par ma main. Je regardais une dernière fois avec dégout mon visage, pour le moment je ne m’inspirais que de l’aversion, ce n’était pas la première fois que j’ôtais la vie, et certainement pas la dernière, mais je n’avais jamais aimée ça, même lorsque c’était nécessaire j’avais toujours ce poids sur la conscience, même convaincue du bien fondé de mes actions un gout amère me restait toujours dans la bouche… alors là.
Je touchais à peine à la collation qui m’avait été servie et le temps d’enfiler une tunique légère en guise de chemise de nuit, je me roulais en boule dans le lit de ma petite chambre et serrais mon bâton contre moi comme s’il était l’ultime réconfort dont je disposais dans ce monde… Et vu la situation on ne devait pas être loin du compte... à part peut-être une autre tête aux cheveux d’or, mais elle était bien trop loin pour m’être du moindre secours, si toutefois elle ne risquait pas d’être dégouté par mes actions… la liste de mes amis et mes alliées s’amenuisait, qui sait peut être aurais-je du résister à l’invocation et rester avec Syndra ?

*Cesse de penser à de nouvelles absurdités.*

Le dos contre le coin du mur, le traversin posté comme un rempart entre moi et le reste de l’univers, mon sceptre dans les bras, recouverte par un monceau de couverture et d’édredon, je finis par m’endormir d’un sommeil agité dans cet espèce de nid dont seul s’échappait ma tête et mes cheveux étalés comme une mensongère auréole autour de mon crâne. La nuit porte conseil parait-il, j’allais en avoir bigrement besoin.
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Katarina Du Couteau
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Mar 18 Oct - 16:36


Les interrogations sérieuses commençaient enfin. A trois heures du matin, dans une chambre de l'Institut, mais c'était un début. Conflit entre Noxus et Demacia... Je n'en savais rien à vrai dire. Il n'y avait pas besoin de l'Insitut pour cela. A l'époque, ils avaient poussé les tensions à grimper, pour pouvoir intervenir et décider eux même de la résolution du conflit, par pur intérêt pour ces Nexus présents autour de Kalamanda. Mais maintenant ?

"Peut-être. S'ils poussent au conflit pour mieux résoudre la situations, ils espéreront peut-être retrouver de la crédibilité... Mais j'ai l'impression qu'ils sont dans la réaction plutôt qu'à tenter de prévoir des choses au long terme."

Mais jusqu’où iraient-ils pour retrouver leur crédibilité, c'était la question. La situation était plus délicate pour cette pseudo alliance avec Jarvan, puisque nos intérêts divergeaient, cette fois. J'espérait que l'Institut finisse dans les flammes, contrairement à lui... Mais ce problème là serait réglé en temps et en heure. Je relevai un oeil, sortant de ma réflexion, lorsqu'il commença à annoncer quelque chose qui semblait important vu la formulation... avant de lever les yeux au ciel. La douce sensation de familiarité d'il y a cinq ans, et moi qui pensais que les bases étaient acquises pour tous les deux, voilà qu'il se sentait obligé d'enfoncer des portes ouvertes

"De la rancoeur ? Envers moi ? Vous me blessez" répondis-je d'un ton aussi véhément qu'ironique. La suite de discours me fit légèrement grincer des dents. Luxanna Crownguard... Je ne savais pas comment je devais me sentir vis à vis de cette nouvelle. De ce que j'avais pu observer, elle m'avait toujours eu l'air de n'être rien de plus qu'une insupportable tête blonde riant à tout et n'importe quoi, comme pour confirmer l'existence d'un syndrome de la soeur cadette pimbêche auquel j'avais pu goûter de mon côté. Cela dit, l'expérience de la personne sus-citée m'avait aussi appris à me méfier des apparences, et à ne pas prendre pour innocent quelqu'un qui n'en avait que l'air. Surtout lorsqu'il s'agissait d'une personne à la fois parfaite à martyriser pour le plaisir de la provocation d'une certaine personne, mais dont je devais également prendre un minimum de soin pour... des raisons.

Et avec tout ça, je n'avais pas écouté la question qu'il m'avait posé, et ne remarquai qu'au bout de quelques instants son air interrogatif au visage. Pas grave, j'avais toute l'expérience de l'époque pour savoir comment réagir dans cette situation, face à cette personne imbue d'elle même : j'hochai légèrement la tête, en répondant

"Vous avez sans doute raison"

Ca ne devait sans doute pas être important. Sûrement en rapport avec cette Luxanna. C'est vrai que je l'avais vue débarquer de l'espèce de forteresse, dont j'avais bien pris garde de ne pas trop m'approcher... Eh bien, qu'elle vienne donc nous rejoindre, si elle avait des choses intéressantes à dire, ça ne serait pas perdu, même si je n'aimais pas vraiment l'idée de me retrouver entourée de deux Demaciens pour le prix d'un.

"Allez donc réveiller Luxanna dans ce cas. Il faudra que je sois retournée dans ma... chambre... avant le lever du jour, si je ne veux pas qu'ils voient que j'en suis sortie"

Le mot chambre, accentué avec toute l'ironie nécessaire, parlait sans besoin de discours. J'avais parlé de cellule dorée pour les appartements de Jarvan, pour ma part, ils ne s'étaient pas encombrés d'une dorure.


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Ven 4 Nov - 0:48
Je laisse s'échapper un très léger rire lorsque miss Du Couteau parle de sa chambre, étant donné les relations qu'elle entretient avec son invocateur et plus généralement la ligue, je doute qu'elle jouisse du même confort que moi bien que ce dernier soit très sommaire par rapport aux standards Demacien. J'ai pu remarquer l'air pensif de Katarina, cela peut paraître logique étant donné les circonstances, mais le peu de temps que j'ai pu passer avec elle me fait tout de suite savoir que cet air préoccupé n'augure rien de bon. D'habitude, la Lame Sinistre est bien plus taquine voir moqueuse envers moi et n'hésite en aucun moment à utiliser toutes sortes de railleries afin de me provoquer, cependant, les rares piques qu'elles m'envoient sont un signe de la grande préoccupation de l'assassin. Je me lève doucement de mon siège avant de m'étirer longuement, voilà un moment que je suis de nouveau debout et pourtant mes muscles sont toujours engourdis par le manque de sommeil et surtout par le réveil brutal. J'attrape une bougie que j'allume à l'aide de la flamme de la lampe à huile puis tout doucement, je me dirige vers la porte de la chambre.

"Profitez encore un peu du confort, j'ai cru comprendre que nous ne sommes pas d'égal à égal à ce niveau-là."

Je passe la porte de la chambre et commence à traverser le long couloir du dortoir Demacien, je ne crains pas une quelconque surveillance de la part des invocateurs, la logique commune voudrait que je n'aggrave pas mon cas en sortant de ma cellu... chambre alors que je n'ai pas le droit et cette même logique voudrait qu'un Demacien respecte scrupuleusement celle-ci. Bien évidemment le couloir est absolument vide, j'atteins après quelques minutes la chambre de ma compatriote, je toque doucement espérant du plus profond de mon cœur qu'elle entende et qu'elle vienne m'ouvrir, je n'ai absolument pas envie de faire irruption dans sa chambre afin de la réveiller. Je patiente quelques secondes.

*Luxanna, par pitié, ouvre-moi.*

Finalement, j'entends la poignée se tourner puis la porte s'ouvrir, je soupire longuement en signe de soulagement, elle m'a entendu. Une chose me frappe instantanément lorsque j’aperçois le visage de la magicienne, ses yeux gonflés et rouge sont un signe qu'elle a pleuré et connaissant Luxanna, probablement beaucoup. J'essaye d'en faire abstraction, ici, c'est le prince qui doit parler pas l'ami, mais, si cela se trouve ma présence même la rassure et la réconforte, si je viens à lui parler d'un ton froid et sec, elle risque de se remettre à pleurer.

"Luxanna..." Dis-je à voix basse, mais avec un ton glacial "Suis..." Je soupire longuement "... Vas enfiler quelque chose et viens avec moi, je dois te parler..." J'ai du mal à tenir ce ton froid, parler ainsi à Luxanna ne me fait jamais très plaisir même en tant que Demacien, et compte tenu des circonstances ça ne me plaît vraiment pas du tout.

Je remarque quasiment instantanément des petites mimiques que je connais bien, ce visage froid et forcé me rappelle ses réactions face notamment ses parents lorsqu'ils, par exemple, souhaitent quelque chose de sa part qu'elle ne veut pas. Lux sait très bien jouer les petits soldats parfait, bien que cela ne lui plaise pas de jouer ce rôle. Son éducation parfaite lui rappelle sans cesse qu'il n'y a que peu de place pour les émotions dans l'armée et plus généralement dans la vie à Demacia, c'est pourquoi elle se force à rester stoïque face à moi en pensant probablement que depuis les incidents pendant l'invocation forcée, je ne suis plus qu'un prince en colère pour elle. Je me mord la lèvre inférieure doucement, dois-je la laisser partir s'habiller comme ça ? Dois-je jouer le méchant prince qui ne pense qu'à son honneur et laisser cette pauvre Lux sans le moindre réconfort ? Cela trahirait la plus vieille promesse que j'ai faite dans ma vie, celle de toujours protéger et réconforter la "petite sœur chérie" de Garen.

"Lux, c'est.... C'est ton ami qui te parle, si tu me considères toujours en tant que tel." Je viens délicatement poser ma main sur la joue de la magicienne. "Tu tiens le choc ? Tu as toujours été une fille très courageuse et très forte, mais nous sommes face à un cas de force majeur... Je me... Je me fais du souci pour toi." Ma voix est bien calme et posée, j'essaye de la faire paraître plus chaleureuse et douce afin de rassurer un peu la jeune femme qui derrière son air parfaitement normal doit cacher un profond mal être, enfin, c'est ce que j'imagine...


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Luxanna Crownguard
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Lun 7 Nov - 14:49
Toujours enroulée dans les multiples couches de douceur et de chaleur, plongée dans un sommeil et dans un rêve qui tente de réparer lentement ce qui a été brisé en miettes lors des derniers évènements. Je dors tellement profondément qu’un assassin repartirait dégoûté de voir une cible si facile à tuer.
Et pourtant, par je ne sais quel miracle, le toc-toc léger à la porte de cette chambre me fait ouvrir les yeux, peut-être parce que son ouverture ou la visite de quelqu’un signifie le matin, et en même temps les épreuves et l’affrontement des problèmes que j’avais engendré. J’interromps donc mon thé avec Syndra et Janna au-dessus de Noxus après avoir vidée le reste de l’eau bouillante sur la tête d’un homme au visage griffé, et redescend en planant avec mes ailes d’ange sur la terre ferme de Shurima pour mieux ouvrir des yeux bouffis sur un autre endroit bien plus rébarbatif et bien réel que je crains presque dorénavant : ma petite chambre à l’institut de la guerre.
Surprise de constater qu’il fait encore nuit, je cligne des yeux à plusieurs reprise et essuie une larme de sommeil qui perlait encore à ma paupière, ai-je finalement rêvée aussi ces toc-tocs ? Syndra avait eu l’air tellement contrariée de les entendre… Confuse, j’hésite un moment à quitter la chaleur réconfortante de mon nid d’édredon puis soupire et me lève tout de même pour en avoir le cœur net, si je ne le fais pas je ne parviendrai pas à me rendormir de toute manière.
La mine enfarinée, les cheveux en bataille, et les yeux gonflés de mes pleurs mais surtout du sommeil, je contemple pendant un moment la chemise d’un homme suffisamment immense pour qu’il ne m’offre que la vision du bas de son torse si je ne fais pas l’effort de lever les yeux un peu, … encore un peu… là !

*Jarvan ? En pleine nuit ? Mais…*

J’ai un accès soudain de rougissement qui menace de transformer mes joues en plaques chauffantes en constatant la présence de mon prince devant moi dans une tenue assez débraillée, en plein milieu de la nuit, alors que je ne porte pour tout vêtement qu’une tunique fine qui couvre à peine le haut de mes cuisses.

"Qu…"

La façon dont il prononce mon nom m’empêche immédiatement de passer de l’état de jeune fille ensommeillée à celui de théière qui bout, ce ton là je le reconnaîtrais entre mille, c’est celui de l’armée, et du Prince, presque sans m’en apercevoir je passe dans une posture qui ressemblerait à un garde à vous si j’étais dans une tenue décente et mon visage se fait plus lisse et froid que l’eau d’un lac de montagne.

"Tout de suite Altesse."

On ne peut pas dire que ma voix respire l’enthousiasme, en même temps il est difficile de faire transparaitre ce dernier d’une part en chuchotant, d’autre part quand vous avez l’impression que votre interlocuteur va vous emmener voir le peloton d’exécution après vous avoir passé le savon le plus humiliant de toute votre existence. Je suis sur le point de faire demi-tour, tout en m’interrogeant sur l’épineux problème de la porte, ouverte ou fermée ? Le temps d’enfiler un pantalon je n’ai pas envie de montrer mon auguste postérieur à mon supérieur, cela dit cette pensée gênante est remplacée presque immédiatement par une situation gênante sous la forme d’une grande main douce sur ma joue.

*Le choc ? LE CHOC ?!?!? Tu as une manière tellement correcte de parler d’une catastrophe mon prince…*

Le véritable choc pour moi est cependant que Jarvan soit encore capable d’une telle proximité avec moi ou même de me parler doucement et avec sollicitude, c’est même un peu trop, mon cœur se met à battre la chamade et une boule d’angoisse remonte le long de ma gorge, gonfle mes yeux de larmes et serre mon estomac, j’ai tellement espéré qu’il ne m’en veuille pas pendant toutes ces heures en me disant que c’était impossible, suis-je toujours dans un rêve ?

"Je… Jar…"

Je réprime un sanglot en avalant ma salive et essuie mes yeux d’un geste rapide et presque rageur, puis je tente un très faible sourire du coin de la lèvre en serrant la main de mon ami d’enfance, enfin du meilleur ami de mon frère.

"Ça ira mieux quand… Je suis prête à affronter mes erreurs et la justice, et à ne pas me dérober à mon devoir, tout ce que j’espère c’est que le déshonneur ne resurgira pas sur ma famille ni sur Démacia…"

Rien que l’idée fait peser un poids immense sur mes épaules, même si j’ai été soulagée de celui qui me disait que j’avais perdu un de mes plus vieux amis. Je baisse les yeux et tente de ne pas éclater en sanglot, ce n’est pas très productif, et je ne sais pas exactement ce que veut Jarvan, mais s’il me demande de le suivre en plein milieu de la nuit, c’est certainement pour une bonne raison.

"J’ai tellement honte… et je suis tellement désolée…"

La tête basse, ma main serrant toujours celle du prince, j’ai murmuré ces derniers mots en essuyant une dernière larme qui menaçait de tremper mes joues. Les yeux à peu près sec, je repose mon regard dans celui du prince et fait un dernier faible sourire.

"Merci… je pensais que tu ne me parlerais plus jamais de cette manière…"

Je sens les larmes affluer de nouveau comme une rivière jamais à sec et préfère changer de sujet et sortir de ce moment où je perds sans cesse la maîtrise de mes glandes lacrymales, d’autant que malgré le léger baume au cœur qu’il me permet, il ne répond toujours pas à la question principale : Que fait Jarvan IV Lightshield à ma porte en plein milieu de la nuit ?

"Je vais aller m’habiller tout de suite, pardon, nous… nous perdons sans doute du temps… je dois fermer la porte le temps de… pour… enfin, je reviens dans une minute mon prince."

Je referme la porte sans la claquer mais sans doute un peu rapidement, prise d’une légère frénésie de je ne sais quoi. Il ne me faut pas longtemps pour enfiler sous-vêtement, pantalon et bottes. En plein démenage avec les boutons de ce dernier je regarde mon sceptre d’un œil critique, dois-je le prendre avec moi ? N’ai-je pas fait assez de dégâts avec ?
Il ne me faut pas plus de dix secondes pour déterminer que dans tous les cas mieux vaut le prendre que de m’en passer de toute manière, même s’il ne sert que de décors, de porte manteau ou tout simplement de talisman personnel pour me rassurer. J’ai beau pouvoir faire de la magie sans lui, son aide reste précieuse quand il est question de canaliser, y compris mes propres angoisses.
Une fois parée, je rouvre la porte avec une certaine soudaineté et pénètre dans le couloir, suivant Jarvan là où il souhaite me voir, et vu la direction prise il s’agit juste de sa chambre, je rosie dans la pénombre avant de m’administrer une claque mentale, ce n’est certainement pas le moment de jouer les midinettes.
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Katarina Du Couteau
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Mer 16 Nov - 14:20



Et voilà, après quelques étirements de ce coq de prince qui ne débordait que d'envie de se mettre son corps de Pit-bull en valeur devant de féminins yeux Noxiens, que je me retrouvai seule et solitaire dans la grande chambre princière. Le regard passant de gauche à droite, scrutant dans la pénombre chaque petit recoin, chaque petit détail. Instinctivement, à la recherche d'un détail, d'une idée, me permettant de mettre cet idiot dans l'embarras pour quelques minutes, pour le simple plaisir du grand sourire narquois qu’une action de peste étirerait sur mes lèvres, et le doux brut du soupir désespéré arraché à un Demacien songeant à moi comme à une plaie Shurimienne. L’espace d’une seconde, l’idée de retirer mon soutien-gorge pour le laisser innocemment trainer entre les draps, et de mal reboutonner mon chemisier, en m’ébouriffant les cheveux, m’effleura l’esprit. Je m’imaginai en quels genre de bafouillage il se répandrait devant les joues rougissantes de la petite tête blonde qu’était Luxanna Crownguard, elle et son regard presque aussi niais que celui de son frère ainé, pour ce que j’avais pu la croiser.
Un peu de cynisme et de rire jaune pour me rassurer, sans doute. Je n’étais pas vraiment en position de me rajouter encore des ennuis, aussi tentants ceux-ci soient-ils. A vrai dire, j’étais bien trop travaillée par toute cette histoire, et inquiète de constater que les Invocateurs étaient toujours en mesure de m’invoquer à loisir. S’il y avait une chose qui m’était insupportable, et pour laquelle j’étais prête à me battre jusqu’à la dernière goute du fluide vital que j’aimais tant faire couler, c’était pour garder ma liberté. Aussi étonnant cela puisse paraitre de la part d’une militaire engagée, mais c’était la voie que j’avais choisie et à laquelle j’étais fidèle. Repenser à la façon dont ces invocateurs pouvaient me faire perdre tout contrôle, à celle dont ils m’avaient arrachée à mon foyer pour me jeter de force dans ce cercle d’invocation… Pourquoi faire ? Je n’en savais rien, et ils étaient pas assez stupides pour l’avoir fait simplement en pensant que je leur obéirais bien gentiment et volontairement. Tout cela me faisait frémir, et cette pensée m’occupa jusqu’au retour du duo le plus étincelant et le moins discret de tout Demacia, le princillon au chant de coq, et la demoiselle lumineuse dans tout, sauf ses idées.
J’hesitai.
J’avais affaire à une noble, et de ce que je savais de la famille Crownguard, pas une de ces noblesses Demaciennes qui ne faisait que se reposer sur sa naissance sans justifier son titre. Les Crownguard étaient des combattants donc je respectai le travail, bien qu’ils soient mes ennemis.
D’un autre côté, les ronds de jambe de la noblesse m’avaient toujours irrités, et la simple posture que j’avais dans le fauteuil, le creux des genoux contre l’accoudoir, traduisait bien cet état d’esprit.
Sans compter que j’avais une certaine passion pour la provocation… Mais la dernière fois, j’étais en position de force face au prince, qui avait besoin de moi autant que j’avais besoin de lui. Cette fois, la situation était plus délicate, et s’il ne s’intéressait pas autant que je l’espérais à cette histoire, je pouvais probablement déjà sortir ma brosse. A espérer que je n’ai pas surestimé son engagement pour la vérité, donc…

Decision. Je fis quand même l’effort de me redresser, en fixant luxanna du regard, sachant que mes yeux devaient sans doute luire dans la semi pénombre, et me donner un regard prédateur. Je l’imaginai aller se réfugier dans les bras de son frère en chouinant de peur, et cette simple pensée dessina un sourire sur mon visage, qui pouvait sans doute passer pour de la cordialité, s’il n’y avait pas ce petit côté carnassier, d’une hyène approchant un petit chiot.

« Bonsoir, miss Crownguard »
sussurai-je d’une voix roulante.

Il n’y avait pas d’agressivité dans le ton, ne souhaitant pas la braquer… mais plutôt tout un tas de sous entendus qui n’étaient pas spécialement plus rassurant, évoquant la prédation patiente, prête à prendre le temps de cajoler et engraisser sa proie avant de l’abattre. Trop tentant. Je n’allais pas non plus me la jouer à l’assassin guimauve. Mes yeux se tournèrent quelques instants vers Jarvan, par réflexe face à une potentielle menace s’il lui venait une bulle d’air soudaine à sa royale Démacienne cervelle, accompagné d’un petit signe de tête.

« Je suppose que votre prince vous a prévenu de ma visite… »

rajoutai-je sur le même ton douçoureux, ajouté d’une petite pointe d’ironie en voyant leurs expressions respectives. Cette simple constatation suffisant à me faire naître un petit sourire, aussi narquois que satisfait, sur un visage qui ne cherchait en rien à dissimuler mes émotions.


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Sam 19 Nov - 1:40
Je n'ai même pas le temps de répondre que Lux file dans sa chambre, à vrai dire, je suis plutôt soulagé vis-à-vis de son état, bien qu'elle semble avoir été extrêmement touchée par ces évènements au point de penser que plus jamais je ne lui parlerai comme je peux le faire d'habitude. Je viens m'appuyer contre le mur face à la porte de la chambre, comment vais-je pouvoir faire comprendre à mon père, souverain de Demacia, qu'il n'est pas nécessaire de punir trop sévèrement cette pauvre petite Luxanna. Pour être franc, je pense que les liens très forts qui nous unissent, nous Lightshield aux Crownguards, vont beaucoup jouer enfin, je l'espère très fortement et le contraire serait illogique selon moi. Je regarde autour de moi, visiblement aucun invocateur n'a pour l'instant été alerté, c'est à ce moment-là que Lux ouvre la porte de sa chambre pour m'accompagner jusqu'à la mienne.

"Ça doit te paraître bizarre que je t'emmène dans ma chambre, excuses-moi si ça te mets dans l'embarras."

J'étouffe un très léger rire, en y pensant, il est vrai que cette demande sans la moindre information peut paraître légèrement osée.

"Quelqu'un nous attend dans ma cellule si je peux parler ainsi, elle veut trouver ce qui se cache derrière ces actions et agissements de la part de la ligue. Nous avons cru bon, enfin, j'ai cru bon, de venir te chercher afin que tu nous parles un peu de Syndra et de ce qu'elle a pu te raconter. Si tu ne vois pas d'inconvénients à cela." Ma voix est détendue, en effet, savoir Lux près de moi et plus ou moins loin de tout chagrin m'apaise.

Nous arrivons rapidement à ma chambre, je me stoppe un peu avant la porte et me tourne vers Luxanna, je m'abaisse à son niveau pour fixer son regard dans la pénombre.

"Lux, écoutes, pour ton jugement une fois que nous serons de retour à Demacia, j'aimerais vraiment que tu acceptes que je te défende, j'étais avec toi et je te connais bien, je suis conscient que ce que tu as pu faire est fortuit." Ma voix est basse, mais le ton se veut amical et coopérateur.

Une fois que j'ai la réponse de la jeune mage, je viens pousser la porte de ma cellule afin de faire entrer Lux, qui bien évidemment semble très perplexe au fait de se tenir face à Katarina du Couteau. Je ne peux pas lui en vouloir, bien que j'imagine qu'une multitude de questions se posent dans sa tête à ce moment-là, simple exemple, que fait une Noxienne dans la chambre de mon prince ? Je referme doucement la porte derrière nous, on ne sait jamais au cas où un invocateur passerait par là.

"Installe-toi Lux et Katarina, par pitié, ne prenez pas cet air narquois, nous n'avons pas le temps de jouer."

J'emmène un fauteuil à ma collègue Demacienne avant de m'installer à mon tour, je fixe Luxanna.

"Comme je te l'ai dit plus tôt, à toi de dire le plus de choses possibles sur cette Syndra et surtout de ses relations avec la ligue. Pour faire court, Katarina et moi-même pensons que l'institut nous cache quelque chose, comme tu le sais, ils ont poussé Demacia et Noxus à s'entretuer afin de récupérer les Nexus, nous craignons qu'ils ne recommencent." Le ton est sérieux et la voix monotone.

Le temps n'est plus aux confessions, le temps que nous avons à notre disposition est extrêmement réduit cependant la masse d'informations à éclaircir, elle, est gigantesque. Je prends cependant le temps de sourire à Luxanna après mes paroles, espérant la mettre en confiance avant qu'elle ne commence son petit monologue. J'espère par-dessus tout que nous allons y trouver des informations utiles pour la suite bien qu'organiser une rencontre avec mademoiselle Du Couteau risque d'être plutôt compliqué, du moins une rencontre autre part qu'à la ligue. Je m'installe au fond de mon fauteuil prêt à décortiquer les paroles de Luxanna


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Luxanna Crownguard
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Mar 22 Nov - 15:25
Comme s’il avait lu dans mes pensées les plus profondes, Jarvan me fait une remarque sur le fait que je peux trouver étrange qu’il me demande de l’accompagner dans sa chambre… Je m’abstiens de tout commentaires, hausse les épaules en lâchant un petit sourire dans la pénombre, et tâche de songer à la situation d’un point de vue purement ‘professionnel’ : je suis en train de répondre à une demande de mon prince, peu importe les circonstances suggestives qui l’entourent. Et d’ailleurs, la suite de son discours ne laisse aucun doute sur ce qu’il attend de moi, je n’en avais pas douté un seul instant, pas même une minute, ni une dizaine de secondes, ni… peut être une seconde mais c’est uniquement parce que je suis perturbée en ce moment ! Mes pensées ont beau être un enchevêtrement cacophonique d’idioties romanesques et d’hypothèses sérieuses, je parviens néanmoins à me concentrer suffisamment pour acquiescer.

"Bien sûr, je ne demande qu’a t'expliquer ce que j’ai pu apprendre et comprendre à son contact, mais qui…"

J’allais demander qui était la mystérieuse personne qui pouvait bien attendre dans sa chambre, drôle d’endroit pour une réunion au sommet au passage… Mais je suis de nouveau perturbée par l’attitude de Jarvan qui fait remonter le rouge à mes joues aussi facilement que s’il possédait un levier hextech dernière génération implanté directement sur mon visage. Le temps de faire le yo-yo sentimental entre notre proximité et ses paroles, ma tête passe par toutes les nuances du rouge au blanc de craie pour finir par une moue coupable et des yeux baissés vers le sol.
Il me faut quelques dizaines de secondes pour me reprendre et refouler une fois de plus ces fichues larmes de mes yeux… Pourquoi me parle t-il si gentiment ? Au point où j’en suis-je supporterai plus facilement des cris et des froncements de sourcils même si j’ai appelé sa miséricorde de mes vœux pendant tout le temps où nous avons été séparés.

"Altesse… Jarvan… merci, merci de vouloir m’aider mais, je dois affronter mes erreurs et ne pas me cacher, j’expliquerai mes raisons en détails en priant la justice de m’accorder sa clémence." Je relève les yeux et trouve la force d’affronter son regard bleu qui brille légèrement dans l’ombre. "Ce sont les Crownguards qui protègent les Litghshield, pas l’inverse, même si je suis vraiment très touchée, et que j’ai cruellement besoin de soutien moral à cet instant, nous nous devons de dire la vérité et de ne pas fuir nos responsabilités."

J’essaie d’être droite fière et la voix affirmée en disant cela, je ne suis pas certaine que le résultat soit des plus efficaces, mais j’aurai tenté au moins. J’ignore ce que peut bien penser le prince ou l’ami de ma réponse, mais l’un et l’autre préfèrent visiblement garder tout commentaire pour eux et me laisser entrer pour découvrir enfin la mystérieuse ‘personne’ qui, affalée comme un enfant en plein jeu, se lève néanmoins à notre approche.
J’avais fait toutes sorte de projections mentales quand à ce qui m’attendrait derrière cette porte, et l’une des toutes dernières était sans conteste celle-ci, à vrai dire je ne m’imaginais même pas avoir maille à faire avec la lame sinistre en personne en dehors de la faille…

*Mais celle-ci n’est plus et ne risque pas d’être à nouveau, en grosse partie par ta faute Lux.*

La présence de la noxienne à ceci de bon, une fois le bref sursaut d’étonnement disparu, qu’elle me fait automatiquement passer de la Luxanna naturelle à la Luxanna des missions spéciales. Je jette mon regard dans le sien à la brillance incongrue vu le peu de lumière dans la pièce, et pour une fois ce n’est pas moi qui sourit… son sourire ne donne pas envie de lui répondre de toute manière, ou alors avec un coup de bâton en travers du visage. Ma main se crispe légèrement sur ce dernier d’ailleurs et je m’efforce de garder mon calme, un visage de marbre, et de ne pas hurler aux oreilles de l’assemblée limité ‘QU’EST-CE QU’ELLE FAIT LA ?’ Sa présence me hérisse immédiatement l’échine et une bouffé de violence irrationnelle me donne envie de lui rentrer sa voix de velours carnassier jusqu’au fond de la gorge en illuminant des parties d’elle-même qui n’avaient jusqu’alors jamais vu le jour.

*LUXANNA ! Reprend toi, ce n’est pas en écoutant tes bas instincts que cette histoire avancera, tu es ici sur ordre de ton prince !* Curieusement ma conscience prend les accents bien connus de la voix de Lestrin en cet instant, ce qui me rassérène étrangement, je me contente donc de soupirer brièvement, évacuant cette saute d’humeur qui ne me ressemble pas et m’assied dans le fauteuil tendu par Jarvan. Nous avons d’autres chats que cette minette coupante à fouetter.

"Merci… et bonsoir." Dis-je en regardant alternativement mon prince avec un faible sourire et l’assassin d’un regard morne et vide, tout comme ma voix lorsque je m’adresse à la narquoise après un bref salut de la tête. "Il ne m’avait pas dit qu’il s’agissait de vous Miss Du Couteau, mais d’une personne désirant découvrir la vérité et faire le jour sur les derniers évènements. Cela étant, le comportement actuel de la ligue rappelant curieusement celui de Kalamada, je comprends que son altesse estime envisageable une collaboration Noxo-démacienne."

Toujours sérieuse je tourne mon visage vers mon commandant lorsque ce dernier me demande un compte rendu détaillé de ce que j’ai appris chez Syndra comme il me l’avait dit plus tôt. Assise bien droite, mon bâton en travers de mes jambes, je prends le temps de réfléchir et passe une mèche de cheveux qui bataillent toujours derrière mon oreille.

"Je vais essayer d’être synthétique même si c’est un peu confus, je me suis retrouvée piégée dans la forteresse de Syndra suite à un concours de circonstances fâcheux..." Je chasse d’une pichenette mon incapacité à tenir sur un cheval emballée en pleine forêt et la suite pluvieuse, pas la peine de m’appesantir là-dessus en présence d’une noxienne. "Syndra est une personne qui n'est pas foncièrement méchante mais… pleine de colère, et extrêmement puissante en terme de magie. Elle est farouchement opposée à toute forme de liens et envisage même sur le long terme de libérer les peuples de leurs chaînes… Elle m'à proposée de la rejoindre d'ailleurs. De son point de vue, nos attaches sont surtout culturelles et empêchent le développement de notre potentiel. Cela dit elle ne supporte pas l’esclavagisme ou toute forme de contrainte physique également." Un bref souvenir d’un vol uniquement retenu par la gorge resurgit brièvement et je caresse mon cou nerveusement. "Syndra a été bridé enfant par des moines ioniens car sa magie risquait de briser l’équilibre et de blesser des gens, mais elle s’est libéré, de manière violente indubitablement." Consciente que je m’éloigne un peu du sujet et ne souhaitant pas non plus dire tout ce que je sais dans les oreilles de la femme aux cheveux de sang, je m’éclaircis un peu la gorge et reprend. "La ligue est pour elle une chaîne sur Valoran, enfin disons que c’est ainsi que j’ai compris la chose, elle n’a pas supporté le bridage que nous imposent les invocateurs lors des matchs." Je fronce les sourcils et caresse doucement mon bâton en ajoutant à voix plus basse. "Je peux le comprendre." Ma voix redevient normale. "Toujours est-il que la perte de popularité et d’influence de la ligue l’ont poussé à briser ces chaînes également, j’ignore bien pourquoi elle avait même accepté de les porter le temps de devenir championne… peut être pour faire entendre sa voix, trouver un moyen de contrôler la fureur de sa magie... à moins qu’elle n’ait voulu un nexus depuis le début… je ne peux faire que des spéculations sur ce point. Pour finir, j’ignore ce qu’elle compte faire du nexus exactement, si ce n’est que son absence de la ligue affaiblie cette dernière et renforce sa position de contre-pouvoir, du moins pour le moment. Les invocateurs ont montré qu’ils étaient encore suffisamment puissants et près à tout pour parvenir à l’enchaîner de force… et pour la faire rentrer dans les rangs."

Comme si j’étais épuisée par ce discours je m’adosse au fauteuil et guette les questions dans le regard de Jarvan et, un peu à contrecœur, dans celui de Katarina.
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Katarina Du Couteau
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Mar 6 Déc - 20:21


"Katarina, par pitié". Des mots qui suffisaient à étirer mes lèvres d'un sourire pointu, trahissant d'une mesquinerie qui aurait sans doute profité de la situation si celle-ci avait été moins prioritaire. Au lieu de quoi, m'auto-satisfaisant d'entendre le prince demander ma pitié, je su me montrer magnanime et croiser les jambes, un air suffisant au visage, pour écouter ce que la demoiselle, dont les yeux si bleus ne pouvaient que trahir toute l'eau qui remplissait son crâne, avait à nous dire.

Et voila, elle m'énervait déjà. Dès les premiers mots. Sa voix mièvre martelant des mots auxquels j'étais bien obligée de m'intéresser, à la cadence plus rapide encore qu'un bourreau pressé de finir sa distribution de coup de fouets, sans parler de l'espèce de ton pseudo professionnel évoquant une enfant jouant on "on dirait que je serai une militaire". Mais mis à part un léger plissement agacé des yeux, je restai immobile, jambes croisées, à écouter son récit. Qui m'avait l'air de n'avancer à rien de ce que j'espérais. Qu'est ce que les états d'âme d'une mage pouvaient bien m'apporter ?

"Syndra n'est qu'une partie de leur problème" finis-je par lâcher d'un ton agacé. "Il est plus ancien que ça, depuis que leur crédibilité et leur autorité est remise en jeu. Même si évidemment, vu les efforts que l'Institut est prêt à déployer pour un Nexus comme ils nous l'ont déjà prouvé, ils ne peuvent pas laisser passer ça... Elle va sûrement servir d'exemple"

Mes pensées tournaient tranquillement en arrière plan, confrontée à ce problème. J'avais ce sentiment que si cette mage pouvait potentiellement être une forte menace pour l'Institut, physiquement du moins, elle risquait aussi s'ils la récupéraient de se servir d'elle comme d'un faire valoir pour montrer à tous ce qui les attendait s'ils remettaient leur autorité en cause, comme ils venaient de le faire en les invoquant ainsi de force. Car après tout, ils avaient de nombreux champions encore disponibles, les servants, et avaient appelés un bon paquet de gens qui avaient quitté l'Institut malgré tout. Moi y compris, alors que je leur était clairement hostile. Tout ça ne me plaisait pas.


" Pourquoi nous avoir envoyé ainsi sur les lieux ? Servir de pantins c'est une chose, mais ils en avaient sûrement des plus accessibles. Peut-être qu'ils comptaient l'exécuter, ou pire, sous nos yeux pour nous effrayer... Mais ça reste se compliquer la vie pour peu de choses. J'ai vraiment du mal à comprendre ce que l'Institut cherche à faire, et être enfermée ici va vite me pousser au bout de ma patience"
grommelai-je par la suite, à voix haute mais plus pour moi même que pour eux. Mon attitude transpirait d'ailleurs de ce renfermement, bras croisés et air soucieux au visage. Si seulement l'Institut avait pu ne jamais voir le jour, le continent en aurait sans doute été bien heureux.

Et sans parler du continent. Rien que pour ma simple personne, tout cela devenait bien plus complexe que je ne l'aurais voulu. J'avais beau repenser aux quelques têtes connues que j'avais pu croiser là bas, et bien peu je craignais, n'allait se soucier de l'enfermement arbitraire dont j'étais victime. Et puis, c'était à moi de me débrouiller, pas de compter sur quoi que ce soit et avoir de nouvelles dettes envers des gens... Mais contre l'Institut, seule, j'avais bien peu de chance de m'en sortir. Et que pouvaient faire cette tête blonde et ce grand dadais Demacien pour m'aider ? Certes, ce dernier avait été utile la dernière fois, mais je n'avais fait que marcher dans un chemin déjà tout tracé par des personnes assez puissantes pour se penser intouchables à tirer les ficelles dans l'ombre, et assez sûres d'elles pour croire que je n'étais qu'un pantin. Ce que j'étais peut-être après tout. Tout commençait à être trop confus, mais une seule certitude restait : l'Institut avait bien l'intention de montrer qu'ils se considéraient toujours comme des dirigeants, et sans doute de ne pas me laisser m'en tirer si facilement.


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Luxanna Crownguard
J'ai un rire et n'hésiterai pas à m'en servir!
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Mar 31 Jan - 11:45
Vu que jarvan est en panne, je poste!

Mon compte rendu est assez brouillon j’en ai bien conscience, mais aussi lacunaire et peu objectif. Difficile de faire le tri entre ce que j’ai réellement appris ou ce que j’ai seulement pressenti dans cette forteresse pendant les quelques jours où je me suis retrouvée coincée. Cela semble déjà presque lointain dans cette chambre à l’institut. Sans compter que je ne peux pas tout dire en présence de Katarina, je ne suis même pas certaine de pouvoir tout dire à Jarvan en raison de sa position. L’ami que je vois en lui me dicte de lui déballer tout ce que j’ai sur le cœur, mais je n’oublie pas qu’il est avant tout mon prince et ne souhaites pas alléger son fardeau avec les sentiments nées de ma fichue manie de faire dans l’empathie.
Fort heureusement s’il y a bien une personne qui ne m’inspire aucune empathie dans ce monde c’est bien l’assassin aux cheveux rouges qui se tiens devant moi alors qu’elle balaye presque d’un revers de la main le récit que je viens de faire comme s’il était quantité négligeable. Je me retiens de lui balancer que j’ai simplement répondu à la question de mon supérieur hiérarchique qui portait sur Syndra exclusivement, non seulement ça ne servirait à rien mais en plus je suis bien trop sur le fil de l’obéissance ces derniers temps pour me targuer de mes compétences dans ce domaine.
Mes yeux ne la quittent pas tandis qu’elle part dans ses délires, je la laisse finir tandis que je réfléchie de mon côté à notre propre position, la mienne étant de loin la moins glorieuse. Dans un geste presque d’auto-défense je relève mes jambes et me roule à moitié en boule dans le fauteuil, mon sceptre coincé entre les bras et soupire un bon coup. Je ne devrai pas me mettre dans une position affichant un aussi flagrant manque à l’étiquette, mais au point où nous en sommes… A comploter dans la nuit avec ce qui se fait de mieux, ou de pire en matière de noxianité.
Jarvan ne réagit pas plus que ça, j’ai du mal à comprendre sa passivité, lui qui devrait être tel un phare dans la nuit lorsque les démaciens se sentent perdus… Mais évidemment c’est demander trop à un seul homme, j’ai beau croire en et admirer le prince de tout mon cœur, je sais également qu’il est humain… et inquiet, comme nous tous. Lui laissant le temps de la réflexion je lâche d’une voix morne encore que moins mécanique qu’avant.

"Syndra met en exergue leurs problèmes de fond en exposant leurs faiblesses, c’est en ça qu’elle est dangereuse… même au-delà de ses pouvoirs. Cela dit, elle risque fort de ne pas être la seule à servir d’exemple…"

Je caresse mon sceptre un instant pour me rassurer, oui je viens de parler de moi, je ne sais pas à quelle sauce je vais être mangée pour ce que j’ai fait aujourd’hui mais elle sera sans aucun doute plus aigre que douce. D’un autre coté j’ai fait ce que j’ai pensé juste sur le moment et rien ne sert de se complaire dans les regrets, si la situation se représentait j’agirai encore probablement de même, je préfère savoir la magicienne et son Nexus libres pendant que nous tirons au clair les manigances de l’institut, quant au reste, tout ce que je souhaites c’est de minimiser au maximum les dégâts pour Démacia et pour ma famille quitte à me faire passer pour plus bête, plus innocente et gamine que jamais.

"Cela dit…" Je me remets dans une position plus raisonnable tout en replaçant ces agaçantes mèches de cheveux en arrière. "…Spéculer sur les intentions des invocateurs entre nous au milieu de la nuit ne portera guère de fruits. Si nous voulons des informations, autant aller les chercher à leur source… J'imagine qu'une transgression de plus au point ou nous en somme a plus de probabilités de nous apporter quelques réponses et solutions plutôt qu'encore plus d'ennuis."

In petto j’ajoute pour moi-même que ça ne pourra pas faire de mal à ma situation, quelque soit les intentions des invocateurs, en savoir d’avantage me permettra de rendre ma position moins précaire et d’endiguer la crue des conséquences de mes actes et leurs répercussions sur ceux que je tiens à protéger. Un léger espoir dans les yeux à l’idée de faire quelque-chose plutôt que de me torturer mentalement je regarde Jarvan de toute l’intensité de l’azur de mes pupilles, j’ai déjà trop désobéi et jouée les électrons libres pour pouvoir me permettre de partir en goguette avec une assassin sans sa permission, voir son aide, sans compter qu’il connait Katarina bien mieux que moi.
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Mer 15 Fév - 1:04
Je pose mon coude sur l’accoudoir puis très rapidement ma tête sur mon poing, je sens la fatigue venir doucement peser sur mes paupières, je ferme brièvement les yeux en écoutant le discours de Luxanna, j'en rate une partie d'ailleurs. J'en conclu rapidement que Syndra n'est qu'une partie du problème qui découle très probablement de ce que nous cherchons, elle s'est défaite de ses liens suite à la perte de popularité pas pour une autre raison et comme le dit très bien Katarina, elle va servir d'exemple.

"Malheureusement, on ne sait de quoi ils sont capables, un tel affront pourrait entraîner une sévère punition pouvant aller jusqu'à la mort." Mon ton est préoccupé et mes pensées deviennent de plus en plus brouillonnes avec la fatigue, je tape doucement du poing sur l'accoudoir."Luxanna, cesses de t'apitoyer sur ton sort, tu ne subiras pas l’épreuve de la Couronne de Pierre, tu es une Crownguard, le roi statuera sur un accident." Je soupire longuement, elle se fait beaucoup de soucis pour pas-grand-chose.

Je crains cependant qu'une punition envers cette Syndra, très sévère, même si elle n'est affiliée à aucune nation, n'échauffe énormément les esprits. Si les invocateurs peuvent tuer un champion alors qu'il leur a désobéi, qu'en est-il des villes et des personnes lambdas qui y résident ? C'est une question légitime que risque de se poser un bon nombre d'élites aux quatre coins de Runeterra si un tel acte vient à avoir lieu. Plus j'y pense moins j'ai envie qu'ils rattrapent cette Syndra. Sans Nexus leur puissance est divisé par mille, mais de cette faiblesse résultera une paix fragile capable de sauter au moindre pas de travers, d'un autre côté qui sait ce que va faire Syndra de ce Nexus ? Cela pourrait être bien pire que ce que pourraient faire les invocateurs et s'ils possèdent le Nexus la paix est assurée, voilà un épineux dilemme.

"Peut-être pour détourner l'attention ?" Je réfléchis quelques secondes "Réunir une dizaine de champions de force au même endroit pour défendre le grand méchant voleur de Nexus, cela ne peut en aucun cas passer inaperçu, et si tout le monde a les yeux rivés sur ces évènements..." Je jette un regard à Lux. "Et ce qui en découle..." Je soupire légèrement. "... Il n'est pas impossible qu'ils aient fait autre chose dans notre dos pendant que nous étions en train de faire notre baptême de l'air en compagnie de Syndra."

Un long soupir m'échappe de nouveau, visiblement la fatigue est de plus en plus présente chez moi et elle commence à se faire vraiment pesante pour être franc. Soudainement, je suis réveillé par les paroles de Lux.

"Tu as perdu la tête Luxanna ?" Une fois le "coup de sang" passé, je reprends "Mais... J'imagine que c'est une option, cependant, je ne vais pas être en mesure de vous accompagner, impossible pour moi d'être un minimum discret." Je remarque que Lux me fixe, elle semble vouloir mon accord, ce qui semble en adéquation avec mon rang et aussi ses agissements passés. "J'accepte à une seule condition Luxanna, si vous venez à vous faire prendre, j'endosse les problèmes liés à cette escapade..." Je jette un regard à Katarina. "... Du moins pour cette chère Lux, mais de quoi ai-je peur ? Un assassin tel que vous ne se fait jamais prendre, me tromperai-je ?" Je dis cela d'un ton narquois et moqueur, non pas que j'ai déjà mis la main sur Katarina, mais il est bon de la mettre au défi afin qu'elle ne soit pas trop laxiste dans ses actions futures.


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Katarina Du Couteau
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Jeu 16 Mar - 15:17


Une oreille pour écouter, l'autre pour mes propres pensées. Force que sa voix peut m'agacer à celle-là. On dirait une oie enrhumée qui tousse. Néanmoins, je me dois d'admettre que, si la forme me rappelle le poulailler, pour ce qui est du fond, ses paroles sont moins bêtes que je n'aurais pu penser. J'en viendrai presque à croire qu'il y a autre chose que de l'eau qui macère dans son crâne... Certes, si elle fait partie de l'Institut, c'est qu'elle n'est pas complètement demeurée. Mais le fait qu'elle y soit toujours fidèle est par contre une preuve de sa stupidité, ou de son obéissance à sa nation d'hypocrites.

Par contre, aussi toute mesurée que je sois pour tenter de préserver un soupçon de cordialité et de coopération, je ne peux retenir un souffle moqueur et un sourire narquois lorsque son altesse suprême, prince de la justice, exemple d'autorité, affirme haut et fort qu'en vertu de son nom, Luxanna ne sera pas inquiétée par la couronne. Ah, la belle justice démacienne ! Cité de castes sociales, ou le nom fait tout, du rôle dans la vie aux droits. Et ça se prétend citée de la lumière et de la justice. Non pas que je ne me sois jamais laissée avoir par leurs belles paroles, mais l'exemple est d'autant plus flagrant entre ces quatres murs ce soir.

" Si je peux vous faire un compliment, votre princerie, je dois admettre que vous portez parfaitement votre titre d'exemple Démacien. Vous représentez parfaitement la mentalité de votre cité, et je tiens à vous féliciter pour cela "


Mon sourire narquois ne trompe personne, et si la pénombre était une gêne, je n'ai en rien retenu la moquerie dans ma voix. Et pourtant sans ironie, cette phrase lancée avec toute sincérité, mais je ne suis pas certaine qu'il apprécie la vision de Demacia qu'ont ceux comme moi qui n'ont pas appris à lécher le parquet royal à genoux.  

Ce moment de franche camaraderie passé, je retourne à mes pensées. J'écarte mentalement l'option de la diversion. Ne pas nous amener là en premier lieu aurait été bien plus simple pour faire ce qu'ils voulaient, du moins pour cacher des choses à nos yeux à nous. A ceux de Syndra peut-être ? Plus envisageable, mais il reste tellement d'options possibles... En tout cas, la petite blonde a raison sur un point, ce n'est pas en spéculant que nous pourrons deviner, même si cela permet de se donner des buts. Il va de toute façon falloir fouiner un peu.

" Je ne pense pas que l'Institut soit trop sévère avec vous, lady Crownguard. S'ils perdent le soutien de Demacia, ils perdront le seul allié de poids qu'il leur reste, en terme d'influence. "

Mets toi dans la tête d'un invocateur. De ceux qui dirigent. Que chercherais tu à faire. Quel but cherches tu à atteindre. Tu veux redorer ton image, regagner ta place de maître tout puissant qui se fait contester... Oui, Syndra est l'exemple le plus explosif de cette contestation, mais elle n'est que le reflet extérieur d'un problème bien plus profond.

Mes réflexions furent interrompue par la bravade d'un prince un peu trop sûr de lui qui pense pouvoir me donner des ordres de façon détournée. Je lui jetais un regard froid.

"Les invocateurs possèdent de nombreux moyens de nous épier. Je pourrais me faire prendre, comme je pourrais ne pas. Mais je ne pense pas qu'il soit de bon ton de vous mêler ouvertement à ça. Comme vous avez pu le constater, j'ai pris mes précautions pour venir jusqu'ici sans que cela ne soit remarqué, non pas que j'ai peur de me faire prendre, mais je ne souhaite pas qu'ils sachent que nous travaillons ensemble. Vous avez un statut différent auprès d'eux, qui vous permet plus de ... diplomatie. Il serait mauvais que vous le perdiez, moi au contraire, même si je me fais prendre, je n'ai pas grand chose à perdre"


Et puis, si la demoiselle était fort lumineuse, je n'allais pas la prendre comme épaule pour une mission demandant de la discrétion, et non de briller dans la nuit. Bien sûr, je la savais capable de bien plus de choses qu'être vue de loin mais... Je n'étais pas supposée les savoir, et il valait mieux se taire sur ce que l'on savait ou non. Surtout si une certaine personne commençait à se rendre compte que je savais des choses que je n'aurais pu apprendre que d'une seule manière... Mieux valait que je me taise, comme j'avais déjà pu le faire dans une situation similaire, il y a bien des années.


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Luxanna Crownguard
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Jeu 13 Avr - 14:55
Toutes à mes sombres réflexions, je sursaute en voyant Jarvan s’agacer et me rabrouer comme si je m’étais plainte de m’être cassée un ongle. J’ai presque l’impression qu’il vient de me gifler tellement une telle réaction est inattendue, et encore plus la réponse… comment peut-il penser que la justice, notre justice démacienne ne tienne pas compte de mes fautes à cause de mon statut ? Je n’imaginais pas passer l’épreuve de la couronne non certes, mais songer que je pourrai m’en tirer sans encombres me semble, non seulement injuste, mais également parfaitement anormal, que va-t-on penser de Démacia si la cité des justes commence à se comporter comme un tribunal de bas quartier de Noxus ?
Notre assassin de service ne manque d’ailleurs pas de relever ce point de son habituelle voix agaçante teinté d’ironie et de l’irrespect le plus total, je serre un peu mon sceptre, me retenant de passer ma frustration sur elle, d’autant que si ses piques me hérissent au plus haut point, elle ne manque pas de bon sens dans sa phrase suivante. Quel paradoxe que cette situation ou les mots de Katharina Du Couteau me rassérènent plus que ceux de mon propre prince…
Hélas je ne suis pas au bout de mes peines car déjà il me crie de nouveau dessus, créant une réaction de replis sur moi-même, voici donc la deuxième gifle, et lui qui insistait pour m’assurer de sa présence et de sa compréhension avant que nous ne rentrions dans cette chambre. Je ne sais plus quoi penser ni comment réagir, j’ai l’impression qu’il m’en veut, mais qu’il ne me le dit car ce n’est pas conforme à son caractère, rien ne saurait me déprimer d’avantage si ce n’est une réaction similaire de mon frère.

*Et voilà, il reprend la responsabilité sur lui, comme si je ne me sentais déjà pas assez coupable sans ça, arrêter de me crier dessus dès que je propose quelque chose serait plus utile, surtout si c’est pour changer d’avis ensuite ou s’endormir à moitié quand je parle.*

Finalement, plus que la tristesse et la culpabilité, c’est la colère qui monte en moi, colère contre Jarvan que j’ai l’impression de découvrir sous son jour le plus désagréable, comme si derrière le masque du prince et de l’ami se cachait un être capricieux et injuste, et colère contre katharina qui est… he bien qui est elle-même… au fond, peut-être qu’elle ne m’agace pas plus que ça, ce n’est pas comme si je m’étais attendue à autre chose de sa part, dans un sens elle fait même preuve de suffisamment de pragmatisme au milieu de ses railleries pour être supportable.

"Je suis dans leur collimateur, enfin j’imagine que nous le sommes plus ou moins toutes les deux, je suis prête à me salir les mains s’il le faut. Altesse… Au point où j’en suis mieux vaut que la faute m’incombe entièrement, enfin si d’aventure je me faisais prendre la main dans le sac, vous avez besoin de garder votre crédibilité auprès de la ligue, katharina à raison, l’un de nous au moins doit avoir les airs de la diplomatie."

Je soupire et bat des cils un bref instant, essayant de chasser la fatigue qui prend ce moment de relâchement pour une permission de se manifester.

"Autant chercher des informations chacun de notre côté et à notre manière, nous couvrirons plus de ...'terrain', puis nous pourrons comparer nos notes et voir si elles concordent ou nous mènent quelque part."

Et puis même si je suis prête à faire équipe avec un démon pour mettre au jour de sombres machinations, je préfèrerai éviter de le faire avec le rouge en face de moi, ne serait-ce que parceque je ne pourrai employer mon plein potentiel en sa présence au risque de compromettre des secrets encore bien plus importants pour Démacia.

"Ils voudront me voir demain pour débattre de ma punition, et je vais devoir faire amende honorable de manière flagrante visible et exemplaire s’ils veulent envoyer un message à ceux qui seraient tenter de… contredire leurs projets, quel qu’ils soient. J'imagine que je pourrai commencer par là."

Restait à savoir en quoi ils consistaient réellement, depuis que les champions avaient commencé à déserter, la ligue était sur une pente dangereuse et risquait de réagir avec violence, enfin encore plus de violence encore que celle dont elle avait fait preuve avec Syndra. Mes pensées s’attachèrent un instant à la magicienne, frémissant de ce qu’ils pouvaient lui réserver, Jarvan avait parlé d’un châtiment ultime, mais j’étais moins certaine de ça, pour elle l’enfermement et l’enchaînement, la dégradation et la soumission seraient bien pire, et également bien plus frappant aux yeux de tous ceux qui défiaient les invocateurs… pourvu qu’ils ne parviennent pas à la rattraper.
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Katarina Du Couteau
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Dim 16 Avr - 17:01




Eh bien on dirait que cette tête blonde a le cerveau plus rempli qu'elle n'en a l'air. Une bonne chose. Finalement, c'est peut-être avec elle que je vais pouvoir faire tempête sous un crâne et réflechir aux possibilités qui se dressent devant nous, plutôt qu'avec sa tête de linotte autant que d'ange qui lui sert de prince. Il a certes, le goût de la justice et de la vérité, mais pour ce qui est de la luminosité, c'est plutôt à travers son crâne fendu qu'elle passe. Peu importe, pour l'instant, l'important est de comprendre ce qu'il peut se tramer dans celle des invocateurs, et pour ça, mieux vaut multiplier ses sources, surtout que la jeunesse blonde ne rechigne pas à la tâche.

"A votre aise, miss Crownguard. Commencez effectivement par plaider la candeur innocente comme vous savez si bien faire, et ne vous faites pas prendre, ce sera le mieux. Et n'oubliez pas que les invocateurs savent de quoi vous êtes capables."

Les derniers mots sonnent comme avertissement, méfiance, et curiosité à la fois. Elle ne semble pas manquer de ressources, et je sais qu'elle vaut plus qu'elle n'en a l'air, sans savoir exactement de quoi il retourne. Mais eux le savent. Et c'est ça le plus inquiétant. Les jugements montrent qu'ils peuvent aller chercher profondément dans les esprits de leurs champions, et si ils ont la mauvaise idée d'aller fouiner dans un mauvais sens, ils pourraient apprendre trop de choses. Ce serait un sacré coup de malchance qu'ils aient cette idée là, mais l'idée n'est pas à négliger. Et comme l'on avait pu le conclure, s'il n'était pas grave qu'ils découvrent que je suis une dissidente - première nouvelle -, savoir qu'une association de ce type existait entre ce duo de Demaciens et moi existait, risquait de compromettre bien des choses.

"J'espère qu'ils ne fouineront pas dans votre esprit, surtout..."


Alors quoi ? Convaincre Jarvan, en privé, de feindre de se désolidariser de tout ça ? Mais la tête blonde risquait de ne pas supporter de perdre l'appui de son prince adoré, et de vouloir rentrer dans le rang et faire ce qu'il lui disait. Espérer qu'elle soit en mesure de cacher son esprit aux intrusions, ou qu'il n'y ait pas d'intrusion tout court ?

Mais l'heure tournait. Le jour allait finir par se lever, avec tout ça. Et il fallait que je sois rentrée d'ici là. Dormir un peu. Demain allait commencer une investigation délicate, non pour des raisons de tromperie comme mon insolite comparse d'espionnage, mais pour des moyens purement physiques : les invocateurs n'étaient pas décidés à me laisser sortir de ma cage et m'ébattre librement. En un bond, j'étais hors de ce confortable fauteuil, à la porte de la chambre, et prête à adresser une révérence aussi légère que moqueuse à son altesse.

" Je dois y aller. Bonne chance. "

Je trouverai bien un moyen ou un autre de revenir les voir. Et si non, s'ils renforçaient la sécurité au point que je sois parfaitement incapable de sortir... Eh bien je n'aurais plus d'intérêt à recevoir des informations, puisque je ne pourrais rien en faire. Un clin d'oeil plus tard, et il allait falloir recommencer à compter chaque pas, dans une avancée prudente et maîtrisée, pour quitter le chenil des chambres Demaciennes, jusqu'à mon lit, en espérant n'avoir aucune mauvaise surprise.



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