Curiosité. Ce vilain défaut (pv Evelynn)[en stand by]

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Mer 2 Déc - 12:50
Piltover. Finalement, l'idée que je m'en faisais, nourris par des descriptions prisent à la volées de la bouche des zauniens, se trouvaient pour la plupart être un peu trop exagéré. Mais une fois que l'on connait bien une ville, ou un endroit où on vous donne l'occasion d'y rester plusieurs jours de suite, on forge ses propres idées du lieu et de ses habitudes. La première chose qui m'a frappé, c'est la différence entre nos deux systèmes de sécurité...
A Zaun, je peux aisément me faufiler dans certains endroits, si j'évite la ronde de la milice, dirigé par un autre humain que l'on appelle par défaut le "superviseur de la sécurité", Mr Rhoman Plath, si je ne me trompe pas. Je ne le connais pas personnellement, mais lui me connait suffisamment pour avoir mobilisé du monde aux différentes entrées d'égouts de la ville... Et j'en passe des détails qui me font rappeler que je dois souvent hanter ses songes.
J'en reviens donc à la sécurité de Piltover. Occupée par des humains mais aussi des robots, cette cité me semble être vraiment très bien protégée et un sentiment de paix constante m'envahit dès que je mets le nez dehors. Vous n'avez pas cette impression comme à Zaun, où vous risquez de vous frotter à toutes sortes de choses qui viennent vous tuer. Non... Ici ça sent le ... la... La cage dorée. Bien évidemment, comme me l'expliqua Ezreal pendant que nous mangions dans sa cuisine, des voyous ils en existent partout, même ici. Le Shérif de la ville du nom de Caitlyn fait apparemment un travaille remarquable pour attraper les dissidents de Piltover, accompagnée de sa partenaire Vi. Ce sont deux noms qui me disaient déjà quelque chose, mais Ez m'a bien évidemment mis en garde de ne jamais les approcher. Pour sûr, un rat géant à Piltover est signe de dissidence troublante pour ces gens là, surtout si ce rat en question est un peu porté sur le désir de piquer quelques trucs dans les étables.
Non, je n'ai rien volé depuis mon arrivé ici - ce qui est un peu dérangeant pour mes habitudes... - pour une très bonne raison. La police de Piltover est soutenue par les robots de Patrouille de surveillance. A l'instar des Robot de Patrouille de Secours (ces yordles inventent vraiment des choses formidables), ils ont le rôle ingrat de faire des rondes, les nuits, pour assurer la sécurité. Ezreal me semblait un peu sombre lorsqu'il me parla des inventions Yordles qui venaient de l'Académie. Non pas qu'il n'appréciait pas que cela existe, au contraire, mais il savait qu'il n'aurait peut-être pas dû m'en parler lorsque mes yeux ont commencé à s'illuminer. Quoi ? Je suis si lisible que cela lorsque je suis curieux des nouvelles choses que je découvre ? Apparemment oui, et le garçon a répété au moins vingt fois à mes oreilles de rat de ne jamais me frotter aux robots de patrouille de n'importe quelle sorte.
J'avoue que l'inquiétude de mon nouvel... de mon nouvel ami, me trouble... Il est déjà troublant de savoir qu'une créature telle que moi est intéressée un garçon qui vient d'une cité aussi avancé que celle de Piltover. Mais malheureusement, et malgré ses avertissements de ne pas approcher certains lieux de la ville, ma curiosité face à ces futures découvertes me poussent, un beau soir, à m'échapper de la maison de Ez par la fenêtre de sa chambre.

Ah ! Les robots, les humains, les yordles. Ils sont tous pareils en faite.
Le soir, la méfiance est plus élevée chez les êtres vivants. Un instinct naturel car chez certaines espèces, on voit moins bien la nuit, par exemple. Ce qui n'est pas trop mon cas, et il m'est donc aisé de trouver des chemins sûrs qui me cache aux regards des couches-tard de la cité. Une chose est sûre : Piltover est aussi animé de jour et de nuit comme à Zaun. A la différence près que la nuit, contrairement à Zaun, on entend beaucoup plus de... de musiques, de rires, de chants, et de discussions qui se répercutent un peu dans les murs. Si je m'attarde à un endroit, je peux presque entendre en détail des personnes qui parlent de différentes façons à ingurgiter le flambo à la crème (ne me demandez pas c'est quoi je n'en ai aucune idée...). A en croire l'un d'entre eux, c'est un défi difficile. Hm hm ...
La vie de Piltover est bien différente. C'en est stressant. Je me sens finalement bien en sécurité dans ces trous de murs... Les robots passent de temps en temps, ce qui me permet de les voir de plus prêt. Ah, l'excitation. Celle qui nait lorsque vous faites une bêtise mais que personne ne sait encore où vous êtes. Le robot ne m'aperçoit pas alors que je sors de mon trou. Je me redresse, je hume l'air dans sa direction. De la ferraille mais qui est animé, qui marche, qui analyse. Mais je ne suis pas sûr qu'il soit capable de penser comme un être vivant. Je ne m'attarde pas dans le coin, il peut encore faire marche arrière et me repérer. Si j'attire les ennuis sur moi, Ezreal ne pourra pas m'aider, d'après ses dires.
Je ne sais pas du tout où je dois aller pour trouver mon objectif. Mais par instinct, je reste sur le chemin où la monde se trouve, me disant qu'un endroit tel que celui que je cherche doit accueillir des gens jusqu'à une certaine heure au soir. Et je n'avais pas tout à fait tort, car il me semble reconnaître des descriptions que le garçon m'a faite pendant notre repas.
L'Académie des Sciences se trouve juste devant moi ? ... En tout cas, la sécurité me semble plus forte dans le coin.
Je commence à grimper pour pouvoir me mettre un peu en hauteur. Si les gens ne pensent pas vraiment regarder dans les trous de rat ou sous leurs pieds où se trouvent les plaques d'égouts, ils pensent encore moins à regarder au dessus de leurs têtes. Une chance pour moi qui cherche à disparaître des regards. Je me sens plutôt fier de ne pas avoir attiré l'attention sur moi jusque là. Les gens de Piltover n'ont pas pour habitude d'être méfiant tout le temps, ce qui me facilite la tâche de m'approcher de plus en plus de mon objectif, de ma curiosité de ce soir. L'Académie. Un endroit dangereux pour moi... Sans aucun doute. Et pourtant, je veux la voir de mes propres yeux. Comme si des réponses m'attendent là bas. Des réponses ou d'autres questions, je ne suis pas à l'abri de choses qui me rendront perplexes.

Mais alors que je suis perché sur un toit, je ne m'attends pas à entendre un léger pas feutré, quelque part proche de moi. Je commence à renifler, sans trop bouger... Une personne m'a suivi ici ? Non, pas possible. Pas n'importe qui. Si j'avais été suivi je l'aurais su, donc je suis arrivé sur les lieux après "cette présence". Je me retourne, attrapant lentement mon arbalète. Il fait désormais bien nuit, mais ma vision nocturne soutenue par les lumières de la ville, que Ezreal a appelé les Star Rods, me permet de voir mieux que les humains. Toutefois, la présence ne s'est pas présenté devant moi... Mais je sais d'instinct qu'elle n'est pas très loin. Voir qu'elle m'observe.
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*Evelynn*
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Jeu 10 Déc - 20:33
Piltover, voici quelques temps que la faiseuses de veuves n'avait pas eut le loisir de traîner sa pétillante et piquante personne dans les rues de la cité du progrès, mais vu ce qui se passait ces derniers temps à la ligue, il n'était pas surprenant qu'elle se retrouve finalement à devoir exécuter un contrat dans cet endroit devenu très tranquille depuis l’émergence de la célèbre shérif Caitlyn et ses méthodes d'investigations d'autant plus efficaces qu'elles étaient adossées à une aide musclée en la personne de Vi, partenaire fidèle et bourrine dans la ville comme dans la faille.
Impossible de connaître l'identité du commanditaire rencontré dans une clairière dans les bois non loin de la cité, mais un léger relent d'égout émanant de sa personne et de la première moitiés de la prime versée pour le contrat d'inhumation de ce soir laissait entendre qu'il était zaunien. Avec un sourire carnassier de son cru, Evelynn savoura à l'avance l'air abasourdi de l'homme quand elle irait réclamer la seconde partie de son paiement dans la maison même de celui qui croyait pouvoir se cacher dans l'ombre d'une capuche. Idiot, il était d’ors et déjà suivi pas à pas par l’une des petites mains employées par l'assassin dans ce genre cas. C'était une manière d'éviter les mauvais payeurs mais aussi et surtout de rappeler que personne n'était totalement à l’abri, et que si l'on pouvait compter sur elle pour exécuter n'importe quel contrat sans sourciller ni poser de questions, pour peu que les espèces soient sonnantes et trébuchantes, il ne fallait pas non plus la prendre pour la dernière des imbéciles.
La jeune femme évita une patrouille robotique puis se hissa sur le toit qui faisait face à la fameuse académie des sciences de Piltover, sa cible se trouvait dans les laboratoires de ce temple contemporain de la science. C'était d'ailleurs la première fois qu'on lui demandait de se charger d'un scientifique, habituellement quelques petites frappes de bas étage ou un homme de main un peu malin suffisaient largement pour étaler au grand jour l’intelligence des cerveaux trop gênants.
Elle soupira un bref instant, Erwan Middletruffe, un nom pas vraiment beau, au moins le patronyme disparaîtrait en même temps que son propriétaire, ses inventions et ses discours politiques. C'était ces derniers qui avaient conduit certaines personnes à le trouver beaucoup trop gênant, car cas rare dans la profession, il possédait un esprit pratique, une grande soif de pouvoir et de succès et un charisme indéniable, combinaison dangereuse dans des temps aussi troublés, décision avait donc été prise de le faire taire définitivement, ce que ni les pots de vins ni les menaces n'étaient parvenus à faire jusqu'ici.
D'un geste bref, l'assassin à la peau bleuté remit en places les boutons de sa combinaison noire moulante, afin que celle-ci la recouvre jusqu'au cou, elle positionna les lunettes hextech aux verres rouges qui lui offraient quelques menus outils d'analyse de l’environnement et commença son étude des lieux.

*Me voici messieurs les vigiles, prêtes à me montrer agile, afin de passer outre vos regards, toujours dissimulées dans le noir. Mais c'est fâcheux, je vous vois bien trop nombreux, et que dire de ses robots, auxquels le corps ne fait pas défaut, qui dans les bras de nocturne ne sombrent pas, voilà qui n'arrange pas mon cas...*

Contrarié par la sécurité un peu trop efficace, Evelynn poursuivit son inspection en se déplaçant sur les toits, cherchant la faille dans la carapace, afin de s'approcher de la chair tendre qui n'attendait que ses griffes à l'intérieur de l'édifice.

*Il fallait bien s'y attendre, pour qu'on se résolve à te prendre, c'est que l'homme est protégé, sinon d'un coup bien ajusté, il serait déjà décédé. Mais les défis, rien de tel dans la vie, a par peut être un cœur palpitant, où plonger quelques piquants.*

Alors qu'elle avancait courbé et à moitié dissimulée dans des ténèbres que même les lampadaires hextechs de la cité ne parvenaient à dissoudre aussi haut, l'assassin perçut une légère odeur dans la brise qui lui fit froncer ses narines délicates, un petit bruit fini d'attirer son attention sur une forme vaguement humanoïde de dos. Un sourire s'étira lentement sur son visage, dévoilant à la nuit les canines luisante de la prédatrice, elle s'apprêtait à contempler le délicieux spectacle d'un humain empalé sur l'un de ses piquant alliés, lorsque la forme tourna la tête et huma l'air nocturne, faisant sursauter celle qui était pourtant habitué à bien plus étrange.

*Aucun humain si ce n'est le mythique cyrano, ne peut se targuer d'un tel appendice, reprenons à zéro, celui-ci ne mérite pas encore le supplice.* "Dit moi petit fouineur, que viens-tu observer ainsi en catimini?"

Le chuchotement de velours retentit dans une zone d'ombre ou il ne semblait il avoir personne, à moins bien sur que l'on se s'attende à y voir quelqu'un, à moins de se concentrer très vivement, et même dans ce cas, les yeux ne percevraient pas la forme accroupi et prête à bondir au moindre mouvement brusque, il faudrait faire appel à tous ses autres sens, y compris ce sixième animal pour pressentir le danger dans la nuit.

"Pour le cas ou tu songerais à devenir agressif, je te préviens, je suis le genre de personne que l'on ne contrarie pas plus d'une fois."
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Sam 12 Déc - 18:05
Du bruit ! C’est confirmé, la présence n’est pas loin. Dans un réflexe fulgurant, je me planque sur le toit, mes pattes repliées permettant à la masse de se faire plus petite. Seule la quatrième main est restée en l’air pour tenir bien droite l’arbalète, ma fière création. La présence que j’ai perçue vient de me parler directement. Je dois avouer que je ne me suis pas attendu à une telle approche… Au contraire, je suis presque étonné qu’il n’ait pas eu conflit immédiat. La voix est douce, mais le ton très différent de ce que j’ai pu connaître. Je continue à humer l’air pour repérer le nouvel arrivant. Osant sortir le bout de mon museau, j’essaye de scruter les ombres de la nuit. Mais malgré mes lunettes et mes capacités innées d’animal nocturne, ce ne sont que des ténèbres que je vois. Je grince, signe d’une frustration vive.

Si je me concentre, je suis certain de pouvoir arriver dans son dos… Mais avant tout, est-ce que la présence me veut du mal ? Elle veut savoir ce que je suis venu observer, je peux lui retourner la question. Si je me suis attendu à retrouver une personne sur ces toits, j’aurais pris un autre chemin. Cet endroit hostile est bien trop dangereux pour créer un conflit ouvert avec un inconnu. Surtout qu’il ne sera pas aisé de viser dans le noir. Analyse la situation, vois ce que tu peux faire, sans stresser… Sans s’énerver, tout va bien. Si je commence déjà à péter un plomb, je suis foutu.
D’après l’odeur, la personne se trouve quelque part sur le toit du haut. C’est un désavantage certain pour moi… Lorsque je suis arrivé ici, j’ai vue différentes choses, notamment divers passages pour se faufiler de toits en toits vers l’Académie. Et pour se faire, chaque toit possède ses échelles pour permettre aux humains de monter. Voilà une analyse juste. Peut-être que ce toit ci a une échelle, et qu’elle peut me faire monter plus haut ? Il faut que je trouve cette échelle et vite… Mais je me trouve face à un autre problème. La mention de l’agressivité. La personne me fait comprendre de ses intentions si je viens à être trop entreprenant. Allez savoir pourquoi je suis tout frétillant à l’idée de désobéir. Par pur esprit de contradiction. Mais si je tiens à mes moustaches et à ma sale peau de rat, je ferais mieux de ne pas contrarier l’importun à la voix feutrée. Comment je vais donc faire pour arriver à sa hauteur sans paraître agressif pour un sou ?

Oh… Je sais.
Je me suis promis de ne pas refaire ça trop vite… Mais une situation complexe demande des résolutions tout aussi complexes ! J’attrape une des fioles qui se trouvent dans une sacoche à la ceinture. Ezreal m’a déjà posé pleins de questions sur le contenu de toutes les fioles que je porte sur moi. Je lui ai bien sûr épargné tous les détails concernant la composition du poison des plus grosses fioles, et j’en possède d’autres plus petites pour mon arbalète. Par contre, je ne lui ai jamais parlé de ces fioles ci que je tiens dans ma patte. C’est un produit qui se trouvait dans un des laboratoires que j’ai visités, à Zaun, en secret, alors que tous étaient occupés à de terribles expériences. Les humains sont capables de créer des choses qui défient les lois du possible…
Je bois le continu, et avant qu’il agisse, je prends le temps de me déplacer pour repérer le chemin que je vais devoir prendre pour rejoindre la personne. Je ressens déjà les effets sur mon être, comme si ce produit avait été fait pour des monstres comme moi. Qui sait, c’est peut-être bien le cas, mais ils ne devaient pas s’attendre à ce que je leur en vole quelques dizaine. Ni que je pique la formule alchimique pour reproduire les puissants poisons. Ni que je devienne un être de conscience à part entière et que je ne me laisse pas choper si facilement.
Et là, c’est parti pour une action qui ne dure pourtant que quelques instants. Rapidement, je cours vers le bord du toit. Je suis quasiment en équilibre, et cela ne m’émeut absolument pas. Je ne ressens ni doutes, ni craintes de tomber, mes pas sont plus précis que d’habitude. Je finis le tour vers le côté où la grande échelle, faisant tout le long du bâtiment, se tient. Je monte aussi vite qu’une ombre. Et d’ailleurs, c’est comme si je fais partis des ombres qui nous entourent. A l’œil nue, une personne peut expérimenter peut croire que je suis invisible, mais c’est une tromperie. En réalité, la potion ne fait qu’accélérer mon rythme cardiaque, me rendant plus rapide et attise mes réflexes. Elle aiguise aussi tous mes sens, ce qui me permet de ne pas perdre ma piste lorsque je me retrouve sur le toit du haut. Le souci de cette fiole, et ce n’est pas pour rien que je l’utilise rarement, c’est qu’elle me fait souvent perdre la tête. Une trop grande nervosité à porter de mon cœur et je ne discerne plus amis, ennemis, animaux ou robots. Je tire sur tout ce qui bouge et respire. Mais par chance ce soir – sans doute que cette personne est née sous une bonne étoile, ou alors c’est moi… - les effets secondaires ne prennent pas le dessus sur ma conscience.
Et le temps d’un souffle, je suis déjà derrière une ombre bien vivante faite d’une personne humanoïde. J’ai laissé une bonne distance entre nous, pour ne pas l’effrayer, et également pour me laisser en sécurité. Après tout, je ne sais pas si mon action va contrarier l’humain ou non. Je dis humain… Mais je ne suis même pas sûr de sa nature. Quoi qu’il en soit, mon arbalète en main armée d’un carreau, je reste aux aguets du moindre mouvement de sa part. Je ne vise pas, montrant que je n’ai pas l’intention d’en venir à la violence. Il n’y a aucune raison de se battre si personne ne porte le premier coup à l’autre, non ? Si nous sommes tous les deux ici… Peut-être que c’est pour une raison commune. Rien n’est un hasard, j’en suis certain. Sinon je n’existerais pas. On ne fait pas des Twitch tous les jours par hasard, hein.

La personne peut savoir où je suis, elle peut même m’entendre. Les effets de la fiole commencent à diminuer, mais le plus long à revenir à la normal est le rythme cardiaque. Je suis essoufflé et c’est pour cela que je mets un moment à lui répondre.
« Pas d’agressivité, promis. » J’accompagne mes mots par le geste, en faisant un pas de recul, restant bien planqué dans le même temps. « Pas besoin… »

J’attends que les choses se calment de mon côté, alors que je continue d’observer les faits et gestes de mon nouvel interlocuteur. Je ne vois pas encore très bien ses formes, car il se trouve dans des ombres quasi impénétrables. Je me trouve dans une situation plus complexe que je ne le pense… Cette personne peut m’empêcher d’atteindre mon but et pire de me faire repérer par les autorités de Piltover. Ezreal risque d’être fortement contrarié par la nouvelle.
Je vais devoir la jouer très malin.
« Discutons. Sans les armes et les griffes, à visage découvert de toutes ombres ? »

Je mentionne les griffes, parce que j’ai parfaitement pressentis le danger que représente l’inconnu. Après tout, je ne sais rien de lui, et il peut très bien faire volte-face et attaquer. Je me tiens prêt à toutes éventualités… Mais j’espère qu’il est ici pour les mêmes raisons que moi. L’Académie.
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*Evelynn*
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Mer 16 Déc - 14:45
La dame observait derrière ses lunettes la silhouette indistincte qui s'était planqué un peu plus sur le toit en entendant sa voix.

*Tu ne devrais pas être ici, petit curieux, nous sommes donc deux, à fouiner dans la nuit*

En effet, la réaction de cette étrange présence perchée avait ceci de réconfortant qu'elle non plus ne semblait pas être là pour contempler innocemment le ciel nocturne, sinon elle aurait déjà signalé la pureté de ses intentions, et fini embroché comme un morceau de jambon apéritif, pas de témoins, c'était la règle. Mais au contraire la voilà qui ressortait son intriguant appendice aperçu plus tôt dans le contre jour, de petits bruits de reniflements assortissant ce mouvement, et piquant l'intérêt d'Evelynn, du moins suffisamment pour différer une mise à mort rapide de cinq ou dix minutes.
La créature semblait hésiter, un bruit de bouchon fini pourtant par se faire entendre, faisant sursauter la femme bleu, d'autant plus étonné que sa cible venait de bouger, dévoilant une partie de son physique improbable à la faveur de la lueur d'un réverbère plus persévérant que les autres.

*Aucun humain ne possède, une queue en quantité pareil, et les yordles à ma connaissance ont renoncés aux plumeaux qui dans le dos forment une excroissance*

Plus inquiétant cependant, le temps d'une réflexion et d'un battement de cil, voici que la curieuse silhouette avait disparu. Un déplacement d'air, un bruit rapide et bref de piétinement sur le bord du toit, puis le chuintement doux de quelque-chose qui frotte sur les barreaux de métal de l'échelle qui mène au toit où se trouve la faiseuse de veuves, signalent aux oreilles exercés de l’assassin le chemin employé par la créature qui se trouve à présent arrêté dans son dos, indubitablement. Outre l'odeur, un léger souffle rapide comme celui d'une personne ayant déployée un intense effort physique mais souhaitant rester discret, planent désormais dans un espace relativement proche de la femme. Contrariée de ne pas avoir eut le temps de se retourner et surtout de se laisser surprendre ainsi à cause d'un bête accès de curiosité qui pourrait passer pour de la sensiblerie, Evelynn fronce ses délicats sourcils roses dans le noir et se prépare à lancer les pals à l'assaut de ce qui la menace, car oui quand on fuit dans le dos d'une personne, ce n'est certainement pas pour lui apprendre la dentelle ou alors celle qui consiste à trouer des peaux.

*Pas d'agressivité? Dois-je faire preuve de fermeté? Ou sur ma lignée magnanime, calquer mes réactions envers l'anonyme? Une fois n'est pas coutume de la sentence je diffère la terrible exécution, car dans cet air que je hume, vivent bien trop d'interrogations.

L'assassin se retourne lentement, toujours dans une position ramassée sur le bord du toit, elle descend doucement se son perchoir, sortant en partie des sombres ténèbres dans lesquelles elle se dissimule, le fait de bouger estompant l’efficacité de cet art magique. Son vis à vis peut contempler le dessin bref et imprécis d'un humain dans une combinaison noire, en revanche ce qui doit être plus visible à présent se situe au dessus du cou, une masse de cheveux roses, une peau bleu qui doit paraître grise dans la pénombre et deux verres de lunettes rouges résolument plantés dans la direction de la cachette de l'interlocuteur mystère.

"Dans ce cas puis-je te suggérer de cesser de te planquer derrière cette cheminé? Pourquoi ne pas sortir cet étrange museau et cette queue bien trop longue que je puisse voir à quoi et à qui j'ai affaire?"

Un sourire carnassier dévoilant deux canines luisantes un peu trop longues pour être honnêtes dans la bouche d'un être humain, éclaira le visage de la redoutable meurtrière. Ses muscles se tendirent presque imperceptiblement sous le tissu, elle n'avait fait aucun gestes brusque pour le moment, mais se tenais prête à toute éventualités. La perspective de jouer un peu plus au chat et à la souri avec la créature ne manquait pas de sels dans l'esprit de la faiseuse de veuves qui comme tout prédateurs aimait les plaisirs simples de la chasse, à quoi bon choisir un métier s'il n'offrait pas d'occasions de s'amuser?

"Au fait, impressionnant ton petit manège de tout à l'heure mais tu sais..."

Un pic sombre jaillit soudain là ou devait se trouver approximativement la tête du rongeur, enfin dans sa direction, dans le même temps la jeune femme se jeta à terre derrière une conduite d'air. Elle n'avait pas vu si sa baballe à clochette improvisé disposait d'une arme de jet, mais des années passées à inhumer des gens de toutes sorte l'avait rendu paranoïaque et prudente à l'extrême sur certains points.

"… Je n'aime guère les vilaines petites bestioles qui se glissent sournoisement dans mon dos quand je leur fait l'honneur de ne pas attaquer sans poser de questions."
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Jeu 7 Jan - 1:15
Je ne bouge pas de ma cachette, continuant d'observer l'être dans les ombres. Je suis surpris de voir les détails de son corps lorsqu'il commence à bouger, se tournant lentement vers moi. Désormais, j'ai en face de moi un être humain, comme je l'avais pressentis plus tôt. Je vois parfaitement ses formes, et malgré le fait que je ne puisse pas voir les couleurs, je peux distinguer ses vêtements, qui sont les partis sombres sur lui. Il est peu habillé, et ne semble pas armé... C'est très étrange de sortir la nuit sans moyen de se défendre. Il faut que je reste prudent... Même sans armes, un inconnu peut être dangereux. Je renifle doucement alors qu'il donne l'impression de m'observer, difficile à dire puisque je ne vois pas son regard caché derrière des lunettes. Une chose est sûre, je trouve ses formes vraiment bizarre pour un humain.
Je sursaute légèrement lorsqu'il s'adresse à moi, toujours d'une voix feutrée. Il me suggère de cesser de me planquer ? Oh, évidemment que je vais montrer mon nez de gros rat à la première personne venue dans la nuit en plein milieu d'une ville relativement dangereuse pour moi. Pourquoi l'idée ne m'a pas traversé l'esprit plus tôt ? Je me ramasse un peu sur mes pattes arrières, mon arbalète fermement tenue dans mes mains. Mais peut-être que la situation peut se tasser si je coopère, pour une fois. La dernière fois que j'ai montré le bout de mon nez à quelqu'un, il m'a finalement accueilli chez lui. Mais je ne pense pas que tout le monde se comporte comme Ezreal face à une créature comme moi. De plus, je remarque que l'inconnu sourit, ce qui ne m'encourage pas à coopérer... Je commence à connaître les humains, et certains sont prêts à tout pour arriver à leurs fins. Jusqu'à jouer la comédie.

Je tends l'oreille pour écouter les mots de mon interlocuteur. Il doit sans doute parler de mon escalade. Je ne sais pas si on peut qualifier cela d'impressionnant. Ce que je fais n'est rien de plus que des gestes simples modifiés, améliorés par une concoction étrange. En parlant de cela, les effets secondaires sont toujours présents, comme si la situation continue à tendre mes muscles sous l'effet du stresse. Si les choses se dégradent, j'ai bien peur de...
Qu'est-ce que ?!
J'évite in extremis quelque chose. Un objet ? Une ombre ? Un animal ? Le coup d'une arme que je n'aurais pas vue ? Je n'en ai aucune idée. Je me jette sur le côté, sortant de ma cachette. Je me mets à souffler, un peu rauque, comme si ma gorge s'est serré, l'espace de quelques secondes. Dans un réflexe fulgurant, j'appuie sur la détente et un carreau part, allant se planter dans l'endroit où se trouvait auparavant l'humain, émanant l'odeur d'un puissant poison. J'observe les alentours, alerté. Je sais qu'il est encore ici. Je le sens. Ma respiration s'est à nouveau accélérée. Je dispose encore de bons réflexes, mais encore pour combien de temps ? Je ne sais pas ce qui est sortis du sol, mais si le propriétaire est bien mon interlocuteur, il n'attend rien d'autre pour recommencer qu'une action de ma part. J'aurais pu resté inactif qu'il aurait employé la même fourberie pour me sortir de mon trou. Et désormais, c'est lui qui se cache derrière une conduite.
Je vise dans cette direction, là où je suis quasiment sûr de le trouver. Je suis très tendu, mais je sais que si je perds complètement mon sang froid, la discrétion de mon escapade nocturne sera totalement bousillé. Comment faire en sorte que la situation devienne à peu près normal... Cet inconnu est ici, avec moi, nous sommes près de l'Académie. Objectif commun ou non ? Peut-être bien... On se calme, on reste parfaitement calme.
Je commence à me déplacer doucement sur le côté, marchant sur deux pattes avec aise. Je garde en joue la conduite d'air, voyant un pan d'habit de mon interlocuteur dépasser. Je grince un peu avant de répondre sur le même ton que lui.
« Je n'aime guère les attaques par surprise... Nous sommes donc deux sournoises créatures de la nuit, semble t-il. Alors, que faisons nous, maintenant ? »

Je crains un peu le conflit, ici. Même si nous nous trouvons sur les toits, les patrouilles locales risquent de nous repérer. Si combat il y a, je répondrais, question de survis. Faire ça en toute discrétion ne sera pas une mince affaire. En quelques temps, je suis passé de la curiosité, à la panique, et désormais j'ai l'impression d'être une machine, prête à démarrer pour accomplir sa mission. Mes sens sont aux aguets, mon ouïe à l'écoute de chaque bruit autour de nous. J'ai l'impression que je peux devenir redoutable. Instinct primaire. Être le plus rapide, le plus rusé, et le plus précis pour arriver à ses fins. La survis... Bordel, pourquoi est-ce que je pense à tout ça ? J'ai l'impression d'avoir déjà vécu ces sensations, avant... Pourquoi je me ne rappelle pas des détails... C'était où, quand, qu'est-ce qui c'était passé ? J'ai envie de me souvenir, car c'est important. C'est vitale. Oh, oui, c'était à Zaun, je me revois dans ce laboratoire, j'échappe à quelque chose et soudain je me retourne et... D'instinct. J'ai attaqué. Pour me défendre. Mais ne n'était pas naturel... Comme si une puissante poussé d'adrénaline avait commandé toute ma conscience dans une seule et unique but de lacérer, de déchirer, de mordre, et pour qu'à la fin il ne reste qu'un cadavre derrière moi.
Merde, il faut que j'arrête de penser à tout ça. J'essaye de m'en convaincre, mais une part de moi n'en a aucunement l'envie... « Oh, oui... »
Une étrange lueur passe dans mon regard, et un fin sourire découvre mes dents pointues. Oui, je m'étonne moi même de pouvoir sourire comme ça.

Il fait bon ce soir pour danser sous le clair de lune, quand pensez vous ?
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*Evelynn*
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Lun 11 Jan - 19:13
Un sourire intérieur éclaira l'esprit de la tueuse alors que le jeu commençait, tel ces automates ou il faut taper sur des têtes qui sortent aléatoirement avec un gros maillet, elle et la mystérieuse créature avaient inversé leurs rôles, cette fois la bestiole était hors de la cachette et la femme derrière une conduite. Evelynn sentit la monté d'adrénaline et le plaisir jaillir en même temps dans une fulgurante et enivrante seconde, son cœur battait la chamade alors que retentit le petit bruit sec d'un projectile heurtant et rebondissant sur le métal qui la protégeait.

*Devrais-je avoir assez d'avoir raison? Je ne pense pas non, autrement c'est dans mon corps, que serait venue la mort, par le poison apporté, si j'en crois ce que murmure mon nez. Mais rien de tel ma belle, qu'une cible un tant soit peu mortelle, qui donne du piquant et rend le jeu intéressant.*

D'un geste presque décontractée, la faiseuse de veuve replaça soigneusement ses lunettes, assouplit son cou et ses poignets, puis elle entreprit de se déplacer doucement sur le côté, risquant un œil par dessus son abris précaire pour contempler la menace à museau dont elle n'avait toujours pas complètement saisi la forme, à son grand dam. Bien vite la femme se rencogna derrière le zinc protecteur car si son interlocuteur et sa respiration saccadé étaient encore assez mystérieux, l'arme qui se découpait en contrenuit n'était autre qu'une arbalète, chargée, dont l'angle de visée ne faisait aucun doute.

*Devinette à présent, qu'est ce qui à des dents, marche sur deux pattes et ne se carapate, munie d'une queue qui en rendrait envieux, est-ce un animal, pourvu d'une voix spéciale? Et il utilise le chimique, pour rendre les choses ludiques, que faire à présent, je ne sais...Vraiment.*

Un petit gloussement retentit dans les ombres, rien à faire pour l'en empêcher, la tueuse était comme une enfant qui venait de découvrir la clef du placard à bonbons, sa voix chaude et de plus en plus sensuelle au fur et à mesure qu'elle savourait l'instant s’éleva doucement sur le toit.

"Ma foi je dois dire que le tir était beau et mérité, je sais reconnaître le talent quand je le vois, que dirais-tu d'une trêve?"

La femme continuait de se déplacer lentement le long de la conduite puis surgit sur le coté tel un deus ex machina, les griffes tendues se dirigeant vers l'arbalète à quelques centimètres, elles ne cherchaient pas vraiment à s'en emparer, seulement à dévier le premier tir et l'envoyer dans l'air du soir, car l'inconvénient avec une arme de jet, c'est toujours le rechargement, et pendant ce temps...

"Sinon je pourrai t'apprendre un petit pas de Tango, mais je crains que ce ne soit une danse un peu tuante quand on a pas l'habitude."

Elle sourit de toutes ses dents, ses canines luirent de nouveau au clair de lune, son cœur battait la chamade, l'instant aurait pu être romantique s'il n'était pas question d'une lutte dont le perdant se verrait ôter d'un grand poids, celui de la vie. Pourtant tandis que le temps semblait se ralentir avant que les deux corps ne rentrent en collision et n'échangent un déluge de coups, de dents, de griffes et de tout ce qui pourrait leur donner un avantage, Evelynn écarquilla les yeux et éclata de rire car elle venait enfin de voir entièrement la bête qui lui faisait face.

*Un gros rat! He et pourquoi pas! Pourvu que douce soit la fourrure, que j'en m'en fasse une parure.*

Tandis que le ballet macabre allait pour se dérouler sur les toits de la cité, un robot se baissait doucement dans une ruelle jouxtant le bâtiment, il ramassa le projective à bout pointu qui venait de tomber des hauteurs sur sa tête et le retourna entre ses doigts métalliques, analysant sa composition. Dans le cerveau de fils et de techmaturgie des instructions se mirent en branle, les carreaux d'arbalètes, considérés arme de catégorie 3, étaient interdits dans l'enceinte de la cité. Le patrouilleur leva la tête en direction de l'endroit supposé du tir, les bruits feutrés d'une bagarre qui se voulait presque discrète dansaient dans le soir tout comme les ombres de deux silhouettes emmêlés. Le patrouilleur alerta l'agent humain le plus proche et pénétra de son pas pesant dans le bâtiment pour gagner les hauteurs et les contrevenants à la tranquillité de Piltover.
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Dim 24 Jan - 22:05
J'entendis quelque chose. Un souffle dans le vent qui devient un gloussement. Il s'échappe, et ne fait que passer dans la nuit, tandis que dans ses ténèbres à peine éclairci par les lanternes piltoviennes, je perçois un mouvement feutré. Bientôt, la voix, depuis le départ relativement douce, commence à devenir plus étrange. Pleine de mystère, et ces airs dont je n'ai point l'habitude, me rappelle quelque chose qui me fait horreur. Trop de douceur, j'ai bien trop l'impression de devenir une cible. Mais tous mes sens se concrétisent vers le seul but de riposter... Et d'aller plus loin s'il le faut. Mon esprit est accaparé par cette folie, qui s'insinue doucement, je la sens arriver. C'est dans ces moments là que je me rends compte que je ne sais pas tout sur moi, sur ce que je suis devenu. Car je ne comprends toujours pas comment, pourquoi ça arrive...
Toutefois, j'entraperçois des mots sortis des ombres. Celle d'une fine bouche qui félicite le tir d'arbalète, et qui me propose une trêve. Ah oui ? Des humains, j'en ai tâter, quelques un. Peu m'ont approché, peu m'ont survécu si menace ils avaient faite. Alors comment puis-je croire à une proposition trop peu crédible dans une situation si tendu ? Dois-je écouter mes instincts... Je continue de viser vers ma cible alors que je garde le silence, contrôlant de mieux en mieux ma respiration. Ce calme est encore plus flippant venant de ma part. Surtout lorsqu'à l'intérieur de ma tête, je n'ai qu'une réelle envie c'est de tirer, de griffer, de mordre...

Du mouvement. Un saut éclair. Un carreau fulgurant part et est facilement contré.
M'apprendre des pas de tango ? Je ne connais pas ce nom, mais peu m'importe la danse, du moment qu'elle défoule mes sens. Je fuis par la gauche, m'évitant une lacération de l'ennemi. Je m'éloigne rapidement vers les conduits. L'inconvénient d'une arbalète est de la charger, mais la mienne est automatique. Un vrai petit bijou, vraiment... Je tire sur la poignée pour rabattre l'arc et j'installe le prochain carreau. Le système qui insuffle le poison à chaque projectile est dominé par l'espèce de fiole que l'on peut voir, installée par mes soins. Prudent et rapide, je me déplace à nouveau au pas de course, visant dans sa direction. « Intéressant... Apprends moi donc ce petit pas, j'ai hâte ! »
Je me suis adressé à mon adversaire sur un ton presque pareil au siens... Enivré par les ombres, par ce combat qui chatouille, qui me fait sourire, c'est comme si je prends plaisir, finalement, à faire ce duel. Même si l'appréhension naturelle, venue de mon instinct animal, ou une autre souche de moi-même, reste présente, ma concentration est telle que je finis par n'écouter que le tueur qui se tapis en moi.

Un autre carreau part. Je n'ai aucune idée si celui ci atteint sa cible, mais je n'attends pas de le savoir pour m'échapper par le côté. Je prends la peine de m'éloigner pour pouvoir recharger de nouveau, en lui réservant une petite surprise pour pimenter cette danse. Lui qui bouge beaucoup, je vais avoir dû mal à le toucher sauf si je prends réellement le temps de viser. Hors, il arrive vite au contact pour pouvoir me déchirer le poil, ce que je veux éviter, coûte que coûte ! J'ai une solution contre les véloces tel que lui. La spécialité brochette ! Les deux barres obliques sur l'arbalète ne sont pas là pour rien. J'en ricane de plaisir... Je vais enfin pouvoir tester toute l'ampleur des capacités de cette arme.
Furtif, je fonce droit devant pour rejoindre mon adversaire. Je me fais un peu prendre par surprise, car il est malin... Et ça, j'en suis sûr, et je dois faire très attention sinon mes prochains faux pas me coûteront cher. Un nouveau placement judicieux de ma part, et mon bras est désormais tendu dans sa direction. L'arbalète, à nouveau chargée, n'a pas un carreau sur son socle, ni deux... Mais plusieurs, tous prêt à être tirés. Je fixe mon ennemi, mon sourire s'étire et je lâche même un rire démentiel, poussé par une ivresse qui m'enivre, à force de vouloir le buter. « Bon appétit ! »
Blague à part, le poison ne se mange pas... Mais ça fait rien ! Ce qui compte, c'est que je n'ai plus vraiment besoin de viser le cœur. L'un des carreaux finira bien par toucher n'importe quoi sur l'anatomie de l'humain pour que le poison fasse le reste du travail. J'appuie sur le mécanisme, et le déluge mortel s'annonce peu ragoûtant pour mon adversaire. Le bruit causé par le combat attire le robot de surveillance dans notre direction. Jusque là, nous ne l'avions ni vue ni entendu... Mais une de mes oreilles perçoit enfin un bruit de pas lourd métallique sur les toits.
« Qu-quoi ? Qu'est-ce que c'est ?! »

J'ai parlé à voix haute, sans m'en rendre compte. J'arrête de bouger et je renifle dans une direction. Je n'aurais pas dû baisser ma garde, car on ne se déconcentre pas d'une danse comme celle ci. Mon adversaire m'assène un coup que j'ai peine à encaisser. Heureusement pour moi qu'il n'est pas mortel, mais je mets plusieurs secondes à me relever. Mon arbalète a glissé à plusieurs pas de moi, et je me retrouve sans défense contre lui... Il me reste toujours mes fioles de secours, mais je n'aurais pas le temps d'en lancer une et de m'éloigner. Il me reste une dernière solution, à la fois pour échapper à ses griffes et à la vigilance du robot de surveillance qui approche par ici sans aucun doute.
« Je vous salue bien bas... » Et sur mes mots, je bois le reste de la fiole que j'ai sortie plus tôt. Je commence à disparaître, récupère mon arbalète, et je prends la fuite vers les ombres pour pouvoir me camoufler convenablement. Me cacher, c'est la dernière chose que je puisse faire. Si les autorités de Piltover me trouvent, je serais vraiment dans la merde ! Plus que d'habitude j'entends.
Les effets de la fiole m'épuise très vite, surtout que je viens à peine de sortir de ma... folie. Je ne m'explique pas comment j'ai pu en sortir si aisément alors que ma cible est toujours en vie... Peut-être que les récents évènements dans ma vie m'ont rendu plus fragile ou au contraire plus fort ? Ou alors, c'est l'optique de me faire attraper qui m'effraie... Je n'ai jamais eu peur d'affronter une quelconque autorité, mais je dois avouer que ces derniers temps j'aimerais éviter de faire trop parler de moi. Est-ce que la psychologie joue sur mon être à ce point là ? Je ne pense pas que ça soit si simple...
J'arrête ma course, m'étant éloigné le plus possible du lieu de l'affrontement. Épuisé, je tente de reprendre mon souffle, tout en rechargeant mon arbalète. J'ai tout de même suffisamment de bon sens pour ne pas rester sans défense alors que mon être lutte pour ne pas s'effondrer de fatigue.

Pourvu que la nuit soit assez épaisse pour que le robot lâche sa recherche...



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*Evelynn*
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Mar 26 Jan - 21:28
Le petit rongeur rapide évita quelques griffures pourtant bien placés, véloce comme tous ceux de son espèce, il préféra fuir un corps à corps qui lui aurait été sans doute fatal, à moins que ce ne fusse cet instinct animal qui le poussait à prendre de la distance, à reculer pour mieux montrer les dents, attendant d'être acculé pour se déchaîner? Pourtant l'impertinent répondit sur le même ton gourmand et séducteur en totale inadéquation avec son physique a fourrure.

*Hoho, il aime donc les bons mots, s'il a tant hâte de finir dans mes pattes, je ne dois pas le décevoir, et affûter tout mon art.* "Mais pour danser il faut d'abord s'approcher mon ami, n'ai crainte, je ne mord pas... beaucoup."

D'un bon aérien, la tueuse se jeta de nouveau sur sa victime, le suivant à la trace sur leur terrain de jeux fait de cheminées, de tôles goudronnées et de conduits d’aérations, elle n'utilisait volontairement pas ses pics, pas encore, il était bien trop amusant d'utiliser ses mains pour le moment, plus tard viendrait l'empalement. Pourtant alors que la cible rampait de nouveau hors de porté et ripostait avec l'une de ses aiguilles funeste, Evelynn fut bien forcée de faire appel à sa magie pour dresser une épine protectrice devant elle, s'évitant douleurs et perte de sang.

*Bigre, les choses tournent à l'aigre, il ne se contente pas de tirer, il sait viser, peut être est-il temps d'augmenter la difficulté*

Rendue méfiante par les précédents tirs, la faiseuse de veuves se para d'ombre pour avancer en catimini dans le dédale de cachettes, atteindre le rat ne serait pas difficile, mais il fallait d'abord trouver l'emplacement ou il se calfeutrait pour recharger sa petite merveille mortelle. Le suspens ne dura pas, un bruissement de pattes et voici la créature qui fonçait dans la gueule de la louve affamée, pourtant les griffes ne récoltèrent que quelques touffes de poil drus, dont le propriétaire s'enfuit aussi vite qu'il était apparut, poursuivit par une volée de pals qui n'atteignirent malheureusement même pas sa longue queue de rongeur. Vive comme l'éclair, l’assassin repartie immédiatement en chasse, un rictus mauvais au coin des lèvres, la frustration commençait à monter et avec elle l'envie de tuer, fini les jeux, l'heure de la mise à mort approchait, elle allait être sanglante et douloureuse quoique certainement très brève.
Fronçant les sourcils dans le noir, Evelynn envoya une nouvelle série pointue poinçonner la vie de de sa cible, mais c'était sans compter sur deux événements simultanés qui perturbèrent la bonne marche du duel auquel venait de s'ajouter un invité surprise mécanisé. Le robot leva son bras et récita d'une voix métallique les versets de son livre de prière favori qui n'était autre que le code pénal de la ville, il tira de concert avec le rat, emprisonnant entre deux feux la femme fatale. Ses yeux s'écarquillèrent en voyant arriver sur elle le maillage épais d'un filet d'interception, accompagné d'une nouvelle raillerie de son adversaire animal, qui égratigna ses oreilles et son orgueil sensible. La tueuse se baissa souplement, convoquant un pic pour agripper le filet et lui éviter la honte de se débattre dans des filaments de métal souple et terriblement incoupable avec ses seules griffes. Deux ping sonores claquèrent dans la maçonnerie d'une cheminée derrière elle, tandis qu'elle continuait ses manœuvres d'évitement en se tournant sur le côté pour s'élancer hors de porté. Le troisième projectile atteignit presque sa cible et dans un bruit feutré de soie déchiré, entailla le cuir souple de la combinaison, égratignant la peau douce qui libéra presque immédiatement quelques perles du précieux liquide rouge.

*Je vois, tu veux jouer à ça, et toi la créature de métal, tu va comprendre ce que signifie létal, je jure que dans quelques minutes, viendra une fin abrupte*

Si elle avait été surprise par l'arrivée subite du robot, ce semblait être également le cas du rongeur qui ne manqua pas de le signaler à haute voix, grave erreur dans une situation comme celle-ci car les déhanchements frénétiques de la faiseuse de veuves pour s'éviter un sort funeste l'avait mené tout prêt du tireur embusqué. Avec un grognement de satisfaction elle lacéra la peau épaisse de l'animal intelligent qui perdit dans la bataille son arme la plus fatale.

"Tu connais l'histoire de la sourie qui fait couic?"

Le coup ultime était sur le point de porter, les muscles du bras bandés, les griffes prêtes à déchirer la chair et faire couler le sang, et pourtant c'est le vide qui récolta l'attaque ne répondant que par son éternelle absence de présence tangible, enrageant encore plus la dame à la chevelure fushia. Pourtant son brusque accès de colère du se terminer et rapidement, car en plus d'être à présent l'unique cible du robot, une douleur lancinante sourdait depuis sa blessure avec insistance. Évitant au jugé un nouveau filet qui attrapa une cheminée en état d'arrestation, puis un chat noir dont les feulements éperdus retirent l'attention du synthétique de service suffisamment longtemps pour permettre à Evelynn de le contourner, elle s'éloigna de la patrouille automatique pour se dissimuler dans les ombres, le plus loin possible du lieu de l'affrontement, concentrée sur le mal qui rongeait sa poitrine.
Les boutons sautèrent les uns après les autres tandis qu'elle ouvrait le haut de la combinaison pour étudier l'aspect de l'égratignure qui la faisait souffrir avec autant de force. Tâtant l'endroit avec précaution du bout des doigts elle ramena une perle de sang à l'odeur acre.

*Du poison ma chère, me voilà bien avancé, serais-ce une simple entaille, qui finalement va me tuer? Bien... un problème après l'autre, reste prosaïque, règle le cas de la mécanique, puis du rongeur dans son antre.*

Malheureusement comme tout ce soir il était décidé que ce plan ne marcherait pas plus que les précédents. Toujours dissimulé et invisible dans son linceul d'ombres épaisses, l'assassin n'en cru pas ses yeux lorsque le dos du rongeur fou vint la percuter avec douceur tandis que ce dernier semblait perdu dans sa méfiance et un réglage délicat sur son arbalète. La menace mécanisé semblant toujours se préoccuper du matou grognon enfermé qui était de loin l'occupant le plus bruyant des toits, la tueuse s'autorisa un sourire des plus éclatant et tira sur l'oreille de son si étrange adversaire pour attirer son attention.
La réaction fut vive, instinctive et rapide, la créature se retourna avec un sursaut violent, s'attendant aux mouvements suivant, Evelynn bloqua d'une main la patte armée et de l'autre plaça son pouce sur la gorge palpitante à l'endroit approximatif de la carotide. Un reniflement étouffé de surprise lui répondit lorsque le museau s'extirpa du décolleté ou il s'était trouvé bloqué par un hasard qui aurait rendu plus d'un homme aux anges.

"Salut mon gros rat... alors toujours partant une danse? Tu es terriblement entreprenant dis moi."

Le chuchotement était doux et terriblement amusé, si l'envie de régler son compte au raton était toujours là, elle n'était plus aussi forte, et de surcroît il était peut être temps de tenter cette fameuse trêve, le poison fouissait toujours plus avant dans ses nerfs lui arrachant quelques tremblements de douleur, en tant qu'utilisateur d'un produit aussi dangereux, la créature devait avoir l'antidote.

"Toutes plaisanterie mises à part, je pense que nous devrions réétudier la situation si nous voulons nous en sortir, tu es épuisé, je suis blessée et nous avons une patrouille mécanique aux fesses, qui ne tardera pas à rameuter un assortiment d'humains pour l'aider. La paix contre la survie, tenté?"
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Mer 27 Jan - 16:23
Le piège à sourie a bien failli avoir ma peau de rat... Si je n'ai pas fait couic entre les griffes de mon adversaire que j'ai lâchement abandonné à l'arrière, il faut que je redouble de prudence si je ne veux pas avoir ceux du robot de surveillance sur mon poil... Le tumulte du combat l'a attiré ici, c'est mauvais. Il faut absolument que je me sorte de ce pétrin. Avant toute chose, me calmer serait une bonne idée, car si je replonge dans ma folie meurtrière, je ne ferais plus aucune différence : tueur, policier, robot, chat, tous seront épinglés par mes tirs mortels. Et Ezreal sera fortement déçu à mon retour dans sa maison s'il vient à apprendre par les informations de sa ville ce qui s'est produit. Vigilance et fuite sont de mises, tout cela dans le secret le plus total. Et si je me débrouille bien... Peut-être oserais-je, s'il me reste des forces, pénétrer dans le lieu tant convoité de l'Académie des Sciences et du Progrès.
Reniflant aux alentours, j'entends distinctement le robot étudier sa prise féline. J'essaye d'entrapercevoir les mouvements de l'humain que j'ai laissé derrière moi. Il semble ne pas s'être fait attraper, ce qui a le don de m'inquiéter. Sur mes gardes, mon arbalète est à nouveau chargé d'un carreau, et mes lunettes bien ajusté pour préparer mes yeux à une meilleure visée. Quand soudain, le mur, derrière moi, se met à me tirer l'oreille ! Je me retourne, et sans comprendre, le mur qui me fait face possède des formes rondes et moelleuses. Mon long nez se retrouve entre deux formes douces et chaudes, et sans que je puisse faire quoi que se soit, ma patte armée est repoussé, m'empêchant de me défendre et je manque brutalement d'air. La créature a réussi à me neutraliser juste en plaçant un doigt soucieux sur ma gorge et en agrippant non sans force mon bras. Danse ? Entreprenant ?... Je ne prends pas le temps d'analyser quoi que se soit de plus, car je manque d'air. Je recule rapidement, toussant quelque peu, reprenant fermement dans les mains ma précieuse arbalète.

Mon regard se pose dans ceux de la personne qui fut mon adversaire avant que le robot de surveillance vienne trouver la danse. J'ai bien reconnu la voix, même si le ton avait été différent. Toujours doux, mais je reconnais des notes proches aux rires, elle semble s'amuser de la situation qui se présente à nous... Oui, je dis elle, car il semblerait que j'ai affaire avec une femelle de l'espèce humaine. Je dois avouer que c'est la première fois que j'en ai une en face de moi. Jusqu'à maintenant, je n'ai croisé que des hommes. Et mon nez s'est tout simplement retrouver dans une évidence qui prouve définitivement sa nature féminine.
« Il y a de quoi nourrir une centaine de ratons avec ces mamelles... » , marmonnais-je plus pour moi... Remarque, avec deux paires, pas facile, il en faut bien six par rates pour occuper sept à dix petits...
J'essaye de me souvenir de l'action, cherchant à savoir comment elle a pu se retrouver ici avant moi, puis je finis par m'intéresser à ses mots. Mon gros rat... C'est la première fois qu'on m'appelle ainsi avec un ton aussi dérangeant, beaucoup trop doux et amusé pour être vrai. Mais vue qu'on essayait de se tuer juste avant, difficile de percer le vrai du faux dans cette histoire. Si je suis entreprenant, elle aussi n'a pas hésité à sortir les griffes au bon moment. Ce qui a rendu notre combat très palpitant ... hm... A moins qu'elle voulait dire galant ?
Mais passons à autre chose... La femelle grimace d'autres mots. Je remarque ce trait, bien différent de tout ceux qu'elle m'a fait connaître. Je renifle, curieux. Alors qu'elle m'annonce être blessé, je l'ai deviné en le remarquant. Là, sur son bras... Un des carreau a donc trouvé le bon chemin. Vue la souffrance palpable, le poison a déjà commencé à faire son effet. La blessure n'est pas impressionnante, ceci dit avec le dosage imposant que je mets dans la grande fiole, il ne lui reste qu'une heure ou deux heures à vivre dans la plus grande souffrance possible...
Mais l'humaine a raison. Notre combat n'a plus aucun sens si nous ne pouvons le continuer dans notre état. De plus, le problème mécanique et l'arrivé prochaine de la police de Piltover va tous les deux nous gêner. Car si je suis ici en cachette dans la nuit proche de l'Académie, cette personne doit faire la même chose que moi. Pour quelle raison se cache t'elle dans le coin ? Veut-elle aussi rentrer dans l'Académie ? Elle n'a pas l'air d'une rate, mais il semble difficile de pénétrer dans des lieux la nuit à Piltover, pour moi comme pour elle, malgré ses apparences humaines. La paix contre la survis... C'est une solution digne d'être étudié.

Je m'approche, méfiant, veillant sur ses moindres faits et gestes. Je viens renifler d'un peu plus près cette blessure, reconnaissant bien là les traces du poison. Après une légère réflexion, je viens à mon tour lui tirer l'oreille, murmurant à la suite : « D'accord. Faisons la paix. »
Je recule, lâchant d'une main mon arbalète. Malgré mes mots, je ne lui fais pas confiance, d'où la distance de sécurité que je laisse entre nous. Je fouille parmi mes fioles pour trouver l'antidote, l'une d'entre elles glissent de ma poche. Elle aurait atteinte inévitablement le sol, si ma queue de rat ne l'avait pas rattrapé. Au vue de l'aisance que j'ai mis dans ces gestes, ce fut tout calculé. Je débouchonne la fiole pour renifler le contenu avant de la refermer, me tournant vers l'humaine.
« L'antidote. Si tu veux survivre, tu dois le boire dans la minute... Et prendre le temps, dans les minutes suivantes, à gérer la menace que représente le robot... Les affaires sont les affaires... » La paix contre la survis. Je laisse la fiole glisser vers elle, continuant à reculer dans les ombres. Je suis épuisé, comme elle l'a remarqué, et je n'aurais pas la force de retenter une expérience furtive ce soir. Surtout que je risque de perdre complètement mes esprits pour une durée indéterminé, ce qui ne m'enchante guère. Je la regarde, silencieux, tout en laissant une oreille à l'écoute des bruits ambiants. Mon nez se met soudain à renifler dans les airs, totalement immobile. Je me ratatine avec crainte, tandis qu'un bruit métallique se fait entendre...
« Il arrive... »

Sur mes mots, je prends la fuite dans une direction opposée. Je la laisse seule à son destin, certes, mais je ne mettrais pas le mien en péril. Je ne dois pas me faire voir, ni par un robot, qui peut m'afficher par image en ville, ni par des policiers, qui feront courir le bruit qu'un rat géant se balade à Piltover.
Je fuis par le chemin qui mène à l'échelle pour descendre sur l'autre toit, évitant soigneusement le robot. Attachant mon arbalète dans le dos avec les sangles, je peux me mettre à courir pleinement à quatre pattes. Toutefois, je dois malheureusement stopper ma course, pour me planquer dans un coin. Merde... C'est trop tard. J'entends des pas grimper et venir sur les toits. Des voix s'élèvent, et avec elles quelques informations qui m'indiquent de la nature et des raisons de leurs présences ici. Une troupe de policier, qui ont été alerté par les signaux du patrouilleur robotique. Je suis dans la grosse merde ! Jusqu'au cou. Par où fuir désormais ? Je regarde autour de moi, étudiant les lieux... A moins de risquer ma vie sur les bordures fines des maisons ou de remonter plus haut pour me piéger définitivement, je ne vois pas comment je peux passer vers le bas sans qu'ils me voient ... Sans le soutiens de la potion, j'entends. En prenant en compte ce détail, je me surprends à hésiter à avalé une nouvelle fois la concoction. Mais je refuse catégoriquement de le faire... C'est trop tôt. Beaucoup trop tôt... Il faut que je me sorte de là, par d'autres moyens. Sans les tuer ça serait bénéfique.
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*Evelynn*
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Sam 6 Fév - 18:34
Le petit adversaire de l'assassin se recula prudemment, accroché à son arbalète comme un nourrisson au sein de sa mère, d'ailleurs en parlant de ça... La réflexion du rat sur les formes qui l'avaient temporairement privé d'air ne manque pas de faire rire Evelynn, elle aurait bien déployé un grand rire de gorge pour une telle suggestion, mais le moment n'était guère propice à signaler sa présence, aussi se contenta t'elle d'étouffer les quelques gloussements qui jaillissaient de ses lèvres alors que ses épaules étaient secouées de mouvements convulsifs, malgré la douleur grandissante causée par le poison dans ses veines.

"Alors toi tu sais parler aux femmes pas de doutes..."

Lunettes dans les lunettes, yeux dans les yeux elle cessa bientôt de faire du bruit et contempla avec attention le rongeur qui semblait en pleine réflexion quand à sa dernière proposition. Avec une gestuelle particulièrement animale, il se rapprocha de nouveau, méfiant, de cette démarche à la fois intéressé et craintive de tout être sauvage en passe de se faire apprivoiser. Il renifla sa blessure, sentant sans doute les effluves de son produit émaner de la plaie. N'importe quel mâle s'avisant de faire une telle chose aurait vu son espérance de vie réduire drastiquement, mais le cas était particulier et le cavalier encore plus. La tueuse ne bougea donc pas d'un cil de peur de le voir détaller, lui et son précieux antidote s'il d'aventure il en possédait bien un, sinon... Elle n'avait toujours pas fini de raconter l'histoire de la sourie après tout... La faiseuse de veuve sursauta, surprise par le 'geste de paix' de cet étrange nouvel acolyte qui consista à… lui tirer l'oreille, elle cligna des yeux à plusieurs reprises et étouffa un nouveau rire.

*Le mimétisme est une chose merveilleuse, adieu le prosaïsme et les situations ennuyeuses, je crois que pour mon divertissement, j'ai trouvé un excellent élément, et quelle agilité de la queue, de quoi clouer le bec de quelques orgueilleux.*

La tueuse écouta avec attention les conseils posologiques de l'animal, se disant de plus en plus qu'elle avait bien fait de ne pas le tuer, dans son propre intérêt. Évidement elle aurait aussi pu ne pas l'attaquer, mais la vie était faite pour en profiter... Tandis qu'elle attrapait la fiole et avalait son contenu avec une grimace, le goût fromage-eaux-croupie étant moyennement agréable, elle tendit l'oreille aux bruits mécaniques qui signalèrent que le patrouilleur avait fini son arrestation du matou et venait vérifier ce qui se cachait dans leur petit coin de tranquillité.

"Merci, partenaire... ne t'inquiètes pas pour le méchant robot, bientôt il sera bon pour la cass... hum un vrai rongeur hein? Tu détales vite..."

Evelynn pris le temps de réajuster ses lunettes et sa combinaison, légèrement déçue par le manque de soutient de son curieux acolyte, mais un deal était un deal et elle n'était pas vraiment réputé pour faire dans le sentimentalisme. Le robot s'avançait de son pas pesant, analysant l'environnement à la recherche de créatures vivantes en infractions. Préparée à son arrivée cette fois, l'assassin pouvait déployer tous son potentiel sans risques, du moins si les légers tremblements de douleur dans ses bras finissaient par disparaître, pour le moment l'amélioration de son état était sans doute plus du à la psychologie qu'aux soins.
Dissimulée dans ses ombres épaisses, les muscles tendus à se rompre, elle régula sa respiration pendant que l'adrénaline faisait son effet et parcourait ses veines pour améliorer ses réflexes, optimiser les réactions de son corps. Une jambe métallique passa à proximité, la dépassant lourdement, une fois que le robot fut de dos, l'enfer bleu se déchaîna sur lui, trois séries de pals s'entrecroisèrent entre ses jambes, arrachant les tôles protectrices puis les fils de la machinerie hextech qui actionnait les membres inférieurs. La Mécanique ne savait plus où donner de la tête qui était d'ailleurs fort encombrée avec une créature folle aux ongles coupant comme des rasoirs qui avait commencée par arracher les clapets protégeant le fouillis de fils reliant son programme au reste du cœur hextech, et s'échinait à présent à les déconnecter les uns après les autres, causant de multiples court-circuits. Après cinq minutes de bataille acharnée la faiseuse de veuve pu ajouter une nouvelle cible à son palmarès lorsque le robot s'écroula lentement en avant avec des spasmes métalliques à fendre le cœur, pour peu qu'on soit sensible à ce genre de spectacle.

*Adieu petit roby, je te l'avais bien dit, on attaque pas impunément, celui qui a de plus longues dents.*

Il était vraiment temps pour elle de s'éclipser, car attirés par les derniers grincements mélancolique du synthétique à terre, une patrouille au sang chaud venait de faire son apparition et se dirigeait vers le corps meurtri de leur aide abattu. Silencieuse comme un souffle la femme accroupi contourna quelques tuyaux afin de se mettre en sécurité hors de portée des fusils et de la vue des policiers. Osant jeter un œil en dehors de sa cachette elle fut déçue de les voir avancer prudemment et méthodiquement, ratissant le toit à la recherches des indigents avec le professionnalisme en passe de devenir légendaire des forces de polices de Piltover.

*Rien d'étonnant, à ce que depuis quelques temps, aucun opportun, ne demande de contrat dans, une ville si dure avec la loi, mes félicitations Caitlyn, pour tes phalanges malignes.*

Un nouveau regard vers la situation lui appris qu'elle était belle et bien coincée sur cet édifice, car ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils ne referment la souricière sur le second toit ou elle était positionnée. L'allusion mentale au rongeur lui fit remarquer que son nouvel ami grignoteur se trouvait lui aussi dans une fâcheuse position, mais encore plus prêt de la patrouille. Envisageant un instant de lui faire porter le chapeau et profiter de son interpellation pour fuir, une meilleure idée traversa néanmoins son crâne lorsque qu'elle se souvint du fils métallique solide munis d'un grappin dont était équipé sa dernière victime. Il ne fut pas difficile de revenir rapidement prêt de la carcasse hextech et de lui arracher son précieux équipement. Toujours baissée elle regagna le bord du toit voyant que son gros rat en difficulté reculait de plus en plus vers l'échelle, l'air traqué et tremblant. N'écoutant que son hum... bon cœur elle descendit deux barreaux, assez pour saisir la queue du rongeur effarouché par de telles manières et le remonter à elle au moyen de son appendice.

"Silence raton, sinon nous sommes cuits pour de bon, suis moi, les mamelles viennent à la rescousse."

Ne lui laissant pas vraiment le temps de protester d'avantage et comptant sur son esprit de conservation, elle recula pour l’emmener du côté ruelle de l'édifice. Arrivée là elle ne perdit pas de temps et attacha le grappin à un tuyaux, mis sa mitaine droite sur la gauche, doublant ainsi la protection de sa main. Enfin prête, elle saisi à bras le corps l'infortunée créature à moustache qui comprenait de moins en moins ce qui lui arrivait et s’accrochant fermement au filin sauta dans le vide sa prise couinante dans les bras qui essayait de se rattraper à tout ce qui passait a sa portée, c'est à dire essentiellement des morceaux de faiseuse de veuve.

"Au fait mon choux, moi c'est Evelynn, ou Eve si tu préfères faire court, assassin de métier, enchantée! Vas-y doucement quand tu t'accroches tout de même, petit coquinou."

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Mar 29 Mar - 17:40
Je n'entends pas le conflit mécanique que dispute ma partenaire de ce soir. Mais je l'imagine gérer ce problème sans mal, en espérant que l'antidote est fait effet rapidement. D'ailleurs, le temps presse pour elle aussi... Si je ne me suis pas éloigné des toits, c'est pour la raison qui s'approche d'ici... Les raisons qui m'empêchent de passer, composés de plusieurs humains, armés, qui ratissent les toits à notre recherche. Les fauteurs de troubles, un rat et une femme, nous. Ils ne savent pas encore nos identités, et c'est tant mieux. Personne ne doit savoir que je suis venu ici, ni qui et ce que je suis. Si la porteuse de mamelles doit vendre la mèche à ces humains, je ne tarderais pas à la retrouver pour lui donner un contre antidote fatal. Mais... Pour une fois dans ma jeune vie de rat géant, j'ai envie de lui faire confiance. Peut-être parce qu'elle n'est pas un humaine ordinaire, qui m'encourage à imaginer la possibilité qu'elle garde le silence. Puis, si jamais elle se fait attraper, elle aura d'autres choses à penser pour sa propre survie plutôt que de dire à ces gens "J'ai vue un très gros rat".

Pfff... De toute façon, la question ne se pose pas, si je ne peux pas me sortir de ces fâcheuses situations. Ils ne tarderont pas à trouver ma cachette... Je dois louvoyer efficacement. Hésitant, j'attrape ma potion personnelle, celle qui décuple mes capacités. Avec elle, je peux partir, sans me faire voir, en toute sécurité mais... J'en ai bu tout à l'heure, ce qui laisse très peu de temps d'écart. C'est dangereux et je le sais. Ais-je le choix ? Me faire débusquer et avoir des ennuis ou devenir totalement fou et avoir des ennuis, on ne peut pas vraiment appeler cela un choix... Je dois prendre le risque, tant pis.
Et alors que je m'apprête à boire le contenu de la fiole, je m'arrête brusquement. Mes oreilles ont capté du bruit dans mon dos, et quelques secondes plus tard, je sens qu'on me tire ma longue queue, derrière moi. Un instant, je geins mécontent par le moyen qu'elle a choisi pour me tirer vers elle. Oui, J'ai reconnu son odeur. Je suis, d'ailleurs, étonné qu'elle soit revenu, m'ordonnant de me taire pour éviter les problèmes. Elle fait tout pour nous sortir de là... Je finis par obéir et je la suis au pas, évitant de nous faire repérer par la police de Piltover. Ils ne vont pas tarder à découvrir la carcasse mécanique qu'elle a laissé derrière nous, il faut se dépêcher. Je la regarde accrocher un grappin, puis se protéger la main. J'essaye de comprendre où elle veut en venir avec son plan d'évasion, analysant la situation... Intéressant. C'est un bon moyen de descendre, en effet mais je n'ai aucun moyen pour me protéger les mains comme elle. Au pire je peux me servir de mes griffes pour... ! Mais ?! Qu'est-ce qu'elle fait ?

Sans comprendre ce qu'il m'arrive, je l'exprime par un couinement naturel que je n'ai pas pu retenir, elle m'attrape par la taille avec son bras. On se met à descendre assez vite, j'entends le bruit du frottement entre la corde et le gant de la demoiselle. Par panique, je tente désespérément de m'accrocher à elle, me retrouvant à nouveau dans une position disons... trompeuse. Autant vous dire que mon museau se retrouve de nouveau entre les mamelles imposantes, sous un sourire discret de la dame.
"Au fait mon choux, moi c'est Evelynn, ou Eve si tu préfères faire court, assassin de métier, enchantée! Vas-y doucement quand tu t'accroches tout de même, petit coquinou."
« Navré pour ça... » , finis-je par répondre, ne pouvant pas vraiment y remédier... « Evelynn ». J'ai répété ce prénom que l'on m'a donné, que je trouve simple mais joli. Il est plus agréable d'appeler quelqu'un sans trop écorcher son nom par des "sese", causé par un souci naturel de prononciation. Même mon propre prénom que j'ai choisi est parfois un calvaire à prononcer correctement. Au fur et à mesure, je fais avec ce que j'ai, et je me trouve déjà chanceux de réussir à me faire comprendre par les autres êtres pensants et parlants de ce monde.
« Eve, l'assassine. Je suis enchanté... Même si au départ, c'était tendu et féroce entre nous. »

Présentement, la situation est devenu gênante, laissant le rat que je suis dans l'embarras, avec la crainte constante de tomber, et la dame aux griffes acérées avec le sourire le plus étiré possible. Mais nous finissons par toucher le sol, ce qui me fait lâcher un souffle, soulagé de pouvoir le sentir sous mes quatre pattes. Je regarde autour de nous, voir si personne ne nous a vue, avant de me redresser sur les deux pattes arrières. Nous sommes aux pieds des édifices, voisines de l'Académie, dans une petite ruelle. D'un air nerveux, moi qui ne me sent toujours pas rassuré à rester dans les parages, je renifle vers Evelynn, la pressant de dégager le plancher. Je lui fais signe, me dirigeant loin des bâtiments où nous avons laissé nos petits crimes du soir, mais me rapprochant de l'endroit où il ne fait pas bon pour un rat géant d'y traîner. L'Académie des Sciences et du Progrès de Piltover a hanté mes songes depuis mon arrivé ici, titillant ma curiosité et mon envie dévorante de la voir de plus..........
... Près... Je me suis arrêté au bout de la petite ruelle, me planquant entre les poteaux et les poubelles qui sentent le propre. Mais même ce détail ne me gêne pas, car mon attention est totalement accaparé par la beauté époustouflante que montre l'endroit tant convoité. La voilà, juste devant nous, à porté de plusieurs pas, à peine... Si finement éclairé, la construction possède un nombre incalculable de détail, que je peine à voir dans l'ensemble. Je regrette de ne pas pouvoir voir en couleur, car j'ai comme l'impression que je loupe une partie du spectacle lumineux. M'arrachant de force à ma contemplation fascinante, je me tourne vers Evelynn, me ratatinant à nouveau pour rester cacher. Je ne les vois pas, mais j'entends de nombreux pas, venant d'à peu près tous les côtés. Sans doute l'Académie est gardé, mais on entend surtout les échos provoqués par l'étroitesse de cette ruelle, faisant ressortir la vivacité de cette ville nocturne. Les gens ne dorment jamais ici.
Je jette un dernier regard vers mes désirs, avant de me concentrer sur elle.
« Je suis Twitch, rat de métier. Avant de croiser ton chemin, qui est finalement moins griffant qu'au départ, je tentais de me frayer un passage vers ce lieu. L'Académie, j'aimerais rentrer. Même pas longtemps... Pour regarder. »

Observer d'autres scientifiques. Ceux de Piltover sont sans doute bien différent des zauniens, et il me tarde d'essayer de comprendre ce qu'ils font dans une bâtiment aussi grand. J'ai promis à Ezreal de ne pas m'approche de ces lieux, certes... Mais l'interdiction ne m'a jamais empêcher d'aller fouiner en passant par des voies où personnes ne pensent à regarder. Qui regarde ses pieds en marchant, hm ? Pourtant les bouches d'égouts sont toutes sur le sol.
« Tu connais un moyen, Evelynn ? » , lui demandais-je sans détour, ni aucun piège. Je n'ai plus aucune raison de lui montrer de l'animosité, elle qui m'a tiré d'une sale affaire. Un service rendu contre un autre, fonctionnons ainsi, il semble que nous nous entendons par ce principe. Cela me plait beaucoup. De plus, je suis agréablement ravis de ne pas être juger par sa vue. Elle me parle avec des mots justes, d'égal à égal, tel deux êtres des ombres, que la nuit elle même tente de cacher de la vision du monde entier.
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*Evelynn*
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Sam 9 Avr - 19:29
La descente se passe à merveille, et la main d'Evelynn n'a pas eut à subir les outrages violents du filin lorsqu'ils arrivent enfin en bas, cependant ses mitaines sont à présent nantis de deux magnifiques trous causés par le frottement, autant dire que s'il était s'agit de sa peau... En ce qui concernait son passager les choses c'étaient également déroulée sans problèmes, parfait. Faisant l'impasse sur les accrochages à son anatomie, le pauvre n'avait pas vraiment le choix de toute manière, et passant sur leurs zéchanges tendus et férosssces comme il disait, le rongeur semblait être une personne tout a fait normale et intéressante à rencontrer selon elle.

*Normal, même si c'est quand même un gros animal, c'est amusant Evy, de constater que tes amis, ou du moins tes connaissances, du commun nient toute ressemblance.*

Une fois au sol, la faiseuse de veuves délaissa son fardeau, et entreprit par petits coups secs de déloger le filin qui avait couvert leur fuite, inutile de mâcher le travail d'une police bien trop impeccable et puis, un grappin pouvait toujours ouvrir de nouveaux chemins. Elle s'attendait à ce que son nouvel acolyte déguerpisse en vitesse, mais leur duo semblait officiel à présent, et c'est en vérifiant qu'elle le suivait bien qu'il traîna son museau reniflant aux travers des ruelles qui jouxtaient la grande avenue bordant la fameuse académie du progrès.
Planqués derrières des conteneurs à ordures, qui curieusement n'étaient pas si immonde que ça, du moins comparés aux même genre d'arrières cours a poubelles dans d'autres villes moins éclairées sur la propreté, l'équipe de choc regardait avec attention le radieux édifice, objets de tous leurs désirs quel qu'ils soient. Evelynn s'adossa tranquillement au mur de briquettes claires dans son dos, observant le raton qui se ramassait pour rester le plus furtif possible, elle n'avait pas vraiment ce problème, au moindre regard dans sa direction, elle deviendrait plus invisible qu'un morceau de savon dans les égouts de Zaun et du reste personne n'avait envie de contempler une benne, même un garde aux aguets.

*Alors j'avais raison, voici que ce raton, dans l’académie de toutes les folies, veux pointer le bout de  son nez… et juste pour… regarder? Difficile de croire, un petit malin, tapis dans le noir, pour ses mystérieux dessins.*

L'assassin prit quelques temps pour réfléchir, a ce que son compagnon de fourberies lui avait dit, il pourrait être très intéressant pour elle de s'adjuger l'aide d'un allié pour entrer dans ce lieu figurant parmi les mieux gardés de Piltover, et surtout abritant sa cible, car elle n'avait pas oubliée ce pourquoi elle était là a la base.

"Tout d'abord, enchanté Twisscht, tu es bien moins empoisonnant que prévu." Un bref sourire et un léger gloussement accompagnèrent cette petite pique.

"Je désire également rentrer à l'intérieur pour... rencontrer quelqu'un, et comme toi disons que je ne suis pas vraiment autorisée à me balader dans cet endroit si bêtement surveillé."

Un clin d’œil assorti cette petite tirade, elle se doutait que le rat qui semblait faire montre d'une intelligence encore bien plus développée que ses congénères couinants, ne prendrait pas pour argent comptant les couleuvres qu'elle venait de lâcher. L'essentiel était qu'ils se comprennent parfaitement, en tant qu'assassin Evelynn était une personne plus que souple en ce qui concernait l'éthique. De son point de vue, presque tout était envisageable, bien sur il ne valait mieux pas la menacer ou essayer de la rouler, mais avec de bonnes excuses, même ça était pardonnable. Twitch avait déjà prouvé qu'il était capable de respecter un arrangement, elle décida donc de continuer de jouer cartes sur tables avec lui.

"A vrai dire, avant que nous ne commencions notre danse, je cherchais justement un moyen de renter, je dois hélas t'annoncer que passer par les toits n'est pas dans mes cordes, et puisque tu me poses la question, j'imagine que ce n'est pas dans les tiennes non plus."

La faiseuse de veuve soupira et s’accroupit un peu plus prêt de la rue bruyante, disparaissant momentanément le temps d'étudier un peu plus la zone de là ou ils se trouvaient, une fois terminée, elle réapparu, reprenant sa position initiale, de manière aussi décontractée que si elle venait d'acheter un concombre.

"Une option consisterait à entrer en force mais… toi comme moi nous voulons rester discrets, sinon il n'y aurait plus de patrouille là haut... Reste donc une solution qui a mon avis est parfaitement dans tes compétences, soit dit sans offense... Prêt à me mettre à quatre pattes dans les égouts coquinou? Trouves moi une sortie à l'intérieur et je mettrais ma furtivité au service de ta curiosité, et hum au besoin mes autres talents, enfin excepté l'allaitement."
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Mer 20 Avr - 23:01
Du sarcasme ! Je commence à bien repérer ce petit penchant que possèdent les humains. Ils blaguent beaucoup, à croire que c'est une façon habituelle de pimenter une dialogue. Mais elle ne me heurte pas plus que ça, après tout elle a très bien imité ma prononciation. Certains mots sont assez difficile à dire avec une gueule comme la mienne. Elle a même arraché un léger rire de ma part. Cependant sa pique fait réfléchir. Elle a bien mémorisé ma force et mes faiblesses. Je me demande si un jour notre danse reprendra sous une nuit aussi belle. Mais passons, pour le moment, l'heure est au présent, et surtout à rester le plus discret possible. J'ai déjà failli passer dans les filets des policiers de Piltover.

Elle désire entrer aussi ? Oh... Les choses se confirment et se montrent, enfin, à la lumière. Cela explique sa présence dans le coin. Ses raisons sont assez obscures... Rencontrer une personne dans un édifice tel que celui ci, elle aurait très bien pu le faire si elle était ici de façon "officielle". Mais vue sa façon de danser, il se peut que la personne soit moins habile qu'un rat arbalétrier. Ce qui n'est pas autorisé est interdit, et ce qui est interdit doit être fait en secret... J'espère que les griffes d'Evelynn sont aussi aiguisées qu'ils en ont l'air, sinon l'autre ne connaîtra pas une fin douce...
Le clin d'oeil de la dame confirme là son jeu. Ezreal m'a bien enseigné à repérer ces petites choses gestuels à connaître. Evelynn est pleine de ressources, mais surtout de secrets bien gardés. Il m'a d'ailleurs parlé de sa vision des choses... Ez n'encouragerait pas les pratiques d'une assassine, mais il n'est pas obligé d'être au courant. Je suis de ceux qui survivent depuis assez longtemps pour savoir que le monde tourne très bien avec la vie, mais aussi la mort. Des êtres vivants meurent pour laisser la place à d'autres, ainsi vont les choses. Et parfois, des gens accélèrent ce cycle...
Je tends une oreille attentive, alors qu'elle me dit qu'elle cherche bien à rentrer mais n'a pas encore trouvé, et passer par les toits est en effet une bien mauvaise idée. A regarder l'édifice, personne ici bas ne peut faire un tel exploit, à part s'il possède des ailes.

L'espace d'un instant où je me suis retourné, elle a disparu. Comme le vent, sans prévenir. Mon sixième sens me susurre qu'elle n'est pas très loin. Je le sais et je reste confiant. Ce qui m'intrigue, c'est la facilité qu'elle a à disparaître dans les ombres, et à en ressortir comme si les ténèbres l'habille. J'avoue être impressionné, et presque... jaloux ? C'est nouveau. Ressentir un tel sentiment n'est pas du tout animal... L'instinct de se battre pour montrer qui est le plus fort entre mâles, c'est compréhensible dans le monde des mammifères et autres espèces qui fonctionnent sur ce code. Mais... être si envieux, désireux de posséder quelque chose qu'une personne détient c'est... troublant. Vraiment très déconcertant. Pourtant, je suis à l'aise dans les ruelles, et je me faufile fort bien. De là à disparaître totalement de l'oeil, c'est une phase très complexe que je n'ai pas encore touché, sauf par l'intermédiaire de ma concoction. C'est finalement les moyens que je donne qui me permette de disparaître, mais ces moyens sont soutenus par la potion... Une chose qu'il faut, un beau jour, oublier si je ne veux pas finir en monstruosité. Ce serait bien dommage de finir comme ça !

Je retiens un sursaut lorsqu'elle réapparaît dans mon champ de vision. Elle propose alors des solutions qui me font grincer. Foncer dans le tas ? Très peu pour moi. Je suis plutôt de nature froussarde lorsqu'ils sont trop nombreux. Et la discrétion est une nécessité absolue. Sinon, Ez va manger du rat ce soir. La seconde solution est parfaitement dans mes cordes, et elle fait bien de la proposer. Aucune perte de temps dans son initiative, car elle discute avec un maître en la matière de trouver des trous, qui mène à des chemins cachés aux yeux des gens du dessus. Ha ha, mes pattes retrouvent toujours le sol humide d'un égout, un jour ou l'autre.
« Prêt, oui. A te mettre à quatre pattes, peut-être pas, nul besoin si je trouve des égouts à bonne hauteur. En dessous d'une pareille baraque, je ne serais pas étonné de voir la même grandeur sous ses pieds. »

Je me redresse, reniflant d'un air curieux.
« J'ai passé l'âge de téter, rassures toi. Par contre un cours sur la furtivité serait un repas à mon goût. J'ai hâte de te voir à l'œuvre. »

Passons les compliments, me voilà déjà parti vers l'avant. Passant par les ruelles, je fais le tour de la place qui entoure l'Académie, faisant bien gaffe à ne pas attirer l'attention. Des aérations, ils en existent toujours. Sinon, l'air ne peut pas passer, l'eau ne peut pas sortir, ce système est aussi important que celui du vent et de la pluie. Hm... Surtout pour un bâtiment de cette taille, il doit bien y avoir un passage souterrain. Je me fis à mon expérience pour tenter de la repérer. Mine de rien, c'est beaucoup plus compliqué que je le pensais. Sans la possibilité de s'approcher davantage, la tâche est ardue. Évitant soigneusement les gardes, je continue ma route en rasant presque le sol, allant vers l'arrière de l'Académie, là où les gardes se font un peu moins nombreux. Je trouve enfin l'objet de mes désirs. C'est une bouche d'aération assez grande pour faire passer un rat tel que moi. Et donc une femme telle que Eve. Je renifle tout autour, par précaution, avant d'agripper la grille. Il me faut plusieurs minutes pour la déloger de là, son poids étant assez imposant. Fiou... Et qu'avons nous là, hm ? Si je ne me trompe pas, j'ai trouvé une nouvelle ouverture vers les égouts. Vue la proximité qu'elle a avec l'Académie, nous avons, peut-être, une chance de trouver un passage pour se glisser à l'intérieur. En toute discrétion, aussi facilement qu'une sourie dans un fromage troué.
L'expérience vaut la peine d'être vécu. Tentons là, dans ce cas.
Je ressors de là, retournant dans les ruelles. Me mettant à l'écart, et à la vue de la seule personne qui me sait ici, je fais signe, attendant un retour de la part d'Evelynn. Je n'ai plus qu'à attendre qu'elle se faufile vers moi pour lui glisser ses quelques mots à son oreille attentive :
« J'ai trouvé. Vers l'arrière de l'édifice, un peu à l'écart, une entrée mène aux égouts de la ville. J'y ai déjà mis les pattes, et je pense pouvoir nous trouver un chemin dans les conduits de l'Académie. Il suffit de les trouver. »

C'est plus simple à faire qu'apprendre les pas d'une danse mortel, je me trompe ?
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*Evelynn*
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Mer 4 Mai - 6:41
*Amusant petit animal, il n'est pas du genre à rester de mauvais poil, même lorsque chipie, je moque ses petites manies.*

Si son compagnon fut étonné par sa disparition soudaine, il parvint à ne pas le montrer plus que ça, de même qu'Evelynn ne perçut pas toutes ses envies de disparition à sa façon ou même ses grincements de dents à l'idée de devoir affronter en face et en pleine lumière la horde des factionnaires.
Le sourire de l'assassine se dessina une fois de plus sur ses lèvres coquines, Twitch avait une manière de prendre au pied de la lettre ses sous-entendus qui dénotait une certaine innocence des plus rafraîchissante dans le domaine des suggestions sexuelles. Pour autant ses paroles ne manquaient pas de justesse, c'est qu'il était connaisseur... Il était effectivement peu probable que les égouts sous l’académie soient petits comme des trous de souries, en revanche, et c'est ce qui inquiétait un peu la dame bleu, qui disait place, disait sans doute entretien régulier et pourquoi pas système de sécurité. Même dans ce genre d'endroits improbables, quelqu'un avait bien dût penser aux chapardeurs de technologie friands d'entrées discrètes.
Un petit rire commençait à éclore à cause de la réflexion suivante, qui mourut rapidement cependant, ce n'était pas de la faute du rat, il ne pouvait savoir à quel point sa demande n'était pas nécessairement une bonne idée, même si au vu de sa nature, il avait dut déjà en voir des vertes et des trop mûres.

"Je préférerai encore sentir tes petites babines se refermer sur mes tétines, un conseil raton, pour certains dons, l'apprentissage peut se révéler un vrai carnage."

La phrase avait été murmurée, d'un ton plus glacé encore que les promesses de morts de la dame, un bref éclair rose passa dans le regard perçant de l'assassin qui garda ensuite ses lèvres closes. L’animal entendit peut être, peut être enregistra t’il les marmonnements, toujours est-il que le voici déjà parti, vif comme l’éclair, à fureter dans les cours arrières. Evelynn soupira et ferma les yeux un bref instant, tandis que le rongeur poursuivait ses explorations. Elle laissa les ombres la prendre et l’effacer doucement de la vue des mortels, petit fantôme aux couleurs chatoyantes qui se grisent et disparaissent contre la maçonnerie.
Un bruit fit tendre une oreille pointue et les pupilles d’or s’ouvrirent pour contempler son origine, la patrouille était descendue du toit, emportant avec elle les restes de sa première victime de la soirée. L’assassine se crispa légèrement lorsqu’un policier s’approcha de la benne qui lui servait de couvert supplémentaire, mais ce n’était qu’un papier gras de beignet qui lui valait ce détour soudain.

*Petit chanceux, tu l’as échappé belle, de nous deux, je suis de loin la plus mortelle, et n’aurais appréciée, que mon attente soit perturbée.*

De nouveau tranquille la jeune femme scrutait sans vraiment la voir la rue qui s’étendait devant elle, réfléchissant, perdue dans des pensées profondes qui ne concernaient que son esprit qu’elle avait rendu depuis longtemps brumeux et insondable. Une petite lueur rose surgit des pupilles, reflet de son intérêt lorsque le rat signala sa présence dans une ruelle adjacente. Silencieuse et invisible, Evelynn s’élança aussitôt, se faufilant à côté du rongeur auquel elle offrit la vision de sa présence, courtoisie obligeait pour travailler en équipe, comportement inhabituel chez elle d’ailleurs.
Il n’en fallu pas plus à Twitch pour venir lui susurrer le résultat de sa recherche. *Bien.* Eve hocha la tête et sourit, il était temps de passer à l’action pour de bon.
Comme deux ombres d’écoliers en goguette, les voilà près de la bouche d’égout, la faiseuse de veuves fit alors la moue, non pas de dégout, mais plutôt de perplexité.

"Twissstcht, je suis flattée que tu penses pouvoir me glisser là-dedans, mais cette bouche est plus un conduit de maintenance qu’une réelle entrée pour les humains, pas sûr que mes sinusoïdes rebondis puissent s’y faufiler… enfin, qui ne tente rien…"

Dans un soupir et d’un geste preste, la dame bleu tapote la tête du rongeur puis introduit ses jambes dans le trou... Quelques gigotements et déhanchements plus tard, elle parvient néanmoins à atteindre l’humide endroit, sésame odorant de l’académie, celons ce cousin des souries.
Si l’accès était étroit, ce n’était pas le cas du dessous, un large collecteur d’eau usées s’ouvrait devant elle, au centre un ruisseau à l’air louche et des sortes de trottoirs sur les côtés, à un angle non loin se voyait même une plaque, probablement le nom de l’artère principale du dessus, petit repère dans la ville sous la ville. -plif, plouf- Le rat à l’aise dans ses coussinets venait de la rejoindre, tout frétillant de se retrouver dans un environnement si familier. Evelynn en était toujours à cligner des yeux, pour les habituer à l’obscurité ambiante.
Utiliser de la lumière dans un endroit pareil ne condamnait qu’à se casser un peu plus les pattes sur les éventuels obstacles en dehors du halo lumineux, à ses débuts dans l’obscurité, l’enfant qu’elle avait été en avait fait les frais.

"Tu es indéniablement plus expert que moi pour la suite, je reste sur tes talons, inutile de te dire de te méfier, mais… utilise ton nez à bon escient, dans ce genre de bâtiments ultra protégés, même les souterrains ne sont pas surs, surtout ici à Piltover ou l’Hextech et la robotique règnent en maitres."

Un petit rire fluté s’échappa d’entre les canines pointues de la prédatrice. "…à Zaun, ils n’ont pas besoin de ça vu ce qu’ils rejettent, à moins d’une combinaison étanche, c’est un coup à finir dissous… d’ailleurs Twissscht, j’y pense, tu viens d’où ?" *De la curiosité, fichtre! Quelle mouche te pique pour ainsi le questionner, serait-ce que tu as besoin de parler? Ma belle, habituellement il te suffit de tuer!* "Tu n’es pas obligé de répondre…je respecte le droit d’avoir des secrets."

Ce petit échange de politesses n’avait pas pour autant ralenti la progression, avec précaution Evelynn suivait les trottinements du rongeur, se guidant en partie grâce aux bruits de ses reniflements, et le jeu des ombres sur la peau luisante de sa queue. Ses yeux commençaient cependant à faire le point, bien qu’ils soient hors de portée du faible rai de lumière dispensé par leur point d’entrée, et sans doute bien moins perçant que ceux de son guide.
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Lun 11 Juil - 16:30
Une fois que nous nous sommes faufilés à côté de la sortie d’air, j’observe les mimiques de ma partenaire qui… ne semble pas à l’aise à l’idée de glisser dans ce passage. Je penche légèrement la tête sur le côté pour lever mon oreille, à l’écoute de ses murmures délicats. Je passe pour le moment le fait qu’elle s’arrache la langue à prononcer mon nom de la même façon que moi, laissant mon attention sur sa remarque un peu étrange. Elle est flatté mais peu satisfaite … Je me rends compte que j’ai encore beaucoup de chemin à faire pour comprendre les humains, et en particulier la gente féminine. Mais je retiens la perspicacité et le mystère de cette femme en particulier. Il m’est difficile de comprendre son côté humain, mais je me sens très à l’aise avec les ombres qu’elle dégage, me faisant penser aux lieux que j’aime côtoyer tous les jours. L’apprentissage peut se révéler être un vrai carnage… ?

Je sentis un tapotement sur mon crâne, surpris, je sors de mes pensées pour renifler vers elle, curieux. Hmm… J’imagine que c’est une façon de me prévenir qu’elle agit ? Elle réussit à rentrer, comme prévu si je puis dire, et je suivis son mouvement pour arriver dans un endroit qui me rappelle chez moi. Bien que… Difficile à croire que nous sommes dans des égouts… Je me mets à renifler tout autour de nous, analysant un lieu paraissant très propre, entretenu à la perfection. Je finis par lâcher, d’un air déçu « Ça manque cruellement de moisi, ici… »
Remarque pertinente, presque nostalgique, bien placée, je m’attarde sur Evelynn, qui est restée silencieuse jusqu’à maintenant. Elle regarde à son tour les lieux qui s’étendent, même si étant une humaine, je l’imagine avoir beaucoup moins d’aisances dans la vision nocturne que moi. Elle reprit la parole, sage et pleine de conseils pour la suite de l’opération clandestine. Il est vrai que hormis le fait que ça soit un lieu très net, la folie extrême pour la sécurité et la surveillance de tous leurs lieux peuvent nous poser de gros problèmes pour avancer… Je suis habitué à des égouts, disons, plus sauvage. Ceci dit, je n’ai pas l’intention de me laisser impression par la technologie de Piltover, aussi bien réputée soit-elle, elle ne s’attend à voir un rat pas comme les autres. Un rire très fin et une question qui fait relever mes babines d’un sourire amusé. Elle parle de Zaun, qu’elle semble fort bien connaître, mais s’interroge sur ma provenance… Et pourtant elle a déjà répondu à sa propre question, car il n’existe pas de nombreux endroits où une créature telle que moi ait pu connaître le jour.
« Nous sommes déjà dans le secret, corps dans un lieu sans doute interdit au publique, hmm ? »

Tout en avançant à pas feutré, j’inspecte du museau chaque recoin de ce souterrain, tout en ralentissent de temps en temps mon pas pour permettre à Evelynn de me suivre sans trop de mal. Je la sens de plus en plus à l’aise dans ce noir quasi total. Puisque le danger ne semble pas se pointer, je me permets de continuer la conversation. « Je suis né à Zaun, en tant que rat tout à fait normal… »
Je m’arrête de marcher, repliant mes pattes arrière pour me faire plus petit, nous sommes arrivés dans un croisement où je redouble de prudence. « Les égouts de Zaun, comme tu l’as fait remarquer, sont remplis de produits bien plus dangereux… Que ce truc qui pendouille là haut »
Je montre d’une griffe un drôle de drone attaché contre un mur qui clignote. Il semble sonder cette partie du couloir, ce qui me suggère que nous arrivons dans une partie du dessus de l’Académie hautement sécurisé. Qui dit surveillé dit intéressant à visiter ! Tout en réfléchissant à un moyen de déloger cette caméra vivante de là, je pose mon dos contre le mur, levant le museau vers Evelynn
« Et un jour, j’ai ingurgité un de ces produits, et je suis devenu ce que tu as sous les yeux. Bien sûr, j’ai mis un certain temps à apprendre, notamment à lire, à parler… A créer aussi. »
J’attrape mon arbalète déjà chargée, appliquant sur la pointe du carreau un drôle de liquide épais et visqueux. Je vise, plus ou moins dans la direction du robot. Ma vision dans le noir me permet de favoriser une bonne visée, mais malheureusement il m’est toujours pénible de voir de loin, malgré les lunettes que j’ai sur le museau. J’arrive toutefois à être précis et à toucher d’un seul carreau un des fils de la machine. Le produit éclate et se répand sur la vitre, la vision en quelque sorte, du bidule devenant hors d’usage. Une bonne chose de faite.
« N’est-ce pas ironique qu’une expérience fabrique à son tour des produits toxiques ? Je n’ai jamais su ce que les scientifiques de Zaun voulaient faire avec ce produit… J’ai évolué seul, me donnant ce nom et des objectifs. Je vis comme ça depuis deux ans. »

Je sais que la notion du temps est assez importante chez les humains. En ce qui me concerne, elle me permet simplement de me rendre compte de mon évolution. Depuis quelques temps, je remarque que je n’ai pas beaucoup changé, hormis du côté de la connaissance du monde qui m’entoure. Depuis que j’ai rencontré Ezreal, puis Evelynn, j’ai appris bien plus de choses sur eux que lorsque j’étais à Zaun, où je ne faisais qu’observer les humains. D’ailleurs, les mots de la dame sont restés dans mon esprit. Apprendre des choses peut-il amener au carnage ? Est-ce que cela signifie qu’en apprendre plus sur elle peut me poser des problèmes ? Je suis curieux de voir si ma question sera le début de quelque chose ou tout simplement la fin de tout. « Et toi, alors ? Tu ne sembles pas être native d’une ville telle que Piltover, ou encore Zaun. »
Et alors que ma question est finalement posée, je me faufile dans le couloir vierge de sécurité, reprenant peut-être instinctivement un pas plus rapide que tout à l’heure. C’est que je ne veux pas fâcher une personne qui propose des danses mortelles, et même si l’idée de recommencer me chatouille la moustache, il n’est guère possible de reproduire les mouvements dans un endroit plus étroit. A moins qu’on veuille attirer les robots de l’Académie pour danser avec nous… Très mauvaise idée.
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*Evelynn*
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Jeu 24 Nov - 15:50
*Motus et moustache cousu, un pas de plus et aucun sous-entendu, discret l’animal, he… quoi de plus normal ?*

L’assassin se contenta de poursuivre la progression au fil des couloirs sombres sans demander plus de renseignements, prenant la réflexion du rat pour une réponse évasive à ses questionnements. Et pourtant, après force reniflements et trottinements discrets Twitch finit par se décider à mentionner sa genèse. La jeune femme le laissa s’exprimer et se contenta de hausser les sourcils.

*Un raton de zaun ? Je ne me serai pas déplacée pour rien, note pour toi Evelynn, ne plus se trimbaler telle une gourgandine, dans les souterrains zauniens, au risque de passer du bleu au mutant amphibien.*

Silencieuse comme une ombre parmi les ombres, pas un souffle de trop de sortait de la bouche de la jeune femme qui regarda en plissant les yeux ce que Twitch lui indiquait. Comme de juste les Pilty avaient prévu la parade du passage par-dessous et surveillaient les petits curieux qui tentaient d’autres voix. Seule, la dame indigo se serait moqué de l’artéfact, et sous sa forme invisible aurait fait un geste obscène à l’objet avant de poursuivre son chemin, mais le rongeur n’avait pas ses dons.
Fort heureusement, l’intelligence étant une chose merveilleuse, il avait pourtant déjà prévu la parade et l’assassin n’eut qu’à essayer de contempler le spectacle dans le noir avec un petit sourire tandis que la conversation se poursuivait intéressante et intrigante, Evy se félicita intérieurement d’avoir retenue sa main pour une fois et d’avoir laissée une chance à la bestiole, non seulement de la divertir, mais aussi de lui rendre service en même temps qu’elle lui narrait une de ces histoires incroyables dont Valoran faisait ses mythes. Une foi le drone hors d’état de nuire la femme bleue tapota dans ses mains pour un applaudissement presque silencieux et sourit de plus belle.

"La vie est une constante ironie, c’est l’une des choses les plus amusantes en ce qui la concerne, même si elle ne fait guère de cadeaux par ailleurs… Deux ans tu dis ? J’imagine que c’est vieux pour un rat, et dans tous les cas c’est une belle progression dans l’échelle de l’intelligence, je connais des humains ou des yordles bien moins futés."

Evelynn allait continuer sa dithyrambe sur le même thème lorsque son tout nouvel ami fit preuve à son tour de curiosité, réaction normale puisqu’elle avait elle-même commencée la danse des questions, restait à savoir quel degrés de franchise adopter avec ce rongeant acolyte qui filait déjà comme une flèche. La faiseuse de veuve reconnue là une retraite stratégique, et ne s’en offusqua pas, vu leur première rencontre mieux valais pour le poilu se méfier de ses sautes d’humeurs.

*Dira, dira pas, parlera, mentira, que murmurer au rat ?* "En toute franchise je n’aime pas trop parler de mon passé, et généralement je me contente de raconter des bêtises à ceux qui demandent, mais tu as mérité que je ne te mente pas…. Je viens du sud de valoran, et comme toi je n’ai pas toujours eut cette apparence, en revanche c’est tout ce que tu entendras de ma bouche, si tu te renseigne on te racontera probablement tout un tas de rumeurs, ne les prend pas au sérieux… ou pas."

Un léger rire assorti cette dernière phrase alors que les compères débouchaient à nouveau sur un croisement surveillé par un drone, et fermé par une lourde grille beaucoup moins hextech et beaucoup plus rébarbativement solide. L’assassin posa son doigt sur la bouche en signe universel de silence et disparu de la vue pour reconnaitre le terrain.

"Ne bouge pas raton, et quand je serai de retour, tu m’en diras plus sur tes objectifs, s’ils te mènent à l’académie, je pourrai éventuellement t’aider à fou…jeter un œil ?"

Le lourd ventail de fer possédait une petite porte fermée par une serrure à déclenchement Hextech. Après quelques tâtonnement autour la femme reconnue son incompétence à décoincer la serrure et fit un grand sourire aux gonds dont le système lui était on ne peut plus trivial et habituel.

*Quels grands cerveaux, et quels pragmatiques, c’est à l’eau que tombe leur tactique, ces jolis gonds non soudés, au fond vont couler…*

De retour à côté du rat qui n’avait pas ou presque remué une moustache, elle prit la peine de redevenir visible et lui sourit.

"Je peux m’occuper de la porte, toi recommence à salir ce vilain petit œil trop curieux, on ne voudrait pas que notre visite surprise soit éventé hein ? Penses-tu pouvoir viser à travers la grille ou dois-je te l’ouvrir et compter sur ta rapidité ?"
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Sam 11 Fév - 23:58
Ah, la vie, l'existence. Chez les animaux, c'est la loi du plus fort qui prime. Et même si dans les égouts, les rats se serrent les coudes, vivant en groupe, seuls les mâles les plus forts ont le droit de manger plus, ou d'avoir d'autres avantages. Et moi dans tout ça, j'ai été le malchanceux d'une expérience humaine, qui finalement s'est avérée être une offre d'une autre vie. Est-ce qu'elle sera meilleure ? Hmm... Pour le moment, je ne m'en plains pas. Il est agréable de pouvoir évoluer aux côtés de créatures ou d'humains capable de comprendre ce que je suis et de l'accepter. Evelynn semble bien apprécier les échanges autres que ceux des lames et des carreaux. Peut-être qu'elle attend le moment opportun pour frapper, mais j'ai comme l'impression d'avoir évoquer un intérêt chez elle. Nous ressemblons à deux ombres dans ces sous terrains, respectant chacun la ruse de l'autre. Cette soirée promet d'être de plus en plus intéressante.
En tout cas, j'ai joué le jeu, c'est désormais à son tour de me répondre. Va-t-elle le faire ? J'ai vue beaucoup d'humains, mais pas deux comme cette dame, mes questions sont sans doute tomber dans l'oreille d'une sourde. Car je suppose très bien qu'une tueuse au teint bleuté a autant de secrets qu'un rat géant de Zaun. " En toute franchise je n’aime pas trop parler de mon passé" Oh ? ... Je tend une oreille attentive pour écouter sa réponse, un peu surpris. Et je suis plutôt satisfait, même si elle reste évasive. Le sud de Valoran... et elle fut comme moi ? Différente, ayant subis un changement, je peux le comprendre. Si je m'en vais vers le sud, je tâcherais de bien me renseigner. Mais l'heure est au présent, et alors que j'écoute ce petit rire mélodieux venant d'Evelynn, nous voilà fasse à un problème plus épineux. Une grille, très solide, bien trop pour être brisée par des dents. Zut, que faire... ? Avec le temps, je peux trouver un moyen via mes fioles, mais je ne suis pas certain que l'acide en si petite quantité suffise à faire tomber ces lourds barbelés.
Evelynn semble détenir une solution. Et à peine j'eue le temps de la voir me faire signe de garder le silence, elle disparait. Pouf, comme ça. Je sursaute, reculant pour me planquer légèrement, écoutant ses derniers mots. Elle veut savoir mes objectifs ? Ha, sacrée curieuse. Ceci dit, si je lui réponds, que pensera-t-elle de mes intentions ?

Tout en réfléchissant à ma réponse, j'attends, écoutant tout éventuel bruit. Personne ne semble alerté de notre présence ici, et tant mieux. Si cela peut rester une escapade secrète, j'en serais satisfait. Eve revient après quelques minutes, à peine le temps pour ma réflexion. Elle me sourit et me propose une solution pour passer. Un œil Hextech se trouve de l'autre côté ? Je m'avance lentement, me mettant sur trois pattes, la dernière tenant fermement l'arbalète, me donnant une vue sur ce qui se trouve au dessus de la grille. En effet, il est juste là, plus loin, sa vision balayant la totalité de l'entrée. " Hmmm... Difficile de l'atteindre..." finis-je par répondre. Je laisse passer quelques secondes, le temps d'analyser la situation avant de me redresser pour lui répondre : " Compter sur la précision ou la rapidité ? Je peux exceller dans ces deux points, même si le second est plus dangereux, à la fois pour moi et pour notre petit voyage... Je vais donc opter pour la précision. Ouvres la porte dès qu'il sera neutralisé. Tu peux compter sur moi"

A mes mots, je me déplace pour choisir un champ de vision plus approprié pour ce tir. Je ne dois pas rater, sinon les problèmes viendront. Je me remet à terre, à plat ventre cette fois, plaçant l'arbalète devant moi. Suffisamment de luminosité pour voir l'engin, malheureusement il est un peu trop loin. Mes lunettes me permettre de voir à une certaine distance... Je verse mon produit sur le carreau et je prends plusieurs secondes à me concentrer, ajustant ma visée et... Tirer droit devant ! Le carreau file et fait quasiment mouche. Quelque millimètre de plus à côté et c'aurait été l'échec. Heureusement le produit s'étale correctement sur l'objectif de l'œil, devenant totalement aveugle. Je fais signe à Evelynn, me relevant. J'accroche l'arbalète sur mon dos et je trottine vers la grille. Faisant un tour d'horizon du regard pour m'assurer qu'aucun autre œil Hextech ne s'y trouve, je rejoins la dame une fois le grillage ouvert. La suite du programme semble nous conduire vers une porte que je m'empresse d'aller voir de plus près, tout en restant le plus discret possible. Je reste immobile, écoutant, mais il ne me semble pas entendre quelque derrière, je tente donc de l'ouvrir. Fermée. Evidemment... Les humains aiment bien fermer à clé. Est-ce que j'essaye de crocheter comme je l'ai appris, ou vais-je y aller plus franchement avec l'acide ? Plus propre si j'y vais de façon classique. Je sors un petit outil, et tentant ma chance, je reprends notre petite discussion, comme si nous faisions tous les deux quelque chose de tout à fait normal.
" Mes objectifs en venant ici sont très simple : j'étais curieux de voir un laboratoire piltovien. J'ai eu de rares occasions de fureter dans ceux de Zaun, sans réellement trouver de réponses ni une totale satisfaction à ce que je cherche... Alors je viens regarder par ici si l'herbe est plus verte." Même si on peut faire difficilement plus vert que mes produits toxiques, hé. " Je cherche à ... disons reproduire l'expérience." Et c'est là que je me demande ce qu'une personne comme Evelynn peut bien penser de ce genre de folie. Il n'est pas compliquer de projeter mes intentions. Ayant évolué, le donner à mes semblables peut devenir une événement mondiale. Et je serais moins seul. Mais je finis tout de même par avouer à la belle : " Je ne suis pas sûr de réussir... Ce n'est qu'un projet. J'ai d'autres passions que les toxines ..." La porte fit un clic, et s'ouvrit vers une pièce qui semble être un dépôt. Je me tourne vers elle pour esquisser un sourire sur ma gueule de rat : " J'aime bien trouver des perles pour les collectionner, si tu vois ce que je veux dire..."

Je garde tout ce qu'on me donne, tout vos déchets dans les égouts m'appartiennent. Mais je garde aussi ce que je trouve !
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