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Dans la jungle, terrible jungle

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Sona Buvelle
Les mots sont des notes de musiques
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Ven 10 Juin - 17:31
Le problème avec la musique c’est qu’elle ne peut pas voyager sans son musicien. Si, avec une partition, mais … personne d’autre ne joue de l’Etwahl. Comme j’ai perdu ma scène principale à l’Institut, les gens m’entendent beaucoup moins et dans ce métier, il faut savoir se montrer. Et là, j’ai une occasion en or, un nouveau public à aller conquérir : Bandle-city …

« Ma petite chérie … je n’aime pas te voir partir aussi loin tu sais. Je n’aurais pas de tes nouvelles avant longtemps, tu es sure que tu ne préfères pas rester ici. Enfin … tu es une adulte maintenant, j’imagine que je devrais te laisser un peu plus libre. J’aimerais vraiment venir avec toi, mais tu sais bien que je ne peux pas me permettre de prendre d’aussi longues vacances pour l’instant. » Des vacances … j’espérais justement en avoir un peu en y allant, j’allais être loin du contrôle un peu trop strict de Lestara, j’allais voyager, voir du pays. Rien que d’y penser mes yeux pétillaient déjà d’impatience.

Dehors le modeste carrosse qui m’amènerait vers la liberté m’attendait déjà. Enfin modeste … plutôt riche et très confortable, Lestara voulait que je voyage dans les meilleures conditions, que sa petite adorée, la meilleure musicienne de tout Valoran méritait bien cela. L’intérieur était bien plus spacieux que la moyenne, avec des coussins si moelleux qu’ils pouvaient passer pour des nuages. De magnifiques chevaux blancs étaient déjà attelés et hennissaient d’impatience à l’idée de pouvoir enfin quitter les écuries. Avec moi voyageraient une bonne et un garde du corps, en plus du cocher. « Juste au cas où … » disait-elle … pourquoi ne pas amener tout Demacia avec alors ? Juste au cas où ?  Ne vous méprenez pas, j’aime beaucoup Lestara, elle est ma seule famille, mais elle a tendance à être légèrement trop protectrice.

Nous partions, préférant la compagnie des chevaux et du cocher qui faisait abstraction du rang des Buvelle à celle des deux autres passagers qui osent à peine lever les yeux vers moi et avec qui s’installe toujours un long silence gênant. Tandis que là, assise en hauteur et à l’extérieur, même si c’était moins confortable, je sentais l’air frais entrer dans mes poumons, la brise me caressait la peau et le soleil, déjà haut dans le ciel, illuminait la route qui s’élançait à travers les vallons. Au fil de la route, le paysage changeait, les vallées verdoyantes se transformèrent ainsi en montagnes avant de devenir des plaines de plus en plus sauvages. Nous nous arrêtions le soir dans des petits villages pour y passer la nuit, reprendre des provisions et changer de chevaux lorsque ceux-ci étaient fatigués.  Les gens nous accueillaient toujours à bras ouverts, contents de voir arriver des nouvelles têtes et d’entendre quelques notes.

« Dame Sona, vous feriez mieux de rester dans le fiacre à partir de maintenant, le voyage sera plus éprouvant. Notre route va longer le désert de Shurima et puis Kumungu. Qui plus est, comme c’est le seul passage qui ne soit pas hostile à l’homme en cette région, les bandits l’attaquent plus fréquemment. » m'annonçait le soldat demacien. En effet, cette seconde partie du voyage fut éprouvante, la chaleur était oppressante, l’air lourd et irrespirable. Les chevaux aussi se fatiguaient plus vite et nous ralentissions. Cela dura longtemps, très longtemps, si bien que, petit à petit, nous nous y sommes habitués. Puis la sécheresse fit place à une opposée et pourtant tout aussi désagréable moiteur, l’air qui était sec devint humide. Le désert avait laissé place à la savane, puis la jungle. Les paysages que nous voyions étaient magnifiques, mais nous passions la plupart de notre temps à dormir.

« Dame Sona, réveillez-vous ! J'ai une mauvaise nouvelle : je suis parti en éclaireur ce matin et ... des bandits sont embusqués. Il y en a aussi derrière nous. Nous ferons de notre mieux pour vous protéger, mais, ils risquent d’être plutôt nombreux. Ils veulent probablement demander une rançon à votre mère. » Nous ne pouvions pas faire demi-tour. Impossible d’y échapper … Le cocher cracha sa chique de tabac, le soldat fit craquer ses doigts et la bonne récita une prière.

De fait … on nous attaqua, les chevaux affolés se débattirent tant qu’ils renversèrent la carriole. J’entendais les hommes se battre et, à contrecœur, j’appliquais l’ordre qui m’avait été donné de fuir si la situation virait à la catastrophe. Alors je pris mes jambes à mon cou, remerciant intérieurement ces gens du sacrifice qu’ils faisaient pour moi. Ne sachant où aller, je couru vers les grands arbres de la jungle et m’y enfonçait, suffisamment pour ne pas que l’on me retrouve, mais assez que pour pouvoir faire demi-tour et en sortir plus tard. Mon cœur battait vite et fort, mon souffle était irrégulier, je n’étais pas habituée à ce genre d’exercice. Puis j’entendis un léger craquement … un deuxième puis encore quelques-uns, autour de moi se trouvait une meute de fauves, attirés par une proie sans défense. Je sentis une première griffe me traverser la jambe, puis une autre dans mon bras. Ils jouaient avec leur proie, heureusement pour moi, la douleur ne serait pas trop longue, je commençais à m’évanouir.


Merci Janna:
 


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Nidalee
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Mar 13 Sep - 20:40
Cela faisait déjà quelques jours que Nidalee était rentré de son escapade à Demacia. Elle y avait livré un énième hors-la-loi qui avait tenté de pénétrer dans sa jungle pour y trouver quelques animaux à capturer. Quelle surprise a-t‘il eut quand il est tombé sur elle, en forme humaine, laissant son corps nu être douché par l’eau claire d’une cascade. Bien que, dans un premier temps, il semblait apprécier la vue, il avait vite changer d’avis lorsque celle-ci s'était transformée en couguar et lui fonça dessus. Elle avait pris un malin plaisir à le traquer, lui laissant assez d’avance pour croire qu’il s’en sortirait, rugissant à chaque fois qu’il semblait ralentir. Mais, en vain, après plusieurs heures de chasse, le braconnier avait fini par s’écrouler de fatigue. Nidalee n’avait plus eu qu’à le recueillir, l’attacher et le livrer. Le voyage à l’aller avait été particulièrement éprouvant. En effet, ce prisonnier était de loin le plus désagréable qu’elle avait rencontré. Entre les regards dégoulinant de perversité, les remarques sexistes et les tentatives vaines de la toucher de manière déplacée, la jeune femme avait fini par l’assommer régulièrement et le traîner sur le trajet.

Une fois son calvaire terminé, elle était retournée dans sa forêt natale. A son arrivée, elle avait longé les frontières de son territoire pour à nouveau marquer les arbres qui la bordait, de sortes d’être prévenu par quiconque souhaitait pénétrer dans la vierge forêt. Une fois l’entière étendue parcourue, elle s’installa en son centre, là où résidaient tous les couguars de sa tribu.  

Ce jour-là, elle avait décidé d’apprendre à ses jeunes élèves à chasser dans la jungle. Elle s’était, pour cela, rapproché près d’une frontière. Elle leur apprenait à traquer une proie, à la chasser et à l'achever. Au départ, les jeunes couguars l'observaient se mouver à travers les herbes hautes qui tapissaient le sol de la jungle. Ses oreilles vibraient à chacun des mouvements de ses futures proies, analysant leur trajet et la meilleure des stratégies à mettre en place. Après 20 minutes, elle avait attrapé un singe dans les branches, une gazelle à travers les buissons, un lapin dans un près de son terrier ainsi qu'un oiseau en plein vol. Puis, elle supervisa l'attaque de chaque couguar, les aidant à améliorer leurs techniques. Une fois qu'elle décida qu'il était temps pour elle de les laisser s'entraîner seuls, elle grimpa à un arbre et s'installa sur une de ces branches. Elle cala son dos contre le tronc et allongea ses jambes à travers l'épais feuillage. De la où elle se trouvait, elle pouvait aisément observer ses protégés d'un œil tout en étant assez loin pour se poser quelques instants. Alors après avoir du regard localiser chacun des petits avortons, elle ferma les yeux lentement, se laissant seulement guider par les bruits d'herbes remuées et de brandilles cassées. La lumière s'infiltrait entre les branches d'arbres et venait zébrer son corps étroitement couvert de peau d'animaux, réchauffant lentement sa peau mat.

Soudain, elle comprit que quelque chose n'allait pas. Les jeunes couguars n'était plus dans son champ de vision. Elle se redressa et se concentra sur son ouïe. C'était faible, mais elle pouvait les entendre courir à vive allure. Alors elle sentit par le biais de la marque qu'elle avait déposé autour de la jungle, que quelqu'un était entré dans son territoire. Elle se transforma immédiatement en félin et sauta de sa branche pour atterrir lourdement au sol. Elle fila entre les arbres, courant le plus vite possible jusqu'à entendre les jappements excités de ses élèves. Elle sentait une présence étrangère en plus. Elle les vit enfin, encerclant une jeune femme à la longue chevelure, qui semblait terrifiée, collée contre un tronc d'arbre, à moitié par terre. Alors elle sauta à l'intérieur du demi-cercle, se retourna vers les félins et leur siffla dessus. Ils fuirent vers le campement, laissant Nidalee seule avec l'inconnue. Alors tout en faisant demi-tour, elle se transforma en humaine.

C'était une jeune femme aux longs cheveux blonds rassemblées en deux couettes hautes et qui portait une longue robe. Celle-ci était déchirée aux endroits ou ses apprentis l'avaient attaqué. Sales gamins … Elle se pencha pour se mettre à sa hauteur et se rendit compte qu'elle était inconsciente. Elle soupira, agacée. Dans un premier temps, il fallait qu'elle s'occupe de ses blessures. Alors elle laissa sa magie opérée.





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Sona Buvelle
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Dim 25 Sep - 11:22
Les pumas allaient me massacrer, pourtant, juste avant de m’évanouir, je les aperçus s’écarter, probablement trop tard pour pouvoir m’en sortir. D’ailleurs, même en survivant miraculeusement à ces blessures, j’étais perdue, seule dans cette jungle hostile, sans rien à manger ni à boire. Mes jambes croulèrent et je m’effondrai au sol, inconsciente, prête à laisser s’échapper mon dernier soupir.

Je ne sens plus mon corps. Est-ce la fin ? Je n’ose ouvrir les yeux … Aie Je sens à nouveau chacun de mes membres, un peu trop à mon goût d’ailleurs, mais je ne sens pas le sang qui coule. Que s’est-il passé ? J’ouvre les yeux avec grand peine. Il fait nuit noire, les cimes de arbres montent haut dans le ciel et il y en a tellement que j’arrive à peine à distinguer quelques étoiles. Je tourne douloureusement ma tête sur le côté et je vois une silhouette, assise près de moi. Instinctivement je retiens mon souffle et m’immobilise. Je sens, à côté de moi mon Etwahl qui, comme toujours, m’a suivi. Je ne peux cependant pas lâcher l’ombre du regard, elle est intimidante et en même temps, j’ai l’impression qu’elle veille sur moi. Mes yeux se referment vite, je suis encore trop fatiguée que pour pouvoir résister au sommeil.

Je me réveille à nouveau, il fait jour cette fois. Mon corps est toujours endolori mais beaucoup moins douloureux. Néanmoins, je reste couchée quelques temps. Je note que, dans mon sommeil, je me suis agrippée à mon Etwahl, dont je peux sentir l’acier contre moi. Je me retourne, dans l’espoir de voir quelque chose de l’autre côté bien qu’en même temps, je redoute ce que je pourrais y voir. Rien … A la fois déçue rassurée, je songe à me relever et à repartir au plus vite chez moi, à Demacia. Mais mes espoirs ne durent pas, je suis complètement perdue, seule et  avec pour seule compagnie la silhouette qui m’a sauvée et les animaux sauvages. La chaleur est accablante, et l’humidité aussi. C’est avec beaucoup de honte que je remarque ma tenue : sous ce qui me servait de draps, c’est à dire une sorte de couette en poil d’un animal inconnu, je ne portais rien, la personne qui m’avait soignée avait dû retirer ma robe et, à l’idée que quelqu’un ai pu voir mon corps nu, je me remémorais de mauvais souvenir dans mon orphelinat. Je me relevais pour essayer de trouver de quoi me vêtir et, découvris ma robe bleue à quelques pas de là, déchirée de partout mais au moins, elle couvrirait mon intimité.

Je me lève à grand peine et je constate que je dormais légèrement en hauteur, loin des insectes et des autres bestioles répugnantes. Je garde mon Etwahl contre ma peau encore nue et attrapa ma robe pour l’enfiler. Elle laisse un bon nombre de mes blessures à l’air : je peux voir les marques de griffes et de morsures mais, je pensais ces blessures plus graves. Depuis combien de temps suis-je ici ? Est-ce que des soldats viendront me chercher ? Surement pas en plein milieux de la jungle …
Je marche, quelques pas, sachant pertinemment que je n’arriverais jamais à sortir de la jungle et pourtant, j’essaie. Je fais quelques centaines de mètres et, quand je me retourne, je ne suis même plus sure de savoir d’où je viens. J’ai envie de crier au secours, d’aller chercher de l’aide, de rentrer et … de pleurer. Pourtant, même mes larmes me laissent seule, je n’ai plus que mon Etwahl pour me réconforter. Je m’assieds, autant rester ici et attendre, si la silhouette revient, elle saura me trouver. Mon instrument aussi d’ailleurs me semble triste : il émet un son semblable à un sanglotement et, ensemble nous jouons pour nous remonter le moral. Si cela attire des animaux sauvages, nous nous en accommoderons …

Le temps s’écoule, presto ou lento, je ne sais pas … Nous jouons, une dernière symphonie que personne d’autre n’entendra plus jamais, un prélude de notre fin, une marche funèbre, l’un pour l’autre. Fssch : Un bruissement se fait entendre, alors que la jungle semblait s’être tue pour écouter notre mélodie, quelque chose semblait vouloir y mettre un terme.


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Nidalee
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Dim 13 Nov - 18:54
Il fallut à Nidalee plusieurs heures avant de penser entièrement toutes les blessures de la jeune demoiselle endormie. A la fin de ce processus, elle se sentait fatiguée, vidée de la plupart de sa magie. Elle avait besoin de se ressourcer auprès de l'âme de la forêt afin de se régénérer convenablement. Mais, avant, elle devait finir de s'occuper de l'étrangère, la guérir puis la mettre en sûreté. Alors elle finit de soigner ses blessures, enlever la robe tachetée de sang pour la remplacer par des lambeaux de peau, puis porta sur le dos l'étrangère jusqu'à l'orée d'une clairière qui donnait sur un petit étang. Épuisée, la jeune femme décida enfin de se ressourcer. Elle s'éloigna de sa protégée pour plonger dans l'eau de la source. Elle se laissa flotter à la surface et immergea presque entièrement son visage. Elle sentait déjà la magie pénétrer sa peau, s'infiltrer dans chacun de ses organes, circuler dans son sang.

Lorsqu'elle se sentait à nouveau pleine de cette magie ancestrale, Nidalee ouvrit les yeux. La nuit était en train de tomber. On pouvait distinguer les derniers rayons de soleil orangés à travers la canopée, bien que la forêt était déjà très sombre. Quelques étoiles commençaient déjà à tacheter le ciel de leur faible lueur. Elle décida de rester encore quelques heures auprès de l'étrangère, dans l'espoir qu'elle se réveille. Elle s'installa donc à quelques pas de celle-ci, et resta ainsi, debout, tenant sa spear dans la main, le torse bombé et le regard perçant plongé dans les ténèbres de son territoire. Elle guetta ainsi le moindre mouvement suspect jusqu'à l'aube. En entendant les premiers gazouillements des oiseaux, elle décida de retourner auprès de la jeune femme pour vérifier que ses blessures s'étaient refermées. Elle avait fait du bon boulot, il ne restait plus que de grossières cicatrices rosées.

C'est alors qu'un groupe de couguars sorti d'un buisson. Elle se tourna puis se transforma pour aller les saluer. Elle leur expliqua la situation, communiquant en une série de grognements, puis demanda à certains de la surveiller à distance. Quiconque voudrait s'en prendre à elle en payera les conséquences. Puis elle partit avec le reste du groupe jusqu'à leur repère. Une fois là bas, elle chopa les jeunes couguars qui ont participé à sa leçon de la veille et leur fit passer un sale quart d'heure. Elle les obligea donc à s'occuper de ceux qui était malades et vieux, à nettoyer le camp et d'autres taches ingrates. Ça leur servira de leçon.

Après plusieurs heures à s'occuper de la vie de son camp, et une fois toutes les tâches de chef accomplit, Nidalee décida de retourner auprès de la jeune femme qui s'était perdue la veille. Elle décida d'y aller seule. Une fois à l'endroit où elle l'avait laissé, elle demanda à ses congénères de la laisser s'en occuper. Alors qu'elle voyait leur pelage disparaître à travers les hautes herbes, elle entendit le bruit d'un mouvement. La jeune couguar se retourna et s'accroupit, le regard rivée sur la jeune femme aux cheveux bleues. Elle vit celle-ci se lever lentement, paniquer, regarder autour d'elle, attraper son vêtement déchiré et couvert de sang pour le remettre. Après quelques instants, la voilà debout. La demoiselle, son instrument en main, plongea dans les profondeurs de la forêt. Nidalee soupira. Il fallait qu'elle la suive avant que celle-ci ne se retrouve nez à nez avec une créature un peu moins sympathique.

Ainsi elle la suivit mais pas longtemps, car, après seulement quelques centaines de mètres, la voilà déjà accroupie. Elle avait du comprendre qu'elle ne savait pas où aller. Nidalee l'observa quelques instants avant de se décider à la rencontrer. Mais elle s'arrêta net, lorsque se leva dans la jungle une douce mélodie. A la fois triste et douce, elle glissait à travers les arbres et empoignait le cœur de chaque créature qui avait la chance de l'écouter. En peu de temps, la forêt s'était tu et seul le bruit qui sortait de l'instrument emplissait l'air. Après plusieurs minutes, la couguar décida enfin de venir à la rencontre de la jeune musicienne, bien que cela devait l'arrêter en plein concert.


Alors elle sortit de derrière un buisson et s'approcha de la jeune inconnue. Celle-ci se retourna et un air de panique s'installa sur son visage. Elle s'arrêta immédiatement de jouer et commençait déjà à ramper. En effet, Nidalee était encore sous sa forme de couguar. Consciente de la situation dans laquelle elle l'a mettait, elle se transforma dans l'instant en humaine.  

« Reste tranquille, je ne vais pas te faire de mal ». Elle s'avança à sa hauteur et tendit sa main pour l'aider à se relever. « Tu dois avoir faim et soif, non ? ». Elle lui tendit une gourde en peau d'animal et alla dans les environs. Elle revint sur ses pas avec une demi-douzaine de fruits colorés et juteux. « Tiens ». Nidalee l'observa quelques instants, le temps que celle-ci se restaure. Alors elle fronça des sourcils. « On ne sait pas déjà vu quelque part ? ». Soudain la prudence s'installa dans son esprit. « Qui es-tu ? » Sa voix se faisait sifflante.





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Sona Buvelle
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Jeu 8 Déc - 21:33
Le tressaillement qui venait des buissons était bien celui d’un animal sauvage : un félin du même acabit que ceux qui m’avait agressée la première fois. L’animal s’avançait lentement vers et, dans un espoir absurde je tentais de le fuir. L’échec fut évidemment cuisant mais une main se dressa alors devant moi : « Reste tranquille, je ne vais pas te faire de mal » Surprise, je la pris et me relevai. La dame qui l’avait tendue avait de la force et me tira sans grande peine. Je la fixais, cherchant désespérément ce qui pouvait bien se passer. « Tu dois avoir faim et soif, non ? ». Elle me tendit une gourde d’eau avant même que je n’ai pu esquisser le moindre signe. Je bu donc quelques goulées de cette eau qui m’aurait parue si banale en d’autres temps, et qui me donnait maintenant l’impression d’être un cadeau divin. La sauvageonne, car oui ses vêtements en peau et la lance à la pointe de pierre qu’elle transportait avec elle ne me permettent de lui donner que ce qualificatif, s’en retourna donc, me laissant sur place. Je ne bougeais pas, à la fois impressionnée et confuse … La dame revint quelques temps plus tard, me présentant des baies et des fruits inconnus à Demacia ou à Ionia. Elle m’indiqua de manger et me scruta pendant que je mordais dans un gros fruit très juteux au goût assez sucré.


« On ne sait pas déjà vu quelque part ? » Sa voix devenait menaçante, elle adoptait une posture presque animale, d’instinct je reculai de quelques pas et je mis mon index ma bouche tout en me pointant du doigt de l’autre main et en faisant oui de la tête. Sous les choc des différents évènements, je n’avais pas fais attention à mon hôte si particulière. En effet, je l’avais croisée lors de la mission si particulière de la League. Il s’agissait donc d’une championne ce qui expliquait ce qu’il y avait de si étrange avec elle et cette jungle. Je n’avais plus qu’à espérer qu’elle ne me prenne pas comme une menace. Je pouvais écrire mon nom dans la boue mais il était peu probable qu’une personne vivant à l’écart de tout sache quoi que ce soit à mon sujet.


Je décidai de tenter le quitte ou double en levant les deux mains en l’air et en écrivant dans le sol meuble le mot “League”. Ne sachant pas son avis dessus, je préférais ne pas lui dire d’où je venais de suite, ne serait-ce que pour gagner un sursis.


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Nidalee
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Jeu 22 Déc - 22:11
A l'écoute de la menace, la jeune musicienne recula sur quelques mètres. Elle posa délicatement un doigt sur sa bouche puis se pointa avec son autre main avant de hocher de la tête. Nidalee plissa les yeux et l'observa opérer, ne sentant pas de réel danger venant de sa part. Elle la vit s'accroupir près du sol et commencer à dessiner des lettres dans la terre.

« League » lisait-elle. A ce simple mot, un certain nombre de souvenirs déferla dans la mémoire de la jeune féline. Elle repassa alors en image chacun des champions qu'elle avait croisé à cette mascarade. Soudain, elle fit le rapprochement entre la championne muette Sona et la jeune femme apeurée et perdue qui se trouvait en face d'elle. Il lui était arrivé de tomber avec ou contre cette magicienne lors de ces combats organisés à l'institut, mais la plupart du temps, elle ne la croisait que de loin.

Celle-ci l'observait, immobile, comme si le simple fait de respirer pouvait celer son destin vers une triste et douloureuse fin. Elle se rendit compte alors que la féline était toujours dans une posture agressive. Elle se détendit alors lentement, se redressant de tout son corps et reposa sa spear à terre, pointe vers le haut.

« Sona, c'est bien ça ? » Elle l'interrogeait du regard. « Que fais-tu donc ici ? ».



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Sona Buvelle
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Jeu 29 Déc - 20:58
La championne s’était arrêtée, elle semblait intriguée. « Sona c’est bien ça ? Que fais tu donc ici ? » J’hochais la tête, ma présence lui inspirait apparemment plus de questionnement que de haine. Il m’était bien compliqué de lui faire une longue tirade lui racontant tout ce qu’il s’était produit jusqu’à maintenant. A côté du mot League, j’écrivis les mots « voyage, Bandle et bandits ». Cela suffirait probablement pour la convaincre de ne pas me tuer maintenant. Je ne voulais pas la déranger et n’était rentrée dans cette jungle que pour essayer de survivre, ce qui son son aide aurait été un échec lamentable.

Je repris mon Etwahl dans les mains, sa présence contre moi me rassurait, je savais qu’elle me protègerais, même si cela lui demandait de devoir tuer quelqu’un. Mais ce n’est pas ce que je voulais aujourd’hui ; si la dame de la jungle m’était hostile, je pouvais alors être certaine de ne jamais revoir qui que ce soit.

J’étais toujours accroupie devant elle et malgré le fait que mon instrument soit entre mes mains, je n’osais regarder dans les yeux la femme qui se dressait devant moi. Lestara m’avait toujours dit qu’en face d’animaux sauvages il fallait leur montrer que nous n’avions pas peur et les intimider ou faire semblant d’être morte. Étonnamment, ça paraissait bien plus simple quand elle le disait que lorsque vous étiez soumis à la situation dans la réalité. Je pense que maman n’a jamais connu cela … Surtout que dans ce cas ci, il ne s’agissait de rien de moins qu’une personne, une championne même, capable de se transformer en félin mortel, rien de moins.


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Nidalee
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Jeu 16 Mar - 19:33
Nidalee regardait attentivement la jeune femme en face d'elle qui était accroupie sur le sol. Rares étaient les humains qui s'approchaient de la jungle mais c'était bien la première fois qu'il ne s'agissait pas d'un braconnier ou d'un chasseur de trésor. Elle l'observait alors tracer de nouveau, à l'aide de son doigt, des mots dans la boue, l'un après l'autre. Quelques instants plus tard, elle pouvait déchiffrer les termes «  voyage », «  Bandle » et «  bandits ».

Il n'a pas fallu à la féline beaucoup de temps pour comprendre que la demoiselle s'était fait attaquer lors de sa traversée, pas loin de l'orée de la forêt, par des briguants. Bien qu'à l'intérieur de ses terres, la forêt semblait hostile, cela n'était rien comparé au fléau qui se déroulaient à ses frontières. Les hommes sont si cupides qu'ils attaquent leurs propres congénères. Une fois de plus, la jeune femme se demandait si elle n'était pas chanceuse de s'être écartée de son espèce pour être adoptée par une bien plus noble. A cette pensée, elle frôla, de la pointe de ses doigts, le collier fait de dents qui lui orne le cou. L'esprit des rois passés ainsi s'immiscèrent dans sa tête. Elle leur demanda alors bienveillance et d'accorder leur bénédiction à la musicienne, afin qu'elle puisse traverser l'étendue sacrée sans en être affectée.

Une aura bienveillante mais malgré tout imperceptible s'installa tout autour de la silhouette de Sona. Cette protection, bien que de courte durée, lui évitera une mort silencieuse mais douloureuse, qui la foudroierait si elle aurait vagabondé encore quelques heures de plus entre les arbres. Celle-ci, apeurée, agrippait avec fermeté son instrument de musique. La féline lui tendis la main afin de l'aider à se relever et l'intima d'accepter.

« Bien, je comprends mieux ta présence ici. » Elle jeta un œil aux alentours et s'aperçut que les rayons de lumière qui perçaient les feuilles des arbres pour l'éclairer viraient d'une couleur grisâtre. Elle grogna d'insatisfaction.

« Une tempête se prépare … Nous avons besoin de rejoindre le campement immédiatement avant que la pluie et le vent ne se lèvent ». Alors, elle aida la musicienne à se déplacer entre les arbres jusqu'au camp. Celui-ci était vivant, plus qu'à l’accoutumée. Une partie des guerriers montaient la garde pendant que les autres aidaient les jeunes, les couguars enceintes et les vieux à se déplacer. Tous, sans exception se tournèrent vers la nouvelle venue. Nidalee leur fit signe qu'il n'y avait rien à craindre d'elle avant de se retourner. « Il y a une grotte à une demi-journée de marche, si nous partons maintenant, nous auront le temps de nous abriter avant la tempête ».

La féline attrapa quelques nourrissons, pas plus vieux d'une semaine et les tendit vers Sona. « C'est la dernière portée, les plus fragiles du camp, si tu les prends avec toi, on gagnera énormément de temps ». Sans même attendre les objections de la jeune demoiselle, Nidalee lui déposa au creux de ses mains, quatre bébés couguars. Puis elle se dirigea vers la nurserie et attrapa avec délicatesse une jeune maman portant encore ses enfants, proche du terme.

Puis, d'un geste puissant du bras, elle lança le signal de départ et, comme animée par la même force, la tribu s'élança dans les profondeurs du bois ancestrale.



"Les indomptés ne connaissent pas la peur"
                                        
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Sona Buvelle
Les mots sont des notes de musiques
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Dim 9 Avr - 17:27
Elle prenait le temps de regarder je que j'écrivais, cela me soulageait de voir que mon interlocutrice comprenait les quelques mots que j’avais tracés dans le sol. Les longues secondes de sa réflexion m’avaient semblé durer une éternité ; sa réponse s’était faite attendre. Elle jouait avec son collier en me scrutant sans mot dire. Après quelques instants elle se déraidit enfin et me tendit une main en signe de paix et m’aida à me relever. « Bien, je comprends mieux ta présence ici. »  Toujours intimidée par ce milieu hostile je me sentais déjà un peu rassurée en voyant son attitude et je remerciai Nidalee d’un sourire timide.

« Une tempête se prépare … Nous avons besoin de rejoindre le campement immédiatement avant que la pluie et le vent ne se lèvent » En effet, à travers les épais feuillages des grands arbres le soleil avait cédé la place à des nuages d’orage. Le climat de la jungle qui s’était déjà montré très chaud et humide se dévoilait bien plus capricieux, bientôt tempétueux a en croire les craintes de la dame de la jungle. Le retour au camps était très rapide, je ne m’étais pas beaucoup éloigné et pourtant sans l’aide de ma guide j’aurais été incapable de me retrouver entre les arbres qui se ressemblaient tous à mes yeux.
Le camps était bien différent du moment où je l’ai quitté : sur cet espace de temps le silence et le calme qui y régnait avait été remplacé par l’agitation du grand groupe de couguars qui  m’avait attaqué à mon arrivée dans ce lieu. La lourde menace céleste pesait sur tous les animaux qui me fixaient de leurs yeux perçants mais qui firent demi-tour après que Nidalee leur ait fait quelques gestes qui me furent sûrement salvateurs.

« Il y a une grotte à une demi-journée de marche, si nous partons maintenant, nous aurons le temps de nous abriter avant la tempête ». Soit … il était vrai que les installations en bois étaient primaires ne seraient certainement pas protectrices si l’orage venait à être particulièrement violent. L’idée de me retrouver coincée dans une caverne pleine d’animaux ne me réjouissait guère mais me semblait déjà plus acceptable que d’errer seule dans la tempête et dans les terres inexplorées de Kumungu. La chasseresse s’avança alors près de petites boules de poils endormies : « C'est la dernière portée, les plus fragiles du camp, si tu les prends avec toi, on gagnera énormément de temps ». Je n'eus pas le temps de rétorquer que mon Etwahl fut subtilement remplacée par quatre bébés couguars presque aussi apeurés que moi.

Je les regardai attentivement pendant que Nidalee préparait le lever du camp : le premier était le plus frêle de la portée, son pelage était marron, tacheté de noir et ses yeux endormis lui donnait un air triste, le deuxième lui avait une fourrure de couleur crème et paraissait être très calme aussi. Quant aux derniers ils étaient déjà plus grands que les autres et étaient d’un noir profond. Ils étaient les deux plus agités, la lourdeur de l’air ne les laissait pas de marbres et ils bougeaient dans tous les sens. Ils se montraient néanmoins tous attendrissant jusqu’à ce que l’un d’eux baille et me montre les crocs qui lui avaient déjà poussé. Le regard insistant que je jetai à la chef du groupe ne fit aucun effet et je dus les porter jusqu’au point désigné par la chasseresse.

Contrairement à ce que je croyais les animaux étaient très organisés, marchant au pas et à la queue-leuleu entre les arbres. Les différents individus étaient répartis selon le sexe et l’âge, moi et les enfants étions à l’arrière, suivis par un couguar particulièrement massif, qui veillait à ce que nous ne perdions pas de vue le reste du groupe. La pluie commençait à tomber et le terrain devenait glissant. Le trajet était long car le chemin était sinueux et qu’il n’y avait aucun sentier tracé dans cette nature sauvage. Après une longue marche nous sommes arrivés près de la paroi rocheuse que cherchait Nidalee et l’avons longée un bon moment. C’est à cet instant que le premier éclair tomba, déchirant de ciel et terrifiant les boulettes que je serais dans mes bras. L’une d’elle planta ses petites griffes sur mon avant-bras pour s’accrocher à moi. Je laissai paraître une grimace de douleur mais nous ne pouvions nous arrêter, poussés par le couguar derrière nous. Le groupe pressa le pas et nous arrivâmes trempés à un renfoncement entre deux falaises qui nous protègerait de la pluie et du vent. Toute la tribu s’y mit à l’abri et une longue attente commença.

Je déposai les enfants près de leur mère contre laquelle ils s’endormirent paisiblement. Je remarquais que les griffes du petiot avaient laissé une marque sur mon bras et que du sang perlait sur le sol
Plic … ploc …
Les parois de la caverne offraient une résonance très imposante au moindre son. Dehors, la pluie battait des centaines de rythmes en staccato tandis que les coups de tonnerre s’imposaient comme des cymbales ponctuant le chant silencieux de la vie se protégeant du courroux céleste.

Là où les félins se secouaient pour faire partir l’eau et laisser sécher leur fourrure, j’étais contrainte à dégouliner de partout le temps que cela se fasse tout seul. Je doutais que nous fassions de quoi se chauffer ici. Un frisson parcouru mon échine et je voulus prendre mon …

NON … Mon Etwahl …

Je l’avais laissée au campement en prenant les bébés … L’inquiétude monta : d’habitude mon instrument revenait toujours à moi par le biais d’autres êtres humains bien qu’il soit capable de léviter. Mais serait-il capable de me retrouver ici ? Il faudrait bien que j’aille la rechercher à un moment ou un autre … mais au vu de la pluie diluvienne, cela serait impossible avant un bon moment.


Merci Janna:
 


Si nous apprenions d'abord à écouter le silence ?
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